
Boris Cyrulnik né le 26 juillet 1937 à Bordeaux est un médecin, éthologue, neurologue et psychiatre.
Responsable d'un groupe de recherche en éthologie clinique à l'hôpital de Toulon et enseignant l'éthologie humaine
à l'Université du Sud-Toulon-Var, Boris Cyrulnik est surtout connu pour avoir développé le concept de « résilience »
(renaître de sa souffrance). Il apporta aussi des précisions au terme oxymoron, mais sa contribution à la science
réside dans son engagement : Boris Cyrulnik voit d'abord l'éthologie comme " un carrefour de disciplines"
(source : "Parole d'homme et mémoire de singe").
Il est membre du comité de parrainage de la Coordination française
pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.
~ Un merveilleux malheur
~ Les Nourritures affectives
~ Le murmure des fantômes
~ Les vilains petits canards
˜ Titre: “Un merveilleux malheur”.
˜ Auteur: Boris Cyrulnik.
˜ Pages: 240.
˜ Éditeur: Editions Odile Jacob.
˜ Langue: Français.
˜ ISBN 10: 2-7381-0681-1
˜ ISBN 13: 978-2738106810
˜ 4ème de Couverture:
"On s'est toujours émerveillé devant ces enfants qui ont su triompher d'épreuves immenses et se faire une vie d'homme, malgré tout. Le malheur n'est jamais pur, pas plus que le bonheur.
Un mot permet d'organiser notre manière de comprendre le mystère de ceux qui s'en sont sortis, c'est celui de résilience, qui désigne la capacité à réussir, à vivre, à se développer en dépit de l'adversité.
En comprenant cela, nous changerons notre regard sur le malheur et, malgré la souffrance, nous cercherons la merveille"
INTRODUCTION
- Où l'on s'émerveille de rencontrer des enfants qui triomphent de leurs malheurs
- Quand l'enfant blessé devient sujet de roman et objet de science
- L'inégalité des traumatismes nous mène à penser que l'Histoire n'est pas un destin
- Jusqu'à présent, les chercheurs ont mis l'éclairage sur les dégâts, incontestables. Il faut maintenant partir en quête des processus de réparation
- Une défense victorieuse ne coûte que quelques oxymorons
- Le triomphe d'un blessé n'a jamais disculpé l'agresseur...
I. L'ESPOIR INATTENDU
- Ce qui impressionne un enfant et reste dans sa mémoire ne veut rien dire pour un adulte qui invente son passé
- Lors des bombardements de Londres, les enfants se sentaient en sécurité quand leur mère était confiante, de même que les petits
otages de M. Human Bomb ont été amusés par le jeu de l'institutrice
- Si Michel, âgé de 5 ans, a éprouvé son arrestation comme une fête, c'est parce qu'il avait souffert d'un isolement
affectif avant d'être enfermé à Drancy. Mais Renate, qui adorait sa mère, revoit, encore aujourd'hui, chaque soir, le corps de sa mère fusillée à la Libération
- Quand le réel est terrifiant, la rêverie donne un espoir fou. À Auschwitz ou lors de la guerre du Pacifique, le surhomme était un poète.
- Itinérance n'est pas errance. Même quand on sait d'où l'on vient, la génétique peut être imaginaire. Et quand on ignore son passé, on peut l'inventer à loisir
- Les orphelins ont, dans leur mémoire, des parents toujours jeunes. Contraints à l'indépendance, forçats de la liberté,
ils trouvent toujours des trésors dérisoires qui enchantent leur réel désolé
- L'exil aussi est un orphelinat. L'arrachement peut cicatriser quand la culture d'accueil soutient les blessés.
Pour leurs enfants, l'école et le travail deviennent les lieux de bonheur qui réparent la blessure des parents
- Le survivant est un héros coupable d'avoir tué la mort
- Quand la honte d'être heureux provoque des contresens, les enfants résilients volent au secours des faibles
- La solidarité qu'on admire empêche la résilience qu'on admire aussi. Quand la mort d'un être cher libère la créativité, qui osera l'avouer ?
- L'hébétude provoquée par un traumatisme terrible laisse souvent moins de traces que des blessures insidieuses. La violence froide
d'un mythe peut faire plus de ravages qu'une fièvre de haine
- Pour métamorphoser l'horreur, il faut créer des lieux où s'exprime l'émotion. Une resocialisation "comme si de rien n'était"
souligne la blessure, alors que la transformation se fait sans peine dès qu'on peut la dessiner, la mettre en scène, en faire
un récit ou une revendication militante
- Un jardinier enchanteur, une grande soeur initiatrice ou un parti politique peuvent changer la signification d'une souffrance
- On observe mal la rivière dans laquelle on se baigne. Tant que la violence a été considérée comme une méthode normale d'éducation,
la maltraitance n'a pas été pensée
- Les inventions techniques ont joué un grand rôle dans l'établissement des conjugalités, et
les discours sociaux ont étagli des règles à l'intérieur desquelles les enfants ont eu à se développer
- Une idée neuve: la maltraitance
- Comment faire pour ne pas rencontrer d'enfants résilients
- Premiers rendez-vous avec ceux qui s'en sont sortis
- Un piège de l'observation directe: le fait que le résultat soit merveilleux ne veut pas dire que le cheminement n'a pas été douloureux
- À ceux qui disent "troubles précoces, effets durables", on peut répondre que les troubles précoces provoquent des effets précoces,
qui peuvent durer, si l'alentour familial et social en font des récits permanents
- Une vulnérabilité affective peut se transformer en force affectueuse, à condition d'y mettre le prix
- Les deux choix les plus névrotiques de notre existence, le choix du métier et le choix du conjoint, donnent
le thème de notre existence. Mais chaque rencontre est un virage, une période sensible à négocier entre l'histoire intime et le discours social
- Le pouvoir façonnant du regard des autres
II. SOLEILS NOIRS SANS MÉLODIE
- "Tous les chagrins sont supportables si on en fait un récit"
- Zola, Hitchcock et Freud donnent les règles du genre
- Le traumatisme direct laisse des traces dans le cerveau, mais elles sont réversibles. Alors que le souvenir est un récit d'alentour
- La "rage de dire" permet de faire une autobiographie sans jamais écrire "je"
- Quand le récit de soi devient une déclaration affective, l'auditeur peut aimer cet aveu ou en être gêné
- Quand la mémoire devient abusive, nous demeurons prisonniers de notre passé comme dans les syndromes post-traumatiques,
ou soumis à la propagande des sociétés totalitaires
- Quand l'acte de mémoire pétrifie l'avenir, quand la maîtrise du passé révèle un projet totalitaire, le témoignagne devient impossible
- Le bonheur d'être raciste nécessite de ne pas se mettre à la place de l'autre et de se soumettre à un récit mythique appelé "mémoire collective"
- La mémoire individuelle plantée dans notre esprit par l'émotion des autres est utilisée pour faire un théâtre social
- Le besoin d'esthétique est tellement pressant qu'un témoignage désolidarise en tuant le mythe
- Il est tellement important qu'un récit social soit cohérent que pratiquement toutes les institutions, même
les plus généreuses et les plus nécessaires, font taire les victimes au témoignage impensable
- Au bonheur des faux souvenirs
- Sans la mémoire des meurtrissures du passé, nous ne serions ni heureux ni malheureux, car l'instant serait notre tyran
- L'effet-papillon de la parole s'ajoute à l'identité narrative pour nous contraindre au récit
- Le secret est une épure intime qui lui donne son énorme pouvoir d'émotion. La pensée se transmet physiquement dans le para-dit
- Quand le secret est voilé, il s'en échappe un trouble qui altère les relations. Mais quand il est dévoilé, il impose des remaniements difficiles à supporter
- Quand les fantômes se font la guerre et cherchent encore à se tuer, leurs enfants souffent encore plus de la représentation du trauma
- Partager son malheur, c'est demander à nos proches de mener notre propre combat
- L'effet du secret dévoilé dépend de celui qui l'écoute et de la manière dont lui-même éprouve la confidence
- Pour ne pas être étranger à soi-même, il faut que l'entourage ait d'abord rendu possible la musculation du moi
- Nous nous trompons de malade. Ce n'est pas tant sur le blessé qu'il faut agir afin qu'il souffre moins, c'est surtout sur la culture
- La créativité serait fille de la souffrance. Ce qui ne veut pas dire que la souffrance est mère de toutes les créativités
- Rêver comme un fou pour combler la perte. Rêver ou mourir
CONCLUSION
- On ne devient pas normal impunément quand le fracas nous contraint à la métamorphose. Alors on se tricote une résilience, et le blessé de l'âme, ni acier, ni surhomme, transforme sa souffrance en oeuvre d'art
Notes
Bibliographie
˜ Titre: “Les Nourritures affectives”.
˜ Auteur: Boris Cyrulnik.
˜ Pages: 249.
˜ Éditeur: Editions Odile Jacob Poches.
˜ Langue: Français.
˜ ISBN 10: 2738102158
˜ ISBN 13: 978-2738102157
˜ 4ème de Couverture:
Pourquoi et comment tombons-nous amoureux ? A quoi rêvent les foetus ? La violence est-elle nécessaire ?
Ce livre examine, depuis le stade foetal jusqu'à la vieillesse, les pathologies affectives qui sont à l'origine
des troubles de la socialisation des individus et donc des maux les plus flagrants de nos sociétés : violence,
racisme, déviances juvéniles, transgressions sexuelles, etc. Il montre en particulier comment la promiscuité ou
l'absence provoquent la fusion ou la carence affective, empêchent les individus de socialiser leurs émotions dans
des rituels et les poussent au passage à l'acte.
Où le problème
Chapitre premier : Le hasard de nos rencontres serait-il déterminé ?
L'odeur et la culture
Sémiotique de nos poils
Comment rencontrer ?
Chapitre II : A quoi pensent les foetus ?
Le catalogue des voies sensorielles n'a pas de sens pour le foetus
De la rencontre entre le foetus et sa mère nait la vie psychique
Chapitre III : A qui appartient l'enfant ?
L'héraditaire et l'hérité
N'appartenir à personne c'est ne devenir personne
La déparentalisation des pères
L'annonce faite à mamie
Chapitre IV : La violence qui détruit serait-elle créatrice ?
Le chat et la souris
Rituel animal et rite humain
Quand le rituel tombe malade
Angoisse des villes et angoisse des champs
Anomie sociale et surpopulation
Chapitre V : Le plus incestueux de tous les incestes ?
Structures d'affectivités maternelles et structures de parenté culturelles
Ethologie animale des structures de l'affectivité
Inceste de la proximité
Inceste de l'éloignement
Parfum d'inceste
Quand la mère sacrée a le monopole de l'affectivité
Le père, la rue et la haine
Les garçons et les filles
Chapitre VI : La trace ou le récit ?
Quand les vieux chiens retombent en enfance et les vieux singes commencennt à radoter
Quand les objets n'ont plus rien à dire
Le retour d'attachement
Où le récit est une action
Courte fable pour ne pas conclure ?
˜ Titre: “Le murmure des fantômes”.
˜ Auteur: Boris Cyrulnik.
˜ Pages: 210.
˜ Éditeur: Editions Odile Jacob Poches.
˜ Langue: Français.
˜ ISBN 10: 2738116744
˜ ISBN 13: 978-2738116741
˜ 4ème de Couverture:
L'affection est un besoin si vital que lorsqu'on en est privé, on s'attache intensément à tout événement qui fait revivre un brin de vie en nous. Ceux qui refusent de rester prisonniers d'un traumatisme doivent s'en libérer. Ils peuvent même en faire un instrument pour accéder au bonheur. Boris Cyrulnik raconte ici comment le fracas du passé murmure encore chez le grand enfant qui tisse de nouveaux liens affectifs et sociaux. Et comment l'appétence sexuelle lors de l'adolescence constitue un moment particulièrement sensible dans la réparation de soi. «Un livre profondément humain, écrit avec des mots justes et simples.» Le Figaro.
INTRODUCTION
Personne n'a su voir que la douce et jolie Marilyn Monroe n'était pas revenue à la vie, après ses multiples abandons.
Alors que le petit Hans Christian Andersen, mille fois plus agressé, a été réchauffé par l'amour de quelques femmes
et l' encadrement de sa culture.
I - LES BAMBINS OU L'ÂGE DU LIEN
Sans surprise rien n'émergerait du réel
Un coup fait mal, mais c'est la représentation du coup qui fait le traumatisme.
Quand la chute de la serpillière devient terrifiante.
Un événement est une saillance sensorielle et sensée.
Une ronde enfantine comme une baguette magique. L'événement est une inauguration, comme une naissance à l'idée qu on se fait de soi.
C'est ainsi que les hommes font parler les choses
Une cerise dans un tas d'ordures peut signifier l'espoir autant que 1a souillure.
L'alliance du deuil et de la mélancolie
La perte de la capacité d aimer et de travailler se retourne en agressivité contre le sujet lui-même.
Le vide de la perte est-il plus délabrant qu'un entourage destructeur?
La séparation protège l'enfant mais ne soigne pas son traumatisme.
Une braise de résilience peut reprendre vie quand on souffle dessus
Trois sales gosses abandonnés se sentant responsables d'une vieille dame vulnérable ont retapé la maison et l'estime deux-mêmes.
Comment amener un enfant maltraité à répéter la maltraitance
Le plus sûr moyen de vérifier la véracité de ce slogan, c'est de ne pas s'occuper de ces enfants.
Le triste bonheur d'Estelle était quand même un progrès.
Elle fait un métier quelle n'aime pas, en compagnie d'un homme qu'elle n'aime pas : elle va beaucoup mieux.
Résilience des enfants des rues en Suisse au xvie siècle
L'école devient un événement majeur parce qu elle constitue leurs premiers pas vers la socialisation.
Ils se sentaient aimables puisqu'on les avait aimés, ils avaient appris l'espoir
C'est dans les premiers mois que cet attachement est le plus facile à imprégner. Après ça reste possible, mais c'est plus lent.
Donner aux enfants le droit de donner
Donner un cadeau ou offrir un spectacle permet de rétablir l'égalité.
On ne peut parler de traumatisme que s'il y a eu une agonie psychique.
Sinon, c'est une épreuve.
La narration permet de recoudre les morceaux d'un moi déchiré
L'outil qui permet ce travail se nomme « narration ».
Empreinte du réel et quête de souvenirs
La force du réel crée des sensibilités préférentielles et des habiletés relationnelles.
Quand un souvenir d'image est précis, la manière d'en parler dépend de l'alentour
Les souvenirs d'un enfant sont lumineux, mais les paroles sur l'enfant peuvent les troubler.
L'école révèle l'idée qu'une culture se fait de l'enfance Quand on pense l'enfant différemment, c'est que la culture est en train de changer.
Le jour de sa première rentrée scolaire, un enfant a déjà acquis un style affectif et appris les préjugés de ses parents
Aimer, travailler et historiser, ces trois conditions de toute vie humaine sont entièrement à repenser à cause des découvertes scientifiques.
Quelques familles-bastions résistent au désespoir culturel.
Même dans un contexte de grande misère on trouve des familles structurées qui dynamisent leurs enfants.
Quand les enfants des rues résistent aux agressions culturelles.
La vulnérabilité sociale d'une mère n'entraîne pas obligatoirement la carence affective.
On a négligé le pouvoir façonnant des enfants entre eux.
Dès l'âge de 6 ans, les enfants commencent à échapper à l'influence des parents.
Une rencontre muette mais lourde de sens peut prendre un effet de résilience
Un minuscule petit signe peut transformer une relation.
On peut surinvestir l'école pour plaire à ses parents ou pour leur échapper
Tu vas faire notre fierté ou tu vas nous trahir.
La croyance en ses rêves comme une liberté intérieure
Ne pas répondre aux autres pour mieux réaliser ses projets.
Une défense légitime mais coupée des autres peut devenir toxique
Un repli sur soi protège de la douleur mais peut entraver la résilience.
L'école est un facteur de résilience quand la famille et la culture lui donnent ce pouvoir.
Quand la menace ne vient que des adultes, l'école est une réprimande, mais quand elle vient de l'extérieur, l'école devient un havre sécurisant.
L'étrange foyer de l'enfant adultiste
Quand les parents sont vulnérables les enfants en prennent grand soin.
L'oblativité morbide, don excessif de soi, comme une rançon pour la liberté.
On ne gagne pas sa liberté impunément.
Se dégager du sacrifice pour gagner son autonomie.
Prendre soin des faibles pour revaloriser et non pas pour dominer.
II - LES FRUITS VERTS OU L'ÂGE DU SEXE
La narration n'est pas le retour du passé
Faire le récit de soi, c'est reconstruire son passé, modifier l'emotion et s'engager différemment.
Tout récit est un outil pour reconstruire son monde
Un événement n'est pas ce qu on peut voir, c est ce qu'on en fait pour devenir quelqu'un.
Se débattre puis rêver.
Quand on vit une détresse, la rêverie donne un espoir fou.
La ménagerie imaginaire et le roman familial.
Un enfant se sécurise par la bonne compagnie qu'il vient de s'inventer. Il n'y a pas de création sans effet.
Donner forme à l'ombre pour se reconstruire. La toute-puissance du désespoir
Quand le réel est inassimilable, tout dessin nous sécurise en donnant forme au monde.
Les livres du moi modifient le réel
Quand la fiction agit sur les faits, le réel en est poétisé.
La littérature de la résilience travaille à la libération bien plus qu'à la révolution .
Dans les sociétés totalitaires nous ne sommes pas sûrs d avoir le droit de raconter notre vie privée.
Faire semblant pour fabriquer un monde
Toutes nos activités fondamentales sont d abord mises en scène dans notre théâtre prêverbal.
Le mensonge est un rempart contre le réel, la mythomanie un cache-misère
Le menteur se protège. Le mythomane se répare dans l'instant du leurre.
La fiction possède un pouvoir de conviction bien supérieur à celui de l'explication
Aucune fiction n est inventée à partir de rien.
Prisonnier d'un récit
Quand le réel donne la nausée, la beauté n'arrive que dans l'imaginaire.
Le pouvoir réparateur des fictions peut modifier le réel
Il s'est servi du mensonge pour se construire lui-même.
Un vétéran de guerre âgé de 12 ans.
Il dévalorise les victimes, dénie sa souffrance et rêve de retourner à l'école.
Quand la paix devient effrayante
Comment fait-on pour vivre dans un pays en paix où il n'y a aucune structure affective ni culturelle?
Malheur aux peuples qui ont besoin de héros
Ils sont humiliés et se réparent en sacrifiant l'un deux.
Au bonheur du petit blessé qui a besoin de héros
Je ne sais pas pourquoi j'ai 1'admiration si facile.
L'angoisse du plongeur de haut vol.
On me demande de plonger dans la vie sociale, mais a-t-on mis de l'eau ?
Même les plus costauds ont peur de se lancer
I1 n'y a pas de rapport entre la dose et les effets : ce n'est pas 1e plus aimé qui est le plus costaud.
La croyance en un monde juste donne un espoir de résilience.
Le chercher c'est déjà la construire.
Peut-on faire d'une victime une vedette culturelle?
Quand l'horrible conte de fées correspond à une attente sociale.
Comment réchauffer un enfant gelé
La négligence affective est certainement la maltraitance qui augmente le plus en Occident, mais c'est aussi la plus difficile à voir.
Apprendre à aimer malgré la maltraitance
Les amours naissantes provoquent des métamorphoses.
Se recoudre après la déchirure
La manière dont les amoureux se rencontrent peut empêcher la fêlure de devenir cassure.
C'est à la culture de souffler sur les braises de résilience
Quand l'idéologie du lien empêche ce retour de flamme.
Prendre des risques pour ne pas penser
En contraignant à l'immédiat, l'intensité du risque permet d'éviter de penser.
Balises culturelles pour la prise de risque: l'initiation
Tout affrontement nous aide à découvrir qui l'on est. Tout événement nous aide à thématiser notre existence.
Sécurité affective et responsabilisation sociale sont les facteurs primordiaux de la résilience
On ne peut pas dire qu'un attachement troublé mène à la drogue. Mais on peut dire qu'un attachement serein n'y mène presque jamais.
CONCLUSION
A la fin de son existence, une personne sur deux aura connu un événement qualifiable de traumatisme. Une personne sur dix restera mortifiée, prisonnière de la blessure. Les autres, en se débattant, reprendront vie grâce à deux mots : le « lien » et 1e « sens ».
NOTES
˜ Titre: “ Les vilains petits canards”.
˜ Auteur: Boris Cyrulnik.
˜ Pages: .
˜ Éditeur: Editions Odile Jacob Poches.
˜ Langue: Français.
˜ ISBN 10:
˜ ISBN 13:
˜ 4ème de Couverture:
On constate qu'un certain nombre d'enfants traumatisés résistent aux épreuves, et parfois même les utilisent pour devenir encore plus humains. Où puisent-ils leurs ressources ? Par quel mystère parviennent-ils à métamorphoser leur meurtrissure en force ? Comment réapprennent-ils à vivre après une épreuve ? Maria Callas, Barbara, Georges Brassens... Ces cas de résilience sont célèbres. Boris Cyrulnik décrit ici ce que pourrait être chacun d'entre nous. Cette nouvelle attitude face aux épreuves de l'existence nous invite à considérer le traumatisme comme un défi. " Un livre optimiste qui prouve que, pourvu que des mécanismes de défense se mettent en place et que des mains se tendent, aucune blessure n'est irréversible. " Elle.
Remerciements
Introduction
Quand on est mort et que surgit le temps caché des souvenirs
La gentillesse morbide du petit rouquin
La créativité des mal-partis
Les éclopés du passé ont des leçons à nous donner
Il faut apprendre à observer afin d'éviter la beauté vénéneuse des métaphores
Chapitre Premier : La chenille
Le tempérament ou la révolte des anges
La triste histoire du spermatozoïde de Laïos et de l'ovule de Jocaste
Grâce à nos progrès, nous avons évolués de la culture de la faute à celle du préjudice
Comment les foetus apprennent à danser
Où l'on voit que la bouche du foetus révèle l'angoisse de la mère
Faire naître un enfant n'est pas suffisant, il faut aussi le mettre au monde
Les nouveaux-nés ne peuvent pas tomber ailleurs que dans l'histoire de leurs parents
Quand le cadre du nouveau-né est un triangle parental
Papa clown et bébé comédien
Aime-moi, pour me donner la force de te quitter
L'échafaudage de la manière d'aimer
Origines mythiques de nos manières d'aimer
Quand le style affectif de l'enfant dépend du récit intime de la mère
Une mère entourée affectivement et soutenue socialement offre de meilleurs bras
Quand les jumeaux n'ont pas la même mère
Où l'on parvient à observer comment la pensée se transmet grâce aux gestes et aux objets
Le congénère inconnu
Quand les histoires sans paroles permettent le partage des mondes intérieurs
Comment les clichés sociaux privilègient certains comportements du bébé
L'humour, c'est pas fait pour rigoler
Fondements de l'échafaudage de la résilience
Quand la relation conjointe détruit l'échafaudage
On connait la cause, on connait le remède et tout s'aggrave
Virginité et capitalisme
Le père précoce, rampe de lancement
Quand l'État dilue le père
Deuils bruyants, deuils silencieux
Résilience et comportements de charme
Chapitre II: Le papillon
Les monstres n'aiment pas le théâtre
Le carambolage psychique est-il pensable ?
L'émotion traumatique est un choc organique provoqué par l'idée que l'on se fait de l'agresseur
C'est le style de développement de la personne blessée qui attribue au coup son pouvoir traumatisant
L'adaptation qui protège n'est pas toujours un facteur de résilience
Quand un combat héroïque devient mythe fondateur
Sans culpabilité, pas de moralité
Voler ou donner pour se sentir fort
Les chimères du passé sont vraies, comme sont vraies les chimères
Quand un souvenir précis est entouré de brume, il rend le passé supportable et beau
Ordalie secrète et réinsertion sociale
Déclaration de guerre contre les enfants
Agir et comprendre pour ne pas souffrir
Quand la guerre allume des flamèches de résilience
L'effet délabrant d'une agression sexuelle dépend beaucoup de la distance affective
La possibilité de résilience après une agreession sexuelle dépend beaucoup des réactions émotionnelles de l'entourage
Quand le travail du rêve endormi s'incorpore dans notre mémoire et nous gouverne, le travail du rêve éveillé nous permet de reprendre le gouvernement
Quand le déni conscient protège le sommeil et quand l'impression traumatique entraine la reviviscence onirique
La civilisation du fantasme entraine la créativité qui répare
Les cultures normatives éradiquent l'imagination
Le talent consiste à exposer son épreuve dans une intrigue souriante
Apprendre à son insu
La falsification créatrice transforme la meurtrissure en organisateur du Moi
Conclusion
Bibliographie