Les talliths sont parfois superbement brodés et décorés, mais les franges (tsitsit) à chaque angle, sont la partie la plus importante du châle. Le livre de l’Exode évoque le port de ces franges comme une manifestation d’obéissance à Dieu. Les hommes, parfois les femmes, portent le tallith pour la prière. Les juifs orthodoxes portent en permanence les tsitsit.
Talmud (de l'hébreu moderne, « enseignement »), recueil de droit civil et religieux juif,
qui comporte des commentaires sur la Torah ou Pentateuque.
Le Talmud est composé d'une codification des lois, appelée « Mishna », et d'un commentaire de la Mishna, appelé Gemara.
Les éléments du Talmud qui concernent les décisions des rabbins sur des questions de droit controversées constituent la Halakha ;
les légendes, anecdotes et paroles du Talmud utilisées pour illustrer la loi traditionnelle sont appelées Haggadah.
Il existe deux versions du Talmud : le Talmud de Palestine, ou Talmud de Jérusalem, et le Talmud de Babylone.
Les deux versions ont la même Mishna, mais chacune a sa propre Gemara.
Le Talmud de Palestine a été écrit par des docteurs palestiniens entre le IIIe siècle apr. J.-C. et le début du Ve siècle.
Celui de Babylone fut achevé au Ve siècle. Ce dernier a finalement fait autorité, étant donné que les académies
rabbiniques de Babylone ont survécu de plusieurs siècles à celles de Palestine.
Le Talmud proprement dit, les travaux des spécialistes du Talmud et ses commentaires
représentent la contribution la plus importante à la littérature rabbinique de l'histoire du judaïsme.
L'un des ouvrages majeurs est la Mishna Torah (Répétition de la Torah, vers 1180) du rabbin, philosophe et médecin espagnol Maïmonide.
Il s'agit d'un abrégé de toute la littérature rabbinique sur la loi existant à son époque.
Les commentaires les plus connus sont ceux du Talmud de Babylone par le rabbin français Rashi
et de certains savants appelés « tosaphistes », qui vécurent en France et en
Allemagne entre le XIIe et le XIVe siècle, dont certains des petits-fils de Rashi.
Le Talmud de Babylone et le Talmud de Palestine furent imprimés pour la première fois en
1520-1522 et en 1523 à Venise par l'imprimeur Daniel Bomberg. Vingt traités du Talmud de
Palestine figurent dans une traduction latine, le Thesaurus Antiquitatum Sacrarum (1744-1769)
de Blasio Ugolino, historien et archéologue italien du XVIIIe siècle.
Dans la tradition Hindouiste et Bouddhiste, c’est un ensemble de textes et de rituels religieux qui valorisent notamment le corps et l’expérience sexuelle dans la démarche de libération humaine dans la tradition hindouiste et bouddhiste (exemple : l’influence des tantras sur la sculpture hindouiste).
Avant la fin du VIIe siècle apparaît ainsi, dans le nord de l'Inde, une nouvelle forme de bouddhisme
connue sous le nom de tantrisme, sorte de syncrétisme entre les croyances populaires et la tradition du Mahayana.
Comparable au tantrisme hindou, né à peu près à la même époque, le bouddhisme tantrique se distingue
du Mahayana par la grande importance qu’il accorde à la pratique rituelle et l’interprétation plus
radicale qu’il donne de la pensée de la vacuité : également connu sous le nom de Vajrayana (Véhicule de Diamant),
le tantrisme apparaît donc comme une évolution ésotérique de la doctrine primitive.
Le tantrisme utilise des supports de méditation tels que les mandala, représentations symboliques
de l'Univers, les mudra, gestes codifiés et symboliques, et les mantra, syllabes sacrées chantées de manière
répétitive et servant à concentrer l'attention durant la méditation.
Le Vajrayana se répand rapidement au Tibet, où il devient la forme dominante du bouddhisme, avant d’être
transmis à la Chine et au Japon, où sa tradition se perpétue encore au sein de la secte shingon.
Le taoïsme, tradition de la philosophie et de la religion chinoises apparue vers le IVe siècle av. J.-C. Parmi les écoles de pensée spécifiquement chinoises, l’influence du taoïsme vient après celle du confucianisme.
Théisme, croyance religieuse dans un être suprême, qui est la source et le soutien de l'univers et qui est en même temps distinct de cet univers, s’opposant à l'athéisme. Le théisme est généralement considéré comme la doctrine du Dieu unique, suprême, personnel, tel que « en lui nous avons la vie, le mouvement et l'être ». Le théisme est différent du polythéisme, qui reconnaît plusieurs dieux, du panthéisme, qui récuse la personne divine et assimile Dieu à l'univers, de l'agnosticisme, qui rejette la possibilité de connaissance de Dieu et refuse de porter un jugement sur son existence, et du déisme, qui bien qu'étymologiquement équivalent au théisme, est généralement décrit comme la reconnaissance de l'existence de Dieu mais le refus de sa providence et de sa présence active dans le monde.
Le temple est un édifice cultuel communautaire, demeure de la divinité ou de son image, dans lequel s'organise un rituel servi par une architecture cérémoniale spécifique d'une civilisation. À travers ses modes de construction et son plan programmatique, le temple reflète les cadres matériels et les conceptions religieuses et politiques d'une société, ainsi que les formes du pouvoir étatique.
Torah (de l'hébreu « loi »), dans le judaïsme,
ensemble des cinq livres du Pentateuque (la Genèse, l'Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome).
Elle se présente sous la forme d'un rouleau en parchemin et est lue à la synagogue.
Elle est la base de la religion et de la loi juives.
La Torah prône un enseignement, dont l'origine remonte à Moïse.
Cet enseignement donne des indications pour mettre en pratique les commandements de la Loi.
Les rouleaux sont considérés comme saints et sont vénérés.
Chaque synagogue conserve plusieurs rouleaux parfois protégés par un tissu précieux agrémenté
d'ornements en argent. Une fête en l'honneur de la Torah, appelée Simhat Torah
(de l'hébreu « allégresse dans la Loi »),
est célébrée à la synagogue par des chants, une procession et des danses avec les rouleaux.
Le terme Torah inclut les recueils de lois orales et les commentaires du Talmud et de la Mishna.
Il comprend également la Midrash et les autres commentaires de la Loi.
La Trinité, dogme central du christianisme, mystère de trois personnes, le Père, le Fils et le saint Esprit, en un Dieu unique. Le mot mystère désigne ici une réalité divine inaccessible à la raison humaine mais que Dieu donne à connaître de lui-même quand il se révèle. La Trinité est aussi un mystère dans le sens où l'homme ne peut pas expliquer ni comprendre totalement ce que Dieu lui révèle ainsi.