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Significations des mots en S

~ Sabbat ~

Il s’écrit aussi : Shabbat. Dans la religion juive, c’est le repos hebdomadaire que, selon la loi mosaïque, les juifs doivent observer le samedi pour se consacrer au culte divin.



~ Samaritain ~

En Israël, la communauté samaritaine remonte au septième siècle avant Jésus-Christ. Bien qu’ils ne se disent pas juifs, les samaritains pratiquent une forme de judaïsme. Ils se soumettent à l’autorité des Cinq Livres de Moïse, observent le sabbat et circoncisent leurs garçons. De nos jours, cette communauté compte 500 personnes.



~ Sanhédrin ~

Le sanhédrin est le tribunal suprême juif à l'époque de l'occupation romaine. Le terme (en araméen sanhedrin) signifie en grec (sunedrion) assemblée, conseil. Les sanhédrins existaient sous le règne d'Antiochos le Grand (223-187 av. J.-C.), mais le terme n'apparut véritablement qu'au Ier siècle apr. J.-C. Le sanhédrin, composé de 71 membres, était présidé par le Grand Prêtre ou le nassi (prince), secondé par l'at-bet-din (« père du tribunal »). Il légiférait sur l'ensemble des Juifs de Palestine et de la diaspora.

L'historien juif Flavius Josèphe l'évoque à plusieurs reprises dans ses Antiquités judaïques. Le Sanhédrin ne cessa pas d'exister avec la disparition de l'État Juif en 70 av. J.-C., mais fut transféré dans plusieurs villes. Sa compétence fut reconnue, pour les affaires intérieures juives, par les romains jusqu'en 425. Sa fonction était à la fois juridique et religieuse et un traité de la Mishna en définissait le fonctionnement. Les tribunaux rabbiniques prirent le relais après sa disparition. Selon les Évangiles, le procès de Jésus aurait eu lieu devant le Sanhédrin tout entier. Le terme de Sanhédrin fut repris par Napoléon Ier pour dénommer le conseil représentatif des Juifs de France, composé pour deux tiers de rabbins et pour un tiers de laïcs, en février et mars 1807.




~ Satan ~

Dans les traditions juives et chrétiennes, c’est le chef des démons et tentateur des hommes. Il est en contradiction avec Dieu, qui lui représente le Bien.



~ Satanisme ~

Le satanisme est le terme d'occultisme désignant le culte de Satan. Ce culte, rendu à des fins utilitaires, est censé permettre l'obtention des faveurs de Satan. En échange, celui-ci exige un reniement de Dieu qui passe par des pratiques blasphématoires (messe noire, pacte diabolique, etc.). Ce type de satanisme, possible survivance d'un culte des démons, considère Satan comme le Malin (mauvais), détenteur des forces du mal, dont la puissance finira par vaincre les forces du bien. Satan peut aussi être considéré comme le juste persécuté par Dieu. Les adeptes de ce satanisme doivent combattre Dieu pour faire triompher Satan en violant les préceptes divins. Ils doivent faire preuve d'immoralisme, répandre le sang (symbole de vie) et le sperme (symbole de vie non encore créée). Les adeptes tiennent, dans ce cas, Satan pour un frère, ou un père, parce qu'il est le premier des réprouvés.

La figure de Gilles de Rais est liée au satanisme. Un amalgame de ces deux aspects du satanisme a inspiré une partie des romantiques du XIXe siècle. En Grande-Bretagne, le terme est appliqué aux œuvres de Byron et de Blake. En Allemagne, c'est Goethe avec son Faust. En France, il faut évoquer l'influence du marquis de Sade et citer Lautréamont et Baudelaire. Dans l'Art romantique (publication posthume 1869), Baudelaire évoque les « rayons splendides, éblouissants, sur le Lucifer latent qui est installé en tout cœur humain ».



~ Scribe ~

Depuis toujours, la Torah est écrite à la main. Le scribe, ou sofer, met parfois un an à recopier soigneusement chaque mot. Ces hommes sont des juifs religieux qui suivent une formation de sept ans. Une fois le rouleau de la Torah terminé, il doit être vérifié plusieurs fois avant d’être utilisé dans une synagogue.



~ Séfarades ~

Les Séfarades sont l'une des deux divisions majeures des juifs selon leurs origines géographiques. Ce terme désigne les communautés médiévales juives de la péninsule Ibérique et d'Afrique du Nord ainsi que leurs descendants, c'est-à-dire l'ensemble des communautés non ashkénazes, qui, elles, font remonter leurs origines aux communautés d'Europe du Nord et de l'Est. Les juifs des régions chrétiennes de la péninsule Ibérique, à la différence de ceux des régions musulmanes, furent lourdement persécutés et pour finir totalement expulsés en 1492 après la conquête chrétienne de la dernière enclave ibérique musulmane et l'unification de l'Espagne. Les séfarades s'enfuirent vers l'Afrique du Nord et les territoires orientaux de l'Empire Ottoman, puis établirent plusieurs communautés en France, en Hollande (surtout à Amsterdam), en Angleterre, en Italie, dans les Balkans (notamment Salonique en Macédoine), etc.

Les séfarades se caractérisent par leur langue vernaculaire traditionnelle judéo-castillane (le ladino), ainsi que par leur adhésion aux traditions babyloniennes, par opposition aux ashkénazes attachés aux traditions palestiniennes. De nos jours, les séfarades représentent environ 15 p. 100 des juifs du monde entier. Le mot « séfarade » est aussi utilisé dans un sens élargi pour les juifs originaires d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient parlant l'arabe, le persan et ne possédant aucun lien ancestral avec une quelconque région européenne. Comme la plupart de ceux-ci ont adopté les traditions babyloniennes judaïques sous l'influence des séfarades, ils sont couramment englobés dans cette désignation.



~ Sephirot ~

Les sephirots sont les dix nombres élémentaires qui constituent, avec les vingt-deux lettres de l'alphabet hébraïque, les éléments premiers de la création.



~ Séraphin ~

Dans la tradition judéo-chrétienne, le séraphin est un ange placé au sommet de la hiérarchie des neuf chœurs des ages. Il est souvent figuré avec trois paires d’ailes.



~ Seva ~

Le Seva signifie « service ». Les sikhs considèrent que servir les autres, c’est servir Dieu et, ainsi se rapprocher de Lui. Le Seva revêt divers aspects. Il peut consister à cuisiner pour la communauté locales mais va bien plus loin : il implique le service aux personnes de toute religion, de toute race ou classe sociale. L’une de ses formes populaires en Inde consiste à offrir de l’eau sur les places publiques. Tous les sikhs doivent donner aux pauvres.



~ Shintoïsme ~

Le shintoïsme est une religion primitive du Japon, d’inspiration animiste et solaire, devenue religion officielle entre 1868 et 1945.



~ Shiva ~

Shiva est une divinité de l'hindouisme, puissance contradictoire, symbole de fertilité, d'ascétisme et de destruction. Shiva, qui signifie « le Favorable », est une des trois grandes divinités de l'hindouisme. Ceux pour qui il est le dieu suprême s'appellent les shivaïtes et les divers cultes qui lui sont consacrés constituent le shivaïsme. Il est connu sous beaucoup d'autres noms, notamment Rudra (le rugissant), Ahadeva (grand dieu), Nataraja (seigneur de la danse), Bharaiva (le terrible) et Sundareshvara (le beau seigneur), qui reflètent l'étendue de ses manifestations. Comme Vishnou, il est l'objet d'une mythologie élaborée.



~ Shoah ~

La shoah est l’extermination des Juifs européens par les nazis de 1933 à 1945. Ce crime, au cœur du programme nazi, fonde la singularité du nazisme par rapport aux autres régimes totalitaires.



~ Shofar ~

Le shofar est un instrument de musique à vent hébraïque creusé dans une corne d’antilope ou de bélier, et dont l’extrémité est aplatie afin de former une embouchure. Dépourvu de trous, le shofar ne peut produire qu’un nombre de notes très limité, les harmoniques de la fondamentale du tube. Son embouchure rudimentaire produit un timbre perçant et nasillard qui s’entend de très loin.

Le shofar apparaît dans l’Antiquité, où il est utilisé comme signal rituel, notamment lors des cérémonies religieuses célébrées au Temple. De nos jours, le shofar est toujours utilisé pendant les rituels célébrant le Rosh ha-Shana et le Yom Kippour.



~ Siddur ~

Outre les prières, le siddur contient de nombreuses bénédictions destinées à la vie courante. Le mot lui-même signifie : ordre , car les prières sont écrites dans l’ordre où il faut les réciter durant l’année ; c’est aussi pour rappeler que Dieu a créé le monde dans un certain ordre.



~ Sikhisme ~

Le sikhisme est l’une des religions majeures de l’Inde, fondée au XVe siècle par Guru Nânak et développée à sa suite par ses neuf successeurs. Les sikhs comptent aujourd’hui environ 15 millions d’adeptes dans le monde, dont la plupart sont originaires de la région du Pendjab, dans le nord-ouest du Pakistan et dans les régions limitrophes de l’Inde, où les dix gourous fondateurs vécurent et enseignèrent. Cependant, l’émigration massive des sikhs au cours du siècle dernier a entraîné la constitution d’une grande diaspora aux quatre coins du globe. Le sikhisme reste principalement une religion du Pendjab.



~ Sionisme ~

Le sionisme est le mouvement politique œuvrant à la création d'un État en Palestine réunissant tous les Juifs de la Diaspora. Le nom du mouvement vient de celui de la montagne de Sion, sur laquelle se trouvait le Temple de Jérusalem. Le sionisme prit naissance à la fin du XIXe siècle à travers la doctrine de Theodor Herzl, qui publia en 1896 l'État des Juifs. Le terme fut employé pour la première fois en 1890 par le philosophe juif autrichien Nathan Birnbaum. Le sionisme se concrétisa en 1948 avec la création de l'État d'Israël. Néanmoins, s'il trouva là un certain aboutissement, il resta avant tout attaché au rassemblement de tous les Juifs en Israël. Or la création de l'État contribua tout au contraire à un essoufflement du mouvement.



~ Soukkoth ~

Soukkoth, nom donné dans la Bible hébraïque à la fête marquant la fin des moissons également appelée fête des Tabernacles ; elle est aussi parfois appelée fête de la Récolte et on en trouve trace dès l'époque des Cananéens. Ayant adopté la coutume cananéenne d'habiter dans des huttes ou des cabanes pendant les moissons, les Hébreux attribuèrent à cette fête une signification historique de commémoration des quarante ans de vie nomade dans le désert, quand la tente constituait leur seule forme d'habitation. La célébration de Soukkoth débute le quinzième jour du mois juif de tishri (en automne) ; elle dure huit jours pour les Juifs installés en Israël (ainsi que pour les Juifs libéraux) et neuf jours pour les Juifs de la diaspora. Durant toute la fête, les Juifs mangent (et, pour les plus pieux, dorment) dans des huttes ou des cabanes spécialement construites pendant les cinq jours qui séparent Yom Kippour de la fête. Chaque jour, les fidèles apportent à la synagogue un bouquet de branches de palmier, de myrte, de saule et de citronnier (voir Lévitique, XXIII, 40) qu'ils agitent en chantant le Hallel, comme cela se pratiquait au Temple. Le dernier jour de la fête porte le nom de Simhat Torah (hébreu « joie de la Torah ») car en ce jour débute, au milieu des danses et des chants, le cycle annuel des lectures de la Torah.



~ Sourate ~

Chacun des chapitres du Coran et il y en a 114 au total.



~ Stupa ~

Le stupa est un monument bouddhique reliquaire, commémoratif ou votif, dont la forme pleine empêche l’accès. De forme hémisphérique ou en cloche et de dimensions variables (petit ou monumental), le stupa est maçonné, sculpté ou fondu en métal. Sa forme procède du tumulus funéraire des grands personnages à l'époque prébouddhique. Son architecture se développe après la mort du Bouddha, sachant que ses cendres auraient été ensevelies sous huit tertres. Dès lors, le stupa abrite des cendres et des reliques de saints personnages, commémore l'emplacement d'événements de la vie du Bouddha, marque un lieu saint ou permet à son commanditaire d'acquérir des mérites.



~ Sunna ~

Seconde source de l’islam, la Sunna (ou exemple du Prophète) est connue grâce au hadith, l’ensemble des traditions fondées sur les actes et les paroles du Prophète. Contrairement au Coran, qui a été appris par cœur par de nombreux fidèles de Mahomet et qui a été transcrit relativement tôt, la transmission des hadith a été en grande partie orale et les textes qui font aujourd’hui autorité datent du IXe siècle. Au début de la période islamique, la faillibilité ou l’infaillibilité du Prophète (sauf en ce qui concerne les révélations du Coran) est un sujet de controverse. Cependant, plus tard, le consensus de la communauté islamique est que lui-même et les précédents prophètes sont infaillibles. Comme les hadiths se sont transmis surtout verbalement, il a été admis que des erreurs ont pu s’être glissées dans la transmission des faits et gestes du Prophète.



~ Sunnite ~

Les sunnites, musulmans appartenant au sunnisme, courant majoritaire de l'islam. L'autre principale tradition musulmane est le chiisme, considéré par les sunnites comme plus ou moins hérétique.



~ Synagogue ~

La synagogue est dans le judaïsme une institution communale centrale, un édifice destiné à accueillir des réunions pour la prière commune, l'étude et les fêtes.

Les Juifs d'Europe centrale appelaient leurs synagogues shul, tandis que d'autres utilisent le mot temple.


Par Grigán
Mis en ligne le 19/05/2009
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