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Le Coran

~ Présentation ~

Le Coran est le livre sacré de l’islam. Selon les musulmans, il contient l’ensemble des révélations faites par Dieu (Allah en arabe) au prophète Mahomet. Le mot arabe Qurân (que l’on prononce qour-aane) signifie ce qui est « lu » ou « récité ».



~ La révélation offerte à Mahomet ~

Mahomet a vécu à La Mecque en Arabie, au VIIe siècle. Vers l’an 612, une nuit, alors qu’il s’est retiré pour méditer dans une grotte à l’extérieur de la ville, l’archange Gabriel (Jibrâ’îl en arabe) lui apparaît et commence à lui transmettre la parole de Dieu. Cette première révélation est suivie de nombreuses autres, pendant 22 ans. Elles adviennent de différentes manières : Mahomet ne voit pas toujours l’archange Gabriel, il entend parfois un son de cloche ou encore une voix l’appelant. Certaines révélations lui sont faites alors qu’il prie ou qu’il vaque à ses occupations quotidiennes. Après la première révélation, Mahomet commence à transmettre aux habitants de La Mecque la parole de Dieu.



~ L’écriture du Coran ~

Après chaque révélation, Mahomet récite les paroles qu’il a entendues à ses compagnons. Ceux-ci les retiennent par cœur ou les écrivent sur des feuilles de palmier, des morceaux de pierre, d’os et de peau d’animal. Une vingtaine d’années après la mort de Mahomet (qui meurt en 632), toutes les révélations sont rassemblées pour constituer un seul livre : le Coran. Ce livre étant, selon les musulmans, la transcription exacte de la parole de Dieu, il est sacré et ne peut être modifié.

Le Coran est divisé en 114 chapitres (appelés des sourates), portant chacun un titre. Ces sourates sont elles-mêmes composées de paragraphes : les versets. Les sourates n’ont pas été classées dans l’ordre où elles ont été révélées au Prophète, mais en fonction de leur longueur. Les plus longues, qui peuvent faire plusieurs pages, sont placées au début (exception faite de la première qui est relativement courte), les plus courtes, qui ne contiennent que quelques versets, se trouvent à la fin du livre. Les premières paroles qui ont été révélées à Mahomet sont écrites dans la sourate 96.



~ Le message ~

Le Coran contient les principaux enseignements de l’islam. Il constitue le fondement de la foi des musulmans et leur sert de guide. Il traite de Dieu, de la création du monde, de la vie après la mort. Il donne aux croyants des conseils sur tous les aspects de la vie. Les musulmans sont supposés faire de leur mieux pour respecter ces principes car, selon leur croyance, lorsqu’ils lisent ou écoutent la lecture du Coran, c’est Dieu qui leur parle.



~ L’étude et la lecture du Coran ~

Pour les fidèles de l’islam, l’étude, la lecture et la récitation du Coran sont fondamentales. C’est un devoir qui leur permet de mieux connaître Dieu. Le livre sacré étant sa parole, le Coran est considéré avec un profond respect. Avant de le toucher ou de le lire, les musulmans doivent faire leurs ablutions (se laver), pour être propres et purs. Le Coran peut être lu n’importe où et à n’importe quel moment. Celui qui le lit ou en écoute la lecture doit être bien concentré et s’y dédier de toute son âme.



Le Coran est écrit en arabe, la langue que Mahomet parlait. Tous les musulmans sont supposés le lire dans cette langue, aussi l’apprennent-ils. De nombreuses mosquées comprennent une école coranique où les enfants musulmans apprennent le Coran par cœur.



~ Le Coran dans la vie de chaque musulman ~

Le Coran joue un rôle essentiel dans la vie des musulmans. Chez eux ou à la mosquée (le lieu de culte), ils le lisent ou le récitent durant les prières quotidiennes, mais aussi lorsqu’ils ont besoin d’être réconfortés ou guidés. La lecture du Coran aide ceux qui ont la foi à trouver la solution à leurs problèmes.

Le Coran constitue un ensemble de règles et d’enseignements à suivre dans tous les domaines de la vie. Il traite de la vie familiale, par exemple du divorce ou de l’éducation des enfants. Les parents ont le devoir d’élever leurs enfants selon les principes de l’islam, tandis que les enfants ont l’obligation de respecter leurs parents et de s’occuper d’eux lorsqu’ils sont âgés. Le Coran interdit certains aliments (comme le porc) et certaines boissons (comme l’alcool) ; il donne aussi des règles à suivre concernant l’habillement. Des versets du Coran sont récités lors d’occasions particulières : fêtes religieuses, mariages, funérailles, etc.


Par Grigán
Mis en ligne le 22/02/2009

Les 99 noms d’Allah


L'islam emploie fréquemment d'autres noms pour se référer à Dieu. Ils expriment généralement des qualités ou caractéristiques particulières attribuées à Dieu. Parmi les plus connus, on peut citer ar-Rahman (« l'Origine ») et ar-Rahim (« le Compatissant »).

On affirme généralement qu'il existe 99 noms par lesquels on désigne Allah, qui sont « les plus beaux noms de Dieu ». Les musulmans se donnent fréquemment des noms patronymiques formés par l'un des noms de Dieu précédé du terme abd (« serviteur de ») : Abd Allah, Abd al-Rahman, Abd al-Rahim, etc.






1. Allah Il possède la Divinité, qui est le pouvoir de créer toutes choses.

2. Ar-Rahman Le Très Miséricordieux : Celui qui a une immense miséricorde pour les croyants et les mécréants ici-bas et spécialement pour les croyants dans l'autre monde

3. Ar-Rahim Le Tout Miséricordieux : dont l'Infinie Miséricorde va exclusivement aux croyants.

4. Al-Malik Le Souverain, le Roi : Celui qui règne sans partage, dont le domaine est absent d'imperfections.

5. Al-Quddus L'Infiniment Saint, pur de toute imperfection, et sans enfant ni adversaire.

6. As-Salam La Paix, le Salut, Celui qui n'a pas de défauts.

7. Al-Mu'min Le Confiant, le Sécurisant, le Témoin intègre, Celui qui témoigne de sa véracité, pour Lui-même et à Ses serviteurs.

8. Al-Muhaymin Le Dominateur, le Témoin, le Surveillant, l'Arbitre suprême, qui est témoin de tout acte et toute parole de Ses créatures.

9. Al-^Aziz Le Tout Puissant, l'Irrésistible, Celui qui l'emporte et n'est jamais battu.

10. Al-Jabbar Celui qui domine et contraint, le Contraignant, rien ne se passe dans Son règne sans qu'Il le veuille.

11. Al-Mutakabbir Le Superbe, Celui qui se magnifie, incomparable de par Ses qualités à toutes Ses créatures. Elles ne L'approchent en rien.

12. Al-Khaliq Le Créateur, le Déterminant, Celui qui amène toute chose de la non-existence à l'existence.

13. Al-Bari' Le Créateur, le Producteur, le Novateur (s'utilise le plus fréquemment pour les créatures dotées d'une âme).

14. Al-Musawwir Le Formateur, Celui qui façonne ses créatures de différentes formes.

15. Al-Ghaffar Le Tout-Pardonnant, Il pardonne les péchés de Ses serviteurs encore et encore.

16. Al-Qahhar Le Tout et Très-Contraignant, le Dominateur qui a le parfait pouvoir et qui n'est jamais impuissant devant une chose.

17. Al-Wahhab Le Donateur gracieux, Le Généreux qui donne toute subsistance sans attendre de retour.

18.Ar-Razzâq Le pourvoyeur, Celui qui accorde toujours la subsistance

19. Al-Fattah Celui qui accorde la victoire, Celui qui ouvre pour Ses esclaves les secrets du monde et de la religion.

20. Al-^Alim Le Très-Savant, l'Omniscient, aucune chose, créature ou pensée n'échappe à Sa connaissance.

21. Al-Qabid et 22. Al-Basit Celui qui retient, Celui qui rétracte Celui qui donne largement, Celui qui étend Sa générosité et Sa miséricorde.

23. Al-Khafid et 24. Ar-Rafi^ Celui qui abaisse Celui qui élève. Les plus grands de la veille se retrouvent le lendemain nus, et les plus faibles de la veille se retrouvent agrandis, par Sa volonté.

25. Al-Mu^iz et 26. Al-Muthil Celui qui donne puissance et considération Celui qui avilit. Il donne la puissance à qui Il désire, car personne ne peut L'humilier, et Il avilit qui Il veut, car personne ne peut Lui donner de puissance.

27. As-Sami^ L'Audient, Celui qui entend absolument toute chose, sans besoin d'une oreille ou d'un instrument.

28. Al-Basir Le Voyant, Celui qui voit absolument toute chose, sans besoin d'oeil ou d'instrument.

29. Al-Hakam Le Juge, l'Arbitre, Il établit les Règles et Son jugement et Sa Parole.

30. Al-^Adl Le Juste, l'Équitable, qui ne laisse aucune bonne action sans récompense et aucune mauvaise sans châtiment.

31. Al-Latif Le Subtil-Bienveillant, le Bon, Il est doux avec Ses serviteurs, et leur donne ce qu'ils demandent.

32. Al-Khabir Le Très-Instruit, le Bien-Informé, Il connaît la vérité des choses, au-delà de leur apparence.

33. Al-HalimLe Longanime, le Très Clément, Celui qui retarde le châtiment des croyants méritants pour qu'Il puisse leur pardonner ensuite.

34. Al-^Azim l'incommensurable , le Magnifique, qui mérite les compliments d'Exaltation, de Gloire, d'Encensement et de Pureté de toute imperfection.

35. Al-Ghafur Le Tout-Pardonnant, qui pardonne beaucoup.

36. Ash-Shakur Le Très-Reconnaissant, le Très- Remerciant. Celui qu'on remercie, Qui rend le peu d'obéissance par une grande récompense.

37. Al-^Aliyy Le Sublime, l'Élevé, qui n'a rien de commun avec Ses créatures.

38. Al-Kabir L'Infiniment Grand, plus élevé en Qualités qu'aucune autre de Ses créatures.

39. Al-Hafiz Le Préservateur, le Conservateur, Celui qui garde et qui protège ce qu'il a décidé de sauvegarder.

40. Al-Muqit Le Gardien, le Puissant, le Témoin, le Nourricier, Celui qui a le Pouvoir.

41. Al-Hasib Celui qui tient compte de tout, Celui qui suffit à Ses créatures et leur donne toute satisfaction.

42. Al-Jalil Le Majestueux, qui s'attribue la grandeur du Pouvoir et la Gloire de Sa dignité.

43. Al-Karim Le Tout-Généreux, le Noble-Généreux, pur de toute abjection.

44. Ar-Raqib Le Vigilant, Celui qui observe, auquel rien n'échappe. Sa signification est lié à l'attribut de Connaissance.

45. Al-Mujib Celui qui exauce, Celui qui répond au nécessiteux qui Le prie, et secourt le désireux quand il L'invoque.

46. Al-Wasi^ L'Ample, le Vaste, l'Immense, par Sa science.

47. Al-Hakim L'Infiniment Sage, dans toutes Ses actions.

48. Al-Wadud Le Bien-Aimant, le Bien-Aimé, Celui qui aime Ses serviteurs dévoués, et qui est aimé par Ses serviteurs dévoués. Son amour pour Ses serviteurs est Sa volonté de Miséricorde et d'éloges. Puisque Sa signification est liée aux attributs de Volonté et de Parole (l'Attribut avec lequel Il ordonne et interdit et parle à Muhammad et Moïse - paix sur eux. Ce n'est ni un son, ni une lettre ou un langage)

49. Al-Majid Le Très Glorieux, doté d'un Pouvoir parfait, de Haute Dignité, de Compassion, de Générosité et de Douceur.

50. Al-Ba^ith Celui qui incite, Celui qui ressuscite Ses serviteurs après la mort pour leur récompense ou leur punition.

51. Ash-Shahid Le Témoin, qui n'ignore rien de ce qui arrive.

52. Al-Haqq Le Vrai, dont l'Existence est la seule véritable.

53. Al-Wakil Le Gérant, l'Intendant, Celui à qui on se confie, et dont le soutien ne fléchit jamais.

54. Al-Qawiyy Le Très-Fort, qui possède le Pouvoir complet. 55. Al-Matin Le Très-Ferme, doté d'extrême Puissance, qui jamais ne fléchit ou ne fatigue.

56. Al-Waliyy Le Très-Proche, le Maître, le Tuteur.

57. Al-Hamid Le Très-Louangé, Celui qui est digne de louange.

58. Al-Muhsi Celui dont le savoir cerne toute chose, Celui qui garde en compte.

59. Al-Mubdi' Celui qui produit sans modèle, qui créa le premier être humain, sans plan ni prototype.

60. Al-Mu^id Celui qui redonne existence, après la mort.

61. Al-Muhyi Celui qui fait vivre. Il donne vie en replaçant les âmes dans leurs corps le Jour de la Résurrection. et vivifie les coeurs par la lumière de la connaissance.

62. Al-Mumit Celui qui fait mourir le vivant.

63. Al-Hayy Le Vivant, dont la vie est différente de notre vie, et qui n'est pas fait d'une âme, de chair ou de sang.

64. Al-Qayyum L'immuable, Celui qui maintient l'ordre de la création, Il a été, Il est et Il sera.

65. Al-Wajid L'Opulent, riche sans avoir connu le besoin ou la pauvreté. Al-Wajd est la Richesse.

66. Al-Majid Le Noble, le Majestueux.

67. Al-Wahid L'Unique, sans associé.

68. As-Samad Le Maître absolu, le Soutien universel, on place en Lui sa confiance, et on revient à lui dans nos besoins.

69. Al-Qadir Le Puissant, le Déterminant, qui possède l'attribut de Puissance.

70. Al-Muqtadir Celui qui a pouvoir sur tout, auquel rien n'échappe de sa Puissance.

71. Al-Muqaddim et 72. Al-Mu'akhkhir Celui qui met en avant Celui qui met en arrière, il ordonne les choses dans leur succession. Il avance ce qu'Il veut, et retarde ce qu'Il veut.

73. Al-'Awwal Le Premier, dont l'existence n'a pas de commencement.

74. Al-'Akhir Le Dernier, dont l'existence n'a pas de fin.

75. Az-Zahir

76. Al-Batin L'Apparent et Le Caché. Celui dont rien n'est au dessus de lui et rien n'est au-dessous. Il existe sans lieu. Lui, l'Exalté, Son Existence apparaît claire par Ses signes et il est libre des illusions d'un corps.

77. Al-Wali Le Maître, Celui qui dirige, car Il possède toute chose, vivante et morte.

78. Al-Muta^ali Le Sublime, l'Exalté, l'Elevé, pur de tout attribut de la création.

79. Al-Barr Le Bon, le Bienfaisant, Le Bienveillant, envers Ses créatures, qu'il couvre de Ses bienfaits.

80. At-Tawwab Celui qui ne cesse de revenir, d'accueillir le repentir de ses adorateurs. Il accepte le repentir sincère de Ses créatures, et leur accorde son Pardon.

81. Al-Muntaqim Le Vengeur, qui a le dessus sur Ses ennemis, et les punit pour leurs péchés. Cela pourrait signifier Celui qui les détruit.

82. Al-^Afuww Celui qui efface, l'Indulgent, dont le pardon est large.

83. Ar-Ra'uf Le Très-Bienveillant, à la miséricorde extrême. La miséricorde d'Allah est d'accorder à qui Il veut Ses bienfaits.

84. Malik Al-Mulk Le Possesseur du Royaume, qui contrôle son règne et donne un règne à qui Il veut.

85. Thul-Jalal wal-Ikram Le Détenteur de la Majesté et de la Générosité, qui mérite d'être Exalté et non renié.

86. Al-Muqsit L'Équitable, Celui qui rend justice, sans léser quiconque.

87. Aj-Jami^ Celui qui réunit, Celui qui synthétise, dans un jour sans doute, le Jour du Jugement.

88. Al-Ghaniyy Le Suffisant par soi, Celui qui n'a besoin de personne, car toute chose provient de Sa création.

89. Al-Mughni Celui qui confère la suffisance, et satisfait les besoins de Ses créatures.

90. Al-Mani^ Celui qui empêche, le Défenseur, Celui qui protège, et donne victoire à Ses pieux croyants.

91. Ad-Darr et 92. An-Nafi^ Celui qui contrarie, Celui qui peut nuire (à ceux qui l'offensent), Celui qui accorde le profit, l'Utile. Il peut nuire à qui Il veut, et faciliter à qui Il veut.

93. An-Nur La Lumière, qui guide.

94. Al-Hadi Le Guide, grâce à Sa Guidée, Ses croyants seront guidés, et grâce à Sa Guidée, les créatures vivantes ont été guidés vers ce qui les nourrit et protégées de ce qui les nuit.

95. Al-Badi^ Le Novateur, Celui qui a créé toute chose et les a formé sans exemples précédent.

96. Al-Baqi Le Permanent, dont la non-existence est impossible pour Lui.

97. Al-Warith L'Héritier, dont l'Existence reste.

98. Ar-Rashid Celui qui agit avec droiture, Celui qui dirige avec sagesse.

99. As-Sabur Le Patient, le Très-Constant, qui recule la punition les pécheurs.


Par Grigán
Mis en ligne le 22/02/2009

Les Piliers de l'Islam

~ Présentation ~

Les cinq piliers (en arabe, Arkan) de l’Islam sont:

1. énoncer la profession de foi (Chahada) ;
2. effectuer les cinq prières quotidiennes (Salat) précédées obligatoirement d’ablutions ;
3. jeûner au mois de ramadan (Sawm) ;
4. faire l’aumône (Zakat) ;
5. effectuer le pèlerinage (Hadj) à la ville sainte de La Mecque, lorsque l’on est physiquement et financièrement capable de le faire.


Dans la plupart des pays musulmans, les croyants ne sont pas sanctionnés s’ils ne s’acquittent pas des cinq obligations. Cependant, dans certains États, toute négation publique de la validité, de l’importance ou de l’aspect majeur des cinq piliers de l’islam, est généralement considérée comme un acte d’apostasie punissable de mort.



~ I. La Profession de foi (La Chahada) ~

La même racine qui sert à former les mots « témoin » (shâhid) et « martyr » (shâhid), sert également à désigner la profession de foi musulmane (shahâda), dans la mesure où celle-ci constitue une formule rituelle performative, qui commence par « je témoigne que… ».


Il n’y a pas de texte unique de la profession de foi musulmane dans le Coran. La croyance en un Dieu unique est réitérée à de multiples endroits et on peux distinguer plusieurs type de formule ;

1. Dans une première, l’accent est mis sur l’adhésion à des articles de foi comme croire en Dieu, aux anges, aux livres révélés, aux apôtres et au Jugement dernier.
2. Dans un deuxième groupe de versets, l’accent est mis sur des prescriptions positives et parmi ces dernières prier et donner l’aumône semble occuper une place centrale.
3. Dans le troisième groupe, l’accent est mis sur l’adoration envers un Dieu unique et de croire en ses prophètes.


Par la suite, les savants insisteront sur deux articles de foi – unicité divine et message de Mahomet – qui deviendra la formule canonique de la profession de foi musulmane.

« Ashhadu an lâ ilâha illâ Llâhu wa anna Muhammadan rasûlu Llâhi. »
« Je témoigne qu’il n’y a d’autre dieu que Dieu et que Mahommet est son messager. »



~ II. La Prière (La Salat) ~

La prière compte pour l’islam parmi les plus importantes pratiques liées à la foi. Elle est aussi en général l’une des dévotions les plus universellement partagées.

La prière canonique est obligatoire pour tout musulman en âge de prier. C’est l’acte par excellence qui manifeste le choix d’adorer Dieu et de se détourner de l’adoration de tout autres qui conduit à l’égarement.

Cette pure prière n’est autre que l’affirmation de l’unicité de Dieu, correspond à la nature originelle de l’homme dont elle est comme le prolongement naturel et forme le culte immuable de la religion originelle elle-même immuable, comme l’indique le texte coranique :

« Acquitte-toi des obligations de la Religion en vrai croyant et selon la nature que Dieu a donné aux hommes en les créant. Il n’y a pas de changement dans la création de Dieu. Voici la religion immuable : mais la plupart des hommes ne savent rien » (30,30)

Il existe encore d’autres types de prières pour des moments particuliers comme ;
La prière lorsque l’on a peur (salât al-khawf)
La prière lorsque se produit une éclipse (salât al-kusûf)
La prière pour demander de la pluie (salât al-istisqâ’) comparable à la prière des deux fêtes avec leur double sermon et avec des rites supplémentaires spécifiques.

La prière funéraire (salât al-janâza) est obligatoire et collective. Cette prière est particulière car on ne l’accomplit qu’en étant debout (les autres se font également debout mais avec inclinaisons et prosternations). L’imâm tourné en direction de La Mecque, le mort devant lui, les fidèles derrière. Cette prière est faite à haute voix et se divise en quatre partie dont chacune d’elle contient des formules spécifiques.



~ III. L’Aumône (La Zakat) ~

Le troisième pilier de l’Islam est l’aumône ou la Zakat qui comporte le double sens de purification et d’accroissement. C’est le fait de donner une partie de ses biens aux plus démunis et aux nécessiteux.

L’aumône dans son sens le plus général d’acte charitable apparait comme le premier devoir après la foi en Dieu et avant l’accomplissement des rites : « La piété n’est pas de vous tourner vers l’orient et l’occident, mais la piété, c’est celui qui croit en Dieu, dans le Jour dernier, les Anges, le Livre et les prophètes qui, en dépit de l’attachement aux biens, les donne aux proches, aux orphelins, aux pauvres, aux voyageurs, aux mendiants et aux esclaves qui se rachètent, qui accomplit la prière et verse l’aumône légale » (2,177).

Une graine donne sept épis contenant chacun cent grains ; image de la multiplication dans l’au-delà d’une aumône effectuée. Plus une aumône est discrète, plus son mérite est grand car rien n’échappe à la science divine.

« Joie et protection lors de la Résurrection sont promises à ceux qui dépensent leurs biens nuit et jour, en secret et ouvertement » (2,274).

La dépense des biens est avant tout un don que l’homme fait à sa propre âme en la protégeant contre l’avarice. Le Coran met au jour l’attachement profond de l’homme à la possession des bien et l’appel à dépasser sa réticence à la dépense. Le Coran ne précise pas la nature de l’aumône qui peut être de l’argent, de la nourriture ou toute sorte de don. L’attitude charitable est l’un des enseignements les plus fondamentaux du texte coranique.



~ Le Ramadan (Le Siam) ~

1. Présentation:

Le ramadan, dans l’islam, est le neuvième mois du calendrier lunaire islamique, mais également mois saint de jeûne (le sawm) qu’observe tout musulman pratiquant, adulte et en bonne santé. Le Siam (Jeûne) n'est nullement une innovation de l'Islam et tous les Livres précédents l'ont prescrits. Il n'est pas non plus une pratique de mortification ni une négation des droits du corps. C'est simplement une façon de rompre la routine de nos besoins et de rééduquer, par là même, et notre volonté et nos organes. Comme on est seul, après Dieu, observateur de ses actes, cela nous apprend davantage à accomplir un sacrifice dans le désintéressement le plus sincère.

Outre la rééducation de nos organes, le siam, en faisant appel à nos réserves, libère ces organes de la graisse qui étouffe et rajeunit nos réserves. De plus, l'acide chlorhydrique et la bile qui continuent par la force de l'habitude à se déverser dans le tube digestif ne sont pas affaiblis par l'effet tampon et l'action absorbante des aliments. Ils détruisent ainsi bon nombre de bactéries parasites et nocives, desquament les vieilles cellules intestinales, et décapent les parois digestives.

Le siam abaisse aussi le taux du sucre sanguin et provoque une déshydratation du corps, donc un allègement du travail du coeur.



2. Le ramadan, une dévotion coranique:

Quatrième des cinq piliers de l’islam, le ramadan est défini dans la deuxième sourate du Coran (« La Génisse », II, 183-185 et 187). D’après le texte, le jeûne du ramadan a été instauré afin que les croyants puissent cultiver leur piété ; le choix s’est porté sur ce mois particulier car c’est le mois durant lequel le prophète Mahomet a reçu la première des révélations divines (« L’Appel, al-Qurân, est descendu au mois de Ramadân », II, 185).



3. Le rituel du jeûne

Le jeûne commence à la nouvelle lune du mois de ramadan et se termine à la nouvelle lune du mois de chawwal. Pendant la période du ramadan, le jeûne débute chaque jour à l’aube pour s’achever au crépuscule. Durant ce laps de temps, il est interdit aux musulmans d’ingérer tout aliment, toute boisson, d’avoir des rapports intimes ou mauvais caractère. Si le jeûne diurne est obligatoire, la veillée est pour sa part recommandée. Chaque nuit en effet, lors de la rupture du jeûne, sont généralement récitées des prières rituelles, composées de longs passages du Coran. Un repas (iftar) est servi après le coucher du soleil, un autre (sahur) étant pris le plus tard possible, avant l’aube et la reprise du jeûne.

C’est le mois de la patience, et la récompense de la patience est le Paradis.

Cependant, le ramadan ne peut être réduit à un simple jeûne : cet exercice spirituel est une mise en condition pour une réflexion intérieure et une dévotion envers Dieu (Allah en arabe). Selon Bayhaqi, pieux musulman du Xème siècle, « C’est le mois de la patience, et la récompense de la patience est le Paradis. C’est le mois du don. C’est un mois dans lequel les ressources du croyant augmentent. Un mois dont le début est miséricorde, dont le milieu est pardon et la fin affranchissement du feu de l’Enfer. » (Bayhaqi, Anthologie du renoncement).



4. Festivités du ramadan:

1. La « nuit du destin »

La nuit du 26e au 27e jour du mois de ramadan — pendant laquelle est survenue la première révélation divine — est appelée Lailat al-Qadr, « nuit du destin ». Selon le Coran (sourate XCVII, « La Puissance »), c’est au cours de cette nuit que Dieu a défini la course du monde pour l’année à venir.


2. La « rupture du jeûne »


La célébration de la fin du Ramadan, les membres de la tribu de Bédouins tarabin, en Égypte, préparent le repas pour une fête de trois jours qui marque la fin du Ramadan, le mois saint de jeûne ordonné par le Coran à tous les musulmans adultes. Le jeûne du lever au coucher du soleil commence à la nouvelle lune du mois du ramadan et se termine à la nouvelle lune du mois de chawwal.

Les trois jours suivant la fin du ramadan — appelés l’Aïd el-Fitr, « rupture du jeûne » (de l’arabe Aïd « fête », et Fitr « rupture ») — sont célébrés par des prières et des festivités particulières.



~ V. Le Pèlerinage à la Mecque (Le Hadj) ~

Le hadj, dans l'islam, est le principal pèlerinage à La Mecque (en Arabie Saoudite). Considéré comme un devoir dans le Coran, le hadj est l'un des cinq piliers de l'islam (en arabe, arkan). Tous les musulmans adultes, hommes et femmes, doivent effectuer le hadj au moins une fois dans leur vie, s'ils en ont les moyens physiques et économiques. Contrairement au « petit pèlerinage » (oumra) à La Mecque, qui peut être effectué n'importe quand, le hadj ne peut avoir lieu qu'une fois dans l'année : les premières cérémonies commencent le 10e mois lunaire et se poursuivent entre le 9 et le 12 dhu al-Hijja (12e mois).



Seuls les musulmans sont autorisés à pénétrer dans les lieux saints de La Mecque, Mina, Muzdalifa, Médine et Arafat. Avant d'atteindre La Mecque, les pèlerins doivent accéder à un état de pureté rituelle, en effectuant des ablutions et en revêtant la ihram, un voile blanc sans couture, conservé par la suite par les pèlerins pendant toute leur vie et qui leur sert de linceul à leur mort. Pendant cet état de pureté, certains actes, tels que les rapports conjugaux, sont interdits aux pèlerins. Arrivé à La Mecque, le pèlerin effectue un ensemble de rites individuels, dont faire sept fois le tour (tawaf) de la Kaaba, « la première maison des hommes », rebâtie par Abraham et dont la pierre blanche apportée par l'archange Gabriel se noircit du péché des hommes (Pierre noire).


Ces cérémonies forment le « petit pèlerinage » et peuvent être effectuées à tout moment de l'année. Le grand pèlerinage, le hadj, commence le 10e mois lunaire par les cérémonies individuelles que nous venons de citer et se poursuit par des cérémonies collectives, entre le 9e et le 12e jour du mois de dhu al-Hijja. Tous les pèlerins s'arrêtent, entre midi et le coucher du soleil, dans une vallée face au mont Arafat, puis se rendent à Mina où ont lieu la lapidation symbolique du démon et le sacrifice de moutons et de chèvres. Lorsque les musulmans ont effectué le hadj, ils sont autorisés à porter le titre de « Hadj ». Durant la première moitié du XXe siècle, quelque 30 000 musulmans ont effectué le pèlerinage à La Mecque chaque année ; aujourd'hui, le nombre de pèlerins est proche de 3 millions.


Par Grigán et Brolly
Mis en ligne le 22/02/2009

Introduction à la prière musulmane : Al-Salat

Le Prophète Mahomet, que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui, fût commandée de dire à sa communauté de prier cinq fois par jour. L'Ange Gabriel, que la paix soit sur lui, lui montra comment procéder et les musulmans font la prière exactement de la même manière qu'il lui a été montré. La première étape est la purification.



~ IQAMA - SIGNAL DU DEBUT DE LA PRIERE ~

Il doit être récité à voix haute avant chaque prière obligatoire et en Arabe.

1) ALLAHOU AKBAR
ALLAHOU AKBAR
Allah est le plus grand.
Allah est le plus grand.

2) ACH-HADOU AN LA ILAHA ILLA'LLAH J'atteste qu'il n'y a de Dieu qu'Allah.

3) ACH-HADOU ANNA
MOUHAMMADAN RASOULOULLAH
J'atteste que Mahomet est le messager d'Allah.

4) HAYYA 'ALA'S-SALA Accourez à la prière.

5) HAYYA 'ALA'L-FALAH Accourez au succès.

6) QAD QAMATI'S-SALA La prière est imminente.

7) ALLAHOU AKBAR
ALLAHOU AKBAR Allah
est le plus grand.
Allah est le plus grand.

8) LA ILAHA ILLA'LLAH Il n'y a de Dieu qu'Allah.



~ ADHANE - L'APPEL A LA PRIERE ~

Il est obligatoire seulement dans la mosquée. Sinon il est facultatif. Il doit être récité en Arabe.

1) ALLAHOU AKBAR
ALLAHOU AKBAR
Allah est le plus grand.
Allah est le plus grand.

2) ACH-HADOU AN LA ILAHA ILLA'LLAH
ACH-HADOU AN LA ILAHA ILLA'LLAH
J'atteste qu'il n'y a de Dieu qu'Allah.
J'atteste qu'il n'y a de Dieu qu'Allah.

3) ACH-HADOU ANNA
MOUHAMMADAN RASOULOULLAH
ACH-HADOU ANNA
MOUHAMMADAN RASOULOULLAH
J'atteste que Mouhammad est
le messager d'Allah.
J'atteste que Mouhammad est
le messager d'Allah.

4) HAYYA 'ALA'S-SALAH
HAYYA 'ALA'S-SALAH
Accourez à la prière.
Accourez à la prière.

5) HAYYA 'ALA'L-FALAH
HAYYA 'ALA'L-FALAH
Accourez au succès.
Accourez au succès.

6) ALLAHOU AKBAR
ALLAHOU AKBAR
Allah est le plus grand.
Allah est le plus grand.

7) LA ILAHA ILLA'LLAH Il n'y a de Dieu qu'Allah.



~ ROUSL-PURIFICATION MAJEURE ~

Laver le corps tout entier est nécessaire dans les cas suivants:

~ écoulement séminal.
~ relations sexuelles.
~ cessation des règles.
~ cessation des lochies.
~ après une naissance.


D'abord exprimer l'intention de purifier le corps et puis dire : BISMILLAH.

Ensuite laver les parties privées.
Puis faire les ablutions normalement.
Ensuite laver la tête et le cou 3 fois, en faisant bien
attention que l'eau pénètre à la racine des cheveux et de la barbe.
Ensuite laver le côté droit du corps puis le côté gauche,
puis la jambe droite et la jambe gauche.
Chaque partie du corps doit être frictionnée avec de l'eau.
Après avoir fini, lever l'index de la main droite et dire la Chahada.


Si Rousl est nécessaire, vous devez le faire
avant la prochaine prière obligatoire. Si c'est impossible, alors purifiez-vous avec tayammoum pour la prière
jusqu'à ce que vous puissiez faire Rousl.


Les autres situations où il est recommandé de faire Rousl
sont les suivantes : quand on devient musulman
et avant la prière du vendredi.



~ TAYAMMOUM - PURIFICATION AVEC DE LA TERRE ~

S'il n'y a pas d'eau ou si l'eau est nuisible à votre santé,
vous pouvez avoir recours à tayammoum (ablutions sèches).
Exprimer intérieurement l'intention de se purifier en faisant
tayammoum pour la prière qui va suivre.


Dire : BISMILLAH.
Tapoter fermement la terre avec les deux mains.
Souffler l'excès de poussière.
Essuyer complètement le visage avec les deux mains.
Tapoter la terre à nouveau.
Essuyer les mains et les avant-bras jusqu'aux coudes une fois,
en commençant par le côté droit puis gauche.
Lever l'index de la main droite et dire la chahada (attestation de foi).
Tayammoum peut aussi être fait en utilisant une pierre plate
à la place de la terre sèche.
Tayammoum est équivalent aux ablutions avec l'eau sauf que
tayammoum doit être fait immédiatement
avant chaque prière obligatoire.



~ACTES QUI ANNULENT LES ABLUTIONS ~

Les actes qui annulent les ablutions sont les suivantes:

~ urines.
~ selles.
~ gaz.
~ profond sommeil.
~ toucher de ses organes sexuels.
~ contact sexuel avec son partenaire.
~ perte de conscience.


Si vous n'êtes pas sûr d'avoir vos ablutions, renouvelez-les.

Vous devez avoir vos ablutions pour prier
ou pour toucher le Qur'an en arabe.
Remarques : Toujours prendre l'eau avec la main droite.
Ne pas gaspiller l'eau même s'il y en a beaucoup.
Etre rapide mais consciencieux.
Après être allé aux toilettes, les parties privées doivent être
soigneusement nettoyées avec de l'eau contre toutes formes
d'impuretés pour que les ablutions soient valables.



~ WOUDOU - ABLUTIONS ~

Avant chaque prière, chaque musulman(e) doit se purifier comme suit :

1) Intention: Avoir l'intention de faire les ablutions et dire, BISMILLAH (au nom d'Allah).

2) Mains: Laver ses deux mains jusqu'aux poignets 3 fois.

3) Bouche: Rincer 3 fois avec de l'eau.

4) Nez: Aspirer l'eau par le nez puis l'en sortir 3 fois.

5) Visage: Avec de l'eau frictionner avec minutie utilisant les deux mains 3 fois.

6) Avant-bras: Frictionner vigoureusement avec de l'eau jusqu'aux coudes en les incluant,
d'abord le côté droit puis le côté gauche, en étant sûr que l'eau va entre les doigts.
Faire ceci 3 fois pour chaque bras.

7) Tête: Passer les mains mouillées sur la tête, du front jusqu'à la nuque
et les ramener à nouveau jusqu'au front une fois.

8) Oreilles: Mouiller pouces et index et frictionner à l'intérieur et l'extérieur des oreilles, une fois.

9) Pieds: Frictionner avec de l'eau tout le pied, incluant les chevilles en commençant par le côté droit.
Faire ceci 3 fois pour chaque pied.

10) Chahada: Lever l'index de la main droite et dire,
ACH-HADOU AN LA ILAHA ILLA'LLAH J'atteste qu'il n'y a de dieu qu'Allah.
WA ACH-HADOU ANNA MOUHAMMADAN RASOULOU'LLAH Et j'atteste que Mahomet est le Messager d'Allah.


Par Grigán et Brolly
Mis en ligne le 22/02/2009

Les 40 Rabanas

Ce sont des invocations extraites du Coran. Elles peuvent être récitées, à certains moments de la journée.


1. Rabbanâ taqabbal minnâ innaka anta s-samî'ul-l-'alîm
Signification : Seigneur, accepte notre œuvre. Toi qui entends et sais tout! Coran 2/122

2. Rabbanâ wa j'alnâ muslimîna laka wa min dhurriyyatinâ ummatan m-muslimatan l-laka wa arinâ manâsikanâ wa tub 'alaynâ innaka anta t-tawwâbu r-rahim.
Signification: Seigneur, fais que nous soyons soumis à Ta volonté, fais que notre postérité soit un peuple résigné à Ta volonté, enseigne-nous les rites sacrés, et accepte notre repentir, car Tu aimes à agréer la pénitence et Tu es Miséricordieux ! Coran 2/128

3. Rabbanâ âtinâ fi d-dunyâ hassanatan w-wa fî-l-âkhirati hasanatan w-waqinâ 'adhâba n-nâr
Signification: Seigneur, donne-nous une belle part dans ce monde et une belle part dans l'Autre, et préserve-nous du châtiment du feu! Coran 2/201

4. Rabbanâ afrigh 'alaynâ sabran w-wa thabbit aqdâmanâ wa nçurnâ 'alâ-l-qawmi-l-kâfirîn.
Signification: Seigneur, arme-nous de patience, affermis nos pas et donne-nous la victoire sur ce peuple infidèle ! Coran 2/250

5. Rabbanâ là tu'âkhidhnâ in n-nasînâ aw akhta'nâ.
Signification: Seigneur, ne nous punis pas pour des fautes commises par oubli ou par erreur ! Coran 2/286

6. Rabbanâ wa là tahmil 'alaynâ isran kamâ hamaltahu 'alâ l-ladhîna minqablinâ.
Signification: Seigneur, ne nous impose pas le fardeau que Tu savais imposé à ceux qui ont vécu avant nous ! Coran 2/286

7. Rabbanâ wa là tuhammilnâ ma là tâqata lanâ bihi wa 'fu 'annâ wa ghfir lanâ wa rhamnâ anta mawlânâ fa-nsurnâ 'alâ-l-qawmi-l-kâfirîn.
Signification: Seigneur, ne nous charge pas de ce que nous ne pouvons supporter. Efface nos pêchés, pardonne les nous, aie pitié de nous ! Tu es notre Maître ! Donne-nous la victoire sur les infidèles ! Coran 2/286

8. Rabbanâ là tuzigh qulûbanâ ba'da idh hadaytanâ wa hab lanâ min ladunka rahmatan innaka anta-l-wahhâb.
Signification: Seigneur ! ne fais pas dévier nos coeurs après que tu nous as guidés ! Accorde-nous Ta miséricorde, car Tu es le Dispensateur Suprême. Coran 3/8

9. Rabbanâ innaka jâmi'u n-nâsi li-yawmin l-lâ rayba fîhi inna l-lâha là yukhlifu-l-mî'âd.
Signification: Seigneur ! Tu rassembleras le genre humain dans un jour au sujet duquel il n'y a point de doute ! Certes, Allah ne manque point à Ses promesses ! Coran 3/9

10. Rabbanâ innanâ âmannâ fa-ghfir lanâ dhunûbanâ wa qinâ 'adhâba n-nâr.
Signification: Seigneur, nous avons cru ; pardonqe-nous nos péchés et préserve-nous du châtiment feu ! Coran 3/16

11. Rabbanâ âmannâ bi-mâ anzalta wa t-taba'nâ r-rasûla fa-ktubnâ ma'a-shâhidîn.
Signification: Seigneur, nous croyons à ce que Tu as révêlé, et nous suivons le Prohète ! Inscris-nous au nombre de ceux qui témoignent ! Coran 3/53

12. Rabbanâ ghfir lanâ dhunûbanâ wa isrâfanâ fî amrinâ wa thabbit aqdâmanâ wa nsurnâ 'alâ-l-qawmi-l-kâfirîn.
Signification: Seigneur, pardonne-nous nos péchés et nos excès. Affermis nos pas et accorde-nous la victoire sur les infidèles ! Coran 3/147

13.Rabbanâ ma khalaqta hâdhâ bâtilan subhânaka fa-qinâ 'adhâba n-nâr.
Signification: Seigneur, Tu n'as pas créé tout cela en vain (l'univers) ! Gloire à Toi ! Préserve-nous du châtiment du Feu ! Coran 3/191

14. Rabbanâ innaka man tudkhili n-nâra fa-qad akhzaytahu wa ma li-z-zâlimîna min ansâr.
Signification: Seigneur, celui que Tu précipites en enfer tombe dans l'ignominie, les pervers ne pourront compter sur aucun secours! Coran 3/192

15. Rabbanâ innanâ sami'nâ munâdiyan y-yunâdî li-l-îmâni an âminû birabbikum fa-âmannâ.
Signification: Seigneur, nous avons entendu l'homme qui appelait ; il nous appelait à la Foi, il criait: «Croyez en Dieu», et nous avons cru ! Coran 3/193

16. Rabbanâ fa-ghfir lanâ dhunûbanâ wa kaffir 'annâ sayyi'âtinâ wa 'tawaffanâ ma'a-l-abrâr.
Signification: Seigneur, pardonne-nous nos fautes, efface nos péchés, et fais que nous mourions avec les gens charitables Coran 3/193

17. Rabbanâ wa âtinâ ma wa'adtanâ 'alâ rusulika wa là tukhzinâ yawma-l- qiyâmati, innaka là tukhlifu-l-mî'âd.
Signification: Seigneur, donne-nous ce que Tu as promis par l'intermédiaire de Tes Messagers ! Fais que nous ne soyons pas humiliés au jour de la résurrection, Toi qui ne manques jamais à Tes promesses ! Coran 3/194

18. Rabbanâ âmannâ fa-ktubnâ ma'a sh-shâhidîn.
Signification: Seigneur, nous croyons ! Inscris-nous au nombre de ceux qui témoignent ! Coran 5/83

19. Rabbanâ anzil 'alaynâ mâ'idatan mina s-samâ'i takûnu lanâ 'îdan li-awwalinâ wa âkhirinâ wa âyatan m-minka wa rzuqnâ wa anta khayru r-râziqîn.
Signification: Seigneur, fais-nous descendre une table du ciel ; qu'elle soit un festin pour le premier et le dernier d'entre nous, et un signe de Ta puissance ! Nourris-nous, car Tu es le meilleur Nourrisseur ! Coran 5/114

20. Rabbanâ dalamnâ anfusanâ wa in l-lam taghfir lanâ wa tarhamnâ la-nakûnanna mina-l-khâsirîn.
Signification: Seigneur, nous sommes coupables ! Si Tu ne nous pardonnes pas et si Tu n'as pas pitié de nous, nous sommes perdants ! Coran 7/23

21. Rabbanâ là taj'alnâ ma'a-l-qawmi dâlimîn.
Signification: Seigneur, ne nous place pas avec les injustes ! Coran 7/47

22. Rabbanâ ftah baynanâ wa bayna qawminâ bi-l-haqqî wa anta khayru-l-fâtihîn.
Signification: Seigneur, tranche entre nous et notre peuple. Tu es le meilleur des arbitres ! Coran 7/89

23. Rabbanâ afrigh 'alaynâ sabran wa tawaffanâ muslimîn.
Signification: Seigneur, Déverse sur nous l'endurance et fais nous mourir entièrement soumis ! Coran 7/126

24. Rabbanâ là taj'alnâ fitnatan l-li-l-qawmi z-zâlimîna wa najjinâ bi- rahmatika mina-l-qawmi-l-kâfirîn.
Signification: Seigneur, ne fais pas de nous une cible pour les persécutions des injustes ! Par Ta miséricorde, protège-nous des infidèles ! Coran 10/85-86

25. Rabbanâ innaka ta'lamu mâ nukhfî wa mâ nu'linu wa mâ yakhfâ 'alâl-lâhi min shay'in fî-l-ardi wa là fî s-samâ'.
Signification: Seigneur, Tu sais ce que nous dissimulons et ce que nous montrons ! Pour Dieu, il y a rien de caché dans les Cieux et sur la Terre ! Coran 14/38

26. Rabbi jahalni muqima ssalati wamin durriyyati, Rabbanâ wa taqabbal du'â'i.
Signification: O mon Seigneur ! Fais que j'accomplisse assidûment la Salat ainsi qu'une partie de ma descendance; exauce ma prière, ô notre Seigneur Coran 14/40

27. Rabbanâ ghfir lî wa li-wâlidayya wa li-l-mu'minîna yawma yaqûmu-l- hisâb.
Signification: Seigneur, pardonne-moi, ainsi qu'à mes parents (père et mère) et aux croyants, au jour du Jugement ! Coran 14/41

28. Rabbanâ âtinâ min l-ladunka rahmatan w-wa hayyi' lanâ min amrinâ rashadâ.
Signification : Seigneur, accorde-nous Ta miséricorde et assure-nous la droiture de notre conduite. Coran 18/10

29. Rabbanâ innanâ nakhâfu an y-yafruta 'alaynâ aw an y-yatghâ.
Signification: Seigneur, nous craignons qu'il n'use de violence envers nous, ou qu'il ne commette des impiétés ! Coran 20/45

30. Rabbunâ l-ladhî a'tâ kulla shay'in khalqahu thumma hadâ.
Signification: Notre Seigneur est Celui qui a donné à chaque chose sa forme, puis Il l'a guidée ! Coran 20/50

31. Rabbanâ âmannâ fa-ghfir lanâ wa rhammâ wa anta khayru r-râhimîn.
Signification: Seigneur, nous croyons en Toi, pardonne nous, fais-nous miséricorde, Tu es le plus miséricordieux ! Coran 23/109

32. Rabbanâ srif 'annâ 'adhâba jahannama inna 'adhâbahâ kâna gharâman inahâ sâ'at mustaqarran w-wa muqâmâ.
Signification: Seigneur, éloigne-nous du supplice de l'enfer, qui est vraiment le plus atroce des supplices, ainsi qu'un mauvais lieu pour y séjourner et pour s'y arrêter ! Coran 25/65-66

33. Rabbanâ hab lanâ min azwâjinâ wa dhurriyyâtinâ qurrata a'yunin-waj'alnâ li-l-muttaqîna imâmâ.
Signification: Seigneur, fait que la vue de nos épouses et de nos enfants nous remplit de joie ! Et fais que nous marchions à la tête des pieux ! Coran 25/74

34. Rabbanâ la-ghafûrun shakûr.
Signification : Notre Seigneur est indulgent et reconnaissant ! Coran 35/34

35. Rabbanâ wasi'ta kulla shay'in r-rahmatan wa 'ilman fa-ghfir li ladhîna tâbû wa t-taba'û sabîlaka wa qihim 'adhâba-l-jahîm.
Signification: Seigneur, Tu embrasses tout de Ta miséricorde et de Ta science, pardonne à ceux qui se repentent et suivent Ton sentier ! Préserve-les du supplice de l'enfer ! Coran 40/7

36. Rabbanâ wa adkhiihum jannâti 'adnin al-latî wa'adttahum wa man salaha min âbâ'ihim wa azwâjihim wa dhurriyyâtihim innaka anta-l-'azizu-l-hakîmu, wa qihimu s-sayyi'âti wa man taqi s-sayyi'âti yawma'idhin fa-qad rahimtah wa dhâlika huwa-l-fawzu-l-'azîm.
Signification: Seigneur, introduis-les dans les jardins d'Éden que Tu leur as promis, ainsi que leurs parents, leurs épouses et leurs enfants vertueux ! Tu es le Puissant, le, Sage ! Préserve-les du mal ! Tu auras pitié de celui qui se gardera des mauvaises actions, et c'est un bonheur immense ! Coran 40/8-9

37. Rabbanâ ghfir lanâ wa li-ikhwâninâ l-ladhîna sabaqûnâ bi-l-îmâni wa lâ taj' al fî qulûbinâ ghillan l-li-l-ladhîna âmanû rabbanâ innaka ra'ûfun r-rahîm.
Signification: Seigneur, pardonne-nous et pardonne à nos frères qui nous ont devancés dans la Foi, et ne mets point dans nos cœurs de rancune contre ceux qui croient! Seigneur, Tu es compatissant et miséricordieux! Coran 59/10

38. Rabbanâ 'alayka tawakkalnâ wa ilayka anabnâ wa ilayka-l-masîr.
Signification: Seigneur, nous mettons notre confiance en Toi, nous revenons à Toi. C'est à Toi que tout aboutit ! Coran 60/4

39. Rabbanâ là taj'alnâ fitnatan l-li-l-ladhîna kafarû wa ghfir lanâ rabbanâ innaka anta-l-'azîzu-l-hakîm.
Signification: Seigneur, ne nous induis pas en tentation pour ceux qui ne croient pas ! Pardonne-nous, Tu es puissant et sage ! Coran 60/5

40. Rabbanâ atmim lanâ nûranâ wa ghfir lanâ innaka 'alâ kulli shay'in' qadîr.
Signification: Seigneur, rends parfaite notre lumière, et pardonne-nous ! Tu es Tout-Puissânt ! Coran 66/5


Par Grigán
Mis en ligne le 22/02/2009

Lieux Saints de l'Islam


~ Médine ~

Médine (en arabe al-Madina ou Madinat al-Nabi) est la ville du Prophète Mahomet. Elle était aussi connue sous le nom de Yathrib depuis l’Antiquité.

Médine est surtout une ville sainte de l’islam, où des milliers de pèlerins viennent, chaque année, se recueillir sur le tombeau du prophète Mahomet, qui repose dans la mosquée du Prophète (qui date du début VIIe siècle), dans la partie orientale de la ville. La mosquée contient également les tombes de la fille de Mahomet, Fatima, et d’Umar Ier, second calife orthodoxe de l’Empire musulman.





~ La Mecque (Makkah) ~

« La première Maison qui a été édifiée pour les gens, c'est bien celle de Bakka (la Mecque) bénie et une bonne direction pour l'univers. Là sont des signes évidents, parmi lesquels l'endroit où Ibrahim s'est tenu debout ; et quiconque y entre est en sécurité. Et c'est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens, d'aller faire le pèlerinage de la Maison. Et quiconque ne croit pas... Allah Se passe largement des mondes » [Sourate 3 - Versets 96- 97].

Cette ville voit la naissance de Mahomet. Il rencontre peu d'adhésion de la part de la majorité de ses concitoyens païens, alors qu'il était considéré comme l'un des plus nobles et respectés parmi eux. Ceux-ci le chassent et il doit s'exiler à Yathrib en 622 au cours d'un évènement qui va créer le nouveau genre de datation : l'Hégire. Après des campagnes militaires victorieuses et un grand nombre de conversions, Mahomet revient en 630 à La Mecque. Les mecquois se convertissent alors en nombre à la nouvelle religion monothéiste sans combat.

Les deux principales branches de l'Islam, sunnite et chiite, considèrent cette ville comme sainte, puisqu'elle est la ville natale du prophète de l'Islam et se rapporte à la période d'avant le schisme.

Dans cette ville se trouve la Ka'bah (qui signifie « cube »), au cœur de la mosquée Masjid Al-Haram, ce qui en fait la ville la plus sacrée de l'Islam. C’est le lieu d'adoration par excellence que Dieu a fait construire par Abraham et Ismael il y a plus de quatre mille ans. Le bâtiment fut construit en pierre sur ce que beaucoup pensent être le site originel d'un sanctuaire établit par Adam lui-même. Dieu a commandé à Abraham de sommer toute l'humanité de visiter ce lieu, et quand les pèlerins vont à La Mecque aujourd'hui, on peut les entendre répéter « A Ton service, Ô Seigneur » en réponse à l'ordre de Dieu.

Le pèlerinage à La Mecque (Hadj) est, pour tout musulman, un des piliers de sa Foi. A la fin, chaque musulman peut se faire « Hadj » ou le placer devant son prénom (exemple : Hadj Ibrahim).



~ Le Dôme du Rocher ~

Le Dôme du Rocher se situe à Jérusalem, en sainte terre de Palestine. Attention, le Dôme du Rocher n'est pas à confondre avec la mosquée Al-Aqsa qui est mentionnée dans le Coran. Celle-ci fut, à de nombreuses reprises, détruites et reconstruites. Le dôme du Rocher, second lieu sacré musulman après la Kaaba de La Mecque, est, pour l'essentiel, tel qu'il était lorsque le calife Abd al-Malik en termina la construction dans les années 690 (une inscription commémore son œuvre), bien que le toit ait été refait à de nombreuses reprises.

Le site est sacré puisque c'est à partir de cet endroit que Mahomet monta au Ciel pour y recevoir les commandements de Dieu.


Par Grigán
Mis en ligne le 22/02/2009

Les Fêtes


~ Présentation ~

En Islam, il existe deux fêtes annuelles qui sont Aid fitr qui marque la fin du ramadan et Aid Atha: qui a lieu à la fin du pèlerinage à La Mecque et qui commémore le sacrifice d'Abraham. Toutes les autres fêtes sont des innovations introduites en Islam et qui n'existaient pas du temps du prophète Mohammed.

A quelques exceptions près, la célébration se déroule de la même façon pour ces deux fêtes : prière, échanges de vœux, repas pris en commun, visites chez les parents et chez les voisins. En fait c’est la communion du fidèle avec la communauté.

Ce calendrier musulman suit des cycles lunaires ; on ne peut donner de correspondances de dates avec le calendrier grégorien.





~ Les Fêtes ~

1. Muharram

Le nouvel an/jour de l'Hégire : la date choisie pour le nouvel an islamique célèbre le départ de Mohammed de la Mecque pour Médine, en 622.


2. Rabi I

La naissance du prophète : pendant le mois de Rabi I on célèbre la naissance de Mohammed en 570 et toute sa vie.


3. Chabân

Laila Al- Bar'h / la nuit du pardon : A cette date les musulmans doivent se pardonner mutuellement tous leurs griefs pour se préparer au Ramadan.


4. Ramadan

Le ramadan : neuvième mois lunaire du calendrier islamique, c'est un mois de jeûne, une des institutions les plus populaires de l'Islam.
C'est un mois sacré pour les musulmans parce que le Coran a été révélé ce mois-là. Le jeûne pendant la journée est absolu, ni liquides, ni aliments solides. Le jeûne du Ramadan est un des cinq piliers de l'Islam. Il a pour buts à la fois de montrer sa maîtrise de soi pour Dieu, d'accepter la faim en union avec les pauvres et de souder la communauté. C'est un mois commémoratif où l'enseignement religieux et les prières spéciales, le soir, à la mosquée, sont particulièrement importants. La fin de la journée de jeûne, au coucher du soleil, donne lieu à des fêtes. Le jeûne recommence au lever du soleil.
'Id- Al- Fitr marque la rupture du jeûne.
Lailat al qadr/ la nuit du destin : célébration de la révélation du Coran à Mohammed.


5. Chawwal

‘Id al-Fitr/Petite Fête : c'est la date de fin du Ramadan, une grande explosion de joie. Après la prière tôt à la mosquée, la famille, les voisins, les amis échangent des cadeaux et partagent des repas festifs. Dans de nombreux pays musulmans, les croyants se rendent au cimetière sur la tombe de leurs proches.


6. Dhoul-Hijja

C'est le mois du pèlerinage (hajj) à la Mecque.
Aid al-Adha ou Aïd le-Kébir/la fête du sacrifice : elle dure 4 jours, est célébrée dans le monde entier et indique la fin du pèlerinage à la Mecque ; on sacrifie des animaux.


Par Grigán et Brolly
Mis en ligne le 22/02/2009

Les 70 péchés de l'Islam

Le péché est un acte par lequel une loi ou une pratique religieuse est transgressée.

Dans l'islam, le péché cardinal est l'orgueil : l'Homme viole l'unité de la création en faisant preuve d'autonomie et en se révoltant contre l'ordre divin ; il s'écarte ainsi du but essentiel de l'Homme, qui est de servir Dieu et de lui obéir. Bien que l'islam trouve sa genèse dans la tradition judéo-chrétienne, le Coran réfute spécifiquement la doctrine chrétienne du péché originel, affirmant que Dieu pardonna à Adam sa désobéissance dans le jardin d'Éden. Pourtant, l'Homme est faillible et a tendance à ne pas respecter les limites imposées par Dieu. Il aspire à devenir Dieu, surtout lorsqu'il est tenté par Satan. Dans l'islam, le péché est donc considéré comme la conséquence de la faiblesse humaine et non comme un état de corruption héréditaire. Les prophètes envoyés par Dieu pour témoigner de ses desseins et ramener l'humanité dans le droit chemin est une preuve de l'éternelle tendance de l'Homme à choisir l'erreur. L'incroyance est donc l'expression coupable de l'orgueil : le terme arabe désignant l'incroyant, kafir, signifie littéralement « ingrat ». Le cœur de l'incroyant est fermé à la vérité de Dieu. Mais un repentir honnête peut ramener le pénitent à un état pur, sans péché, car Dieu est toujours miséricordieux. Le repentir s'exprime par la conversion à la vérité.

La doctrine islamique affirme que le péché est puni par Dieu, juge parfait de toute chose. Le jugement final des péchés aura lieu le jour du Jugement dernier et les pécheurs seront condamnés à brûler dans les flammes éternelles de l'enfer.



Voici la liste complète des péchés pour l’Islam :

1- Le polythéisme : le plus grave

2- Le meurtre

3- La magie

4- La négligence de la prière

5- La non acquisition de l'aumône

6- La rupture du jeûne, lors du mois de Ramadan, sans excuse valable (maladie, voyage.)

7- La négligence du pèlerinage alors qu'on est matériellement en mesure de le faires

8- L'ingratitude envers son père ou sa mère

9- Le refus d'aider des parents proches dans le besoin

10- L'adultère

11- L'homosexualité

12- L'usure

13- L'oppression d'un orphelin, et le détournement de ses biens

14- L'invention de mensonges sur Dieu et son messager

15- La fuite du combat lors de la guerre sainte

16- Le gouvernement injuste, qui ne suit pas les prescriptions de l'Islam

17- L'orgueil, la magnificence

18- Le faux témoignage

19- La consommation de boissons alcoolisées, la toxicomanie en général (haschich compris)

20- Le jeux de hasard

21- La calomnie des femmes mariées

22- La fraude, devant le trésor public ou avec les biens des aumônes

23- Le vol

24- Le banditisme de grand chemin, le gangstérisme

25- Le faux serment

26- L'injustice en général, le fait de ne pas suivre la charia (les lois de l'islam)

27- La dîme, pratique strictement interdite de ceux qui prélevaient un dixième du montant des marchandises lors du passage d'un village, d'un pont.

28- L'acquisition de biens par des moyens illicites : faux serment, vol, escroquerie, jeu de hasard.

29- Le suicide

30- Le mensonge

31- Le jugement non conforme aux révélations de Dieu

32- Le pot-de-vin

33- L'imitation des femmes par des hommes, et réciproquement, le travestisme et, a fortiori, le transsexualisme

34- Le proxénétisme

35- Le mariage blanc, mariage de pure convention conclu par intérêt

36- La souillure, en particulier par l'urine

37- L'hypocrisie, en particulier la simulation de la foi

38- La dissimulation de la révélation divine, ou la manipulation des textes révélés, par des gens du Livre

39- La trahison

40- Le reproche joint à l'aumône

41- La négation du destin décidé par Dieu, " l'existentialisme "

42- L'espionnage de personnes privées, l'indiscrétion

43- La calomnie, la diffamation

44- La malédiction

45- La perfidie

46- La croyance aux devins, aux astrologues, aux cartomanciennes.

47- L'insubordination de la femme, si le mari est juste

48- Les représentations figurées et les idoles

49- L'affliction exagérée et non sincère lors d'un décès

50- L'iniquité, la rébellion sans justification

51- L'oppression (et mauvais traitements) des faibles : esclaves, pauvres, femmes, concubines, orphelins et aussi aux animaux

52- La méchanceté envers son voisin

53- L'offense et la calomnie des musulmans

54- L'empiètement sur le droits des pauvre

55- L'arrogance, aussi bien dans le port de riche vêtement que dans la démarche

56- Le port , par l'hommes, de vêtements en soie et de bijoux en or

57- La fuite pour un esclave, si le maître est juste

58- Le sacrifice adressé à un autre qu'à Dieu

59- Le reniement de son père, en particulier par l'adoption d'un autre nom

60- La vaine querelle, la discussion malhonnête, le goût de la dispute

61- Le refus de donner de l'eau

62- La fraude, pour un marchand, dans la mesure des marchandises

63- Le doute de la toute puissance de Dieu sur le cœur des hommes

64- Le préjudice causé à de bons serviteurs de Dieu

65- L'abandon de la prière en groupe pour prier seul

66- La persistance de l'abandon de la prière en groupe, en particulier celle du Vendredi

67- Le tort causé à un héritier, par l'invention de dettes imaginaires ou tout autre moyen

68- La ruse, la tromperie

69- L'espionnage des autres musulmans et la révélation de leurs faiblesse

70- La sorcellerie


Par Grigán
Mis en ligne le 22/02/2009

Le Sunnisme

Les sunnites sont des musulmans appartenant au sunnisme, courant majoritaire de l'islam. L'autre principale tradition musulmane est le chiisme, considéré par les sunnites comme plus ou moins hérétique.

Les sunnites sont ainsi appelés du fait de l'importance qu'ils accordent à la Sunna, l'ensemble des paroles et des actions du prophète Mahomet que tous les croyants doivent s'efforcer d'imiter. La Sunna et le Coran sont considérés comme les deux sources principales de la loi islamique. Les chiites soulignent aussi l'importance de la Sunna, à la différence qu'ils y incluent les paroles et les actions de leurs imams. Les sunnites ayant été les premiers à établir la primauté de la Sunna, il est fort probable qu'ils se soient fait appeler les « gens de la Sunna » pour se distinguer des autres groupes musulmans, et cela avant même que les chiites aient développé leur système juridique.


Selon la loi sunnite traditionnelle, l'idée existait déjà du vivant de Mahomet de consulter et suivre l'exemple du Prophète en cas de doute sur une question religieuse ou juridique. Les injonctions du Coran appelant à « obéir à Allah (Dieu) et à son Prophète » sont fréquemment citées pour justifier cette idée, ainsi que les versets relatifs à la révélation par Dieu du « Livre » (c'est-à-dire le Coran) et à la « sagesse » (hikma, comprise comme une référence à la Sunna).

D'après cette théorie, les compagnons du Prophète, lorsque celui-ci était encore en vie, s'attachaient particulièrement à se rappeler ses paroles et ses gestes et ils les transmirent après sa mort à la génération suivante, qui la passa à son tour à la suivante, et ainsi de suite. Les anecdotes individuelles par lesquelles étaient transmises les paroles ou les actions du Prophète furent appelées hadiths. Chaque hadith était précédé de la liste (isnad) des noms de ceux qui se l'étaient transmis de génération en génération, remontant jusqu'au compagnon qui le tenait du Prophète lui-même. Pour les sunnites, les chaînes de transmission de l'isnad garantissent l'authenticité de ces hadiths. Les premières générations de croyants se transmettaient les hadiths oralement plus que par écrit.

Après la mort du Prophète, lorsqu'une question religieuse ou juridique venait à se poser, il était d'usage parmi les hommes pieux d'examiner le Coran et la Sunna pour y trouver une réponse. De cette façon, l'autorité du Prophète se perpétuait même après sa disparition. Les premières compilations de recueils de hadiths remontent au IIIe siècle de l'Hégire (IXe siècle apr. J.-C.). À cette époque, le nombre impressionnant de hadiths en circulation conduisit les théologiens à distinguer ceux qui étaient authentiques de ceux qui ne l'étaient pas. L'isnad servait de critère principal dans cette classification : si les chaînes de transmission remontaient directement à Mahomet et que les personnes citées étaient toutes connues pour leur honnêteté et s'il paraissait plausible que celui qui avait transmis l'information ait pu véritablement rencontrer celui auquel il l'avait transmise, le hadith était reconnu comme authentique. Si la chaîne de transmission ne répondait pas à l'une de ces conditions, le hadith était considéré comme suspect.

Six recueils de hadiths, jugés authentiques conformément à ces critères, furent finalement acceptés par l'ensemble des musulmans sunnites comme faisant autorité et possédant un statut plus élevé que d'autres collections existantes. Il s'agit des compilations d'al-Bukhari, de Muslim ibn Hajjaj, d'Ibn Maja, d'Abu Dawoud, d'al-Tirmidhi et d'al-Nasa'i, considérées par les sunnites comme des textes canoniques dont l'autorité venait immédiatement après celle du Coran. Puisque la Sunna du Prophète qui y était relatée était reconnue d'inspiration divine, ces écrits furent eux-mêmes tenus comme une forme de révélation de Dieu. Ils étaient par conséquent traités avec grande déférence, faisant l'objet de somptueuses éditions manuscrites et imprimées. Il aura fallu à certains d'entre eux plusieurs siècles avant que leur statut ne soit reconnu, et certains théologiens musulmans continuèrent de considérer le recueil d'Ibn Maja comme inférieur aux autres.

La théorie des sources de la loi sunnite, sans laquelle il n'était pas possible de produire des recueils de hadiths, fut élaborée vers la fin du IIe siècle de l'Hégire par Mohammad al-Chafii. Avant lui, les juristes musulmans n'étaient pas très rigoureux dans leur choix des sources desquelles la loi pouvait légitimement dériver, et bon nombre d'entre eux s'en tenaient à leur propre jugement (ra'y), qui était, selon le cas, fondé ou non sur d'autres sources. Cet état de choses n'était pas satisfaisant car il permettait d'apporter une multitude de réponses à un seul problème et menaçait de devenir un facteur de division au sein de la communauté. Al-Chafii posa le principe selon lequel, lorsqu'il existait un verset coranique ou un hadith relatif à la question posée, il fallait le considérer comme l'autorité en la matière aux dépens de toutes les autres sources. Ce fut l'acceptation générale de la théorie d'al-Chafii qui marqua réellement l'émergence de l'islam sunnite.

En dehors du Coran et de la Sunna, il existe une troisième source théorique importante de la loi sunnite, qui est constituée par le consensus de l'ensemble des musulmans : l'ijmaa. Si la communauté accepte une pratique ou une doctrine, celle-ci devient légitime, même si elle n'est pas justifiée par un verset ou un hadith. Ce principe trouve en fait sa justification dans un hadith qui rapporte que le Prophète aurait dit : « Ma communauté ne peut tomber d'accord sur une erreur. »

Avant al-Chafii et même après lui, les théologiens ont toujours cherché à établir la nature précise de la relation entre les sources théoriques de la loi et son importance. Bien qu'ils aient fini par admettre les principes généraux posés par al-Chafii, ils continuaient à diverger sur certains points essentiels. Ces différends entraînèrent la formation, parmi les sunnites, de plusieurs « écoles de pensée » (mazhabs), dont les quatre plus importantes survécurent jusqu'à nos jours. Chaque école prit le nom d'un théologien éminent du IIe ou du IIIe siècle de l'Hégire (VIIIe et IXe siècles apr. J.-C.) : les hanafites (d'après Abou Hanifa), les malikites (d'après Malik ibn Anas), les chafiites (d'après al-Chafii) et les hanbalites (d'après Ahmad ibn Hanbal). D'autres écoles de pensée furent influentes à certaines époques, mais tombèrent plus tard dans l'oubli.

Au départ, ces quatre écoles rivales se combattirent jusqu'à ce qu'elles en viennent progressivement à se reconnaître mutuellement comme autant d'expressions légitimes de l'islam sunnite. Chacune d'elles fut prédominante dans une région précise du monde musulman. Ainsi les malikites étaient-ils très influents en Afrique du Nord et de l'Ouest ; les chafiites en Asie du Sud-Est et en Afrique orientale ; les hanafites dans les régions qui allaient tomber plus tard sous la domination de l'Empire ottoman (l'Égypte, la Grande Syrie et la Turquie) et en Asie du Sud ; et les hanbalites en Arabie saoudite. Un musulman adepte de l'une de ces écoles était fortement découragé d'adhérer à une autre, à moins qu'il ne fût amené à vivre dans une région où son école n'était pas représentée. Certains réformateurs modernes ont toutefois appelé à s'inspirer des doctrines de l'ensemble des écoles et à les synthétiser en cas de besoin.

L'islam sunnite devint la forme dominante de l'islam en raison des vicissitudes de l'histoire. Son centre originel était en Irak, qui devait devenir, à partir de 750, également le centre du califat. Au début, les califes se considéraient comme les seuls détenteurs de l'autorité religieuse, mais ils avaient besoin pour cela de l'appui des théologiens qui élaboraient le concept de la Sunna. Au début du IXe siècle, les théologiens avaient acquis suffisamment de confiance pour s'affirmer détenteurs de l'autorité religieuse à la place des califes. Il s'ensuivit une bataille acharnée pour le pouvoir entre les théologiens et les califes autour de la doctrine que ces derniers voulaient établir comme l'« orthodoxie » et à laquelle les premiers étaient farouchement opposés. Durant cette crise, connue sous le nom de la mihna, les califes tentèrent de faire admettre le principe que le Coran était une œuvre créée dans le domaine temporel, mais ils ne parvinrent pas à l'imposer aux théologiens. La mihna fut abandonnée vers 850 et il fut proclamé que les théologiens seraient désormais les détenteurs de l'autorité religieuse de l'islam sunnite. Bien que les califes aient continué d'être considérés symboliquement comme les chefs de l'islam sunnite, ils n'essayèrent plus jamais de se mêler des questions de théologie ou de pratique religieuse.

Dès lors que la majeure partie du monde musulman était placée sous l'autorité des califes de Bagdad, le sunnisme domina les autres courants musulmans, qui furent confinés à des régions éloignées ou à des communautés dépourvues de structures politiques propres. L'autorité religieuse était localement répartie entre un grand nombre de théologiens et de dignitaires religieux, ce qui permit à l'islam sunnite de survivre à la désintégration et à la chute du califat. Ce fonctionnement constitua l'élément de continuité essentiel dans les pays musulmans qui subirent de nombreux changements de régimes et de dirigeants.


Par Grigán
Mis en ligne le 22/02/2009

Le Chiisme

~ Présentation ~

Le chiisme est un terme collectif qui désigne plusieurs sectes musulmanes distinctes, qui représentent 10 p. 100 du monde musulman, celui-ci étant par ailleurs composé essentiellement de sunnites. Les sunnites et les chiites diffèrent en plusieurs domaines. Leur moindre désaccord concerne la loi et les rituels, et leurs plus grandes divergences concernent leur manière de concevoir l'autorité légitime, la théologie et le génie de leur culture.



~ Le Chiisme primitif et ses origines ~

Le terme « chiisme » vient de l'expression arabe chiat Ali, qui signifie « les partisans d'Ali ». Ali ibn Abu Talib était le beau-fils du prophète Mahomet et le quatrième calife de la nouvelle communauté islamique (umma) après la mort de Mahomet. Les sunnites le vénèrent également comme le dernier des « quatre califes vertueux ».

Ainsi que tous les groupes islamiques, les chiites actuels considèrent leur forme d'islam comme la plus pure représentation de la religion originelle de Mahomet. Les premiers chiites étaient en désaccord avec les principes politiques de la nouvelle religion et notamment avec le mode de succession au califat. Ils étaient simplement liés par le soutien qu'ils apportaient à Ali en sa qualité de dirigeant de la communauté islamique, et par leur opposition à ceux qui, de leur point de vue, s'étaient révoltés contre lui, comme Muawiya (le fondateur de la dynastie omeyade) et les kharijites. Après l'assassinat d'Ali en 661, certains chiites ont considéré ses différents fils comme ses successeurs de droit au titre de calife : si les descendants d'Ali sont devenus rivaux et que leurs adeptes chiites se sont divisés en fonction de leur choix, les chiites se sont au moins mis d'accord sur le fait que le califat devait rester aux mains de la dynastie alide. Ce n'est que plus tard que les chiites ont commencé à développer des croyances religieuses différentes qui les ont séparés des autres musulmans.

Pendant la période omeyade, les chiites ont vénéré les descendants d'Ali, qu'ils considéraient comme les chefs méritant de fait le pouvoir califal.

Alors que toutes sortes de notions religieuses ont été avancées par les chiites, quatre croyances principales ont été acceptées par tous : Ali a été choisi par Allah comme imam et dirigeant légitime du monde, tant musulman que non musulman ; l'existence de l'univers dépend de la présence d'un imam vivant ; tous les imams doivent être des descendants d'Ali ; Ali et ses descendants imams possèdent des qualités surhumaines que les autres musulmans ne reconnaissent que dans les prophètes, telles que l'infaillibilité (isma), des pouvoirs miraculeux, et une connaissance accordée par Allah (ilm). Ces croyances représentent les piliers de la doctrine chiite de l'imamat. Cette doctrine est restée le centre de la plupart des groupes chiites jusqu'à aujourd'hui encore (à l'exception des zaydites) et contraste violemment avec la foi sunnite, qui considère que le dirigeant légitime de la communauté islamique est un homme ordinaire quoique exceptionnellement pieux et versé dans les sciences religieuses, élu par des hommes ordinaires. Certaines factions du mouvement chiite considérées comme extrémistes (ghulat), telles que les Ali-illahis et les druzes, ont mené plus loin cette doctrine et déclaré que les imams étaient des incarnations divines, plaçant ainsi leurs croyances à l'index de l'islam. Il existe un clergé chiite, très hiérarchisé, à la différence du sunnisme.



~ Les différents groupes et sectes chiites ~

Comme Ali avait plusieurs femmes et de nombreux descendants de sexe masculin, les premiers chiites se sont regroupés en fonction de celui, parmi les différents rivaux de la dynastie des Alides, qu'ils ont reconnu et vénéré comme imam. Bien que la plupart des groupes chiites n'admettent comme imams que des descendants d'Ali et de sa première femme Fatima (la fille du Prophète), certains, tels que les kaysanites, ont très tôt reconnu une descendance d'Ibn Hanafiyya, le fils d'une autre femme d'Ali. Les premiers califes abbassides, issus de l'un de ces imams kaysanites, revendiquent leur légitimité de cette origine.

Même si les différents groupes chiites ne restent pas totalement isolés, la plupart d'entre eux sont suffisamment divisés pour que des sectes diverses se développent, adoptant différentes doctrines et pratiques religieuses. Certaines de ces sectes se sont séparées après des conflits concernant la succession et ont formé de nouvelles sectes, voire de nouvelles religions.



~ Les sectes chiites contemporaines~

De nos jours, les sectes chiites les plus importantes sont les imamis (duodécimains), les ismaïliens (septimains) et les zaydites.

Les imamis forment de loin la plus importante des sectes chiites, même si leurs imams n'ont jamais atteint la puissance politique des imams ismaïliens et zaydites. Ils reconnaissent une lignées de douze imams successifs, dont le dernier est, selon leur croyance, encore en vie actuellement, bien qu'il ait été occulté en 874. L'imamisme est la religion majoritaire officielle de l'Iran depuis le début du XVIe siècle, et est également très représentée au Proche-Orient et en Asie, particulièrement en Irak, au Sud-Liban, en Inde et au Pakistan. La religion bahaï, bien que distincte de l'islam, est issue du babisme, un mouvement né du chiisme imami en Iran au XIXe siècle.

Les ismaïliens (également appelés batinis) n'ont pas d'État aujourd'hui mais en possédaient plusieurs au Moyen Âge. À l'origine, ils n'acceptaient que sept imams successifs, croyant que le dernier était devenu occulte au VIIIe siècle. Cependant, pour de nombreux ismaïliens, la lignée fut abandonnée deux siècles plus tard au bénéfice de différents rivaux. Une lignée des imams appelée les Fatimides établit un califat dynastique en Afrique du Nord, fonda Le Caire et régna sur l'Égypte pendant plus de deux siècles (de 909 à 1171). D'autres ismaïliens — tels que les qarmates (Qaramita), qui ont établi leur propre État à Bahreïn et à Oman — refusèrent de les reconnaître ainsi que tout autre prétendant.

Les Fatimides eux-mêmes se divisèrent en plusieurs branches au cours du XIe siècle : l'une d'elles, les nizarites, se séparèrent des califes-imams du Caire et fondèrent leur propre État indépendant en Iran et en Syrie. Leurs ennemis les appelaient Hachichiyin (Assassins), en référence à leur dépendance au haschisch. Les récits d'actions des nazirites pour perpétuer des crimes politiques parvinrent jusqu'aux croisés et le terme « assassin » s'est répandu en Europe pour désigner un tueur fanatique ou à gages. Les imams nizarites sont considérés comme les ancêtres de l'Agha Khan, titre officiel de l'imam des khojas, le plus important groupe d'ismaïliens de nos jours. L'actuel Agha Khan est le 49e imam des khojas.

Les tayyibis formaient également une secte issue des Fatimides, bien qu'ils aient adopté une autre lignée d'imams qui se terminait par une nouvelle occultation. Beaucoup ont immigré du Caire pour fonder une communauté au Yémen au XIIe siècle ; plus tard, au XVIe siècle, une branche quitta le Yémen pour l'Inde et fonda la communauté bohra (ou bohara). Celle-ci croit que son imam est devenu occulte et suit par conséquent un chef religieux, le dai absolu, qu'elle considère comme l'unique représentant de l'imam caché et la plus haute autorité en ce qui concerne la doctrine et les affaires légales.

Les druzes, bien qu'ils ne soient généralement pas reconnus comme musulmans de nos jours, sont également apparus au XIe siècle, issus de l'ismaïlisme fatimide.

Les imams zaydites, ainsi nommés d'après Zayd ibn Ali (mort en 740), n'ont pas adopté la principale doctrine chiite de l'imamat. Zayd, le fondateur éponyme du zaydisme, combattit activement son frère quiétiste, Mohammed al-Baqir (que les imamis et les ismaïliens considèrent respectivement comme le 4e et le 5e imam) pour l'imamat, en se révoltant contre le calife omeyade du moment. La revendication de Zayd, qui est restée l'argument clé de cette secte en désaccord avec les imamis et les ismaïliens, indique qu'un véritable chiite doit adopter tout descendant d'Ali et de Fatima, pourvu qu'il soit érudit, pieux et politiquement actif — c'est-à-dire qui souhaite se révolter contre les autorités usurpatrices, qui renient sa légitimité en qualité de calife. L'imam ne dispose alors d'aucune qualité surhumaine : hormis le fait qu'il doit descendre d'Ali ibn Abu Talib, il ressemble davantage au calife sunnite idéal.

Les zaydites ont fondé leur propre califat et État au Yémen, qui a survécu aux invasions et aux occupations du IXe siècle jusqu'en 1963. Un autre État zaydite, quoique bref et sans imam qui lui soit propre, fut fondé au IXe siècle au Tabaristan, au sud de la mer Caspienne, en Iran. Comme les ismaïliens, les zaydites se sont divisés en plusieurs petites sectes dont la différence principale concerne le choix de l'imam puis, plus tard, divers points légaux et doctrinaux.



~ Points communs et différences entre les sectes chiites ~

Les imamis (duodécimains) et les ismaïliens (septimains) accordent à leurs imams des qualités miraculeuses et dont on peut hériter, leur doctrine de l'imamat étant pratiquement identique. Ces deux sectes croient que le Coran contient une signification cachée ou ésotérique (batin), ainsi qu'une signification apparente ou exotérique (zahir) ; par conséquent, elles emploient l'outil exégétique du tawil, c'est-à-dire l'interprétation de la signification cachée du Coran, grâce à la connaissance de l'imam, qui lui a été accordée par Allah. Les soufis possèdent des notions similaires du Coran et emploient également le tawil ; ils substituent simplement aux imams leurs maîtres soufis (shaikhs), auxquels Allah a également offert la connaissance (marifa). Les imamis et les ismaïliens sont également encouragés à dissimuler leurs véritables croyances afin de « se protéger » (taqiyya) : cette attitude peut être justifiée par les persécutions subies par les adeptes de la foi chiite tout au long de l'histoire islamique.

Les zaydites, pour ce qui les concerne, rejettent tout ce qui précède. Leurs imams ne sont pas dotés de qualités surhumaines mais sont simplement les meilleurs dirigeants et les érudits religieux les plus savants de leur époque. Seuls l'érudition, la piété et l'activisme politique (une qualité qui exclut le taqiyya) peuvent développer le potentiel d'un imam.

Les imamis et les ismaïliens partagent la même lignée d'imams jusqu'au sixième, Jafar al-Sadiq, bien que les ismaïliens considèrent que le premier imam fut Hassan, le fils d'Ali et non Ali lui-même. Les deux sectes sont d'accord sur le fait qu'un imam doit être désigné (nass) par son prédécesseur mais divergent sur le nom du fils qui a succédé à Jafar al-Sadiq : pour les imamis, c'est Musa qui a été désigné, tandis que les ismaïliens ont adopté l'aîné, Ismaël (qui mourut avant son père). Les zaydites renient cette idée de désignation d'un successeur : pour eux, quiconque de la bonne lignée peut revendiquer la fonction d'imam, même si cela signifie entrer en concurrence avec un imam en place.

Les imamis et certains ismaïliens (les qarmates et les bohras) croient que la lignée des imams a été interrompue à un certain moment et que le dernier imam, entré en occultation, vit sous la protection d'Allah et reviendra sous forme humaine à la fin des temps, en qualité de mahdi. Les imamis et les qarmates ont adoptés respectivement 12 et 7 imams. Par contre, pour les khojas — la majorité des actuels ismaïliens — et les zaydites, la lignée des imams continue jusqu'à nos jours, ainsi que le contact entretenu par l'imam avec ses disciples.



~ Le concept et l'exercice de l'autorité sans la croyance chiite ~

Les trois sectes ont une approche pratique relativement différente du problème de l'autorité religieuse, même si les imamis et les ismaïliens ont théoriquement davantage en commun, comme par exemple la doctrine de l'imamat. Comme les imamis ont perdu le contact avec leur imam actuel depuis le IXe siècle, leurs conseils religieux leur viennent généralement des classes religieuses, c'est-à-dire des gardiens traditionnels de la littérature issue d es instructions du Prophète et des imams.

De toutes les classes religieuses, ce sont les légistes (fuqaha), qui se font appeler gouverneurs de l'imam caché et sont reconnus comme tels, qui dominent. Pendant plusieurs siècles, les légistes pragmatiques imamis ont réussi à occuper la plupart des différentes charges et à jouir de nombreux privilèges tombés en désuétude avec la disparition du douzième imam : prise en charge de la prière du vendredi, collecte et répartition des différents impôts, nomination des juges (qadis), légalisation de décisions de jurisprudence (ijtihad), déclarations juridiques (fatwa). Les légistes imamis sont donc parvenus à amasser beaucoup de richesses et à concentrer le pouvoir politique dans leurs mains grâce à ces fonctions. Depuis le XVIIIe siècle, ils ont également formé une hiérarchie de pouvoir politico-religieuse : ceux qui occupent les rangs les plus élevés (ayatollah ou marja al-taqlid) jouissent d'une autorité bien plus grande que celle des légistes sunnites, ismaïliens (branche dominante) ou zaydites : ils forment un corps qui tient davantage du sultan ou du calife sunnite. Seul le « dai absolu » des ismaïliens bohras exerce une autorité encore supérieure.


Par Grigán
Mis en ligne le 22/02/2009

Différences entre Chiisme et Sunnisme

~ Autorité ~

Les imamis et les ismaïliens concentrent leur foi sur leurs doctrines respectives de l'imamat, ce qui leur donne une conception totalement différente de l'autorité telle qu'elle est conçue chez les sunnites et les chiites zaydites. Les sunnites et les zaydites rejettent de même la croyance imami et ismaïlienne selon laquelle les imams ont droit au pouvoir absolu et possèdent une connaissance complète de toutes les sciences (par exemple, juridique, théologique et exégétique). Cette autorité absolue permet même à certains imams ismaïliens de déclarer l'abrogation de la Loi islamique (charia).



~ Loi, rituel et théologie ~

Les hadiths sont des rapports qui regroupent les instructions, les paroles et les actions (sunna) du Prophète, que les musulmans croient avoir été inspirées par Allah, et rapportées, d'abord oralement (pendant plusieurs siècles) puis mises par écrit. Les musulmans considèrent les hadiths comme la seconde et seule autorité textuelle après le Coran. Il en existe plusieurs recueils et chaque groupe islamique a tendance à posséder le sien propre. Comme le Coran comporte peu de points relatifs à la loi, aux rites ou à la doctrine, la plupart des musulmans doivent se fier aux hadiths pour défendre leur rituel, leur loi et leur théologie.

Par opposition aux sunnites, les imamis et les ismaïliens pensent que les paroles et les actions des imams (en raison de leurs connaissances accordées par Allah, leur perfection et leur infaillibilité) ont une origine divine au même titre que celles du Prophète et sont donc également des hadiths. Les imamis et les ismaïliens croient également que les hadiths ne sont valables que si ceux qui les transmettent sont imams ou vrais musulmans (c'est-à-dire chiites) : la plupart des hadiths sunnites et zaydites ne sont donc pas reconnus, au moins en théorie. Les sunnites et les zaydites peuvent admettre que les imams imamis et ismaïliens transmettent oralement les lois (les hadiths prophétiques), mais renient tous les hadiths dont la source est un imam et non le Prophète. Alors que les hadiths sunnites et chiites diffèrent beaucoup en ce qui concerne leurs théories de transmission, leur contenu varie peu, sauf ce qui est relatif à l'autorité et à la théologie.



~ Loi islamique ~

Il y a peu de différence d'interprétation du code divin de la Loi islamique (charia) entre les sunnites et les chiites. Les quelques désaccords qui apparaissent concernent principalement l'héritage et les droits des femmes, qui tendent à être plus libéraux chez les imamis et les ismaïliens. Seuls les imamis acceptent le mariage temporaire (muta), une pratique rejetée par les ismaïliens, les zaydites et les sunnites.



~ Jurisprudence et cas juridiques sans précédent ~

La jurisprudence zaydite et imami (fiqh) est presque identique à celle des sunnites en général (et particulièrement l'école chafiite). Les zaydites et la principale branche des imamis ont les mêmes sources juridiques que les sunnites, à savoir : le Coran, les hadiths, le consensus de la communauté (ijma) et l'opinion humaine fondée sur la raison ou (ijtihad). Pourtant, les imamis considèrent le consensus comme un accord communautaire avec l'imam. Les opinions humaines permettent d'adopter des lois pour les cas juridiques sans précédent : contrairement aux sunnites, les imamis emploient le raisonnement déductif (aql) et non analogique (qiyas) pour établir des comparaisons entre les cas connus et les cas sans précédent. Comme les sunnites, les zaydites et les imamis considèrent que ces opinions juridiques sont subjectives, temporaires et peuvent devenir controversées (ikhtilaf). Par conséquent, comme les sunnites, les zaydites et les imamis bénéficient d'une certaine liberté d'opinion juridique.

Par opposition, les ismaïliens khojas et bohras n'ont pas besoin de l'opinion humaine car leur imam (grâce à sa connaissance infaillible accordée par Allah) et leur « dai absolu » (qui possède l'infaillibilité et la connaissance supérieure en sa qualité de représentant unique de l'imam) trouveront toujours les solutions irréprochables et permanentes.



~ Rituel ~

Il existe quelques différences de rite entre les chiites et les sunnites. Parmi les plus significatives, on peut citer, par exemple, la formule ajoutée par les chiites à l'expression musulmane générale de profession de foi (shahada ou kalima) : wa Ali wali Allah (« et Ali est l'aimé d'Allah »). Contrairement aux sunnites, les chiites sont autorisés à ne prier que trois fois par jour au lieu de cinq et encouragés à effectuer des pèlerinages mineurs (ziyara) sur les tombes des imams, et même de remplacer par ceux-ci le principal pèlerinage ou hadj musulman, l'un des Cinq Piliers de l'Islam.

Les trois groupes chiites pleurent l'assassinat d'Ali et de son fils l'imam Hussein, mais les chiites imamis ont institué différents rituels pour ces martyrs, ce qui les différencie de leurs frères chiites et des sunnites. Le premier est indirectement lié à Ali pour afficher leur union (walaya ou tawalla) avec Ali, les imamis lancent souvent des excommunications publiques (baraa ou tabarru), des calomnies (sabb) et des insultes (lan) sur les rivaux d'Ali, — des personnages généralement révérés par les sunnites tels que la veuve de Mahomet, Aïcha, les trois premiers califes et tous les disciples du prophète qui n'ont pas été reconnus comme partisans d'Ali. Ces actes trouvent leur apogée en Iran, dans l'institution safavide d'Umar-kushan, la commémoration annuelle du meurtre du second calife Omar Ier (Umar ibn al-Khattab). Cette dissociation rituelle de personnages révérés par les sunnites (et les insultes qui leur sont faites) est rejetée par la plupart des zaydites, dont les traditions historico-religieuses décrivent ces personnages de manière plus positive. Le second rituel imami (taziya) institué est la commémoration annuelle de la passion du petit-fils du prophète et troisième imam, Hussein ibn Ali ibn Abu Talib, qui fut martyrisé à Kerbela le jour d'Ashura, au cours du mois de muharram.



~ Théologie ~

Les sunnites et les chiites ont adopté des théologies très différentes : les imamis et les zaydites suivent une forme de mutazilisme (l'ancienne théologie officielle de plusieurs califes abbassides). Contrairement aux sunnites qui croient que le Coran n'a pas été créé et que l'histoire humaine et l'univers sont prédéterminés — les imamis et les zaydites croient en la libre volonté humaine et dans la création temporelle du Coran. Les ismaïliens, par ailleurs, suivent un système philosophique adapté du néoplatonisme, également adopté par de nombreux groupes soufis et philosophes musulmans (voir Islamique, philosophie). En général, les théologies chiites ne sont pas en accord avec leurs contreparties sunnites (dont l'acharisme) et sont bien plus sensibles à des influences philosophiques.



~ Le génie de la culture chiite et la vision du monde ~

Les chiites représentent une minorité en islam et ont donc tendance à se sentir attaqués et à développer des attitudes élitistes et des interprétations ésotériques : par conséquent, non seulement ils ignorent l'opinion de la majorité, mais ils se glorifient en outre de leur statut de minorité.

Les imamis croient que les imams choisis par Allah comme dirigeants légitimes du monde ont été non seulement évincés mais également persécutés ; ils acceptent donc plus volontiers les théories de complot que les autres musulmans. La politique des chiites est étroitement liée au génie de leur culture et à cette vision du monde.



~ Les influences chiites sur les croyances sunnites ~

La foi chiite imami a influencé de nombreux penseurs et groupes sunnites depuis le Moyen Âge. Les sunnites font souvent preuve d'un fort attachement sentimental et de respect envers les Alides, en particulier les douze imams des chiites imamis. Sous la domination mongole (du XIIe au XIVe siècle) et des Timurides (fin du XIVe et XVe siècle), il était courant pour les sunnites d'effectuer des actions de dévotion en faveur des douze imams, telles que de visiter leurs tombes en plus de celles de leurs grands maîtres soufis ou même de participer aux processions de deuil de taziya chiites. Les soufis peuvent effectuer ces actions en raison du rang élevé qu'ils accordent à Ali, le premier imam, qu'ils considèrent comme le fondateur de leur mouvement. C'est donc par l'intermédiaire du soufisme que beaucoup de sentiments et de rites chiites ont été communiqués aux principales branches sunnites. De nombreux ordres sunnites sont ainsi passés au chiisme (tels que les Kubrawis et les Safavides). La vénération sunnite envers les imams chiites n'a jamais reçu en retour la vénération des chiites pour les personnages généralement vénérés par les sunnites. Au contraire, à la fin du Moyen Âge, les imamis ont lancé de plus en plus d'excommunications et d'insultes envers les personnages éminents des sunnites, les trois califes et l'épouse favorite du prophète, Aïcha. En dépit de leurs différences et d'une histoire tumultueuse, les sunnites et les chiites ont tenté plusieurs fois de réduire leurs différences au cours des derniers siècles. En Iran, au XVIIIe siècle, le dirigeant chiite imami Nader Chah a essayé, sans succès, de transformer le chiisme imami en une cinquième école légale sunnite appelée Jafari madhhab. Quand, en 1922, le nouveau gouvernement de la République turque (qui succédait à l'ancien Empire ottoman) a commencé à discuter de l'abolition du califat de « tous les musulmans sunnites », deux chiites (un imami, l'autre khoja) ont été envoyés d'Inde pour transmettre les inquiétudes des communautés chiites et sunnites. La récente réaction de sympathie de certains membres du monde sunnite envers la condamnation (fatwa) du dirigeant iranien chiite Khomeiny contre Salman Rushdie pour son livre les Versets sataniques est un autre exemple intéressant de rapprochement.


Par Grigán
Mis en ligne le 22/02/2009

Informations

~ Sources ~

* Le Coran [Ressource électronique] • [s.d]

* AMIR-MOEZZI, Mohammad Ali (Sous la direction) • Dictionnaire du Coran [Ressource électronique] • [s.d]

* MIGNE, J-P • Dictionnaire de toutes les Religions du Monde [Ressource électronique] • [s.d]

* Microsoft Encarta [Ressource électronique] • 2007

* Encyclopédie Universelle Larousse [Ressource électronique] • 2008

* Encyclopédie Universalis [Ressource électronique] • 2009

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