
La Bible satanique est un essai écrit par Anton Szandor LaVey en 1969. Il a été traduit pour la première fois en français aux éditions du Camion Noir en 2006. Celui-ci contient un ensemble de règles et rites censés rythmer la vie du sataniste. Lavey voulait avec ce livre jeter les bases doctrinaires de l'Église de Satan (The Church of Satan), renouvelant le satanisme par des principes matérialistes, athées, et individualistes. Il a d'ailleurs proclamé le 30 avril 1966 le début de l'année 1, première année de l'ère de Satan. Contrairement à la plupart des livres religieux, les règles qui y sont édictées ne sont pas une codification rigide de rîtes. LaVey expose seulement les grandes lignes de sa vision du satanisme avec quelques illustrations de son application au quotidien. Pour son auteur, la Bible Satanique ne contient donc pas toute la Vérité du monde, c'est une grille de lecture du monde pour le sataniste. Ainsi, la Bible satanique n'est pas à comparer à un livre religieux délivrant un dogme, elle est plutôt un essai philosophico-théologique, faisant un éloge de l'Ego et attaquant toutes les autres religions censées brider l'individu, l'appeler au renoncement, et lui faire accepter d'intolérables restrictions sous prétexte de salut pour l'au-delà. Personnage exalté, passionné mais caractériel, on retrouve dans cette principale œuvre une renonciation profonde aux standards de la société et une recherche d'explications aux cotés obscurs de la condition et de la pensée humaines. D'autres titres suivront tels que The Devil's notebook, The Satanic Witch ou encore, œuvre semi-posthume Satan Speaks. Textes dans lesquels on retrouve des exemples plus concrets des préceptes énoncés dans la Bible satanique.
* Prologue
* Les 9 Représentations Sataniques
* Le Livre de Satan (La Diatribe Infernale)
* Le Livre de Lucifer (La Connaissance)
o Dieu Mort ou Vif
o Le seul dieu à sauver devrait être vous
o L'avènement d'un nouvel âge : celui du satanisme
o L'enfer, le diable, et comment vendre votre âme
o Les quatre princes de l'enfer
o Les noms infernaux
o Aimer et détester
o Sexe et Satanisme
o Des vampires qui ne sucent pas le sang
o Complaisance... pas contrainte !
o Sur le choix du sacrifice humain
o La vie après la mort l'accomplissement de l'ego
o Fêtes religieuses
o La messe noire
* Le Livre de Belial (La Maitre de la Terre)
o La théorie et la pratique de la magie satanisme (définition et but)
o Les trois types de rituels sataniques
o Avertissement ! A ceux qui pratiqueraient ces arts
o Le rituel ou chambre "intellectuelle de décompression"
o Les ingrédients utilisés pour la magie satanique
o Le rituel satanique
o Les treize étapes
o Objets utilisés dans un rituel Satanique
* Le Livre de Leviathan (La Mer en Furie)
o Invocation à Satan
+ Invocation employée lors des rites de luxure
+ Invocation employée lors des rites de destruction
+ Invocation employée lors des rites de compassion
o Les clés énochiennes

Cet article traite du satanisme en tant que philosophie, à ne pas confondre avec
le culte de Satan ou l'un de ses avatars, traités dans l'article luciférisme.
La philosophie sataniste a été développée par Anton Szandor LaVey, qui est l'un des premiers à prôner la totale liberté
des hommes de ne pas suivre les dogmes religieux ni de vénérer aucune divinité et d'être leur propre dieu ;
en ce sens, le satanisme se rapproche de l'athéïsme.
Il n'existe pas de vénération dans le culte du satanisme.
Dans l'idéologie sataniste l'homme est son propre dieu et il ne vénère personne,
il annonce seulement que Satan représente la force de la nature, si ce n'est la Nature
elle-même et reconnaît son pouvoir. Le sataniste considère toute religion comme un asservissement
d'homme à homme par icônes interposées, poussant sur le terreau du besoin de croire humain ; l'idée
est de se servir des mêmes armes que les religions officielles pour mieux s'en libérer.
Ainsi le sataniste invoquera l'anti-Dieu, l'anti-Allah, l'anti-Zeus en se servant de rituels magiques jusqu'à ce
que sa conscience soit débarrassée de ces divinités, considérées comme des projections subjectives.
Le principe du satanisme est une inversion des dogmes chrétiens qui prône l'adoration du Prince du Mal :
Satan, Lucifer, le diable... quel que soit son nom. Cette théologie négative a toujours existé dans le mythe
judéo-chrétien mais n’est devenue dualiste qu’à partir des Évangiles et du Nouveau Testament. Le dieu unique de
l’Ancien Testament Yahvé se montre parfois redoutable, et comme ses équivalents du Moyen-Orient, il dispose d’agents,
malak Yahveh, anges chargés des basses besognes. Parmi eux se trouve un type d’ange, un satan, de la racine hébraïque stn signifiant
« l’opposant », « celui qui met un obstacle ».
Le terme « satan » est un titre et non pas un nom personnel, ce type d’ange faisant
partie de la cour de Dieu comme bene’elohim (« fils de dieu »).
Pour comprendre l’évolution de Satan en ange rebelle, il faut se
replonger dans la littérature apocryphe apocalyptique d’avant l'ère chrétienne. Les livres d’Enoch décrivent la révolte des anges
qui enfreignent la séparation entre le divin et l’humain en s’accouplant aux femmes. En outre, ils apprennent à l’humanité la métallurgie,
l’art des bijoux et des cosmétiques. Ici naît l’existence du mal. Un lien est établi entre le sexe, la maîtrise de la technique par l’homme et le mal.
L’ange prométhéen, Lucifer, est puni pour sa désobéissance, pour avoir transmis la connaissance charnelle et intellectuelle contre la volonté de Dieu.
Naissance du dogme: Au début du XXe siècle commencent à émerger des organisations dites lucifériennes,
comme la Fraternitas Saturni, le Palladisme de Margiotta et Pike (probablement une invention des écrivains évangéliques de l'époque),
ou encore l’Astrum Argentum de Crowley. De ces noms, on ne retient souvent que les orgies de drogue et de sexe, ainsi que les doctrines
et pratiques ésotériques souvent issues de la Kabbale hébraïque. Cependant, Crowley sortira du lot, créant sa religion thélémite basée
sur une gnose hermétique (et qui donnera plus tard naissance à la magie du Chaos de Peter Carroll). Elle laissera une trace par son esprit libertaire.
Il faut attendre Anton Szandor LaVey et sa Bible Satanique en 1966, acte de naissance de la philosophie
et religion sataniste, pour parler de satanisme moderne.
LaVey avait fondé trois ans auparavant l’Église de Satan à San Francisco, dans un acte symbolique pour rassembler
des individus liés par le mythe du Prince des Ténèbres.
Car il s’agit bien de la symbolique du mythe de Satan sur lequel le Satanisme moderne fonde sa philosophie
: il n'y a ici nulle croyance en une déité nommée Satan. Bien que le terme de religion soit employé, il faut en préciser le sens.
Le Satanisme moderne place le sentiment de divinité en soi-même, cultive l’ego, Satan étant l’incarnation des instincts
charnels de l’Homme et l‘affirmation de sa volonté.
LaVey puise son inspiration de Darwin, Jung, Reich et de la philosophie objectiviste d’Ayn Rand.
LaVey a aussi puisé son inspiration chez Nietzsche, mais il convient de signaler ici son incompréhension totale ou tout du moins le fossé
entre les écrits de LaVey et ceux de Nietzsche, lequel fustige au travers de la formule « Ni Dieux Ni maîtres » l'interprétation que LaVey en fera.
Ce point n'est bien entendu qu'un exemple, et tout lecteur attentif
de Nietzsche constatera que LaVey est, pour le dire en termes nietzschéens « Antipodétique » à sa pensée.
LaVey a une idée précise, née de son observation des comportements humains, de la philosophie de vie qu’il veut édicter.
Il récupère notamment dans un livre oublié Might is Right de Ragnar Redbeard des éléments pour Le Livre de Satan.
La pensée darwiniste (brutalisée) et anti-religieuse de Redbeard convient parfaitement au point de vue satanique;
cependant LaVey en expurge toutes les notions raciales propres à Redbeard et à son époque. Le Satanisme moderne base
son élitisme sur l’intelligence et non pas sur une prétendue race supérieure.
Il signifie une adhésion au principe que
toutes nos convictions, nos buts, nos valeurs, nos désirs et nos actions devraient être fondés sur, dérivés de, choisis
et validés par un processus rationnel aussi précis et scrupuleux qu’il nous soit possible, en stricte application des lois de la logique.
Il signifie notre acceptation de la responsabilité de former nos propres jugements et de vivre du travail de notre propre esprit (indépendance).
Il signifie que nous ne devrions jamais sacrifier nos opinions aux convictions ou aux désirs irrationnels des autres (intégrité) ;
et que nous ne devrions jamais chercher à nous approprier ou à nous octroyer ce que nous ne méritons pas, ou ce qui ne nous revient
pas de droit - que ce soit dans le domaine matériel ou spirituel (respect de la propriété individuelle). Il signifie que nous ne
devrions jamais désirer d’effets sans causes, et que l’on ne devrait jamais donner naissance à une cause sans assumer pleinement
la responsabilité de ses effets ; que nous ne devrions jamais agir comme un zombie, c’est-à-dire sans connaître nos propres buts et motifs ;
que nous ne devrions jamais prendre de décisions, nous forger des convictions ou nous approprier des valeurs hors contexte,
c’est-à-dire sans tenir compte de la somme totale et intégrée de nos propres connaissances ; et, par-dessus tout,
que nous ne devrions jamais tenter de laisser passer une contradiction. Il signifie aussi le rejet de toute forme de mysticisme,
c’est-à-dire de toute prétention à une source de connaissance surnaturelle et non sensorielle. Il signifie enfin un engagement à
user de la raison, non de manière sporadique ou en l’appliquant seulement dans certaines circonstances, ou dans des cas d’urgence,
mais comme une façon de vivre permanente.
LaVey résume ceci avec pragmatisme dans ses onze règles de la Terre :
* 01. Ne donnez pas votre opinion ou vos conseils à moins qu'on ne vous l'ait demandé.
* 02. Ne confiez pas vos angoisses ou autres troubles à autrui à moins que vous ne soyez certains d'être écouté.
* 03. Si vous allez dans la maison d'un autre, montrez-lui du respect, sinon n'y allez pas.
* 04. Si un invité dans votre maison vous contrarie ou vous embête, traitez-le cruellement et sans pitié.
* 05. Ne faites pas d'avances quelles qu'elles soient, à moins que vous ne puissiez réaliser ce que vous avancez (ne soyez pas prétentieux).
* 06. Ne prenez pas ce qui ne vous appartient pas, à moins que ce bien soulage son propriétaire et qu'il veuille s'en défaire.
* 07. Reconnaissez le pouvoir de la magie si vous l'avez employée avec succès pour réaliser vos désirs. Si vous reniez ces pouvoirs après y
avoir fait appel avec succès, vous perdrez tout ce que vous aurez obtenu par leur aide.
* 08 Ne vous plaignez de rien qui ne vous concerne pas personnellement.
* 09. Ne maltraitez pas les enfants.
* 10. Ne tuez pas d'animaux, sauf pour vous défendre ou pour vous nourrir.
* 11. Quand vous sortez, n'ennuyez personne. Si quelqu'un vous ennuie, dites-lui d'arrêter.
S'il continue à vous ennuyer, détruisez-le ! (Cela ne signifie pas tuer ou blesser physiquement la personne.)
Il existe cependant diverses traductions/interprétations de ces règles, qui changent dans la formulation.
De la même façon que l'homme est un autodidacte dans le domaine matériel, il est un « autodidacte dans le domaine spirituel ».
Cela signifie que l’on doit mériter le droit de se considérer soi-même comme notre plus grande valeur en réalisant notre propre perfection morale,
c’est-à-dire en refusant d’accepter tout code fondé sur des vertus irrationnelles qui seraient impossibles à mettre en pratique. Il faut s’assurer
alors d'user de celles qui le sont, en refusant toute culpabilité imméritée, en ne s’y exposant pas et en corrigeant promptement celle que l’on aurait pu mériter.
Et enfin, par-dessus tout, la perfection morale s’accomplit en refusant de jouer le rôle d’un animal sacrificiel et
en refusant toute doctrine qui prêche l’auto-immolation comme une vertu ou un devoir moral.
L’individualisme est au centre du satanisme, un individualisme éclairé où l'ego se réalise pleinement
- « indulgence au lieu d’abstinence » disait A S. LaVey,
« mais pas compulsion », ajoutait-il.
Le satanisme place l’humain comme la seule valeur supérieure, en cela il est un concept anti-théos,
mais il se bat aussi contre le structuralisme conservateur de nos sociétés modernes qui étouffe l’essence de chaque homme.
Le satanisme nie l’égalitarisme « démocratique »,
le qualifiant de mensonge pieux qui permet aux gouvernants de vendre de la liberté « formelle »,
posant comme acquis l'idée de tous les hommes égaux en valeur. L’égalité n’est pas une loi de la nature, ni en corps ni en esprit.
Selon la doctrine sataniste, malgré son degré d’évolution, l’homme reste un animal, et de par ses instincts la loi de la jungle prévaut
sur terre, malgré les bonnes manières « civilisées » de l'homo sapiens.
La liberté est le bien le plus précieux pour un sataniste, c’est pourquoi
« il est préférable d’être un maître en enfer, qu’un esclave au paradis ! » (John Milton, Paradise Lost, Livre I, vers 263:
"Better to reign in Hell than serve in Heaven!").
Le satanisme moderne se veut une tranchante césure rationnelle avec les tâtonnements occultistes passés, une philosophie de vie où
l’humain reprend son trône au divin.
Souvent, la vision manichéenne découlant du satanisme entraîne des profanations de cimetières et d'églises.
Cependant, cette forme de satanisme semble être pratiquée par des adolescents plus que par des personnes d'âge
mûr, ce qui laisse supposer qu'il est plus le fruit de la recherche d'identité de certains ados que d'une idéologie vraiment fondée.
De plus, il est important de constater que beaucoup de personnes
(les satanistes se reconnaissant dans la philosophie de Lavey surtout, pour faire tomber les amalgames dont ils sont
l'objet avec le fait exposé ci-dessus) considèrent cette forme de satanisme comme une branche du christianisme,
voire des trois religions monothéistes, puisque le diable n'est aucunement une figure issue du polythéisme
(englobant les mythologies : gréco-romaine, nordique, celtique, égyptienne...), mais plutôt une diabolisation
de certains dieux paiens par les dogmes monothéistes. En ce sens, cette définition du satanisme ne serait absolument
pas opposée aux dogmes monothéistes (chrétien surtout) puisque ce sont ces dogmes qui auraient, indirectement et
involontairement bien sûr, créé cette dérive. Donc opposer ceux qui vénèrent le diable comme une entité spirituelle
au christianisme est faux, puisqu'il s'agit simplement d'une dérive du christianisme à l'intérieur même de cette religion.
Actuellement, les médias ne parlent que des satanistes profanant des cimetières « au nom de Satan »,
ou comettant des crimes avec mutilations, semblant ainsi ignorer le satanisme de Lavey.
Il est tout aussi étrange de constater que beaucoup de ces « adorateurs du diable » suivent aveuglément
les mouvances néo-nazies, qui prônent pourtant un retour au paganisme en Europe, et s'opposant donc logiquement
à la vénération du diable, puisque ce dernier est une figure clé du monothéisme.
La confusion entre le satanisme et le luciférisme (Satanisme Luciférien) a été savamment entretenue par le christianisme de l'époque inquisitoriale. Il importe cependant de souligner qu'en dehors d'un contexte strictement référencé au christianisme et aux évangiles, le luciférisme authentique est une philosophie spirituelle totalement indépendante, et bien plus ancienne que le satanisme LaVey. Ainsi le luciférisme rejoindrait-il plutôt le gnosticisme, et le satanisme plutôt « l'esprit des lumières » du XVIIIe siècle.
Le satanisme traditionnel ou théiste ou encore spirituel est un culte qui vénère les anciens anges déchus et leur chef incontesté, Satan/Lucifer.
Le sataniste traditionnel croit en Satan qu’il considère comme Lucifer, le Porteur de Lumière.
Il honore Satan comme son dieu personnel. Il pratique des rituels dans un but d’élévation spirituelle ainsi que pour faire avancer le royaume de Satan/Lucifer.
Le satanisme traditionnel puise ses sources dans différentes civilisations : mésopotamienne, babylonienne, égyptienne et la longue lignée de mages ayant empruntés la voie de la main gauche depuis des millénaires. C’est ainsi qu’il progressa et se développa au cours des siècles. Le satanisme traditionnel admet les nouvelles sciences ésotériques, occultes ou magiques, il est en constante progression. Il s’intéresse au développement personnel, à l’ouverture des chakras, à la méditation et toutes connaissances ouvrants de nouvelles perspectives à ses adeptes tant sur le plan spirituel qu’au niveau psychique.
Comme toute religion le satanisme traditionnel regroupe plusieurs tendances spécialement aux États-Unis.
Il dispose d’une hiérarchie bien définie pour chaque loge ou ordre. L’initiation est basée sur différents degrés.
Il a ses propres dogmes et une rituélie.
Le sataniste traditionnel est donc l’opposé d’un laveyen, qui lui, ne voit en Satan qu’un substitut à l’homme.
Même s’il respecte la nature et les esprits de la nature, il ne voit pas Satan comme n’étant qu’une force de cette dernière.

~ Dieu a été crée de toute pièce par l'homme. L'homme est son propre dieu.
~ Le paradis et l'enfer n'existent pas. Il s'agit encore de l'imagination des hommes
~ Satan n'est pas un être humain. C'est un symbole qui représente la liberté individuelle et les instincts primitifs de l'homme,
tout ce que la plupart des religions veulent étouffer.
~ Les rituels qui consistent à tuer des humains ou des animaux sont interdits.
~ Les rituels doivent être exécutés en respect et en concert avec la nature.

~ Satan représente la complaisance, au lieu de l'abstinence.
~ Satan représente l'existence matérielle, au lieu de promesses spirituelles irréalistes.
~ Satan représente la sagesse sans détour, au lieu de l'hypocrisie dans laquelle les hommes se complaisent.
~ Satan représente la bonté pour ceux qui le servent, au lieu de l'amour gaspillé pour les ingrats.
~ Satan représente la vengeance, au lieu de tendre l'autre joue.
~ Satan représente la responsabilité pour le responsable, au lieu du défilement.
~ Satan représente l'homme comme un animal, quelquefois meilleur, mais le plus souvent pire que ceux qui marchent à quatre pattes,
qui grâce à ses croyances spirituelles et à son développement intellectuel, est devenu le plus vicieux de tous les animaux.
~ Satan représente tout ce qui peut être appelé péchés et qui ne peut mener soit disant à aucune gratification mentale,
physique et émotionnelle.
~ Satan a été le meilleur ami que les Églises aient connu, et le sera à jamais, car les Églises se servent de Satan pour
pouvoir garder leurs disciples sous contrôle.
Les satanistes sont appelés à vivre comme ils l'entendent et ont la permission d'explorer n'importe lequel des sept péchés capitaux : orgueil, envie, luxure,
gourmandise, avarice, colère et paresse. Ils ont une liberté très large quant à leurs actions puisque cette "soi-disant religion" vise plutôt le plaisir et
l'amélioration de l'être sur terre, plutôt que le bien pour une divinité transcendante.
Cependant, quelques règles ou préceptes dirigent leurs comportements.
Ces règles sont les suivantes
1. Ne pas donner son opinion ou ses recommandations si personne ne vous l 'a demandé.
2.Ne pas confier vos angoisses ou autres troubles si vous n'êtes pas sûr que vous allez être écouté.
3. Quand vous rencontrez d'autres personnes, montrez leur du respect, ou bien ne les rencontrez pas.
4. Si quelqu'un vous embête ou vous contrarie, traitez le cruellement et sans merci.
5. Ne pas faire d'avances sexuelles sans le consentement de votre partenaire.
6. Ne pas donner ce qui ne vous appartient pas, tant que c'est une charge pour une autre personne et que cela peut l 'aider.
7. Reconnaissez le pouvoir de la magie si vous l'avez employé avec succès pour réaliser vos désirs. Si vous reniez ces pouvoirs après y avoir fait appel avec succès,
vous perdrez tout ce que vous aurez obteny par leur aide.
8. Ne vous plaignez de rien qui ne vous concerne pas personnellement.
9. Ne maltraitez pas les petits enfants.
10. Ne tuez pas d'animaux, sauf pour vous nourrir.
11. Quand vous sortez, n'ennuyez personne. Si quelqu'un vous ennuie, dites-lui d'arrêter. S'il continue à vous ennuyer détruisez- le.
Ces règles peuvent être qualifiés de violente ou totalitaire, mais elle favorise avant tout le développement de chaque sataniste. Elles contribuent à
la fois au respect des autres, de soi-même et de la nature. La nuance est faite au niveau de l'individualisme. On doit respecter l'autre, tant que notre développement individuel est
est favorisé par le respect de cette personne. Si celle-ci interfère dans notre épanouissement, il faut la détruire. Evidemment, cette solution parait radicale et suscite de vives
réactions chez les non-initiés. Cependant, le respect étant très important dans ce culte, on se contente de détruire cette personne dans sa propre imagination.
On la détruit personnellement et à nos seuls fins. Elle ne peut même pas s'en rendre compte de ce qui se passe. Ce qui est important, c'est que cet individu ne vaut rien
aux yeux de son destructeur. Evidemment, certains membres de ce culte prennent ces commandements au pied de la lettre et suppriment ceux et celles qui se mettent
en travers de leur chemin et de manière violente. Ces pratiques violents se classent au même titre que l'usage de la Bible par certains groupes sectaires religieux.
(Sources venant d'une longue discussion avec un membre de ce culte).

~ La stupidité est un péché capital pour les satanistes
Les médias entretiennent les gens dans une stupidité cultivée.
Les satanistes ne doivent pas croire à tout ce qu'on leur dit, il faut plutôt développer une attitude qui va au fond des
choses pour développer un jugement personnel et sain.
~ La prétention est un défaut très méprisé par les satanistes
Si vous avancez quelque chose. Ne prétendez pas être
ce que vous n'êtes pas pour "épater la galerie" et donnez la mesure de ce que vous dites.
~ Donner son avis, ses réactions, ses réponses (le nombrilisme)
Ne projetez pas vos réactions, votre sensibilité,
votre façon de voir chez les autres. C'est une erreur d'attendre des autres le même respect, la même courtoisie que
vous leur donnez. Au contraire, "faites pour les autres ce qu'ils font pour vous".
~ Se couvrir de ridicule, sauf pour vous amuser
On n'a pas à être condescendant envers aucune "vache sacrée" ni envers
les rôles qu'on attend de vous-même. Le seul ridicule acceptable est celui qu'on se sert pour son propre plaisir.
~ Le conformisme est un péché si cela ne vous apporte rien de satisfaisant
Il est correct de se conformer aux désirs de
quelqu'un si ça vous rapporte. Mais le sataniste ne doit pas être un mouton et personne ne peut lui dicter quoi penser ni
comment agir. Il est préférable de choisir un maître sagement plutôt qu'être l'esclave des lubies de la foule.
~ Le manque de perspective
Ne jamais perdre conscience de ce que vous êtes. Ne perdez pas de vue ce que vous êtes et
quelle menace vous pouvez être par votre existence - même. L'Histoire se fait, se crée, se vit à tous les jours.
Il faut toujours conserver une perspective historique et sociale la plus large possible. Considérer le passé nous
amène à bâtir l'avenir non comme les moutons le veulent mais en conformité avec les données que l'on a en main.
Ne pas oublier que vous travaillez avec d'autres valeurs que le reste du monde.
~ L'oubli du passé
Accepter ce qui est nouveau sans se poser de questions. Soyez conscient que c'est la façon de
laver le cerveau des gens de leur faire accepter comme nouveau et différent ce qui a déjà fait l'objet
d'un consensus mais qui est maintenant présenté dans "un nouvel emballage". On attend de la foule
qu'elle s'enthousiasme en voyant le génie de prétendus créateurs et qu'elle oublie l'original. La société n'est pas
jetable au gré de la volonté de prétendus mentors.
~ La satisfaction béate
La fierté grandit à mesure que vous "jetez le bébé avec l'eau du bain".
La règle du sataniste est que: si ça fonctionne pour vous c'est merveilleux. Si ça ne fonctionne pas,
n'ayez pas peur d'avouer que vous vous êtes trompé.
~ Le manque d'esthétisme
Il faut porter une certaine attention à votre apparence physique, car elle
peut vous jouez de mauvais tours. Le souci de l'apparence, de la belle présentation est un outil
essentiel du sataniste et vous devez vous en servir pour être efficace et impressionner. L'esthétique est
quelque chose de personnel et reflète la nature et la pensée de quelqu'un, mais il y a toutefois des formes
universellement plaisante et harmonieuses que tous reconnaissent. C'est de bon goût de s'y conformer.

~ Son propre anniversaire
Un des principaux moments dans la vie de tout sataniste. Ce jour particulier lui est entièrement dédié.
~ L'equinoxe de mars (nuit du 20 au 21 mars)
Certains célèbrent les équinoxes et les solstices comme des fêtes, mais le propre anniversaire d'un sataniste est
évidemment la fête satanique la plus importante de l'année.
~ Walpurgisnacht (nuit du 30 avril au 1er mai)
Cette tradition plaît beaucoup aux enfants. Les sorcières ont choisi la nuit de Walpurgis pour y célébrer leur sabbat.
* Origines :
Les reliques d'une sainte anglaise, Walpurga, abbesse de l'abbaye bénédictine de Heidenheim, ont été transférées
un premier mai à Eisenach en Thüringe.
D'après la légende, cette nuit-là, les sorcières dansent leurs sombres danses sur le mont Brocken, le sommet le plus élevé du Harz.
D'autres créatures maléfiques font partie de la fête : démons, sorciers, mauvais génies et magiciens. C'est le diable en personne
qui préside l'assemblée. Avant minuit, il proclame un discours enflammé : c'est alors le point culminant de la nuit. Lorsque
le douzième coup de minuit retentit que Lucifer et ses disciples disparaissent. C'est alors que la gentille reine de Mai (Maikönigin)
fait son apparition : elle avance d'un pas pausé dans la lumière des braises laissée par le prince des ténèbres.
* Croyances des campagnes :
Lors de cette grande fête magique des sorcières, il se tient un sabbat. Toutes sortes d'esprits malfaisants se réunissent
pour exercer leurs redoutables pouvoirs. C'est pourquoi le matin du premier Mai, on jetait du sel et de l'eau bénite sur le
seuil de sa maison afin de détruire l'effet des sortilèges. On en jetait également dans les mares où le bétail avait l'habitude de boire.
* De nos jours :
Dans certaines villes universitaires, les étudiants, coiffés de toques blanches, se rassemblent, chantent et font des discours
sur l'arrivée des sorciers qui vont faire la fête. Un peu partout, les gens se rassemblent sur les collines où l'on fait de grands
feux avec les branchages de l'hiver passé et fredonnent des chants de printemps.
Si ces feux étaient autrefois censés chasser les sorcières, ils annoncent aujourd'hui le début de la saison chaude.
A cette occasion, le repas servi est notamment constitué de saumon mariné à l'aneth. Cette fête est également célébrée
dans les pays scandinaves et plus particulièrement en Suède.
~ Le solstice de juin (nuit du 21 au 22 juin)
Certains célèbrent les équinoxes et les solstices comme des fêtes, mais le propre anniversaire d'un sataniste est
évidemment la fête satanique la plus importante de l'année.
~ L'equinoxe de septembre (nuit du 22 au 23 septembre)
Certains célèbrent les équinoxes et les solstices comme des fêtes, mais le propre anniversaire d'un sataniste est évidemment
la fête satanique la plus importante de l'année.
~ Halloween (nuit du 31 octobre au 1er novembre)
Le mot Halloween vient de "All Hallow's Eve": veille de la Toussaint. Et on est tenté de l'associer à cette tradition chrétienne.
En réalité, les origines de Halloween sont complètement païennes et n'ont aucun rapport avec cette fête religieuse.
Aujourd'hui, dans le monde entier, Halloween est une des fêtes les plus importantes pour les satanistes. Le 31 octobre est
le nouvel an du calendrier des sorciers.
Le "Word Book Encyclopédia" affirme que c'est le commencement de tout ce qui est "cold, dark and dead"(froid, noir et mort).
De nos jours encore, on sait que les satanistes pratiquent des rituels, cette nuit là, aux Etats Unis et en Australie.
Quand nous voyons des enfants faire du "trick or treat" et réclamer des bonbons de maison en maison, cela parait inoffensif et
amusant, mais n'êtes-vous pas entrain de les associer, sans en être conscients, à un bien sombre rituel ?
N'imaginez pas que ce jour particulier n'a rien à voir avec le satanisme. Vous serez certainement surpris, en apprenant
comment, le 31 octobre, est devenu un prologue pour nous amener à accepter l'occulte. Que vous le croyez ou non, Halloween
est devenu le jour du diable, rituellement reconnu par quelques adorateurs de Satan et quelques groupes occultes aux USA
(il prend racine aussi chez nous). Quels sont les faits à propos d'Halloween? Est-ce le moment d'invoquer la vieille prière de la Cornouaille,
"Bon Dieu délivre-nous des goules, des fantômes, des bêtes à longues pattes et qui cognent dans la nuit ?"
Regardons un instant l'histoire de ce jour spécial.
Le prédécesseur chrétien d'Halloween, la Toussaint des catholiques romains, était célébrée à l'origine en mai et
non le 1er novembre. En 308, l'empereur romain Constantin apaisa la population des territoires païens, nouvellement
conquis, en leur accordant le droit de conserver leur ancien rite du Jour de Samhain, parallèlement à la dernière fête fixée,
la Toussaint. Le panthéon de Rome, un temple construit pour adorer une multitude de dieux, fut converti en église.
Pendant que les chrétiens célébraient leurs saints disparus, les païens dédiaient la nuit précédente à leur "seigneur de la mort".
~ Le solstice de décembre (nuit du 21 au 22 décembre)
Certains célèbrent les équinoxes et les solstices comme des fêtes, mais le propre anniversaire d'un sataniste est
évidemment la fête satanique la plus importante de l'année.
(Sources venant d'une longue discussion avec un membre de ce culte).
* PLANCY (de), Colin • La cour infernale selon Jean Wier tirée du dictionnaire infernal [Ressource électronique]
* LAVEY, Anton Szandor • La Bible Satanique [Ressource électronique]
* INTROVIGNE, Massimo • Enquête sur le satanisme [Ressource électronique]
* PLANCY (de), Colin ; SIMON, Jacques Auguste • Dictionnaire des Sciences Occultes Tome 1 et 2 [Ressource électronique]
* Encyclopédie Universelle Larousse [Ressource électronique] • 2008
* Encyclopédie Universalis [Ressource électronique] • 2009