adith, recueil des actes et des paroles du prophète Mahomet, qui constituent la Sunna (ou exemple). Il est considéré comme une source majeure de la foi et de la pratique islamiques et fait autorité immédiatement après le Coran. Les six recueils canoniques sunnites du Hadith (IXe siècle) et les recueils chiites correspondants (Xe et XIe siècles) décrivent les diverses relations entre les individus, ainsi qu'entre les individus et Dieu. Ils contiennent des lois, des discussions sur des sujets théologiques, comme les méthodes de jeûne et de prière, ainsi que des codes de conduite personnelle, sociale et commerciale.
L'hadj, dans l'islam, est le principal pèlerinage à La Mecque (en Arabie Saoudite).
Considéré comme un devoir dans le Coran, le hadj est l'un des cinq piliers de l'islam (en arabe, arkan).
Tous les musulmans adultes, hommes et femmes, doivent effectuer le hadj au moins une fois dans leur vie, s'ils en ont les moyens physiques et économiques.
Contrairement au « petit pèlerinage » (oumra) à La Mecque, qui peut être effectué
n'importe quand, le hadj ne peut avoir lieu qu'une fois dans l'année :
les premières cérémonies commencent le 10e mois lunaire et se poursuivent entre le 9 et le 12 dhu al-Hijja (12e mois).
Seuls les musulmans sont autorisés à pénétrer dans les lieux saints de La Mecque, Mina, Muzdalifa, Médine et Arafat.
Avant d'atteindre La Mecque, les pèlerins doivent accéder à un état de pureté rituelle, en effectuant des ablutions et
en revêtant la ihram, un voile blanc sans couture, conservé par la suite par les pèlerins pendant toute leur vie et qui leur sert de linceul à leur mort.
Pendant cet état de pureté, certains actes, tels que les rapports conjugaux, sont interdits aux pèlerins. Arrivé à La Mecque,
le pèlerin effectue un ensemble de rites individuels, dont faire sept fois le tour (tawaf) de la Kaaba,
« la première maison des hommes », rebâtie par Abraham et dont la pierre blanche apportée par
l'archange Gabriel se noircit du péché des hommes (Pierre noire).
Ces cérémonies forment le « petit pèlerinage » et peuvent être effectuées à tout moment de l'année.
Le grand pèlerinage, le hadj, commence le 10e mois lunaire par les cérémonies individuelles que nous venons de citer
et se poursuit par des cérémonies collectives, entre le 9e et le 12e jour du mois de dhu al-Hijja.
Tous les pèlerins s'arrêtent, entre midi et le coucher du soleil, dans une vallée face au mont Arafat, puis se rendent
à Mina où ont lieu la lapidation symbolique du démon et le sacrifice de moutons et de chèvres.
Lorsque les musulmans ont effectué le hadj, ils sont autorisés à porter le titre de « Hadj ».
Durant la première moitié du XXe siècle, quelque 30 000 musulmans ont effectué le pèlerinage à La Mecque chaque année ;
aujourd'hui, le nombre de pèlerins est proche de 3 millions.
Haggadah (hébreu, haggadah, de higgidh, « raconter »), dans le judaïsme,
ensemble des passages relevant de la tradition rabbinique non légale, qui comprend des légendes,
des anecdotes et des paraboles illustrant les principes religieux et éthiques de la Bible regroupés
dans le Talmud et le Midrash pendant les premiers siècles de l'ère chrétienne.
La Haggadah complète la Halakha ou partie légale de la littérature rabbinique.
La Haggadah et la Halakha furent établies simultanément. Bien que le Talmud en comporte une
certaine partie, les éléments de la Haggadah furent rassemblés pour la plupart dans le Midrash,
où ils figurent d'une manière séparée des autres midrashim,
c'est-à-dire les interprétations homilétiques de l'Ancien Testament.
En règle générale, les midrashim les plus anciennes reflètent la Halakha plutôt que la Haggadah.
Le plus important des midrashim haggadiques est le Midrash Rabbah, ou Grand Midrash, interprétation verset par verset de
tout le Pentateuque et des cinq « Rouleaux » lus lors des différentes fêtes juives.
La Haggadah est la première source de connaissance de la théologie judaïque rabbinique ancienne.
Le terme « Haggadah » désigne également les livres de prières utilisés lors du Séder, ou dîner rituel de la Pentecôte.
Ce livre de prières, outre de nombreux psaumes, contient des extraits de la Haggadah traditionnelle, choisis pour leur pertinence avec la fête célébrée.
L'hagiographie est l'écriture de la vie et/ou de l'œuvre des saints.
Pour un texte particulier, on ne parle que rarement d'« une hagiographie » (sauf dans le sens figuré),
mais plutôt d'un texte hagiographique
ou tout simplement d'une vie de saint. Le texte hagiographique étant destiné à être lu, soit lors de l'office des moines soit en public dans le
cadre de la prédication, on lui donne souvent le nom de légende.
Un texte hagiographique recouvre plusieurs genres littéraires ou artistiques parmi lesquels on compte en premier lieu la vita,
c'est-à-dire le récit biographique de la vie du saint. Une fresque à épisode est également une hagiographie, de même qu'une simple
notice résumant la vie du bienheureux.
Par rapport à une biographie, l'hagiographie est un genre littéraire qui veut mettre en avant le caractère de sainteté du personnage
dont on raconte la vie. L'écrivain, l'hagiographe n'a pas d'abord une démarche d'historien, surtout lorsque le genre hagiographique s'est déployé.
Aussi les hagiographies anciennes sont parsemées de passages merveilleux à l'historicité douteuse. De plus, des typologies de saints existaient au
Moyen Âge, ce qui a conduit les hagiographes à se conformer à ces modèles et à faire de nombreux emprunts à des récits antérieurs.
Préparation du pain hallah — miche de froment de forme elliptique et tressée — servi lors du repas du shabbat.
Hanoukkah est la fête annuelle juive également appelée fête des Lumières. Le terme est un mot hébreu qui signifie « dédicace ».
Elle commence le 25e jour de kislev, troisième mois du calendrier juif, correspondant approximativement à
décembre dans le calendrier grégorien et au solstice d'hiver.
Traditionnellement, on l'appelle aussi fête de la Consécration et fête des Maccabées.
Hanoukkah commémore la seconde consécration du Temple de Jérusalem par Judas Maccabée en 165 av. J.-C.,
après que le temple eut été profané par Antiochos IV Épiphane, roi de Syrie et suzerain de Palestine.
L’hégire, année fondatrice du calendrier musulman, soit l’an 662 de notre ère.
L'hégire, en arabe hijrah, désigne dans l'islam « l'émigration » ou la « fuite » du prophète Mahomet face à l'hostilité des
notables de La Mecque en 622 apr. J.-C. (le 16 juillet), à Yathrib, la cité de ses partisans, à 350 km au nord, ville qui sera par la suite appelée Médine.
Les villes de La Mecque et de Médine se trouvent toutes deux dans la région du Hedjaz, aujourd'hui située en Arabie Saoudite.
Selon la tradition, le calendrier musulman aurait été systématisé par le second calife Omar en 638 apr. J.-C.
L'année 622 apr. J.-C. correspond à l'an I de l'ère de l'hégire, en abrégé « AH 1 »
(les initiales « AH » représentant en latin
anno hegirae, tout comme « AD » signifie anno domini).
Cependant, le calendrier musulman étant lunaire (contrairement au calendrier chrétien qui est solaire), l'année islamique est beaucoup
plus courte que l'année chrétienne.
Il en résulte que les mois chrétiens sont saisonniers alors que ceux de l'islam ne le sont pas.
L'hénothéisme est une forme particulière du polythéisme, où un dieu joue un rôle prédominant par rapport aux autres, ce qui lui vaut un culte préférentiel. Mais contrairement à la monolâtrie, qui en est un cas particulier, l'hénothéisme n'exclut pas nécessairement la vénération de ces autres dieux.
L’hindouisme est l’ensemble des pratiques religieuses caractéristiques de la grande majorité des habitants de l’Inde.
Ces pratiques sont toujours très vivantes dans ce pays, mais aussi dans les régions de forte immigration indienne
(Afrique orientale et méridionale, Sud-Est asiatique, Antilles, Angleterre).
Le mot hindou dérive du sanskrit sindhu (« fleuve », plus spécifiquement l’Indus).
Ce sont les Perses qui, au Ve siècle apr. J.-C., ont donné aux habitants du delta de l’Indus ce nom, qui devint,
par extension, commun aux habitants du sous-continent indien.
Les hindous se définissent eux-mêmes comme « ceux qui reçoivent l’enseignement des Veda »
ou « ceux qui suivent la voie (dharma) déterminée par les quatre castes (varna) et les quatre âges de la vie (ashrama) ».
L’hindouisme est l’une des principales religions du monde, non seulement par le nombre de ses adeptes
(plus de 700 millions environ) mais aussi du fait de l’influence importante qu’il a exercée sur d’autres religions,
et ce depuis le début de son histoire attestée depuis 1500 av. J.-C. De son côté, l’hindouisme a été
influencé par ces mêmes religions, grâce à sa faculté d’absorber des éléments exogènes qui en fait un
remarquable syncrétisme, conciliant une grande variété de croyances et de pratiques.
En outre, le sous-continent indien a toujours été le théâtre d’un gigantesque brassage de civilisations
et de croyances, ce qui a contribué autant que le fondement idéologique à l’élaboration d’un corpus de doctrines
englobant tous les aspects de la vie humaine et ne se réduisant pas à une simple idéologie.