Dans l’Ancien Testament, apocryphes, (du grec apokryphos, « caché »), mot forgé par saint
Jérôme, pour désigner les livres bibliques figurant dans la version grecque de l'Ancien Testament, mais non dans la Bible hébraïque.
Ces textes ne sont pas considérés comme canoniques par les protestants.
Dans le Nouveau Testament, il désigne plus de cent livres écrits par des auteurs chrétiens entre le IIe et le IVe siècle.
Ces livres ont deux caractéristiques en commun : d'une part, dans leur forme générale, ils ressemblent aux écrits du Nouveau Testament et
appartiennent pour la plupart aux catégories littéraires des Évangiles, des actes, des lettres et de l'apocalypse ; d'autre part, ils
n'appartiennent ni au canon du Nouveau Testament ni aux écrits de ceux qui sont reconnus comme Pères de l'Église.
Les textes regroupés sous l’appellation d’Évangiles apocryphes apportent au personnage de Jésus des éclairages différents, correspondant aux
intentions de ceux qui les ont écrits et transmis à la postérité.
Ceux qui cherchaient à exalter la ferveur des croyants développèrent un enseignement qui prit la forme d’une collection de scènes édifiantes.
Ainsi le Protoévangile de Jacques (IIe siècle), consacré à la vie de Marie, depuis sa conception jusqu’à la naissance de son fils,
offre une mise en scène de la noblesse et de la pureté des sentiments de la famille de Jésus.
Il en va de même pour l’Histoire de Joseph le charpentier (IVe siècle), dans laquelle la mort de Joseph est l’occasion de représenter la lutte
de Jésus contre les puissances du Mal. Lorsqu’ils étaient destinés à convertir, les apocryphes multipliaient les miracles. Ainsi l’Évangile de
Pierre (v. 130) décrit de façon grandiose la sortie de Jésus hors du tombeau.
De même, l’Évangile du pseudo-Thomas (v. 400), qui s’adressait aux païens, rapporte comment l’Enfant Jésus faisait s’envoler des oiseaux d’argile,
comment il pouvait frapper de cécité ceux qui lui avaient déplu, guérir les blessures, ou ressusciter les morts.
Mais on retrouve également dans ce texte, comme dans l’Évangile de Thomas (IIe siècle), des préoccupations plus secrètes, qui les rattachent
aux sectes gnostiques.
L’Église est un groupe religieux institutionnalisé.
Désigne de manière plus précise l'ensemble des fidèles, unis au sein du christianisme, dans une communion particulière
(orthodoxe, catholique, protestante, anglicane, etc.).
L’Église est la traduction du terme grec ekklésia, que l'on trouve dans le Nouveau Testament,
et qui signifie l'« assemblée des croyants ».
En se désignant comme Église, les premiers chrétiens ont donc voulu se considérer comme le nouveau peuple de Dieu, légitime héritier du peuple d'Israël.
L’eucharistie est le rite principal de la religion chrétienne dans lequel le pain et le vin sont consacrés par un ministre du culte et consommés par ce ministre et les membres de la congrégation obéissant au commandement prononcé par Jésus lors de la Sainte Cène : « Faites ceci en mémoire de moi. » Dans les Églises orthodoxes et catholique romaine, ainsi que chez les anglicans, les luthériens et dans de nombreuses autres Églises protestantes, il est considéré comme un sacrement, qui à la fois symbolise et réalise l'union du Christ avec les fidèles. Les baptistes et d'autres chrétiens considèrent la communion comme une « institution » plutôt que comme un sacrement, insistant sur l'obédience à un commandement.
Évangile, l'un des quatre récits de la vie et des enseignements de Jésus-Christ qui viennent en tête du Nouveau Testament. Le mot évangile est une transcription du grec Evangelion (« bonne nouvelle »). Les quatre Évangiles furent écrits en grec. Les auteurs utilisèrent des sources araméennes et grecques plus anciennes, transmises oralement d'abord par les apôtres, puis par les premières communautés chrétiennes. Les Évangiles représentent un genre littéraire nouveau et original. Chaque Évangile fut écrit dans le cadre d'une des premières communautés chrétiennes. Un Évangile n'est pas le résultat d'une enquête historique, mais un témoignage de croyants sur la vie de Jésus, concernant les problèmes qu'une communauté chrétienne avait à résoudre. Ainsi, l'Évangile selon saint Matthieu s'adresse à des chrétiens d'origine juive, qui n'avaient pas les mêmes questions que les Grecs convertis auxquels s'adresse l'Évangile selon saint Luc. Cela explique le caractère particulier de chaque Évangile. La diversité des quatre Évangiles explique l'impossibilité d'écrire une vie de Jésus selon les critères de l'histoire moderne.