Belial est un démon régnant sur l'Orient. Il tire son nom de l'hébreu signifiant sans utilité, vaurien.
Ce roi de l'Enfer, à l'aspect extérieur séduisant et au maintien gracieux, passe pour « l'Esprit le plus dissolu, le plus crapuleux, le plus vicieux ».
Il fut créé juste après Lucifer et poussa la plupart des anges à la révolte et c'est donc pour cela qu'il aurait été l'un des premiers à être renversé
du ciel et à être précipité dans les abîmes infinis.
Salomon aurait réussi à l'emprisonner dans une jarre qu'il aurait enfouie au fond d'un puits.
Mais les Babyloniens, lors de leur conquête de Jérusalem, auraient exploré ce puits et, croyant trouver un trésor, brisèrent la jarre, permettant ainsi à Belial
de prendre la fuite et de poursuivre ses méfaits.
Il est le dieu de la révolte et l'anarchie, le prince de la Tromperie, le chef des Mauvais Esprits.
C'est un autre nom de Satan dans le Nouveau Testament.
Il fut adoré par les habitants de Sodome, c'est pour cela qu'on fit de lui le démon de la sodomie.
Pour les chrétiens, Bélial illustrait les cultes de l'Antiquité. Il était représenté conduisant un char de feu.
On le comparait également à l'Antéchrist et à la Bête de l'Apocalypse.
Il est aussi l'Ambassadeur d'Italie et devient maitre des lieux. Il reste, malgré tout, sous les ordres des 4 grands dignitaires démoniaques.
Il procure dignités et faveurs, fait vivre les amis en bonne intelligence, donne d'habiles serviteurs et secourt ceux qui se soumettent à lui.
Il incarne la réunion du vice et de la crapulerie sous une apparence séduisante.
C’est aussi un démon issu des croyances de la goétie, science occulte de l'invocation d'entités démoniaques.
"La Petite clef de Salomon" le mentionne en 68e position de sa liste de démons.
"La Pseudomonarchia Daemonum" le mentionne en 23e position de sa liste de démons et lui attribue des caractéristiques similaires.
Le Léviathan est un monstre marin évoqué dans la Bible, au Livre de Job, dont le nom désigne un monstre colossal.
Ce monstre, dont on ignore la forme, peut être considéré comme l'évocation d'un cataclysme terrifiant capable de modifier la planète,
et d'en bousculer l'ordre et la géographie sinon d'anéantir le monde.
Léviathan est également, selon certaines versions, le nom donné à un des démons principaux de l'enfer.
Selon les rabbins, il serait un des quatre cardinaux gouvernant au Midi, une des quatre parties du monde.
Il est représenté au Moyen Âge sous la forme d'une gueule ouverte qui avale les âmes, représenté ainsi comme l'entrée des enfers.
Le Léviathan est souvent représenté sous la forme d'un gigantesque serpent de mer, dont les ondulation sont à l'origine des vagues.
Il serait l'un des 4 monstres « présents » au Banquet de l'Apocalypse.
Il sera avec Satan et Belzébuth comme compagnie lors de ce Banquet.
Quand Dieu créa les anges, il dota l'un d'entre eux, un séraphin, dont le nom était Lucifer, nom qui signifie « porteur de Lumière ».
Etre au sommet de la hiérarchie angélique, il est le chef incontesté de cette cour qui se presse, émerveillée, autour de l'insondable
pénombre où se cache Dieu. Brûlant d'amour, il répercute la lumière divine sur les autres Anges, leur révélant, par son intelligence sublime
et inégalable, les secrets divins qu'il est le seul à comprendre tout à fait.
En créant les Anges, Dieu a façonné des êtres totalement spirituels, au contraire des animaux et due l'univers général qui constitue sa création matérielle.
Ce faisant, il a donné vie a des choses incapables de connaître Sa présence, concept que les Anges ont du mal à saisir.
Puis Dieu passa à l'étape suivante, il insuffla la vie à un être hybride, un être capable de s'élever vers les sphères
célestes mais prisonnier de son corps de chair : l'homme. Et pourtant, tout comme les Anges, il est à l'image de Dieu.
Les Anges s'étonnent et doutent de la survie de cet être aussi étrange, mais Dieu continue son oeuvre devant Sa cour, sidérée :
il est vrai que la matière entraînera l'homme vers le bas mais son âme lui permettra de s'élever, aidée par Dieu,
Il se fera homme et s'unira à l'homme pour qu'ils ne fassent plus qu'un.
Les Anges s'écrient : ce Dieu, se faisant homme, deviendrait inférieur aux Anges !
Le plus choqué d'entre eux est Lucifer, il lui semble soudain que sa science de Dieu, qu'il savait incomplète, est en réalité dérisoire, voir inexistante.
C'est alors que surgit une invraisemblable pensée qu'il tente de repousser : et si Dieu était dans l'erreur, et lui, Lucifer, dans la vérité ?
Près de lui, un archange, Michel, s'interroge, mais il projette vers son frère des images d'apaisement, de confiance et d'abandon,
il lui ordonne de ne pas chercher à comprendre mais d'accepter. Mais Lucifer rejette les pensées de son ami, n'est-il pas le plus intelligent de tous les Anges ?
Alors que dans le cœur du Séraphin le doute s'installe, voici qu'apparaît une femme, une simple fille des hommes que l'on appelle
« Mère de Dieu »,
accompagnée de Dieu fait homme. « Voici votre Seigneur et voici votre Reine, annonça Dieu, prosternez-vous devant eux. »
Comment, lui, si grandiose peut-il adorer des êtres aussi inférieurs ? Pourquoi Dieu ne l'a-t-il pas choisi lui, créature la plus parfaite,
pour cette union hypostatique ? Il refuse donc d'adorer.
Et voici une alternative qui se présente à lui : là liberté. En effet, Dieu ne force personne à L'aimer, la liberté c'est pouvoir prétendre se passer de Lui.
Lucifer sait que ça lui est impossible, ce serait le pire des châtiments car sa nature, en tant que Séraphin, c'est d'aimer, renoncer à Dieu serait renoncer à
cet assouvissement de l'amour qui est sa raison d'être. L’archange Michel le prit d'adorer mais cet amour inconsidéré de son frère pour Dieu et ses créatures
grotesques lui paraît soudain odieux et les deux séraphins ont dû mal à masquer leur débat aux anges inférieurs qui se mettent à douter : faut-il adorer ou non ?
L’archange Michel se prosterne devant Son Créateur, imité par une grande partie du corps céleste mais les autres hésitent, Lucifer est leur prince, il se voit
lui-même magnifique, incomparable, comment pourrait-il, lui, se prosterner devant la matière ? Jamais ! Il sait qu'il devrait pourtant obéir mais le faire le
pousserait à renoncer à ses droits, à savoir la Beauté, la Perfection, la Grâce, la Sainteté. Lucifer ne se pense plus à travers Dieu, il se pense désormais à
travers lui-même. Et il s'éblouit lui-même, se complaisant dans l'orgueil. Il s'aime et trouve la béatitude en lui-même, il n'a plus besoin de Dieu.
Mais il a oublié de qui il tenait ses dons et pouvoirs et les ténèbres vont tomber sur lui, il ne voit plus que sa laideur, qu'il dissimule aux autres,
son intelligence est déviée…mais il ne peut revenir en arrière et il entraîne avec lui des milliers d'Anges qui ne voient pas son âme pervertie,
ils sont tous engloutis par les ténèbres. On ne le nomme plus « beauté parfaite » ou
« fils de l'aurore », mais Prince des Ténèbres, Seigneur du mensonge…
et ces titres ne lui déplaisent pas. Il décide de faire payer aux Hommes son erreur et jure que, tant que lui, Lucifer n'atteindrait pas le Bonheur dont
il a été privé par leur faute, il en serait de même pour eux, il allait les traquer : à sa souffrance, s'ajoute une colère furieuse,
une haine à la mesure de son amour d'autrefois, Dieu l'a trompé ! Il les a trop durement punis, Lucifer ne voit plus qu'en son Créateur un tyran et,
aveuglé par sa terrible colère, il décide de jeter Dieu en bas de son Trône pour prendre sa place. Dieu ne réagit pas, il n'élimine pas Lucifer et le
séraphin considère alors que sa victoire est imminente.
Il s'avance vers le Trône, suivi de son armée, encouragée par l'inaction des anges de Dieu et se proclame l'égal de son Créateur.
C'est alors qu'un cri ébranle les cieux : « Qui ose se prétendre l'égal de Dieu ? » hurle t-on.
L’archange Michel (dont le nom en hébreu signifie « Qui comme Dieu ? ») se dresse entre
Lucifer et le Trône Divin, le visage trahissant une sainte colère, lui pourtant pacifiste
et miséricordieux, prêt à défendre Dieu, caché et invisible mais que l’archange Michel voit,
ce qui rend Lucifer malade de jalousie. Il scande sa question « Qui est comme Dieu ? »,
encourageant ainsi les Anges fidèles à se battre à ses côtés.
Et Lucifer se rend compte que ses légions sont bien moins nombreuses que celles de l’archange Michel,
la lumière qu'irradie celui qui était son ami le brûle, une brûlure atroce qui le dévore sans le détruire,
rendant Lucifer encore plus fou, il ne craint pas l’archange Michel, il est supérieur à lui.
Mais Lucifer a sous-estimé la puissance de l'union des Esprits de Dieu, tous les dons que Dieu a offert à ses Anges, la Lumière, l'Amour,
la Vérité, la Beauté, la Justice…forment une infranchissable barrière , la splendeur de Dieu les repousse, les Anges rebelles reculent et
Lucifer tombe, plus il chute, plus le désespoir, la haine et le désir de faire du mal grandissent en lui : il a perdu une bataille mais pas
la guerre, le Ciel lui est fermé, il s'acharnera pour qu'il en soit de même pour l'homme.
Le diable, dans le judaïsme, le christianisme et l’islam, est un esprit suprême du mal qui s'oppose constamment à Dieu et incite les hommes à se détourner de lui.
Le mot provient du grec diabolos (« celui qui divise »), passé au latin ecclésiastique sous forme de diabolus.
Le terme fut utilisé dans la traduction grecque de la Bible, la Septante, pour traduire l'expression hébraïque ha-satan
(« l’accusateur » ou « l’adversaire ») — le satan —,
utilisée à l'origine comme le titre d'un espion errant au service de Dieu, rassemblant
des renseignements sur les êtres humains lors de ses voyages terrestres. Comme certains aspects de cette figure céleste rappelaient des agents
des services secrets des royaumes du Moyen-Orient, il n'est pas surprenant que le satan soit considéré comme un personnage qui cherche à créer
la sédition là où elle n'existe pas et qu'on voie en lui un ennemi des êtres humains voulant les écarter de Dieu. Les spéculations sur le satan
portent essentiellement sur l'origine et la nature du mal.
Dans la tradition juive tardive et donc dans la pensée chrétienne primitive, le titre devint nom propre ;
on commença à considérer Satan comme un adversaire non seulement des hommes mais aussi et surtout de Dieu.
Ce développement est probablement le résultat de l'influence de la religion zoroastrienne, avec ses pouvoirs
opposés du bien (Ohrmazd) et du mal (Ahriman). Mais dans le judaïsme et dans le christianisme, le dualisme est
toujours provisoire ou temporaire, le diable étant finalement soumis par Dieu. Dans les écrits de la secte de
Qumran conservés dans les manuscrits de la mer Morte, le diable est personnifié par Bélial, l'esprit de la méchanceté.
Pour certaines branches de la pensée rabbinique, Satan est lié à l'« impulsion du mal »,
qui est ainsi personnifiée dans une certaine mesure. Cette personnification correspond dans le
judaïsme à l'idée selon laquelle les êtres humains peuvent être soumis à des forces malveillantes
distinctes de leur volonté consciente. Ainsi, on retrouve dans le judaïsme et le christianisme la
croyance que les hommes peuvent être « possédés » par le diable ou par ses subordonnés, les démons.
L'essentiel de la pensée chrétienne concernant le diable est peut-être que Jésus-Christ est venu pour mettre fin à
l'emprise que le diable et ses démons avaient sur l'ensemble de l'humanité (la « possession » de quelques-uns est
le symptôme de la domination générale sur tous), et que par la crucifixion, le diable et ses acolytes furent condamnés paradoxalement à la défaite finale.
Au Moyen Âge, le diable était présent dans l'art et le folklore, presque toujours représenté comme à moitié animal,
à moitié homme, avec une queue et des cornes, méchant et impulsif, parfois accompagné de diablotins.
L'idée que ces derniers pouvaient s'introduire dans les êtres humains servait plus à différencier
les possédés des gens normaux qu'à indiquer quelque chose sur la situation de toute l'humanité.
L'islam, qui considère le judaïsme et le christianisme comme étant réellement d'inspiration divine, y a puisé son concept du diable.
Iblis, le diable, est mentionné dans le Coran, où il est le seul ange à refuser de se prosterner devant Adam.
Il est donc maudit par Allah qui le laisse libre de tenter les faibles, comme il le fait dans le récit coranique du Jardin d'Éden.
* TSALA ESSOMBA, Martin • Va, et raconte ce que j’ai fait pour toi ! (Comment Jésus-Christ m'a arraché à ma double vie d'homme démon) [Ressource électronique]
* LAVEY, Anton Szandor • La Bible Satanique [Ressource électronique]
* INTROVIGNE, Massimo • Enquête sur le satanisme [Ressource électronique]
* PLANCY (de), Colin ; SIMON, Jacques Auguste • Dictionnaire des Sciences Occultes Tome 1 et 2 [Ressource électronique]
* Encyclopédie Universelle Larousse [Ressource électronique] • 2008
* Encyclopédie Universalis [Ressource électronique] • 2009