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Significations des mots en K

~ Kaaba ~

La Kaaba est le lieu saint de l'islam, structure en pierre d'une seule pièce, en forme de cube, situé au centre de la Grande Mosquée de La Mecque, en Arabie Saoudite. Elle est présente dans la tradition islamique et était déjà un lieu de pèlerinage et considérée comme le sanctuaire le plus important (de l'arabe, haram) de l'Arabie prémusulmane. Selon la tradition musulmane, la Kaaba a été construite par les prophètes Abraham et Ismaël, dont descendent les Arabes. Lors du pèlerinage annuel (hadj), l'un des cinq piliers de l'islam, les fidèles effectuent sept fois le tour de la Kaaba (la circumambulation ou tawaf). La Pierre noire, scellée dans l'angle oriental de la structure, est solennellement baisée, à chaque passage, par tous les pèlerins. Pour les musulmans, la Kaaba est la « maison de Dieu », où le divin touche le terrestre. Elle est lavée une fois par an et recouverte d'un tissu de soie noir. La Kaaba a été agrandie depuis l'époque de Mahomet : une cour a depuis été construite autour et une porte en or a été ajoutée.



~ Kabbale ~

La kabbale est un courant mystique et philosophique juif de tendance ésotérique. Le terme kabbale signifie en hébreu « tradition », et désigne le mysticisme juif sous toutes ses formes ; en particulier, la théosophie ésotérique qui se cristallisa dans la Provence et l'Espagne au XIIIe siècle autour du Sefer ha-Zohar (« Livre de la splendeur »), appelé alors le Zohar, qui donna ensuite naissance à tous les mouvements mystiques du judaïsme. Le projet qui anime le mysticisme religieux en général est l'ambition d'accéder à une réalité supérieure à partir de l'interprétation des textes bibliques en utilisant la connaissance, la vision et des expériences de diverses sortes.

La spécificité de la mystique juive réside dans l'exploitation de certains concepts tout au long de son histoire. Tout d'abord une méditation sur le Dieu vivant, qui est inconnaissable, mais que l'homme peut saisir à travers ses attributs. Le but de la recherche mystique est la connaissance de ce monde divin. On y parvient par l'interprétation de la Torah et par une réflexion sur la langue hébraïque. La Torah est l'expression de la sagesse divine dont aucun commentaire humain ne peut épuiser le sens. L'obéissance aux commandements qui y sont énoncés permet de participer à l'élaboration de l'harmonie cosmique. Les lettres de l'alphabet hébreu sont en même temps les matériaux de la création. La connaissance de leurs règles de combinaison permet donc d'accéder au monde divin.



~ Kabyle ~

Kabyles, en français, groupement descendant du peuple berbère dont le domaine, la Kabylie (de l'arabe Kbayl, tribu), s'étendait de l'Égypte à l'Atlantique et de la Méditerranée à l'Afrique noire.



~ Kali ~

Kali (forme féminine du sanskrit kala, « temps »), épouse du dieu hindou Shiva, dans sa manifestation de la puissance du temps. Déesse mère de la destruction, Kali est souvent représentée noire, nue, portant un collier de crânes humains, avec un visage effrayant, riant, les dents pleines de sang et la langue tirée. Elle possède généralement quatre bras, qui symbolisent son pouvoir absolu sur toutes les choses finies, limitées dans le temps et l'espace. L'une de ses mains tient une épée, une autre une tête humaine tranchée, la troisième, selon les fidèles, supprime la peur et la quatrième donne le bonheur.

Toute-puissante et omniprésente, Kali s'élève au-dessus de l'existence finie ; elle ne connaît pas la peur et ses adeptes lui prêtent le pouvoir de les en protéger et de leur donner une paix infinie. Enfin, nuit absolue, dévorant tout ce qui existe, elle est également représentée se tenant debout sur le cadavre de Shiva, symbole, comme le collier de crânes, des restes de l'existence finie. Alors que jadis les adorateurs de Kali cherchaient à l'apaiser avec des sacrifices humains, aujourd'hui ils lui offrent le sang d'un animal domestique ou, le plus souvent, ils utilisent symboliquement de la poudre rouge à cet effet. Elle était invoquée par une société secrète d'assassins appelés les thugs. La ville de Calcutta doit son nom à Kali ; en effet, Calcutta est la forme anglicisée de Kalighata, le nom d'un grand temple qui lui est dédié.



~ Ketouba ~

La ketouba, le contrat de mariage juif, détaille les obligations du jeune homme envers son épouse. Il est signé au début de la cérémonie par le marié et, dans les mariages modernes, par la femme également. Une lecture de ce document est faite au cours de la cérémonie et, s’il est bien décoré, on l’expose à la maison.



~ Khanda ~

Symbole du Kalsa et élément de l’identité sikh, le Khanda figure généralement en bonne place dans les maisons des sikhs ou bien il est posrté sous forme de badge.

Il est constitué de plusieurs éléments. L’épée centrale à deux tranchants représente les deux aspects de l’engagement sikh : le saint et le combattant. Le cercle symbolise l’unicité de Dieu et l’unité de l’humanité. Les deux sabres à lame courte représente deux types de pouvoirs : terrestre et spirituel.



~ Kippa ~

La kippa est une petite calotte que les juifs pratiquants portent sur la tête pour entrer dans la synagogue et pour la prière.



~ Krishna ~

Krishna est une des divinités dans la mythologie indienne, désigne un avatar, ou incarnation, du dieu Vishnou, mais pour de nombreux fidèles, représente simplement le dieu suprême, le sauveur universel, sans limite de temps ni de lieu.



~ ksitigarbha ~

Ksitigarbha (du sanskrit, « embryon de la Terre »), le bodhisattva de la compassion, particulièrement vénéré au Japon, où il est appelé Jizo Bosatvu. Ksitigarbha est chargé du salut de l'âme des morts, en particulier des enfants.

En Chine, il est connu sous le nom de Dizan Pusa et est souvent considéré comme celui qui intercède en faveur des morts auprès des juges. On trouve de nombreuses effigies de Jizo dans les temples et au bord des routes au Japon, où le bodhisattva était, à l'origine, assimilé à des divinités shinto. Jizo Bosatvu est généralement représenté sous la forme d'un moine au crâne rasé portant un bâton dans une main et un bijou dans l'autre. L'un des aspects de son culte est la dédicace d'effigies en mémoire des fœtus avortés ou des enfants mort-nés, sur l'âme desquels il est censé veiller.


Par Grigán
Mis en ligne le 16/05/2009
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