Adélaïde de Bourgogne est née à Orbe (Urba) vers l'an 931 et morte à Seltz en 999. C’est un personnage qui semble
avoir eu une influence plus politique que religieuse.
Fille du roi Rodolphe II de Bourgogne et de Berthe de Souabe, fille du duc Burchard II de Souabe,
elle s’est mariée très jeune au roi d'Italie Lothaire. Selon certaines rumeurs, son beau-père, Hugues d'Arles,
l'aurait aussi, semble-t-il, déshonorée « avant même qu'elle ne fût parvenue à la couche de son fils ».
Elle se retrouve bien vite veuve vu que son mari ayant été empoisonné en 950 par Bérenger II, marquis d'Ivrée,
qui prenant le pouvoir sa place. Celui-ci emprisonne aussitôt la reine Adélaïde. Mais elle appelle à son secours
le roi des Germains (futur empereur des Romains) Otton Ier, qui l'épouse en 951 et détrône Bérenger. Elle a alors à peine 20 ans.
Elle fut couronnée impératrice avec son époux en février 962, elle devient veuve en mai 973.
Sa mésentente avec sa belle-fille Théophano provoque un premier éloignement de la cour par son fils Otton II.
Après le décès de celui-ci en décembre 983, elle doit pourtant s'allier avec sa bru pour arracher son petit-fils Otton III,
encore mineur, à la garde de Henri le Querelleur.
De la mort de Théophano en juin 991 à la majorité d'Otton III en 995, elle assure la régence de l'empire.
Elle meurt en 999, l'année où son ami Gerbert d'Aurillac devient pape sous le nom de Sylvestre II. On lui doit
la fondation de nombreux monastères, notamment celui de Seltz, où elle a fini sa vie.
Elle est devenue sainte Adélaïde. Sa fête, dans le calendrier catholique, est fixée au 16 décembre.
Jean, né à Assise en 1181, grandit dans un famille bourgeoise qui s'enrichit grace au commerce avec la Provence française. Sa mère le fait baptiser choissisant le nom d'un apotre, son père, quant à lui, préfère le nom de François (assez peu répandu à l'époque) pour remercier la France de sa fortune.
Le moment historique, durant lequel François grandit, oppose Assise à Perugia. Ainsi défend-t-il sa ville arrivé
en àge de partir au combat. Malheureusement, il est fait prisonnier et est incarcéré.
Cette expérience le marquera à jamais.
En 1203 s'achève la lutte entre les deux villes et François retrouve la liberté mais il est gravement malade.
De retour parmi les siens, il guérit lentement au coeur de la propriété paternelle. Lors de ses divers
contacts avec ces lieux isolés il éprouve, pour la première fois, un sentiment d'amour infini pour la Nature qui apaise sa souffrance :
il lit ces merveilles comme une oeuvre divine.
Il essaie, sans succès, de partir comme chevalier durant la quatrième croisade en 1204 :
son état de santé s'aggrave et en pleine nuit il a une révélation .
Une voix lui demande s'il juge
"plus utile de suivre le serviteur ou le maitre". A sa réponse : "le maitre", la voix renchérit :
" Alors pourquoi as-tu abandonné le maitre, pour suivre le serviteur ?".
Cette conversation change le jeune homme : de plus en plus solitaire et méditatif, en 1205 alors qu'il prie en
l'église Saint Damien, le Crucifix lui dit, à trois reprises, : " François, répare ma maison, comme tu vois,
elle est toute en ruine ". Immédiatement François se débarasse des biens en sa possession et en fait don au prètre de Saint Damien pour faire réparer son église.
Cet épisode rend son père fou de rage voire mème inquiet : il interprète la générosité de son fils comme un symptome de déséquilibre mental.
Après l'avoir enfermé, en vain, car François ne renonce pas à son intention de tout laisser à l'église, son père a recours aux Consuls afin de le déshériter, hélas pas mème la menace d'ètre banni de la ville le fait changer d'avis bien au contraire : il fait appel à l'évèque et, sur la place principale de la ville, devant tous ses concitoyens, se dénude sans hésitation sous le regard effaré de ses parents et déclare haut et fort "Jusqu'à présent, je t'ai appelé à toi, mon père sur cette terre, désormais je peux parler en toute certitude à Notre Père qui est aux cieux : c'est à lui que j'ai confié tous mes trésors, ma confiance et mes espoirs".
François choisit de vivre dans la plus grande pauvreté, suivant l'exemple du Christ et obéissant à l'église.
Son mode de vie, en totale contradiction avec les moeurs de son époque, attire une douzaine de moines qui l'accompagnent,
en 1209, à Rome où il reçoit la bénédiction du Pape pour son "Ordo fratum minorum" duquel il n'exclut pas les femmes.
Peu à peu un type de vie communautaire prend forme et la présence de la fraternité s'étend sur toute l'Italie
avant d'atteindre l'Allemagne, la France et l'Espagne.
En 1219, au départ de la cinquième croisade, François s'embarque dans le but d'effacer l'animosité qui sépare deux peuples. Il est acceuilli avec le plus grand respect par le sultan Ayyubide Al-Malik Al-Kamil mais ne parvient pas, malgré tout, à réaliser son rève.
En 1220, il délaisse la direction de son ordre pour se consacrer entièrement à sa mission. Humble au service des humbes,
il s'occupera dorénavant de toutes les créatures vivantes (il considère la Nature sacrée car elle reflète l'image du Créateur).
Il meurt à Assise le 3 Octobre 1226 et est sanctifié deux ans plus tard.
Martin Luther né en 1483 en Allemagne, plus précisément à Eisleben. Il consacre ses études à une carrière de juriste mais, lors d'un soir d'orage,
la foudre tombe à quelques pas de lui et il change d'orientation, voulant devenir prêtre.
A 24 ans, il deviendra prêtre, très intelligent il gagnera vite la confiance de son ordre. En 1505 il est donc dans le couvent
d'Augustins d'Erfurt où il poursuit des études de Théologie et devient « docteur en Théologie ». Il est alors l'un des plus brillants
professeurs de l'université Wittenberg où il commente la Bible.
Envoyé à Rome, il découvre le luxe de l'église et la petitesse d'esprit de certains prêtres romains. Il en prend note et durant 34 ans
il continu d'enseigner en Allemagne, et c'est en étudiant l'épître de Paul aux Romains qu'il acquiert la conviction qui le séparera de l'église :
« L'homme sera sauvé par la foi ».
En effet pour lui, l'homme en peut être sauvé que par l'amour gratuit de Dieu et il n'accepte donc pas la vente d'indulgence qui est
contraire aux enseignements de la Bible.
Il placarde alors 95 thèses contre la vente d'indulgences sur la porte de l'église de Wittenberg. Ces thèses vont enflammer l'Europe.
Suite à toute cette agitation, le Pape tente de faire taire Luther, et au bout de trois ans de procès, il l'excommunie
et pense en avoir finis avec lui. Mais Luther ne s'arrêtera pas là, il brûle le 15 Juin 1520 la « bulle du Pape » qui l'excommunie.
Il est alors convoqué devant l'empereur Charles Quint pour se rétracter, là encore il refuse de se soumettre :
« Je ne puis, ni ne veux rien rétracter car il n'est ni sûr ni salutaire d'agir contre sa conscience ».
Il fonde ainsi le protestantisme, basé sur la conscience et non sur l'appartenance à l'église.
Luther se réfugie ensuite chez le prince Frédéric de Saxe où il entreprend la traduction de la Bible en Allemand, sa seconde plus grande idée.
Cette traduction paraît en 1534 et elle est d'une rare beauté. Ses écrits sont diffusés dans toute l'Europe.
Il revient à Wittenberg, protégé par le prince de Saxe il se marie et a 6 enfants.
La réforme Luthérienne a préparé la réforme en France inspirée notamment pas Jean Calvin.
Martin Luther était un grand homme qui a dû se battre contre ses frères (son ordre) et contre la plupart des catholiques,
mais il n'a pas abandonné pour autant, il a fais ce qu'il croyait être le mieux et le plus juste il s'est battu pour ce en quoi il croyait.
Il a contribué à l’amélioration du livre en créant l'imprimerie pour ses traductions.
Mais il ne faut pas oublier qu'au delà de la légende, Martin Luther était un homme torturé dont le salut de l'âme importait grandement,
il était aussi obsédé par la mort et ce coup de tonnerre interprété par l'esprit de Martin a donné naissance au protestantisme...
Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, plus connue sous le nom Sainte Thérèse de Lisieux.
Thérèse Martin est née à Alencon, le 2 janvier 1873 et décédée à Lisieux, le 30 septembre 1897 . Laissant une relation littéraire
de ses expériences mystiques, elle est canonisée en 1925, puis proclamée Sainte-Patronne secondaire de la France et Docteur de l'église.
Ses parents ; son père Louis Martin (né en1823 - mort en 1894) est horloger, et sa mère Zélie-Marie Guérin (née en 1831 - morte en 1877)
dentellière du point d'Alençon. Ce sont des personnes très pieuses. Bourgeois aisée d'Alençon, Louis aurait voulu devenir chanoine,
mais son ignorance du latin l’en empêcha. Zélie-Marie avait voulu entrer au couvent, mais on lui avait répondu qu’elle n’avait pas
la vocation. Aussi s'était-elle promis, si elle se mariait, de donner si possible tous ses enfants à l'Église.
Louis et Zélie-Marie se rencontrent en 1858 et se marient le 13 juillet, tout en ayant décidé de vivre comme frère et
sœur dans une continence perpétuelle. Leur confesseur les en ayant dissuadés, ils ont neuf enfants, mais seules
cinq filles parviennent à l'âge adulte. Thérèse est la plus jeune ; c'est elle qui devient en religion
« Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face ». Ses quatre sœurs deviennent également toutes religieuses :
* Marie, née le 22 février 1860, morte le 19 janvier 1940, carmélite à Lisieux sous le nom de sœur Marie du Sacré-Cœur ;
* Pauline, née le 7 septembre 1861, morte le 28 juillet 1951, carmélite à Lisieux sous le nom de Mère Agnès de Jésus ;
* Léonie, née le 3 juin 1863, morte le 16 juin 1941, visitandine à Caen sous le nom de sœur Françoise-Thérèse ;
* Céline, née le 28 avril 1869, morte le 25 février 1959, carmélite à Lisieux sous le nom de sœur Geneviève de la Sainte-Face.
À quatre ans et demi, Thérèse perdra sa mère d’ un cancer du sein le 28 août 1877. La famille s’installe alors à Lisieux
pour se rapprocher du frère de sa mère, le pharmacien Isidore Guérin. Son éducation est l'œuvre, en grande partie,
des bénédictines de Lisieux. Après l’entrée de sa sœur Pauline, "sa seconde maman", dans les ordres en octobre 1882,
Thérèse tombe gravement malade. Elle passe près de la mort, mais elle est sauvée le 13 mai 1883 après avoir prié avec
ferveur devant la statue de la Vierge placée dans la chambre. Un miracle se produit, elle voit la Vierge lui sourire.
Sa sœur aînée, Marie, rentre dans les ordres en octobre 1886. Après le départ de sa "troisième maman", Thérèse pleure
à propos de tout jusqu'à sa complète conversion après la messe de minuit de Noël 1886. Cette nuit-là, le Seigneur lui
donne sa force divine. Après la condamnation à mort de l'assassin Pranzini au cours de l'été 1887, Thérèse trouve sa vocation :
la conversion des pécheurs par ses prières et le don de sa personne à l'Amour Miséricordieux. Pranzini ayant embrassé la Croix
avant de mourir, elle va continuer de prier pour tous les pécheurs et souhaite rentrer au Carmel de Lisieux dès Noël 1887,
mais elle devra attendre jusqu'au 9 avril 1888.
À l'âge de quinze ans et trois mois, elle devient enfin carmélite, le 9 avril 1888, après avoir vainement essayé
plus tôt d'obtenir une dérogation de Léon XIII qu’elle avait sollicitée directement lors d'un voyage familial à Rome en novembre 1887.
Huit ans plus tard, en 1896, elle est atteinte de la tuberculose. A la même époque, elle souffre de déréliction
(nuit de la foi) qu'elle traversa « en se jetant dans l'Amour ».
Elle meurt de la tuberculose à Lisieux le 30 septembre 1897 à 24 ans et demi, laissant une autobiographie,
L’Histoire d’une âme, que sa supérieure, « Mère Agnès », lui avait demandé de rédiger. Histoire d'une âme,
dont la première édition date de 1898, est, après la Bible, le livre le plus traduit en de très nombreuses langues.
Elle y explique ce qu’elle appelle la « petite voie », une petite voie, selon elle, toute droite pour aller à Dieu,
faite d’humilité et d’absolue confiance dans Sa Miséricorde, un chemin praticable par tous.
« Je ne meurs pas, j'entre dans la vie ». (Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face).
À sa mort, elle est quasi inconnue. Ses obsèques sont célébrées en présence d'une petite trentaine de personnes.
Très vite, pourtant, sa tombe devient un lieu de pèlerinage.
Lors de l’introduction de sa cause en béatification, le 10 juin 1914, la supérieure de son monastère exprime
d'abord sa surprise. Néanmoins, Thérèse est béatifiée le 29 avril 1923 et canonisée le 17 mai 1925 par Pie XI
qui l'appelle l'étoile de son pontificat. Elle est déclarée patronne des Missions en 1927. Son rayonnement
s'accroît si rapidement qu'il faut trouver une solution à l'accueil des pèlerins : on édifie à cet effet
l'immense basilique Ste Thérèse de Lisieux à partir de 1929.
Thérèse est proclamée Sainte Patronne secondaire de la France en 1944 par Pie XI.
François Forgione est né à Pietrelcina le 25 Mai 1887. Baptisé le lendemain de sa naissance en l'église Sainte Anne, sa mère choisit de l'appeler François de par sa profonde dévotion à François d'Assise. Son père, paysan, possède un petit bout de terrain qui, malheureusement, ne lui permet pas de subvenir aux besoins de sa famille, il est ainsi contraint d'émigrer, à deux reprises, en Amérique en quête de fortune.
En compagnie de son frère ainé Michel et de sa mère (femme très croyante et pratiquante), le jeune François grandit sans aller à l'école de façon régulière : il doit se rendre utile à la maison en travaillant la Terre. Il ne peut étudier avec méthode qu'à l'àge de 12 ans, grâce à un moine (Domenico Tizzani) qui, en deux ans, lui enseigne le plus possible.
Le désir de prêtrise se manifeste très tôt : il nait de la rencontre avec le moine Camillo, qui passe périodiquement
à Pietrelcina pour les offrandes. Les papiers pour l'entrée au couvent sont envoyés au début du printemps 1902, alors
que François n'a que 14 ans, mais sa première demande est refusée. C'est seulement durant l'automne suivant qu'il reçoit
son admission. Le premier de l'an 1903, François confie avoir eu une vision (suite à la communion) qui lui révèle sa vocation :
la lutte contre Satan. Durant la nuit du 5 Janvier, la dernière qu'il passe avec sa famille, il a une autre vision qui lui
porte les encouragements et le soutien de Dieu et de Marie. A l'aube du 6 Janvier, François devient novice des Capucins et
le 22 Janvier, à 15 ans, il devient moine sous le nom de Pio. Un an plus tard,il fait voeux de pauvreté, chasteté et obéissance.
La vie reprend petit à petit son cours au rythme de ses études de philosophie et de théologie avant d'être nommé prêtre
le 10 Aout 1910 au Dome de Benevento et cela a seulement 23 ans (contrairement aux dispositions du droit canonique qui, à l'époque,
n'autorise la prêtrise qu'à 24 ans). L'exception faite s'explique de part le mauvais état de santé de François qui convainc l'évêque
à ne pas tenir compte de l'obstacle.
Dès lors sa santé précaire l'oblige à ne plus vivre au couvent mais dans sa ville natale tout en restant vétu
comme un capucin. Cette période historique atteste aussi de l'apparition de stigmates sur ses mains, présence
qui le caractérise pour le reste de sa vie. Il le communique, pour la première fois le 8 Septembre 1911, dans
une lettre adressée à son confesseur : il y parle d'un phénomène qui se répète depuis presque une année entière
et a été passé sous silence à cause "d'une maudite honte".
François explique que, après avoir célébré la messe, il se rend quotidiennement non loin du village, dans une petite
cabane appartenant à sa famille. Là il aime prier et méditer tout en profitant de l'air pur nécessaire à ses poumons
malades et ce lieu est le premier témoin des stigmates, il les décrit de la façon suivante : " Dans le centre de
la paume des mains, une rougeur est apparue, aussi grosse qu'une pièce d'un centime, elle advient accompagnée
d'une forte douleur, plus aigue sur la main gauche. Mème sous les pieds je perçois un peu de cette souffrance".
Le secret ne dure pas longtemps : on commence à entendre parler d'une étrange odeur de jasmin qui émane de ce moine.
La nouvelle de l'apparition des stigmates fait le tour du monde. Partant San Giovanni Rotondo devient la destination
de nombreux pèlerinages durant lesquels ont lieu d'inexplicables guérisons. La célébrité de Padre Pio et de San Giovanni
Rotondo augmentent telle une trainée de poudre ce qui pousse la ville à s'organiser afin de réussir à accueillir le plus
grand nombre de visiteurs.
La situation devient bien vite ennuyeuse pour l'église catholique : le Vatican décide d'enquêter en incognito pour
dévoiler une éventuelle machination. Le premier rapport écrit par le Père Général des Capucins conclut à un phénomène
surnaturel mais hélas de façon peu convaincante ! D'autres recherches conduisent Padre Pio à rencontrer un premier
médecin qui étudie les stigmates les 15 et 16 Mai 1919. Sa thèse finale est ainsi rédigée : le docteur parle de
"lésions aux mains recouvertes d'une membrane de couleur rouge foncé, sans aucun point de sang, aucun œdème ni
aucune réaction inflammatoire des tissus environnants. (Il ajoute) J'ai la certitude que ces blessures ne sont
pas superficielles car, en appuyant le pouce sur la paume de la main et l'index sur son dos, je sens le vide".
D'autres visites médicales concluent à un bluff ce qui pousse Padre Pio dans la tourmente : il est désavoué
par l'église mais entre dans le cœur de tous les fidèles qui restent à ses còtés jusqu'au 23 Septembre 1968
lorsqu'il meurt à 81 ans à San Giovanni Rotondo.
Ils lui rendent visite encore aujourd'hui.
Désormais en odeur de Sainteté : depuis le 24 Avril 2008 son corps est exposé au public à San Giovanni Rotondo à
l'intérieur d'un cerceuil en cristal construit pour l'occasion. Le corps du Saint ne sera visible que
jusqu'en Septembre 2009.
Madeleine Cinquin dite sœur Emmanuelle mène une enfance des plus paisibles à Bruxelles. Sa vie se trouve néanmoins bouleversée
par la mort de son père. Elle décide de rentrer au couvent dans le but de s'occuper de l'enfance malheureuse. Son dévouement insatiable
l'amène à devenir professeur de lettres et de philosophie en Egypte, Turquie et Tunisie. Sa retraite se prononçant, déterminée,
elle se consacre aux pauvres et s'établit à l'âge de 62 ans au Caire avec les chiffonniers d'un bidonville. Elle œuvre sans répit
dans la misère quotidienne jusqu'à fonder, alors qu'elle a 74 ans, une association baptisée Les Amis de sœur Emmanuelle.
Celle-ci aide aujourd'hui plus de 60 000 enfants du monde entier. A la demande de ses supérieures, elle rentre en France en 1993;
elle écrit alors trois ouvrages inspirés par sa foi inébranlable : « Le Paradis c'est les autres »,
« Jésus tel que je le connais » et
« Yalla : en avant les jeunes ».
A 93 ans, elle aide des SDF en majorité algériens dans un centre situé près de Fréjus, avec l'association Les Amis de Paola.
Le 1er Janvier 2002, sœur Emmanuelle est promue au grade de commandeur de la Légion d'honneur. Par sa générosité et sa tolérance,
elle sait remporter le soutien de nombreuses personnalités médiatiques, qui s'ajoute à son efficacité naturelle.
* Jeunesse
Elle est née dans une famille aisée d'un père français et d'une mère belge. Elle partage ses années d'enfance et de jeunesse entre Paris,
Londres et Bruxelles, lesquelles sont marquées par la mort de son père, noyé sous ses yeux sur la côte d'Ostende lorsqu’elle a 6 ans.
C'est à 20 ans que Madeleine Cinquin décide de rentrer au couvent malgré l'opposition de sa mère. A 23 ans, après des études de sciences
philosophiques et religieuses, elle prononce ses vœux de religieuse dans la congrégation Notre-Dame de Sion et devient Sœur Emmanuelle.
Sœur Emmanuelle enseigne les lettres au Lycée Notre-Dame de Sion à Istanbul en Turquie entre 1932 et 1960 et ensuite en Tunisie.
Tout au long de ces années, elle ressent le désir de se mettre au service des exclus. Elle sensibilise ses élèves, de condition aisée,
aux difficultés des populations démunies de leur pays. Elle enseigne à Alexandrie et s’attache beaucoup à l’Égypte.
* Engagement au Caire
En 1971, à l’âge de la retraite, elle décide de partager la vie des plus pauvres, les chiffonniers du Caire, en Égypte.
Guidée par ses valeurs : la foi en l'Homme, le Respect de l'autre et la Justice, elle parvient à s'intégrer dans leur communauté.
En travaillant en collaboration avec les chiffonniers, elle contribue à améliorer leurs conditions de vie. Ses priorités vont à
la santé et à l’éducation des enfants. En quelques années, des dispensaires, des écoles et des jardins d'enfants sont construits.
Elle rencontre en 1976 Sarah Ayoub Ghattas (sœur Sarah), alors jeune et dynamique supérieure d'un couvent copte orthodoxe, francophone,
issue d'une famille de la bourgeoisie qui la rejoint et devient l'âme de la communauté. Grâce à sœur Sarah, « la maison étant tenue »,
sœur Emmanuelle peut parcourir le monde pour récolter des fonds grâce à ses dons d'oratrice et sa personnalité chaleureuse.
Pour la soutenir dans ses actions, elle fonde sa propre association, en 1980 : ASMAE - Association Sœur Emmanuelle.
Pragmatique, elle veut professionnaliser ses actions et assurer sa relève. Sous son impulsion, l'association développe ses actions dans d'autres pays.
* Les Actions de son association
Les Amis de Sœur Emmanuelle sont principalement actifs dans cinq pays:
Le Soudan, l'Egypte, le Sri Lanka, le Népal et le Congo.
Historiquement, l'Egypte est le berceau de l'action des Amis de Sœur Emmanuelle. Néanmoins, au fur et à mesure de son histoire,
l'association s'est ouverte à d'autres pays.
Depuis 1994, une grande partie de l'action des Amis de Sœur Emmanuelle est tournée vers le Sud Soudan.
En 2003, les Amis de Sœur Emmanuelle ont décidé d'étendre leurs actions : ils sont dorénavant également présents au Népal,
en République Démocratique du Congo et à travers un microprojet au Sri Lanka.
- Ouganda
Depuis Blessed Damian School
1996, l’association « Les Amis de Sœur Emmanuelle » soutient l’école du Père Damien située au Nord de l’Ouganda.
Cette école accueille des réfugiés du Sud Soudan pour leur donner une éducation sans craindre de bombardement.
En 1994, d’énormes massacres ont eu lieu dans les Monts Nouba et des tas d’enfants ont fuit vers le Sud Soudan.
La plupart de leurs parents ont été massacrés. Ces enfants sont arrivés à l’extrême sud-est du Soudan et Mgr Taban
les a recueillis. Mgr Taban a embarqué les 150 enfants dans un avion et les a implantés au nord de l’Ouganda.
Une congrégation religieuse a fait un don d’un terrain d’environ 30 hectares pour y installer une école agricole et
pouvoir y mettre ces 150 enfants. Avec l’aide des « Amis de Sœur Emmanuelle » l’école a pu être construite.
- Sud Soudan
« Les Amis de Sœur Emmanuelle » sont présents au Sud Soudan depuis 1995 par le biais de la Blessed Damian School.
L’association a été sensibilisée par la demande d’engagement introduite par Mgr Taban pour son projet de « Peace Village ».
Ce village réunit plusieurs ethnies locales (Topoza, Jie, Kachipo, Murle, Nyangatom) et vise à promouvoir l’entente entre ces ethnies.
- Egypte: Association Lekaa: projet El Khanka
L’ASBL « Les Amis de Sœur Emmanuelle » soutient depuis de nombreuses années le travail réalisé par l'association Lekaa.
Cette association a été reconnue en février 2005 par le Ministère des Affaires Sociales égyptien.
- Népal
CPCS : Child Protection Centers and Services
Katmandou, Butwal, Narayangadh, Kakani
CPCS travaille avec les enfants des rues de Katmandou. Depuis 2005, notre association soutient un projet consacré à ces enfants.
- République Démocratique du Congo
* "Œuvres Maman Marguerite"
Les "Œuvres Maman Marguerite" sont une A.S.B.L. qui se préoccupe des enfants de la rue en République Démocratique du Congo.
L’association « Les Amis de Sœur Emmanuelle » soutient le centre « Magone » . Ce centre offre un cadre d’accueil pour environ 45 jeunes
(filles et petits garçons) dont l’âge varie entre 4 et 10 ans pour les garçons et 4 et 18 ans pour les filles.
En 1993, à la demande de ses supérieures, Sœur Emmanuelle quitte définitivement l'Égypte et rejoint sa communauté en France.
Elle continue de se battre pour plus de solidarité. Elle écrit des livres (Chiffonnière avec les chiffonniers, Richesse de la pauvreté,
Vivre, à quoi ça sert ?), rencontre des jeunes dans les lycées et les écoles, s'occupe également de l'association Les Amis de Paola
à Fréjus en aide aux SDF et donne des conférences aux côtés de son association pour sensibiliser le public à l'engagement solidaire.
Parallèlement, Sœur Emmanuelle continue à donner « un souffle » à son association. Elle lui transmet ses principes d'actions qui
sont chaque jour mis en pratique sur le terrain. « Éduquer un homme c'est éduquer un individu, éduquer une femme, c'est éduquer un peuple ».
En 1995, avec Geneviève de Gaulle-Anthonioz, elle est à l'origine de l'orientation de la campagne présidentielle de Jacques Chirac
sur le thème de la fracture et de l'exclusion sociale.
Le 1er janvier 2002, Sœur Emmanuelle est promue par Jacques Chirac au grade de commandeur de la Légion d'honneur avant d'être élevée,
par Nicolas Sarkozy, le 31 janvier 2008 grand officier de la Légion d'honneur.
Depuis 1993, elle vivait dans une maison de retraite de Callian dans le département du Var, où elle est décédée le 20 octobre 2008 à
l'âge de 99 ans. Sœur Emmanuelle aurait fêté ses 100 ans le 16 novembre 2008.
"Nous le savons, l'Amour est plus fort que la Mort, le lien d'amitié profonde que nous avons noué ensemble dans la joie,
a une valeur d'éternité joyeuse", avait écrit la religieuse.
"Aujourd'hui, où vous vous êtes encore une fois dérangé pour moi, mon âme et mon cœur sont tout près de votre âme et de
votre cœur. Je voudrais que cette chère rencontre se déroule dans une atmosphère de joie. J'ai choisi des cantiques pleins
d'allégresse. Chantez-les joyeusement à pleine voix!", selon le texte.
"Je tiens à vous dire une merci bondissant de reconnaissance pour ce que vous avez fait et ferez encore, je le sais, pour
nos milliers d'enfants en difficulté à travers le monde", ajoutait-elle avant de citer Blaise Pascal qui parlait de "Dieu sensible au cœur".
"Vous êtes bénis, vous qui savez aimer et partager, vous êtes bénis, parce que, sans le savoir peut-être, vous avancez sur
la route qui mène à l'éternité bienheureuse où je vous attends dans le même Amour", poursuivait-elle.
Elle dit avoir demandé que soit chanté le Magnificat en l'honneur de la Vierge à qui elle s'était vouée au moment d'entrer en religion.
"Yalla ! En avant ! C'est passionnant de vivre en aimant !", conclut la religieuse qui signe "Votre Emmanuelle qui
garde chacun et chacune de vous dans son cœur".
* Sœur Emmanuelle, Jacques Duquesne, Annabelle Cayrol, J'ai 100 ans et je voudrai vous dire..., Plon.
* Sœur Emmanuelle, Philippe Asso, Vivre, à quoi ça sert ?, Flammarion.
* Sœur Emmanuelle, Philippe Asso, Richesse de la pauvreté, Flammarion.
* Sœur Emmanuelle, Marlène Tuininga, Le Paradis, c'est les autres, J'ai lu.
* Sœur Emmanuelle, Yalla, en avant les jeunes, LGF - Livre de Poche.
* Sœur Emmanuelle, Marlène Tuininga, Jésus tel que je le connais, J'ai lu.
* Sœur Emmanuelle, Les mots du Rosaire, Actes Sud.
* Sœur Emmanuelle par Sœur Emmanuelle, Editions Huitième Jour.
Elle naît à Skopje, alors ville de l'Empire ottoman, le 26 août 1910, elle fut appelée Gonxha Agnès, troisième et dernier enfant
de la famille Gonxha Bojaxhiu, Albanais de Macédoine, d'ascendance de Mirdita (région albanaise) comme le démontrent les prénoms
de ses parents, Kol (le père, d'origine macédo-roumaine) et Drane (la mère). La famille s'était réfugiée en Macédoine (Skopje)
à cause de questions de vengeance, changeant le nom en Boiaxhi pour perdre les traces. Elle perd son père en 1919 à l'âge de 9 ans.
Désirant être envoyée en Inde, elle quitte la Macédoine et, en septembre 1928, elle rejoint le couvent de l'ordre missionnaire
des sœurs de Notre-Dame-de-Lorette en Irlande, où elle est admise comme postulante. Elle y reçoit le nom de sœur Mary-Teresa,
se plaçant sous le patronage de Thérèse de Lisieux. Elle arrive en Inde en janvier 1929.
Après deux années de noviciat à Darjeeling (ville), maison de formation des novices de sa communauté, Agnès prononce des vœux temporaires,
c'est à partir de cette date qu'elle se fait appeler Sœur Teresa. De 1931 à 1937, elle enseigne la géographie à l'école Sainte-Marie des sœurs
de Notre-Dame-de-Lorette à Calcutta. Elle prononce ses vœux définitifs en Inde le 24 mai 1937 et devient directrice des études à l'école Sainte-Marie en 1944.
Voici comment elle se décrivait : “ Par mon sang, je suis albanaise. Par ma nationalité, indienne. Par ma foi, je suis une religieuse catholique.
Pour ce qui est de mon appel, j’appartiens au monde. Pour ce qui est de mon cœur, j’appartiens entièrement au Cœur de Jésus”.
Le 10 septembre 1942 est le jour où tout changea dans sa vie : au cours d'un voyage en train de Calcutta à Darjeeling qu'elle
rejoignait pour la retraite annuelle de sa communauté, elle reçoit ce qu'elle appelle « l'appel dans l'appel »: le désir de servir au nom
du Christ les plus pauvres. Elle eut toujours le soutien de l'archevêque de Calcutta, Mgr Ferdinand Perier, qui cependant, étant donné
le caractère extraordinaire de cette 'ex claustration' en référa aux autorités romaines. Le Pape Pie XII lui accorda la permission
(avril 1948) requise et Mère Teresa put quitter l'ordre des sœurs de Notre-Dame-de-Lorette pour se consacrer aux pauvres des bidonvilles.
Cette même année, Sœur Teresa reçoit la citoyenneté indienne. Le 17 août 1948 elle quitte définitivement son couvent de Calcutta et
s'installe dans un bidonville (à Taltola) avec quelques autres religieuses qui l'ont suivie. Rapidement des jeunes filles éprises
de service évangélique se joignent à elles. Mère Teresa décide alors d'organiser le groupe en lui donnant une ligne de vie religieuse:
c'est la fondation de la congrégation des Missionnaires de la Charité, établie officiellement dans le diocèse de Calcutta le 7 octobre 1950.
Ses 50 ans de nuit intérieure constituent un trait important de Mère Teresa comme figure spirituelle. Largement commentée
dans les milieux chrétiens à l'époque de sa béatification — le pape lui-même avait largement insisté sur cet aspect lors de
la cérémonie solennelle. Cette épreuve apparaît avec une précision jusque-là inédite avec la publication de Mother Teresa :
Come Be My Light (Mère Teresa : Viens, sois ma lumière), un ouvrage compilant des lettres rédigées au cours des soixante
dernières années de sa vie et qu'elle voulait voir détruites pour certaines.
Avec des mots simples, elle parle de sa foi vacillante et des doutes tenaces qui l'habitent. Elle avait ainsi confié en 1979 à son confesseur
le Père Michael Van Der Peet : « Jésus a un amour tout particulier pour vous. Pour moi, le silence et le vide sont
si importants que je regarde
et ne vois pas, que j'écoute et n'entends pas ». Dans une autre lettre non datée adressée à Jésus, elle avait encore écrit :
« Où est ma foi ? Tout au fond de moi, où il n'y a rien d'autre que le vide et l'obscurité, mon Dieu,
que cette souffrance inconnue est douloureuse, je n'ai pas la foi ».
À la lecture de ces lettres, les tourments permanents de mère Teresa sont révélés dans toute leur ampleur. À part un bref répit,
la religieuse vêtue de son sari blanc bordé de bleu a passé les cinquante dernières années de sa vie à douter de l'existence de Dieu.
Un supplice secrètement enfoui en elle et dissimulé derrière ce visage paisible qu'elle avait en public. Une tranquillité trompeuse :
« La gaieté est le signe d'une personne généreuse et mortifiée qui , oubliant toute chose, y compris elle-même, s'efforce de plaire
à son Dieu par tout ce qu'elle fait pour les âmes. La gaieté est souvent un manteau qui cache une vie de sacrifice, d'union continuelle
à Dieu, de ferveur et de générosité. Qui possède ce don de la gaieté atteint très souvent un haut degré de perfection. Car Dieu aime
celui qui donne avec joie et Il prend tout contre, la religieuse qu'Il aime ».
En compilant ces lettres et en éditant ce livre, conformément aux engagements de la communauté, le père Brian Kolodiejchuk finit par connaître
ce secret alors connu seulement de quelques personnes dont son évêque et ses conseillers spirituels. Membre de la congrégation des Missionnaires
de la charité fondée par mère Teresa, il était proche de cette dernière. Il a d'ailleurs activement œuvré pour sa béatification.
« Je n'ai jamais lu la vie d'un saint où le saint vivait dans une obscurité spirituelle si intense. Personne ne savait
qu'elle était aussi tourmentée »,
a-t-il confié au magazine Time avant d'ajouter : « Cela va donner une nouvelle dimension à la perception que les gens avaient d'elle ».
Un temps, il a été dit dans la presse que la publication de ces lettres pouvait empêcher une éventuelle canonisation de mère Teresa.
En fait ces lettres étaient déjà connues au moment du procès de béatification et ont été pris en compte pour sa béatification.
Extrait: « Si jamais je deviens sainte - je serai certainement une sainte des "ténèbres". Je serai continuellement absente du Ciel -
pour allumer la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres sur terre ». En vivant la Nuit de la foi qui est à la fois une absence
apparente de Dieu pour le saint et la grande proximité de Dieu visible à l'entourage, Mère Teresa est dans la tradition spirituelle
des mystiques de l'Église Catholique comme Sainte Thérèse d'Avila, Saint Jean de la Croix et Sainte Thérèse de Lisieux.
Poursuivant sa mission de répandre l'amour auprès des plus pauvres, mère Teresa accède à une profonde compassion et identification
avec eux La situation physique de mes pauvres abandonnés dans les rues, indésirables, mal aimés, délaissés - est l'image fidèle de
ma propre vie spirituelle, de mon amour pour Jésus, et pourtant cette terrible douleur ne m'a fait désirer qu'il en soit autrement -
Au contraire, je veux qu'il en soit ainsi aussi longtemps qu'Il le voudra ]. Sans sa nuit intérieure, pauvreté spirituelle, cette soif
d'être aimée sans retour d'amour apparent de Dieu, Mère Teresa n'aurait probablement pas pu être aussi proche de la déréliction des
plus pauvres: Nous aussi nous devons faire l'expérience de la pauvreté si nous voulons être de véritables porteuses de l'amour de Dieu.
Dans le courant des années 1960, l'œuvre de Mère Teresa s'étend à presque tous les diocèses de l'Inde.
En 1963 elle fonde, avec le jésuite Travers-Ball la branche masculine de la congrégation: " les Frères Missionnaires de la charité ".
En 1965, des Religieuses partent au Venezuela.
En mars 1967, l'œuvre de Mère Teresa s'est accrue d'une branche masculine: la "Congrégation des Frères Missionnaires". Et en 1969,
est née la Fraternité des collaborateurs laïcs des Missionnaires de la Charité.
En mars 1968, le pape Paul VI demande à Mère Teresa d'ouvrir une maison à Rome. Dans le même temps, les Sœurs œuvrent au Bangladesh,
pays alors dévasté par une horrible guerre civile et de nombreuses femmes violées par les soldats.
Au Yémen, pays musulman où aucune influence chrétienne n'a pénétré depuis huit cents ans, Mère Teresa décide d'envoyer des Sœurs
Le 17 octobre 1979, Mère Teresa reçoit le prix Nobel de la paix qu'elle accepte « au nom des pauvres ». Dans son discours, elle présente
l'IVG comme le « principal danger menaçant la paix mondiale ».
Dans les années 1980, l'Ordre fonde en moyenne quinze nouvelles maisons par an. À partir de 1986, il s'installe dans des pays
communistes, jusque-là interdits à tout missionnaire: l'Éthiopie, le Sud-Yémen, l'URSS, l'Albanie, la Chine.
En 1982, dans une des hauteurs du siège de Beyrouth, mère Teresa sauve 37 enfants pris au piège à l'hôpital dans une ligne de
front entre l'armée israélienne et la guérilla palestinienne. Elle provoque un cessez-le-feu et accompagnée par la Croix Rouge,
elle traverse la zone de tir jusqu'à l'hôpital dévasté pour évacuer les jeunes patients.
En 1984, elle fonde les « pères missionnaires de la Charité » avec le père Joseph Langford. Le 11 décembre de la même année, elle
vient assister les victimes de la catastrophe de Bhopal, quelques jours après le désastre.
En 1985, elle ouvre à New York sa première maison pour l'accueil des malades du sida.
En 1990, elle est réélue comme supérieure générale des Missionnaires de la Charité pour un troisième mandat, bien qu'elle ait
exprimé le désir de se retirer. Comme cela était contraire aux statuts de la congrégation, une permission spéciale du Saint-Siège fut nécessaire.
Au chapitre général de la congrégation qui se réunit en mars 1997, la Sœur Mary Nìrmala Joshi (64 ans) est élue pour lui succéder comme supérieure générale.
Le 5 septembre 1997, Mère Teresa s'éteint à 87 ans. À ce moment, près de 4 000 sœurs des Missionnaires de la Charité sont
réparties en 610 communautés dans 123 pays.
Mère Teresa subit une première crise cardiaque à Rome en 1983, lors d'une visite au Pape Jean Paul II. A la suite d'une deuxième
attaque en 1989, elle reçu un stimulateur cardiaque. En 1991, après une pneumonie pendant son séjour au Mexique, elle rencontra à
nouveau des problèmes de cœur. Elle proposa de démissionner de son poste à la tête des Missionnaires de la Charité mais les religieuses
de l'ordre, dans un vote à bulletin secret, votèrent pour son maintien. Mère Teresa décida de poursuivre son œuvre à la tête de l'ordre.
En avril 1996, Mère Teresa tomba et se fractura le bassin. En août, elle souffrit du paludisme et d'une insuffisance cardiaque du ventricule gauche.
Elle subit une chirurgie cardiaque mais il était clair que sa santé était déclinante. Le 13 mars 1997, elle démissionna de la tête
des Missionnaires de la Charité.
L'Église catholique reconnaît un miracle à Mère Teresa : la guérison, en 1998, d'une Indienne, Monika Besra, atteinte d'une tumeur à l'estomac (pour que les miracles soient reconnus par l'Église comme pour la canonisation, ceux-ci font l'objet d'une procédure méticuleuse et rigoureuse à suivre. Par exemple pour les miracles de Lourdes, un Comité inclut plusieurs experts dont un expert médical non-croyant).
* 1962 : La Médaille Padma Shri haute distinction civile indienne, l'Ordre du Lotus et le Prix Ramon Magsaysay à Manille aux Philippines pour
l'entente internationale qui consacrent la reconnaissance et la notoriété dont elle bénéficie en Asie, alors qu'elle demeure encore relativement
inconnue en Europe.
* 1970 : Plusieurs prix internationaux: le Good Samaritan Award aux États-Unis, le Prix Jean XXIII de la Paix en Italie et le Templeton Award en Angleterre.
* 1979 : Le Prix Nobel de la paix.
* 1980 : La Bhârat Ratna. Décoration civile la plus prestigieuse de l'Inde, récompensant une réussite exemplaire.
* 1981 : La Légion d'honneur haïtienne.
* 1997 : Nommée citoyen d'honneur des États-Unis d'Amérique.
* 19 octobre 2003 : Béatification par le pape Jean-Paul II. Elle devient ainsi la 1315ème personne à être déclarée bienheureuse par Jean-Paul
II en 25 ans de pontificat.
- Mon livre de prière
- Tu m'apportes l'amour
- La Joie du don
- Il n'y a pas de plus grand amour
- Un chemin tout simple
- Sois ma lumière
- L'amour, un fruit toujours de saison
- La Prière : Fraîcheur d'une source
- De la souffrance à la joie
- Au cœur du monde
- J'ai pris Jésus au mot
* " L'amour extrême ne se mesure pas, il se contente de donner ".
* " Si nous sommes pleins du péché, Dieu ne peut nous remplir, car Dieu lui-même ne peut remplir ce qui est plein.
Voilà pourquoi nous avons besoin du pardon : nous nous vidons, et Dieu nous remplit de lui-même ".
* " Bien des gens acceptent de faire des grandes choses. Peu se contentent de faire de petites choses au quotidien ".
« O Dieu, Père de chaque humain, tu nous demandes à tous de porter L'amour là ou les pauvres sont humiliés.
La joie là où l'Eglise est abattue.
La réconciliation là où les hommes sont divisés,
Le père avec son fils, la mère avec sa fille, Le mari avec sa femme,
Le croyant avec celui qui ne peut croire,
Le chrétien avec son frère chrétien non aimé.
Tu nous ouvres ce chemin pour que le corps blessé de Jésus Christ, ton Eglise, soient ferment de communion pour les pauvres de la terre dans
toute la famille humaine ».
Mère Teresa et Frère Roger de Taizé
* "Paroles de Padre Pio" , Padre Pio, Editions Salvator.
* BOUFLET, Joachim • Padre Pio [Texte imprimé] : Des foudres du Saint-Office à la splendeur de la Vérité •
Paris: Presse de la Renaissance, 2008 • 450 p. • (Petite Renaissance) • ISBN 978-2750904265
* MASSERON, Alexandre; traducteur "Oeuvres" [Texte imprimé] : François d'Assise • Paris: Albin Michel, 2006 • (Spiritualites Vivantes; 117)
* VAUCHEZ, André • "François d'Assise" ^Texte imprimé] : entre histoire et mémoire •
Paris : Fayard, 2009 • 548 p. : ill. • Bibliographie p.513-521. Index • ISBN : 2213618860