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Adam

Adam

~ Présentation ~

Adam est dans la Genèse et le Coran le premier homme, compagnon d’Ève et le père du genre humain. Selon la tradition évangélique et coranique, il est considéré comme étant le premier d’une longue lignée de prophète.

La création d’Adam est annoncée par Dieu aux Anges : « Lorsque ton Seigneur dit aux anges : « Je vais établir un successeur sur la terre », ils dirent : « Vas-tu y établir quelqu’un qui sèmera la corruption et répandra le sang, tandis que nous célébrons tes louanges en te glorifiant et que nous proclamons Ta Sainteté ? » Le Seigneur dit: « Je sais ce que vous ne savez pas ».

Les premiers savants supposent qu’Adam succéda aux anges ou aux djinns qui peuplaient la terre avant lui. Certains en font plus spécialement le successeur d’Iblîs, ancien serviteur d’Allah.



~ Selon l’Ancien Testament ~

Adam et Eve

Selon la Bible, il est le premier homme et a été crée par Dieu lors du sixième jour de la Création. Ève fut créée à partir d'une côte d'Adam (Genèse 2:21,22). Le premier couple fut placé par Dieu dans le jardin d'Éden.

Le récit biblique attribue trois fils à Adam et Ève : Caïn, Abel et Seth et ensuit de nombreux autres enfants dont une fille.

Or, Dieu avait interdit la consommation du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, mais le Serpent (Nahash en hébreu) tenta Ève qui mangea du fruit défendu puis en fit manger à Adam. Ce que certains courants du christianisme nomment péché origine est cette faute commise par ces premiers humains, faute qui cause leur expulsion de l'Éden.

Certaines légendes, il est écrit qu’Adam eut une première femme se nommant Lilith. Celle-ci s’accoupla, par la suite avec Samaël, démon et chef des anges déchus. Elle donna naissance aux succubes, êtres maléfiques qui peuplent l’Enfer.



~ Selon le Coran ~

Dans la religion musulmane, Allah crée le premier homme à partir de l’argile. Dans le Coran, principalement dans la sourate Al-Baqara, les termes justes employés pour désigner le matériau dont fut créé Adam sont la poussière, l'argile ou encore une terre séchée faite d’une boue noire et nauséabonde. Le Livre Sacré donne une version de l'histoire d'Adam, avec cette sourate. Créé par Allah en lui donnant l'image la plus harmonieuse parmi ses créatures, à partir de l'eau et de terre, Adam reçoit la connaissance des noms de toutes choses et de sa future progéniture (Al-Baqara, 28-31).

Dieu forme harmonieusement ce matériau et insuffle en lui de son Esprit pour lui donner la vie. Certains grands philosophes et théologiens insistent sur le fait que l’argile fut séchée ou durcie sans contact avec le feu conformément au Coran qui oppose deux types de créatures : les hommes créés d’argile et les djinns de feu. Dans de nombreux textes coraniques, Allah envoya les archanges Gabriel puis Michel pour lui rapporter une poignée d’argiles mais que la terre refusa. Dieu envoya alors l’Archange de la mort, Azraël, qui arracha de force de l’argile rouge, blanche et noire.

Ève, l’épouse d’Adam, ne joue pas un rôle identique à celui décrit dans le récit de la Bible mais reste assez discrète par contre dans le Coran. Elle fut créée à partir d'une côte du flanc gauche de son compagnon selon certains récits. Tous deux habitèrent le jardin d’Éden où ils ne souffraient ni de la faim, ni de la soif, ni de la chaleur du soleil, ni de la nudité. Ils devaient obéir au commandement divin : ne pas s’approcher de « l’arbre ». Malgré cette interdiction, ils ne purent s’empêcher de manger le fruit « interdit » et de se vêtir des feuilles du Jardin d’Éden. Tout ceci en se laissant tenter par les belles paroles d’Iblis. Cependant, en islam, Dieu pardonna à Adam son acte dû à sa nature de faiblesse envers les tentations de Satan et de la caractéristique de l'oubli avec laquelle il a été naturellement conçu, il reçut des paroles de Dieu et fut pardonné en contrepartie de ces mots acceptés par Adam à l'issue desquels il fut sorti avec Iblis du Paradis et descendu par les anges vers la terre pour y vivre lui et sa progéniture en ennemis avec Iblis, en qualité de nouveau maître de la terre, comme il fut annoncé au début par Dieu aux anges.
Adam et Eve
La Tradition rapporte aussi qu’Adam fut créé un Vendredi (jour de prière collective des musulmans) qu’il fut expulsé du paradis et mourut le même jour. Enfin il fut enterré aux côtés d’Eve dans une caverne près de La Mecque, puis transporté à Jérusalem.

- Miséricorde

« Notre Seigneur ! Nous nous sommes lésés nous-mêmes. Si tu ne nous pardonnes pas et si tu ne nous fais pas miséricorde, nous serons au nombre des perdants ».

Adam ayant été pardonné et contrairement à la doctrine chrétienne du péché originel, sa descendance n’a pas le poids de sa faute en héritage, ni le besoin d’une rédemption.


Par Grigán et Brolly
Mis en ligne le 05/07/2009

Eve

Adam et Ève

~ Présentation ~

Ève est le premier personnage féminin de la Torah pour les juifs et de l'Ancien Testament pour les chrétiens, mère de l'humanité. Ève a été créée par Dieu à partir d'une côte d'Adam, selon la Bible. Récit qui se retrouve dans le premier Livre biblique : « La Genèse ».

Hawwâ’ est le nom donné par la tradition islamique à l’épouse d’Adam. Le Coran ne la nomme nulle part et ne précise ni quand ni comment elle fut créée. Dans le récit d’Adam, Dieu ordonne : « Ô Adam ! Habite le Jardin, toi et ton épouse ». Il y a très peu de textes sur elle : six recueils canoniques du sunnisme recensent seulement 3 versets, tandis qu’Adam est crédité de plus de cent 180 traditions.



~ Selon le Judaïsme et le Christianisme ~

La version la plus répandue est qu’Êve fut créée tandis qu’Adam était plongé dans le sommeil, à partir d’une côte prélevée sur son flanc gauche, ou à partir de la côte « la plus inférieure » ou « la plus courte ». Il ne s'agit donc pas d'une naissance et la femme est consubstantielle à l'homme. Selon certaines traductions, il ne s'agit pas d'un côté mais seulement d'une côte.

L'histoire d'Ève et d'Adam est racontée dans le livre de la Genèse, le premier livre de la Bible. Ève fut tentée par le Malin déguisé en serpent, qui la convainc de manger du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, ce que Dieu avait interdit formellement. Elle fut rejetée du Jardin d’Éden avec Adam, son époux. Depuis, le pêché fait partie intégrante de chaque être humain car ils se sont montrés « faibles » et « ingrats » face à la bonté de Dieu. De plus, la faute est souvent rattachée à Ève. Elle qui mordit en premier dans le « fruit interdit » et ensuite par son époux.


~ Selon la religion musulmane ~

Ève est mentionnée plusieurs fois dans le Coran mais elle est désignée comme étant l'épouse d'Adam. Le nom arabe d'Ève est Hawwâ’ ou Hawa ou Haoua.

Dans le texte coranique, elle n'est pas la responsable de l'expulsion hors du jardin d'Éden et ceci en opposition aux textes bibliques. Iblis les convainc de goûter au « fruit de la connaissance ». Elle ne porte donc pas la responsabilité en entier de cet exil. Le Coran ne fait pas d’elle la cible privilégiée de la séduction satanique. Elle n’y joue pas un rôle d’intermédiaire néfaste que lui prête la Bible. Dieu s’adresse au premier couple humain sous la forme duelle ou plurielle. Adam et Ève sont approchés simultanément par le Démon, solidairement coupables dans la faute. Ils se repentent ensemble et sont tous deux expulsés du paradis. Par contre, sa création est identique aux deux autres religions monothéistes. Hawwa' donnait le jour à chaque accouchement à un garçon et à une fille et elle accoucha quarante fois.

Tandis que certains commentateurs atténuent la responsabilité d’Adam afin de ménager son statut de prophète, le rôle d’Êve comme tentatrice et sa collusion avec Iblîs deviennent prépondérante. Selon une tradition, Adam ne goûta de l’arbre interdit qu’après avoir été enivré par le vin qu’Êve lui fit boire. Avec l’apparition du Serpent, absent du récit coranique, dans la littérature islamique ultérieure, le cheminement de la tentation (Satan/Serpent – Êve – Adam) devient analogue à celui de la Bible.

Êve atterrit à Djeddah après la chute, et à l’issue d’une longue période de séparation retrouva son époux sur la colline d’Arafat. Ils accomplirent ensemble les rituels du pèlerinage à La Mecque et Ève eut sa première menstruation. Adam fit alors jaillir le puits de Zamzam pour lui permettre de procéder à ses ablutions rituelles. Morte peu après Adam, Ève fut enterrée à ses côtés.


Par Grigán et Brolly
Mis en ligne le 24/07/2009

Abel et Caïn

~ Selon la Bible ~

Abel et Caïn sont deux personnages bibliques, selon la Genèse, Livre de l’Ancien Testament. Ce sont les deux premiers enfants de l’union d’Adam et Ève. Caïn est le premier fils et donc le frère aîné d’Abel. Ensuite il eut un autre fils nommé Seth. C'est à partir de lui que la généalogie de Jésus est construite. En effet, la Bible nomme tous les descendants de Seth jusqu'à Joseph, l'époux de Marie, mère de Jésus.

Abel et Caïn

Abel était berger et son frère Caïn cultivait la terre. Les deux frères offrirent à Yahvé, l'un son troupeau, l'autre les fruits de sa récolte. Mais l'offrande de Caïn fut refusée. Caïn se mit aussitôt à pratiquer la querelle ou la jalousie, les excès de colère. Jaloux, celui-ci tua son frère.

D'après la Genèse, comme Seth est sans doute né peu après la mort d'Abel, alors qu'Adam avait 130 ans, Abel pouvait avoir près de 100 ans quand il mourut en martyr. Maudit par Dieu et contraint au bannissement du sol, Caïn clame que sa punition est trop lourde et qu'il risque d'être tué par le premier venu. Dieu, pour lui signifier la gravité de son acte l'a déclaré protégé (en le marquant du « signe de Caïn »), le laissant dans sa condition de fugitif jusqu'à sa mort. Le signe en question était vraisemblablement le décret solennel de Dieu. Caïn prit le chemin de l'exil et se fixa au pays de la fuite, à l'est d'Éden. Il y emmena avec lui sa femme, une fille non nommée d'Adam et Ève. Après la naissance d'Hénoch, Caïn se mit à bâtir une ville, qu'il appela d'après le nom de son fils. Selon les critères actuels, cette ville n'a pu être qu'un village fortifié, et les Écritures n'en disent pas davantage quant à l'époque où elle fut achevée. Ses descendances sont citées en partie et se distinguent par une vie de nomades et d'éleveurs de troupeaux, mais aussi par le maniement d'instruments de musique, dans le martelage d'outils, et dans la pratique de la polygamie et de la violence. La lignée de Caïn prit fin lors du Déluge à l'époque de Noé.

Cette histoire fratricide illustre les conflits entre Dieu et les hommes ainsi que le drame des hommes entre eux.

Abel et Caïn

~ Selon le Coran ~

Le Coran raconte cette même histoire mais en appuyant bien sur le fait que Caïn est devenu ainsi le premier meurtrier de l'histoire de la Bible. Il fut aussi maudit et condamné à une vie d'errance.

Selon la tradition islamique, Caïn et Abel se nomment Kabil et Habil. Ils avaient des sœurs jumelles. Allah rejeta l'offrande de Kabil parce qu'il avait refusé d'épouser la sœur d'Habil. Kabil parcourut la terre pendant des années avec le corps de son frère jusqu'à ce que, voyant un corbeau enterrer un oiseau mort, il apprenne à enterrer les morts.

Selon certaines traditions religieuses, Abel serait ainsi le premier assassiné, le premier tué et le premier mort de l'Histoire. Son cadavre serait le premier cadavre enseveli sous terre de l'Histoire.






Par Grigán et Brolly
Mis en ligne le 24/07/2009

Seth, le troisième fils d’Adam et Êve


Seth est le troisième enfant nommé d'Adam et Ève dans le livre de la Genèse de la Torah. Il est le fils de la consolation conçu après qu'Abel fut assassiné par Caïn.

D'après la Bible, Seth est né quand Adam avait 130 ans (Genèse 5-3). Il vécut 912 ans (Genèse 5-8). Toujours selon la Bible, tous les hommes sont les descendants de Seth jusqu'à Joseph, époux de Marie, mère de Jésus. Ce serait là l'origine de son nom d'après les rabbins: fondation puisqu'il est la fondation du monde en tant que premier ancêtre de l'humanité né de parents humains.

Flavius Josèphe dans les antiquités juives le cite comme le meilleur des fils d'Adam, et lui attribue les hypothétiques piliers des fils de Seth.

Dans l'Islam, il a le statut de prophète.

Dans la religion protestante, il existe des sectes ou des dogmes mettant en avant le personnage de Seth, en tant que figure suprême à qui s'adresser.


Grigán
Mis en ligne le 06/03/2009

Hénoch


Pour que cet article soit le plus complet et le plus compréhensible possible, j’ai du reprendre des explications sur ce personnage en plusieurs fois, vu son implication dans les trois religions monothéistes.



~ Présentation ~

Hénoch est un des patriarches. Les données dont on dispose à son sujet sont parfois contradictoires. Dans le chapitre IV, 17-18 de la Genèse, on le dit fils de Caïn et père d’Irad, tandis que le chapitre V, 18-21 et les références ultérieures le désignent comme le fils de Jared et le père de Mathusalem.

La figure patriarcale d’Hénoch trouve probablement son origine dans un mythe solaire babylonien et occupe par la suite une place importante dans la pensée juive.

L’épisode le plus marquant dans les récits associés à Hénoch est celui de son « ravissement », c’est-à-dire son enlèvement par Dieu. Le chapitre V de la Genèse dit de lui qu’il marcha avec Dieu avant d’être « enlevé aux Cieux » sans rencontrer la mort. Ce verset a toujours revêtu une importance considérable dans le développement de la pensée sur l’immortalité dans l’Ancien Testament. Hénoch est cité dans le même contexte dans le Nouveau Testament (Épître aux Hébreux, XI, 5).

Hénoch est donc le nom de trois personnages, dont deux sont des patriarches de la Bible.



~ Le fils de Caïn ~

En Genèse 4, 17, Hénoch (hébreu hânokh, initié) (grec dans la Septante : hénôkh) est le nom du fils de Caïn pour qui celui-ci construit une ville qu'il appelle de ce nom : Hénoch. Hénoch est le père d'Irad.

Victor Hugo l'a évoqué dans La Légende des siècles : « L'œil était dans la tombe… ».



~Le fils de Yared ~

C'est le même nom, initié, que pour le fils de Caïn. Il est cité en Genèse 5 18-24. Hénoch, fils de Caïn, "initie" la nomination des lieux, et Hénoch, fils de Yared, "initie" le décompte des temps, Arrière-grand-père de Noé, il est le septième des patriarches de la lignée dont Adam est le premier et Noé le dixième. Hénoch a vécu en tout trois cent soixante cinq ans. Hénoch a marché avec Dieu et il n'a plus été là car Dieu l'a pris. Hénoch initie aussi le cas des personnes disparues, dont nul ne peut certifier la mort.

* Littérature intertestamentaire

Le nom de Hanouka, fête de l'"inauguration" du Temple, a la même étymologie. Dans la littérature « intertestamentaire » des apocryphes qui s’est développée dans l’Alexandrie hellénistique depuis la traduction de la Septante, tout un cycle est placé sous le patronage d’Hénoch. Il comprend notamment les livres d'Hénoch et des Jubilés. Il apparaît aussi dans des écrits apocryphes qui racontent qu'il est passé de son corps humain à celui d'un ange. On apprend dans l’épître de Jude qu’il a prophétisé les derniers jours.



~ Le fils de Seth ~

Le nom Énosh, qu'il vaut mieux ici écrire avec s, et sans h initial, (Énosh ou Énosch) signifiant homme et transcrit par énos dans la Septante. Son nom figure dans les généalogies en Genèse 5, 6-7, dans le premier Livre des Chroniques 1:1, et en Luc 3:38



~ Rôle dans les traditions extra-bibliques ~

- Coran

Le prophète Idrîs du Coran (Le Coran XIX; 56-57 et XXI; 85-86) est le patriarche que la Bible appelle Énoch (ou Hénoch) (Genèse V; 18). Il est l'arrière-grand-père de Noé. Le Siracide dit « Hénoch fut agréable au Seigneur, et il a été transporté, exemple de pénitence pour les générations. » (Siracide / Ecclésiastique XLIV; 16). La Genèse dit simplement « Dieu le prit » (Genèse V; 24).

Il est réputé pour être à la fois le père de l’écriture, de l’astronomie et de la maîtrise du fer. Dans la tradition musulmane, Idris a connu la mort au 4e ciel alors qu'il s'y était rendu accompagné d'un ange pour demander à l'ange de la mort de reporter sa fin. Ce dernier savait par Dieu qu'il allait prendre à Idris la vie ce jour même au 4e ciel mais n'avait jamais saisi ce que ferait un humain dans un endroit pareil. L'histoire prouve le savoir limité des anges, la précision du destin "qadar" et la grandeur d'Allah.



La tradition musulmane telle que le rapporte Tabarî (839-923) est beaucoup plus riche d'anecdotes sur Idrîs. Tabarî atteste que Idrîs est bien celui que la Bible appelle Énoch : « Or le nom d'Énoch est syriaque, le nom arabe de ce personnage est Idrîs. Idrîs reçut le don de prophètie. »

Plus loin, Tabarî confirme cette identification en précisant qu'il est l'arrière-grand-père de Noé et qu'il est entré vivant au paradis. « Idrîs était de l'Hindoustan, mais il habitait le Yémen. Il était prophète et revêtu du caractère d'apôtre. Or, de son temps, tous les hommes étaient adorateurs du feu, parce qu'Iblîs avait trompé Caïn, comme nous l'avons dit plus haut. Lorsque Dieu envoya Idrîs vers ses frères, ils ne lui obéirent pas. Or Idrîs leur lisait des livres, et ces livres étaient les livres d'Abraham. Avec ces livres il appelait les hommes à Dieu. Or le premier homme qui plaça le roseau sur le papier pour écrire fut Idrîs. Il savait coudre et faire le métier de tailleur. Il fut le premier qui introduit l'usage de tailler et de coudre les vêtements, et il était très habile dans tous les ouvrages. De son temps, les hommes n'avaient point de vêtements cousus; ils portaient tous des peaux et de la laine. Ils jetaient les peaux sur leur corps; quant à la laine, ils en faisaient une espèce de feutre et s'en couvraient. Ils ne savaient pas même ce que sont les chemises et les caleçons. Or Idrîs commença à couper les peaux et à en faire des chemises et des caleçons cousus. Ce fut lui qui introduisit cet usage dans le monde. Avec tout cela, Idrîs était nuit et jour constamment occupé à adorer et à servir Dieu. »

- Mormons

C’est aussi cet Hénoch qui, pour les mormons, aurait fondé la cité de Sion. Selon le Livre de Moïse, Sion fut enlevée au ciel à cause de la justice de ceux qui y vivaient.


Par Grigán
Mis en ligne le 06/03/2009

Abraham: Selon la religion juive et chrétienne

~ Introduction ~

Abraham (en hébreu : abrâhâmm ; en arabe: Ibrahîmm al-khâlil, l'ami privilégié (de Dieu)) est un personnage de la Torah, de l'Ancien Testament et du Coran. Il est considéré comme le père du monothéisme.

~ Selon le récit biblique ~

L'histoire d'Abraham est racontée dans la Torah (le « Pentateuque » de l'Ancien Testament pour les chrétiens), plus précisément dans le livre, appelé « livre de la Genèse » par les chrétiens (chapitres XII à XVI).



~ Abram ~

Abram (hébreu : père haut) aurait vécu à une époque qui se situerait environ 2000 ans avant Jésus-Christ. Abraham descend de Sem, l'un des trois fils de Noé. Il a deux frères : Nahor et Haran. Haran meurt, laissant un fils, Loth (Lot) (qui est donc le neveu d'Abram). Abram épouse Saraï (sa demi-sœur) qui est stérile.

Terah, le père d'Abram, quitte Ur vers le Pays de Canaan avec Abram son fils et Lot son petit fils par Haran. Ils se fixent finalement en chemin à Harran, connu pour être à la fois un grand centre caravanier, et l'un des deux principaux sanctuaires (avec Ur) qui soit dédié au Dieu-Lune Sîn vénéré par les mésopotamiens

Plusieurs années après son arrivée, Abram reçoit l'ordre divin de quitter Harran avec sa famille et ses troupeaux pour aller à l'endroit que lui désignera Dieu, tandis que son père reste à Harran tandis que son frère Nahor est en Mésopotamie. I l est accompagné de Loth. Il traverse alors sans doute l'Euphrate à Karkemish, puis il entre dans le pays de Canaan jusqu'au site de Sichem, où Dieu lui apparaît à nouveau et lui promet « de donner cette terre à sa descendance ». Abram construit un autel, puis continue sa route dans la région de Bethléem et Aï, puis vers le Néguev, d'où une famine le chasse vers l'Égypte. Le Pharaon enlève Saraï que Abram avait fait passer pour sa sœur (pour que sa vie ne soit pas menacée par la beauté de sa femme). Il finit par la libérer suite à des plaies affligées par Dieu.





À son retour dans le pays de Canaan, Abram se sépare de Loth avec lequel des divergences apparaissent. Celui-ci s'installe près de Sodome. Puis Abram reçoit la promesse de Dieu (YHWH) de multiplier sa descendance pour lesquels la terre de Canaan est destinée, « depuis le torrent d'Égypte jusqu'au grand fleuve d'Euphrate ».


Dans le même temps, une coalition de quatre rois orientaux tenta de mater la rébellion de cinq rois cananéens. Les rebelles sont vaincus, Sodome et Gomorrhe mises à sac, Loth est fait prisonnier. Abram poursuit les assaillants et les défait près de Damas. Loth est ainsi libéré et le butin rendu intégralement. À son retour, Abram est accueilli avec bienveillance par les rois de Sodome et de Salem. Il repart vers le Néguev et s'installe dans l'oasis de Beer-Sheva.

Pour assurer à son mari une progéniture, Saraï donne à Abram sa servante, Agar, comme concubine. Ismaël naît ainsi de la servante Agar. Treize ans plus tard, Abram a 99 ans, et Dieu lui propose une alliance : « On ne t'appellera plus Abram, mais ton nom sera Abraham, car je te fais père d'une foule de nations. Je te fructifierai beaucoup, beaucoup, tu engendreras des nations, des rois sortiront de toi ». Abram accepte cette alliance qui passe par la circoncision de tous les hommes de sa maison et devient Abraham. Saraï devient Sarah par la même alliance.

La circoncision au huitième jour est le signe de cette alliance entre Dieu et la descendance d'Abraham.



L'Éternel visite Abraham aux chênes de Mambré:

La scène bien connue de l'Annonciation à Abraham et Sarah est du à l'apparition de l'Éternel et ensuite de trois hommes (de trois archanges). Dans cet épisode, Abraham et Sarah reçoivent la promesse d'avoir un fils, Isaac (rire, joie), qui devra être circoncis à son huitième jour en signe d'Alliance. Le nom de Isaac est lié à toutes les sortes de rires que provoque l'annonce de l'enfant : joie, émerveillement, mais aussi étonnement, incrédulité de Sarah qui est ménopausée et ne couche plus avec son mari. La promesse se réalisera quand Isaac naît.

Au cours de la même visite, la destruction de Sodome et Gomorrhe est annoncée à Abraham.



~ Sodome et Gomorrhe ~

Sodome est une ville où règne la confusion sexuelle. Des enfants naissent, mais il n'est pas possible de leur attribuer de père. Or pour qu'une ville se perpétue, il est fondamental qu'y siège un tribunal qui reconnaisse les filiations. Pour sauver les siens rester dans cette cité maudite, il y a un échange entre Abraham et l'Éternel. Abraham marchande le nombre de membres du Tribunal : 50, 45, 40, 30, 20? Finalement, dix Justes auraient suffi pour sauver Sodome et en faire un être transcendant, qui préexiste aux individus qui la forment, survive après leur mort, et en garde le nom et la mémoire. Le "miniane", le quorum nécessaire à toute cérémonie juive, est de dix membres.



~ Naissance et "ligature" d'Isaac ~

Après de nombreuses années d’attente, Isaac naît enfin. Il est nommé du nom accepté en commun par Abraham et Sarah, il est circoncis au huitième jour. Isaac grandit. Un jour, voyant Ismaël se moquer d'Isaac, Sarah demande à Abraham de chasser Agar et son fils Ismaël. Peu de temps après, Dieu réconforte Abraham sur l'avenir de son fils Ismaël. Il en fera une grande nation mais c'est à la descendance d'Isaac qu'est réservée l'Alliance. Il l'encourage ainsi à réaliser tout ce que Sarah t'a dit. Abraham renvoie donc dans le désert sa servante Agar et son fils, Ismaël, qui manque d'y périr. Un ange apparaît alors à Agar, sauve son fils et lui promet d'en faire le "père d'une grande nation".



Suite à cet épisode, Dieu met Abraham à l'épreuve et lui demande de lui « rendre » son fils, de le sacrifier. Il accepte. Ce faisant, il reconnaît ainsi Celui dont il tient l'enfant. Comme le jeune garçon l'appelle aby, « mon père », et que lui répond bény, « mon fils », ils se sont aussi reconnus mutuellement. Dieu alors intervient et sauve le garçon, attaché sur l'autel, de la lame de son père, et lui promet à son tour d'être le père d'une grande nation. Un bélier est sacrifié à sa place. La tradition juive place ce sacrifice interrompu à l'emplacement actuel du Dôme du Rocher à Jérusalem. Le désaccord avec le Coran porte sur l'identité de l'enfant.

Dans la tradition juive, le sacrifice d'Abraham est plutôt désigné comme la "ligature d'Isaac" : l’Akeda. Le souvenir de ce sacrifice est commémoré à chaque nouvelle année juive, lors de la fête de Rosh Hashana.



~ Sépulture de Sarah et mariage d'Isaac ~

Après la mort de Sarah, une négociation se noue entre Abraham et les fils de ‘Het, à propos du champ et de la grotte de Hébron où sera enterrée Sarah. Ephron, fils de Het, veut les lui donner, Abraham veut les payer. Finalement, il paye. Eber est l'ancêtre d'Abram l'Hébreu. Le prix payé par Abraham pour le champ et la grotte fut de 400 sicles d’argent « au cours du marchand». De même que l’hébreu, la langue, "passe" de l'un à l'autre, l’argent "passe" de main en main. Abraham ordonne ensuite à son serviteur Éliézer, d'aller en Mésopotamie pour trouver une femme à Isaac. Éliézer choisit Rébecca, fille de Betouel, près d'un puits de Paddan Aram, pour sa beauté et sa générosité : elle abreuve non seulement les voyageurs, mais aussi leurs chameaux. Il rentre avec elle à Hébron. Après avoir marié son fils, Abraham prend une nouvelle épouse, Ketourah, dont il a de nombreux enfants. Puis il meurt à l'âge de 175 ans « dans une vieillesse heureuse». Il est enterré aux côtés de Sarah au Tombeau des Patriarches.


Par Grigán
Mis en ligne le 08/03/2009

Abraham: Selon la religion musulmane

~ Présentation ~

Abraham (Ibrahim en arabe) au sein de l'Islam est un envoyé de Dieu, aux Hommes pour les remettre sur le droit chemin. Il est aimé et chéri comme tous les autres envoyés de Dieu comme Moise (Mûsâ en arabe), Jésus ('Îsâ) et bien d'autres cités dans la Bible. Abraham est cité plusieurs fois dans le Coran et il existe une sourate qui porte son nom. Le Coran parle de la jeunesse d'Abraham et comment il travailla sans relâche à la conversion de son père et de son peuple et à les amener à renier les idoles qu'ils vénéraient.

Un jour, profitant du fait que tout le monde soit parti à une fête, il détruisit toutes les idoles et épargna la plus grande d'entre elles. Au retour de son peuple au village, il fût accusé de la destruction. C'est alors qu'il les défia en leur demandant de demander cela à la plus grande idole pour leur montrer que c'étaient pas plus que des tas de roc sans pouvoir aucun.

Abraham fût condamné à être brûlé et un feu grandiose fût préparé pendant des jours. Quand ils jetèrent Abraham dans le feu, Dieu ordonna le feu de perdre sa faculté de brûler, et Abraham séjourna dans le feu pendant des jours sans que rien ne lui arrive. Abraham épouse Agar (Hajar en arabe), la servante de sa première femme, il en a un fils Ismaël. La sourate XXXVII ne nomme aucune des deux femmes, et nomme Isaac au détour d'une phrase.

C'est alors que vient l'ordre divin de sacrifier Ismaël, ce fils unique qui a grande importance aux yeux d'Abraham. La tradition place cet évènement près de La Mecque, à l'emplacement nommé Mina. Le récit coranique ne nomme pas explicitement le fils sacrifié, mais le contexte suggère fortement que c'est Ismaël, jouant sur l'ambiguïté du "fils unique".

Ensuite, Dieu, en récompense, lui donne un fils de sa première femme, Isaac.

Abraham est donné comme le modèle du musulman car il se soumet à Dieu même lorsque l'ordre divin peut sembler absurde. Dieu vient de lui promettre une nombreuse descendance et lui demande dans le même temps d'immoler son fils unique. Le Coran appelle l'islam "la religion d'Abraham".



~ Le sacrifice demandé à Abraham ~

La Bible et le Coran reprennent tous deux l'histoire d'Abraham acceptant d'immoler son fils en holocauste à Dieu. Ce geste est fondateur de l'acte de foi parfait demandé par Dieu à Abraham, auquel il vaut dans la Bible l'Alliance, et dans le Coran le fait d'être considéré comme le premier des musulmans, à cause de son acte de soumission totale à Dieu.

Mais alors que la Bible désigne Isaac comme étant ce fils, le Coran et les Hadiths indiquent que le sacrifié était Ismaël. Le midrash indique que tous deux étaient les fils uniques de leur mère, ou encore qu'Ismaël était le fils unique d'Abram, tandis qu'Isaac était le fils unique d'Abraham.

Toutefois, la tradition musulmane estime qu'Isaac ne fut jamais le fils unique d'Abraham, et que le texte original de la Tawrat portait selon toute vraisemblance Ismaël au lieu de Yitzhaq (Isaac). Ibrahim s'apprête au sacrifice de son fils unique, se privant ainsi de toute descendance, lorsqu'un ange arrête son bras et qu'Ibrahim aperçoit un bélier qu'il sacrifie alors à la place de son fils. Ce fils unique, avant la naissance d'Isaac, est Ismaël, né de Hajar (Agar), servante égyptienne de son épouse Sarah. Quand Isaac naît de son épouse, celle-ci fait chasser Hajar et Ismaël. Les tribus arabes ismaélites, dont celle du prophète Mohammed, les Quraychites, seraient des descendants directs d'Ismaël.

L'Aïd al-Kebir (littéralement la grande fête), appelé aussi Aïd al-Adha(fête du sacrifice), marque la fin du pèlerinage à La Mecque, au dixième jour du douzième mois du calendrier hégirien musulman (Dhou l-Hijja). Cette fête du sacrifice est célébrée chaque année pour commémorer la soumission d'Abraham à Dieu lors de la tentative de sacrifice de son fils unique Ismaël.



Thèses sur la signification du sacrifice demandé :

On peut voir dans cet épisode un acte de foi, de confiance totale en Dieu devant une demande déroutante. Le sacrifice demandé à Abraham est souvent rapproché de deux autres épisodes :

~ La loi juive qui demande que tout premier né soit consacré à Dieu, les hommes sont rachetés ainsi que les animaux impurs, les animaux purs sont sacrifiés. Dans ce cadre, le sacrifice d'Isaac est l'application de cette loi qui sera ensuite formalisé par Moïse.

~ La mort de Jésus sur la croix : Abraham était prêt à sacrifier son fils Isaac pour Dieu, Isaac se soumettant à son père ; Dieu a de même sacrifié son fils unique Jésus pour sauver les hommes, Jésus s'est soumis à la volonté de Dieu. Cet acte serait donc une image du futur sacrifice de Jésus.

On a aussi avancé que le sacrifice d'Abraham signifierait la fin des sacrifices humains pour les juifs, pratique qui existe et perdure chez d'autres peuples sémitiques. Les phéniciens (carthaginois en particulier) continuèrent à sacrifier les premiers nés mâles en gage de fécondité dans les sanctuaires de Tanit et de Baal Hamon. Les lieux où se pratiquaient ces sacrifices sont appelés « Tophets ». Ce rite se serait prolongé jusqu'au IIe siècle avant J.-C. d'après les fouilles effectuées en Sardaigne, en Sicile et à Carthage. Dans cette perspective, Abraham aurait accompli un rite ethnique cohérent avec la promesse d'une nombreuse descendance, au lieu d'observer un commandement divin déroutant.

D'autres récits relatent de la pratique des sacrifices humains ; le plus remarquable est l'histoire de Tantale : confronté à la même situation qu'Abraham, il réagit en refusant le sacrifice et en truquant le rite. Le résultat de cette révolte contre (les) dieu(x) n'apparaît pas convaincant puisque, si on en croit la mythologie, Tantale sera durement châtié et les sacrifices humains perdureront dans sa lignée et plus généralement chez les Grecs : Iphigénie devra être sacrifiée par Agamemnon par exemple.


Par Grigán
Mis en ligne le 08/03/2009

Ismaël et Isaac : Les deux fils promis d'Abraham

~ Introduction ~

Abraham a eu deux fils de deux femmes totalement différentes : Ismaël en premier avec Agar, la servante de sa femme et Isaac en deuxième avec sa femme légitime. Deux personnes très liées par le sang mais qui fondirent chacun de leur côté un peuple, une nation : les musulmans et les hébreux. Si on parle de l’un, on ne peut oublier l’autre. Chacun est étroitement lié à l’autre. Comme quoi, les musulmans et les juifs sont liés par cette fratrie. Toutes les trois religions monothéistes sont aussi appelés abrahamiques, en mémoire d’Abraham, le premier homme à avoir entendu la parole de Dieu.



~ Ismaël ~

Ismaël (en hébreu, « que Dieu entende »), dans l'Ancien Testament, est le fils aîné d'Abraham et qui passe pour l'ancêtre d'un groupe de tribus d'Arabie.

Son histoire est mêlée à celle d'Isaac, son demi-frère. La mère d'Ismaël était Agar, servante égyptienne de la femme d'Abraham, Sarah, qui était stérile. En réponse à ses prières après de nombreuses décennies, Sarah conçut et enfanta un fils, Isaac.



Ayant ainsi donné satisfaction à Abraham et par jalousie, Sarah demanda qu'Agar et Ismaël soient renvoyés du campement. Agar et son fils s'enfuirent vers le sud où ils ont failli périr sans l’intervention d’un ange envoyé par Dieu. Il lui annonce qu’un pacte avec l’Eternel est à venir et qu’il sera le père d’une grande nation d’Hommes. À l’âge adulte, Ismaël s'établit dans le désert, épousa une Égyptienne et devint le père de douze tribus nomades du désert. La région occupée par les Ismaélites couvre la majorité du centre et du nord de l'Arabie.

Les musulmans se considèrent comme les descendants d'Ismaël mais soutiennent qu'Agar était la véritable femme d'Abraham et Ismaël, son fils favori. Les douze fils d'Ismaël cité dans la Genèse sont connus de la tradition musulmane. Il est dit que deux d'entre eux s'établirent à La Mecque, où il fixèrent leur demeure, à savoir : Nebajoth et Kedar. Kedar est l'ancêtre des Quraychites, la tribu du prophète Mahomet. Ils affirment en outre que c'est Ismaël et non Isaac qui fut offert en sacrifice par Abraham et ils situent la scène du sacrifice au mont Ararat, près de La Mecque (aujourd'hui en Arabie Saoudite).



Les spécialistes de la Bible considèrent que l'histoire d'Ismaël et les autres récits de la Genèse relatent l'histoire réelle non seulement d'un individu, mais de toute une tribu nomade.

Le texte de la Bible précise que les descendants d'Ismaël formeront une grande nation mais que l'Alliance sera poursuivie avec Isaac. Il meurt à cent trente-sept ans.

Remarque: Les descendants d'Ismaël sont appelés ismaélites à ne pas confondre avec les ismaéliens ou ismaîlites qui sont les membres d'une branche du chiisme.



~ Isaac ~

Isaac (en hébreu, « rires »), patriarche de l'Ancien Testament est le fils d'Abraham miraculeux, demi-frère d'Ismaël et père de Jacob et Ésaü. La naissance d'Isaac fut promise à Abraham et à sa femme Sarah, après un long mariage sans enfant, comme signe que les bienfaits initialement accordés par Dieu à Abraham seraient reportés sur Isaac, héritier de l'Alliance.



L'épisode principal du récit, qui est aussi une des histoires les plus connues de la Bible, est celui du sacrifice d'Isaac. Dieu voulut éprouver la foi d'Abraham en lui demandant de sacrifier son fils. Au dernier moment, Dieu convaincu de la parfaite obéissance du père comme du fils accepta que l'enfant soit remplacé par un bélier. Cette histoire exprimerait le rejet par les Hébreux des sacrifices humains pratiqués par les nations voisines. La commémoration du sacrifice se retrouve dans le rituel de la synagogue lorsque l'on souffle dans le shofar ou corne de bélier, pendant les fêtes de Roch ha-Chanah et du Yom Kippour.

Le Nouveau Testament fait allusion à Isaac comme précurseur du Christ et de l'Église et l'obéissance à son père, jusqu'au sacrifice de soi, est associé à celui du Christ. Ces thèmes furent développés par plusieurs pères de l'Église et Isaac apparaît souvent dans l'art chrétien, notamment en rapport avec l'Eucharistie.

Les archéologues et les spécialistes de la Bible ont établi des parallèles entre l'histoire d'Isaac et celle des tribus sémites. Abraham représenterait la branche nomade à partir de laquelle les tribus hébraïques et édomites se seraient séparées, Isaac les tribus qui s'unirent pour constituer la Confédération hébraïque et faire allégeance à Dieu, Iahvé ou Jéhovah, à l'origine une divinité tribale, et Ismaël les tribus d'Édom. Isaac fut un personnage relativement mineur par rapport aux deux autres grands patriarches de la Bible, son père Abraham et son fils Jacob ; mais plusieurs détails du récit biblique auraient, de l'avis des spécialistes, une grande importance symbolique. L'histoire de sa naissance serait une tentative délibérée des premiers auteurs hébreux pour changer les traditions des tribus sémites, afin de renforcer l'adhésion à la Confédération hébraïque, alliance à la fois militaire et politique, en laissant entendre qu'elle était d'inspiration divine. En faisant d'Isaac le fils légitime et d'Ismaël le fils illégitime de leur ancêtre commun, les Hébreux affirmaient leur supériorité sur les tribus édomites indépendantes. Enfin, la rivalité opposant les deux fils d'Isaac (Esaü et Jacob) symboliserait elle aussi la rivalité entre Édom et les Hébreux.


Par Grigán
Mis en ligne le 08/03/2009

Loth

~ Présentation ~

Loth ou Lot est un patriarche de la Bible. Il est le neveu d'Abraham.

~ Dans la Genèse ~

Après avoir quitté Ur en compagnie d'Abraham, Loth arrive sur les bords du Jourdain. Ils se séparent: Abraham reste dans le pays de Canaan et Loth descend avec ses troupeaux vers la plaine du Jourdain au bout de laquelle se trouve Sodome. Au cours de guerres entre roitelets locaux, Loth est fait prisonnier. Abraham vient à son secours et le ramène à Sodome. Dieu révèle à Abraham sa décision de détruire Sodome et Gomorrhe qui sont devenus des lieux de perversion. Abraham commence alors à intercéder auprès de Dieu pour éviter cette destruction.



« Abraham s'approcha et dit: « Feras-tu aussi périr le juste avec le méchant? Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville. Les feras-tu périr aussi? Ne pardonneras-tu pas à la ville à cause des cinquante justes qui sont au milieu d'elle? »

L'intercession s'arrête sur le nombre de dix justes pour sauver Sodome de la destruction. Deux anges arrivent à Sodome, ils sont accueillis par Loth dans sa maison. Les Sodomites, ayant entendu parler de deux étrangers récemment arrivés en ville, frappent à la porte de Loth pour les rencontrer dans le but d'avoir des relations sexuelles avec eux. Loth protège les anges en proposant même ses filles à leur place. Établi à Sodome, Loth avertit son peuple du châtiment qu'il encourt du fait de sa pratique des turpitudes et de la sodomie. Son peuple le rejette et leur cité est détruite. Les anges entraînent Loth, sa femme et ses deux filles en dehors de la ville avant sa destruction. Ils se réfugient au matin dans une petite ville appelée Tsoar. Les anges donnent la consigne de ne pas se retourner vers Sodome au moment de la destruction de cette ville. Malgré cet avertissement, l'épouse de Loth se retourne et est changée en statue de sel. Les deux villes de la plaine sont détruites. Loth et ses filles vont se réfugier dans une grotte de la montagne. L'histoire de la femme de Loth, changée en statue de sel pour avoir regardé en arrière, évoque les blocs salins aux formes étranges des bords de la mer Morte. Après avoir fui Sodome, Loth se retrouve donc seul dans une caverne avec ses deux filles :

« L'aînée dit à la plus jeune: “Notre père est vieux; et il n'y a point d'homme dans la contrée, pour venir vers nous, selon l'usage de tous les pays. Viens, faisons boire du vin à notre père, et couchons avec lui, pour que nous conservions la race de notre père”. Elles firent donc boire du vin à leur père cette nuit-là; et l'aînée alla coucher avec son père. Il ne s'aperçut ni quand elle se coucha, ni quand elle se leva. Le lendemain, l'aînée dit à la plus jeune: “ Voici, j'ai couché la nuit dernière avec mon père; faisons-lui boire du vin encore cette nuit, et va coucher avec lui, pour que nous conservions la race de notre père”. Elles firent boire du vin à leur père encore cette nuit-là; et la cadette alla coucher avec lui. Il ne s'aperçut ni quand elle se coucha, ni quand elle se leva. Les deux filles de Loth devinrent enceintes de leur père. L'aînée enfanta un fils, qu'elle appela du nom de Moab. C'est le père des Moabites, jusqu'à ce jour. La plus jeune enfanta aussi un fils, qu'elle appela du nom de Ben-Ammil. C'est le père des Ammonites, jusqu'à ce jour. »



~ Selon l'Islam ~

Il est également cité par le Coran comme prophète et nommé Loût.


Par Grigán
Mis en ligne le 08/03/2009

Jacob et son combat avec l'Éternel

~ Présentation ~

Jacob est un patriarche biblique. Il est le fils d'Isaac et Rébecca et le petit-fils d'Abraham. Il reçoit également le nom d'Israël après son combat avec Dieu et selon d'autres traditions parfois erronées (qui influencèrent les peintres) contre un ange, parfois identifié à l'ange Gabriel. Son histoire est racontée dans le livre de la Genèse.


~ Enfance ~

Le nom de Jacob signifie « il talonna », car il est né en tenant son jumeau premier-né Ésaü par le talon. Plus tard, il échange un plat de lentilles contre le droit d'aînesse de son frère Ésaü.

Avant sa mort, leur père Isaac, devenu aveugle, veut rétablir Ésaü dans ses droits. Rébecca profite de la cécité de son mari pour lui faire donner sa bénédiction à Jacob. Ésaü, furieux, décide de tuer son frère dès la mort d'Isaac. Rébecca découvre ses intentions et implore Jacob de fuir chez son oncle Laban à Harran.


~ Le rêve de l'échelle ~

Au cours de son voyage vers Harran, Jacob passe la nuit à Béthel et y a la vision d'une échelle atteignant le ciel et de Dieu se tenant en haut de cette échelle.



~ Jacob à Harran ~

Jacob se réfugie chez Laban, lequel a deux filles Léa et Rachel. Jacob rencontre d'abord la cadette, Rachel, près d'un puits à proximité de Harran. Il souhaite l'épouser mais Laban refuse tant que l'aînée n'est pas mariée. Laban lui promet pourtant la main de sa fille contre sept années de travail à son service. Au bout des sept années, Jacob est trompé par Laban et il épouse l'aînée Léa. Laban lui accorde finalement Rachel en échange de sept nouvelles années à son service.

Léa lui donne successivement quatre fils, alors que Rachel restait stérile. En conséquence, Rachel invite Jacob à épouser sa servante Bilha, qui lui donne ainsi deux fils. Léa, de son côté, offre aussi à Jacob sa servante Zilpa, qui lui donne, elle aussi, deux fils. Léa donne encore deux fils et une fille (Dinah). Enfin, Dieu prend en pitié Rachel et lui permet d'enfanter les deux derniers fils de Jacob.




D'incessantes querelles éclatent entre les deux sœurs, ainsi qu'entre Laban et Jacob. Voyant que Jacob s'était enrichi, les fils de Laban complotent contre Jacob. Celui-ci choisit de fuir à nouveau avec sa famille et de retourner dans son pays d'origine. Cela coïncide aussi avec la venue du onzième fils de Jacob qui est Joseph.

Avant leur départ, Rachel vole les images des dieux de la maison de Laban, qui font office de titres de propriété, et les cache dans le coussin de sa selle. Jacob et sa famille traversent l'Euphrate et marchent vers Galaad. Laban les rattrape, mais ne parvient pas à retrouver les images des dieux. Laban conclut alors un pacte avec Jacob, qui ne devra prendre aucune femme en dehors des filles de Laban.

~ Israël ou celui qui a lutté avec Dieu ~

Au cours de ce voyage de retour, Jacob se bat toute une nuit contre un inconnu. Au matin, cet inconnu refuse de lui donner son nom. Désormais, Jacob sera appelé Israël, c'est-à-dire « celui qui a lutté avec Dieu ».



~Retour d'exil ~

Jacob rentre au pays de Canaan après vingt ans d'exil et prend le nom d'Israël. Il se réconcilie avec son frère Ésaü. Jacob part vers Sichem où il acquiert une terre achetée aux fils de Hamor. Sa fille unique, Dinah, est violée par un des fils de Hamor qui accepte de faire circoncire tous les hommes de la ville pour permettre l'union des deux enfants. Pour se venger, les frères de Dinah, Siméon et Lévi, tuent par surprise tous les hommes de la ville qu'ils pillent ensuite. Jacob et sa famille doivent partir pour Béthel, où Dieu renouvelle l'Alliance avec Jacob. En chemin vers Bethléem, Rachel meurt en couches. Son fils prend le nom de Benjamin.

~ Vieillesse de Jacob/Israël ~

Plus tard, Joseph, l'aîné de Rachel, passe pour mort car ses demi-frères jaloux l'ont vendu à des marchands ambulants. Jacob, vieillissant, affronte le chagrin et la famine. Certains de ses fils partent pour l'Égypte lors d'une période de sécheresse. Ils y retrouvent leur frère Joseph vendu plusieurs années auparavant et devenu vice-roi d'Égypte.


Joseph joue un rôle primordial dans l'histoire du peuple hébreu, telle qu'elle est contée dans la Bible. Son histoire constitue toute la fin du livre de la Genèse. Elle est le prélude à l'histoire des Hébreux en Égypte, telle que racontée dans le livre de l'Exode.

À sa mort, Jacob bénit tous ses fils et est enterré près d'Isaac et d'Abraham dans le tombeau des Patriarches. Les douze fils sont les ancêtres éponymes des douze tribus d'Israël qui vont continuer à croître en esclavage en Égypte jusqu'à leur délivrance sous la direction de Moïse.



~ Les douze fils de Jacob ~

Jacob avec Léa sa première épouse : Ruben, Siméon, Lévi, Issachar, Zabulon et Juda.
avec Rachel sa deuxième épouse : Joseph et Benjamin.
avec Bilha la servante de Rachel : Dan et Nephtali.
avec Zilpa, servante de Léa : Gad et Aser.


Lors de la division en deux royaumes, les deux tribus de Juda et Benjamin formèrent le royaume de Juda, les dix autres tribus formèrent le royaume du nord, le royaume d'Israël.


Par Grigán
Mis en ligne le 08/03/2009

Moïse

~ Présentation ~

Moïse est né en Egypte vers 1200 avant J-C

Dans le Coran, Moïse est de loin le plus souvent cité, son nom apparaît à 136 reprises, bien plus qu’Abraham ou Jésus. Les cinq premiers livres de l’Ancien Testament (Genèse, Exode, Lévitique, Nombre et Deutéronome) appelés Pentateuque, et qui forment la Torah lui ont également été attribués, mais les nombreuses exégèses effectuées permettent de penser que ces textes n'ont pas été écrits par un seul homme.

Comme Mahomet, il a été rejeté par les siens, obligé de quitter son pays d’origine pour un exode (l’hégire). Il a entrepris de créer autour de son message une communauté sociale voire politique, d’en assurer la cohésion et la défense, de lutter contre ses divisions internes et ses tendances au compromis du polythéisme.

Le Coran fait un parallèle entre Pharaon entouré de son conseil et les chefs mecquois, ou entre les fauteurs de troubles parmi les Israélites durant l’errance dans le désert et les opposants qui gênaient son action à Médine.

La plupart des récits du cycle mosaïque sont puisés dans la narration biblique, et parmi les principaux, le premier est l’oppression de Pharaon, qui se porte sur une partie de la population - les Fils d’Israël - dont les enfants mâles sont massacrés. Le motif de cette persécution n’est pas expliqué, mais dans les traditions non-coraniques très populaires, l’on fait allusion à des devins annonçant à Pharaon la destruction de l’Egypte par un jeune israélite, ce qui suscite sa peur. La promesse faite à la mère de Moïse :
« Jette ton fils dans le flot… Nous te le rendrons et ferons de lui un envoyé ».

Moïse est confié au fleuve par sa mère, avertie de façon surnaturelle qu’il lui serait rendu. La femme de Pharaon le recueille et propose à son mari d’adopter l’enfant. Le nouveau-né refuse l’allaitement des nourrices égyptiennes, jusqu’à ce que sa propre mère soit engagée comme nourrice pour s’occuper de lui.

Devenu adulte Moïse s’interpose dans une dispute entre un Israélite et un Egyptien, et tue ce dernier. Ce geste qu’il regrette et qu’il impute à Satan est pardonné par Dieu. Moïse se rend compte que sa culpabilité est connue : il prend peur et décide de fuir. Il se dirige à Maydan, à l’est du Sinaï au sud de la Palestine et de la Jordanie actuelles.
Là-bas, il fut accueilli par une famille, dont il épousa une fille et pour laquelle il travailla durant quelque temps.



~ Dans la vallée bénie de Tuwâ ~

Lorsque Moïse quitta Maydan, alors eu lieu la rencontre avec la présence divine au buisson-ardent. Apercevant un feu au loin, il s’en approche afin de s’éclairer et de se chauffer. Une voix divine émane de l’arbre, qui averti Moïse avec netteté :
« Je suis ton Seigneur et le Seigneur des mondes ».
« Je suis Dieu et il n’y a d’autre divinité que Moi »
.

Dieu lui annonce qu’il a été élu par lui, et qu’il l’enjoint de se rendre auprès de Pharaon. Moïse confie à Dieu ses inquiétudes, dues notamment à un défaut d’élocution et à la vengeance possible de Pharaon en réaction au meurtre commis.
La Voix lui accorde l’aide de son frère Aaron et lui promet l’assistance d’une autorité et de signes miraculeux.

Suit une violente dispute entre Moïse et le souverain d’Egypte au sujet de la libération des Fils d’Israël mais surtout pour la reconnaissance de l’autorité prophétique de Moïse et de son message monothéiste. Il s’annonce comme un envoyé expressément par le Dieu créateur de tout, seigneur de tous les mondes, missionné pour énoncer la vérité. Cette affirmation heurte non seulement l’autorité politique du pharaon, en tant que chef d’Etat, mais aussi sa prétention à représenter un pouvoir divin :
« Je suis votre seigneur suprême » ou encore « Je ne vous connais pas d’autre divinité que moi » dit-il à ses notables.

Sa richesse et sa position sociale lui semblent une preuve suffisante de son élection, comparées à la pauvreté et à la faiblesse de Moïse.

Ce dernier l’interpelle au sujet de la nature de Dieu, de son activité créatrice, de l’étendue de sa puissance et son dessein sur les hommes. Il réalise devant lui et sa cour des miracles prouvant l’origine divine de sa mission.

Pharaon et son entourage restent sceptiques et traitent Moïse de sorcier. Ils mobilisent les magiciens d’Egypte et un affrontement public est organisé devant une grande foule, un jour de fête. Les magiciens jettent des bâtons et des cordes, qui prennent l’apparence de serpents vivants ; mais le bâton de Moïse, transformé lui aussi en serpent, les dévore tous.

Les magiciens Egyptiens se convertissent alors, à la fureur de Pharaon, qui les fait exécuter et qui refuse obstinément de reconnaître la mission de Moïse comme de laisser partir les Israélites.



~ Les dix plaies d’Egypte ~

~ Les eaux du Nil deviennent du sang.
~ Les grenouilles envahissent l’Egypte.
~ Les mouches et les moustiques attaquent les gens.
~ Les vermines apparaissent.
~ Une épidémie de peste attaque le bétail.
~ Les habitants attrapent la lèpre.
~ La grêle détruit les récoltes.
~ Les sauterelles dévorent la végétation.
~ Les ténèbres règnent pendant 3 jours.
~ Les premiers-nés égyptiens meurent durant la nuit.

Les dix plaies d'Égypte sont les dix châtiments qu'aurait infligés Dieu à l'Égypte dans la tradition judéo-chrétienne.



~ Pharaon ; le modèle négatif de la foi ~

Ce personnage mérite que l’on s’y attarde, car il représente le mécréant par excellence. Le péché principal qui lui est imputé est celui de l’orgueil. Il se considère Grand en lui-même. De là découle son aveuglement car il ne croit que sa propre interprétation de ce qu’il voit.



~ Confession tardive ~

Finalement l’exode a lieu, et au passage de la mer Rouge fendue par le bâton de Moïse, l’armée de Pharaon est engloutie, au moment même où ce dernier s’écrie : « Je crois qu’il n’y a d’autre Dieu que Celui en Qui croient les Fils d’Israël, et je suis parmi les soumit ».



~ Dieu parla à Moïse ~

Une fois dans le désert du Sinaï, Moïse va recevoir les Tables de la Loi au sommet de la montagne. C’est un instant intime entre Dieu et Moïse, car le Seigneur parle à celui-ci de manière directe, sans intermédiaire.

Il s’agit d’un privilège qui est resté l’apanage du seul Moïse parmi les prophètes ; car les autres prophètes entendent la voix de Dieu mais par un intermédiaire, celui d’un ange le plus souvent. Dieu lui révèle sa mission qui consiste à :
~ Libérer le peuple hébreu de l’esclavage et de le guider vers la Terre promise, le pays de Canaan.
~ Conclure l’Alliance.
~ Enseigner la loi qui porte son nom.



~ Les dix commandements gravés dans les Tables par le Divin ~

~ Je suis l’Eternel ton Dieu qui t’ais fait sortir du pays d’Egypte.
~ Tu n’auras pas d’autres dieux que moi. Tu ne te feras points d’idole.
~ Tu n’invoqueras point le nom de l’Eternel en vain.
~ Pendant six jours tu travailleras, mais le septième tu te reposeras.
~ Honore ton père et ta mère.
~ Tu ne tueras points.
~ Tu ne commettras pas d’adultère.
~ Tu ne voleras point.
~ Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain.
~ Tu ne convoiteras point ce qui appartient à ton prochain.



~ Passage de la Mer Rouge ~

Le peuple marche dans le désert et franchit la Mer Rouge, grâce à l’intervention de Moïse qui fendit les flots en deux, permettant à son peuple de la traversée. Les eaux se referment sur leurs poursuivants, qui meurent noyés.



~ Moïse fait-il une demande assimilable à un péché ? ~

Au sommet du Sinaï, au moment de cette rencontre bouleversante avec la divinité, Moïse demande à Dieu ; « Seigneur, montre-Toi que je Te regarde ! » Et Dieu répondit :
« Tu ne me Verra pas, mais regarde la montagne. Si elle reste en place, tu Me verras ».

Et lorsque son Seigneur apparut à la montagne, Il la réduisit en poussière et Moïse tomba foudroyé. Lorsqu’il revint à lui, il dit :
« Louange à Toi ! Je me repens devant Toi et suis le premier des croyants ! »

Pourquoi Moïse, pourtant l’homme le plus sage et le plus saint de sa génération, a-t-il pu demander une chose aussi grave que de voir Dieu, et ce précisément au moment où il était dans la plus intense proximité avec lui ?

Des mystiques répondent que c’est précisément parce qu’il se trouvait au sommet de son désir pour Dieu que Moïse ne pu se contenter d’entendre la voix de Dieu et voulut le contempler face à face.



~ Mort de Moïse ~

Moïse a abreuvé le peuple hébreu en frappant de son bâton par deux fois le rocher de Meriba.

Il nomme Josué comme successeur pour conquérir la terre promise et remet les Tables de la Loi aux anciens pour enseigner au peuple. Il s’en va à l’âge de 120 ans à proximité du pays de Canaan après l’avoir aperçu au sommet du mont Nébo.




Par Brolly
Mis en ligne le 19/07/2010
Remise à jour le 04/08/2010

Aaron

~ Aaron, premier grand prêtre juif et fondateur de la prêtrise chez les Hébreux ~

Selon la Bible, Aaron était le frère aîné de Moïse et cadet de Myriam, dont la descendance lévitique est mentionnée dans le Livre Saint et premier grand prêtre des Hébreux. Aaron seconda Moïse dans sa mission de libérateur du peuple juif et assura le rôle de porte-parole.

Enfant de Yokébed et Amram, il serait né en Égypte entre 1574 et 1728 avant J.-C. Il prit part à tout ce que fit son frère pour délivrer les Hébreux du joug des pharaons, et fut désigné de Dieu, dit la Bible pour exercer le sacerdoce, lui et toute sa postérité.

Il accompagna son frère chez le pharaon pour demander la délivrance des Hébreux. Il participa alors aux prodiges, dits les dix « plaies de l'Égypte », dont le plus célèbre fut la transformation de son bâton en serpent devant le pharaon. Il infligea les trois premières plaies dévastatrices aux égyptiens (Exode 7-9). Avec Moïse et Aaron, les Hébreux sortirent alors d'Égypte.

Lors de l'ascension du mont Sinaï par Moïse, pour recevoir les tables de la Loi, les Hébreux nouvellement libérés du joug du Pharaon pressèrent Aaron de leur construire une idole d'or, en fondant les bracelets et colliers qu'ils avaient réussi à emmener avec eux. Il construisit un veau d'or qu'ils adorèrent à l'imitation du taureau Apis qui était adoré en Égypte.

Lorsque Moïse descendit du mont Sinaï, et qu'il vit les Hébreux adorer une idole, il fut prit d'une colère si grande qu'il fracassa les Tables de la Loi sur un rocher. Pour cette faute, Moïse fut condamné à retourner au sommet du mont Sinaï regraver les Tables, et surtout à passer sa vie à chercher la Terre Promise sans jamais pouvoir la voir : il mourra après les quarante années que le peuple d'Israël passa dans le désert, au versant d'une dune qui cachait cette Terre de lait et de miel.

Cependant Moïse pardonna à Aaron sa faute, et il fut même élevé par son frère au rang de grand-prêtre, charge qu'il fut le premier à exercer.



Selon la tradition, Aaron est le premier des pontifes, et ses successeurs seront choisis parmi « ses frères » (Lévitique, XXI, 10). Il mourut à l'âge de 123 ans sur le mont Hor (Nombres 33:39) et ne put entrer dans la terre promise parce qu'il avait douté de la puissance de Dieu.

Il eut pour fils Nadab, Abihu, Eléazar et Ithamar de sa femme Élischéba (Élisabeth). Son rôle de prêtre fut confié à son fils Éléazar.



~ Trois crises majeures assombrirent sa vie ~

- Le rôle controversé qu'il joua pendant l'absence de Moïse, en accédant à la demande du peuple de lui façonner le Veau d'or (Exode 32);

- La perte de Nadab et Abihou, deux de ses quatre fils, après qu'ils eurent provoqué la colère divine en consacrant un « feu sacrilège » dans le Sanctuaire (Lévitique 10,1-2);

- la rébellion fomentée par Korah un cousin lévite d'Aaron, qui aspirait à le remplacer comme grand prêtre (Nombres 16). La Torah rapporte la fin désastreuse de cette révolte et comment le titre d'Aaron fut miraculeusement confirmé par l'efflorescence de son bâton (Nombres 16,32-35 ; 17,23-25). De plus, en raison de leur désobéissance lors de l'épisode des eaux de Méribah, Aaron et Moïse furent condamnés à ne pas entrer en Terre promise (Nombres 20,7-13). La tradition rabbinique fit d'Aaron un personnage spirituel idéalisé, moins distant et austère que Moïse mais plus près du peuple, réglant ses différends et restaurant la paix domestique.



~ Selon le Nouveau Testament ~

Il existe pour les chrétiens d'autres récits pour nous parler du Grand prêtre Aaron dans le nouveau Canon qui délimite le Nouveau Testament. Ils se trouvent dans l'Epitre aux Hébreux.



~ Selon le Coran ~

Pour le Coran, Aaron n'a pas participé au culte du Veau d’or. En effet pour les musulmans, un prophète est à l'abri de tout acte polythéiste. Aaron est cité dans beaucoup de sourates et la quatrième sourate dit qu'il a eu une révélation.

"Nous t'avons fait une révélation comme Nous fîmes à Noé et aux prophètes après lui. Et Nous avons fait révélation à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob, aux Tribus, à Jésus, à Job, à Aaron et à Salomon ...", Les femmes 4:163.

Moïse est très rarement cité dans le Coran sans être suivi d'Aaron. La 25e sourate prouve qu’Aaron était le ministre de Moïse (Le discernement 25:35).



~ Iconographie ~

Aaron est souvent représenté sous les traits d'un grand prêtre tenant un bâton, ou un ostensoir. Dans l'iconographie médiévale, il apparaît sur le portail de certaines églises parmi les prophètes.

On le distingue parfois des autres figures à son bâton fleuri. La peinture historique le montre avec son frère Moïse devant Pharaon, dans les scènes de l'adoration du veau d'or.


Par Grigán
Mis en ligne le 24/06/2009

Myriam

~ Présentation ~

Selon la Torah et ensuite l'Ancien Testament, Myriam (en hébreu: Miryam) est la sœur de Moïse et d'Aaron, fille d'Amram et Yokébed.

La vocalisation araméenne Mariam a donné le grec Maria, d'où le français Marie. On a proposé aussi l'étymologie de l'égyptien ancien "mrit" (merit) : "Aimée", de l'égyptien "mry" : "l'Amour, aimer" ; ou encore de "marah" en hébreu : "aigrir" et en hébraïque ancien "mar-yam" : "goutte d'eau". Myriam, la sœur de Moïse, a le don de communiquer le Bonheur par la Poésie, le Chant et la Danse; après le passage de la Mer Rouge elle entraîne tous les Hébreux dans une Joie Festive, une sorte de Liturgie d'action de grâce, comme un magnificat, en reconnaissance des Merveilles de Dieu.



~ Récit biblique ~

Au début de l'histoire de Moïse (Exode, 2, 1-10), c'est "la sœur" de Moïse (Myriam n'est pas nommée ici) qui suit de loin le berceau dans lequel Moïse a été déposé sur le Nil. Lorsque la fille de Pharaon recueille Moïse, Myriam lui propose une nourrice, sa mère (donc, la mère de Moïse, Yokébed), mais la fille de Pharaon ignore l'identité de cette nourrice.

Après la traversée de la mer Rouge à sec, Myriam mène les femmes des Enfants d'Israël à la louange de Dieu : « La prophétesse Miryam, sœur d'Aaron, prit en main le tambourin; toutes les femmes sortirent à sa suite, dansant et jouant du tambourin. Et Miryam leur entonna: Chantez le Seigneur, il a fait un coup d'éclat. Cheval et cavalier, en mer il les jeta»!(Exode, 15, 20-21)

Plus tard, au chapitre 12 du Livre des Nombres, elle se rebelle, et brigue la place de Moïse à la tête du peuple, en "complot" avec son frère Aaron. La lèpre éclate alors sur son visage, et Aaron, par son intercession auprès de Dieu, peut la sauver, elle reste néanmoins sept jours, le temps de la purification, hors du camp.

Quand Miryam et de même Aaron critiqua Moïse à cause de la femme nubienne qu'il avait épousée; car il avait épousé une Nubienne. Ils dirent: «Est-ce donc à Moïse seul que le Seigneur a parlé? Ne nous a-t-il pas parlé à nous aussi»? Et le Seigneur l'entendit. Moïse était un homme très humble, plus qu'aucun homme sur terre. Soudain, le Seigneur dit à Moïse, Aaron et Miryam: «Allez tous les trois à la tente de la rencontre». Ils y allèrent tous les trois. Le Seigneur descendit dans une colonne de nuée et se tint à l'entrée de la tente; il appela Aaron et Miryam et tous deux s'avancèrent.

La nuée se retira de dessus la tente et voilà que Miryam avait la lèpre: elle était blanche comme la neige. Aaron se tourna vers elle et vit qu'elle avait la lèpre. Il dit à Moïse: «Oh! Mon seigneur, je t'en prie, ne fais pas retomber sur nous le péché que nous avons commis, insensés et pécheurs que nous sommes! Oh! Que Miryam ne devienne pas comme l'enfant mort-né dont la chair est à moitié rongée lorsqu'il sort du sein de sa mère»! Moïse cria vers le Seigneur : «O Dieu, daigne la guérir»! Et le Seigneur dit à Moïse: «Si son père lui avait craché au visage, ne serait-elle pas couverte de honte pendant sept jours? Qu'elle soit donc exclue du camp pendant sept jours; après quoi elle reprendra sa place». On exclut donc Miryam du camp pendant sept jours et le peuple ne partit pas avant qu'elle eût repris sa place.

Toute l'assemblée des enfants d'Israël arriva dans le désert de Tsin le premier mois, et le peuple s'arrêta à Kadès. C'est là que mourut Miryam et qu'elle fut enterrée.



~ Selon le Coran ~

Le Coran parle souvent des femmes et se réfère particulièrement à Mariam, la mère de Jésus. Elle est désignée comme la sœur d'Aaron par ses contemporains, allusion à Myriam, sœur de Aaron et de Moïse.

Dans la Sourate 3, La famille d'Imran, il est très certainement fait mention à elle. Elle est la fille d'Imran, dont la garde est confiée à Zacharie. Le Coran indique que la grossesse de Marie s'est faite de manière miraculeuse, sans intervention d'un géniteur : «Elle dit : “Seigneur ! Comment aurais-je un enfant, alors qu'aucun homme ne m'a touchée ? ” - “C'est ainsi ! ” dit-Il. Allah crée ce qu'Il veut. Quand Il décide d'une chose, Il lui dit seulement : “Sois”; et elle est aussitôt. ».


Donc une même personne endosse deux rôles très différents : l’une est la sœur de Moïse et l’autre la mère d’Isâ (Jésus en arabe). Le Coran est très vague au sujet de ses deux Myriam et ne donne pas d’explications claires. Si c’est la même personne, nous aurions des grands soucis au niveau des dates d’apparition des deux prophètes que sont Moïse et Jésus.


Par Grigán
Mis en ligne le 24/06/2009

Saül

~ Présentation ~

Saül est le fils de Quish de la tribu de Benjamin et du clan de Matri ; il est aussi le premier roi des israélites en Terre d’Israël, selon la Bible. Son histoire est racontée dans le Premier livre de Samuel. Il est mentionné dans le Coran sous le nom de Tâlût, du même schème que Jâlût, le nom arabe de Goliath qui apparait immédiatement après. Tous les commentateurs partagent l’avis selon lequel le nom Tâlût vient de la racine arabe t. w. l., qui signifie « être grand ».
Il semble que le nom arabe conserve le souvenir de la haute taille de Saül que la Bible décrit ainsi : « Pas un fils d’Israël plus beau que lui ; et il dépassait de la tête tout le peuple ».



~ Opposition du peuple à son élection ~

Le peuple d’Israël fit une demande à son prophète Samuel de lui donner un roi ; l’élection par Saül d’un groupe d’hommes issus de son peuple pour partir au combat contre l’ennemi concorde parfaitement avec le récit biblique.
Cependant le récit coranique diffère de ce dernier quant à la réaction d’une minorité : « Toutefois il y eut des misérables pour dire : ‘À quoi cet homme pourra-t-il nous servir’ ? Aussi, par mépris, ne lui apportèrent-ils aucun présent »

En revanche, le Coran rapporte que la nomination de Saül suscita une opposition au sein de tout le peuple : « Comment aurait-il de l’autorité sur nous ? Nous avons plus de droit que lui à la royauté, et il n’a même pas l’avantage de la richesse ».



Certains commentateurs expliquent que le peuple d’Israël fait son opposition sur le fait que Saül appartenait à la tribu peu prestigieuse de Benjamin, qui ne se distinguait ni par la prophétie (comme la tribu de Lévi), ni par la royauté (comme celle de Juda).

Il est probable que la Tradition, qui explique l’opposition à Saül en raison de son ascendance, soit l’écho des paroles que la Bible met dans la bouche de Saül lui-même. Lorsque Samuel lui annonce son élection comme roi d’Israël en lui disant : « À qui d’ailleurs doit revenir tout ce qu’Israël a de précieux ? N’est-ce pas à toi et à toute ta famille ? », Saül réagit avec étonnement et humilité : « Je ne suis qu’un Benjaminite, de la plus petite tribu d’Israël ; et ma famille est la moindre de toutes les familles de Benjamin. Pourquoi me tenir pareil langage ? »

En réaction à l’opposition des fils d’Israël, Samuel leur rétorque fermement que « Dieu l’a choisi de préférence sur vous tous, et il lui a octroyé une supériorité sur vous grâce à la science et à la stature dont il est doué » . « Dieu donne sa royauté à qui il veut » c’est-à-dire à Saül. Pour les persuader de se soumettre à la royauté de ce dernier, Dieu en place devant leurs yeux le signe « Voici ce que sera le signe de sa royauté : l’arche viendra vers vous, portée par les anges. Elle contient une présence divine venue de votre Seigneur et une relique laissée par la famille de Moïse et par la famille d’Aaron ».



~ L’élection des guerriers ~

Cette élection est destinée à combattre les ennemis d’Israël. La tradition précise qu’il s’agissait des Cananéens ou des Amalécites. Saül choisit ses combattants en les soumettant à une épreuve : boire de l’eau d’un fleuve.

« Dieu va surement vous éprouver à une rivière, dit-il à ses hommes, et celui qui n’y boira pas sera des miens ». Ils burent ensuite, « sauf un petit nombre d’entre eux ». Ceux qui burent l’eau, à savoir la majorité du peuple, prouvèrent immédiatement qu’il n’était pas en leur pouvoir de combattre Goliath, mais la minorité, qui comptait d’après la Tradition 310 hommes, était prête à combattre une armée bien plus nombreuse, et même à la vaincre.



~ Victoire écrasante ~

La victoire du peuple, sous la conduite de David, sur ses ennemis menés par Goliath est expliquée brièvement. « David terrassa Goliath, le champion des Philistins, ce qui fit fuir l’ennemi et assura la victoire aux hommes de Saül ».
Après cette victoire écrasante, de David sur Goliath « Dieu accorda à David la royauté et la sagesse ; Il lui enseigna ce qu’Il voulut ».

Certains ouvrages regorgent de récits colorés sur la jalousie de Saül à l’égard de David après la victoire éclatante de celui-ci contre Goliath, ou encore la poursuite de David par Saül.

Cependant Saül a reconnu avoir commis une faute en ressentant de la jalousie envers David, et que pour se faire pardonner, il fut prêt à sacrifier à Dieu sa vie et celle de ses enfants dans le combat contre les ennemis de son peuple.




Par Brolly
Mis en ligne le 15/04/2010

David

Du au départ d'un de nos rédacteurs, cet article est à refaire. Toutes nos excuses pour ce désagrément, et merci de votre patience.


Par
Mis en ligne le 08/03/2009

Élie



~ Présentation ~

Élie est un prophète majeur dans le judaïsme, le christianisme et l'islam. Illustre prophète d'Israël du IXe siècle avant J.-C. et après la mort de Salomon. Il fait figure de porte-parole inspiré de la volonté de YHWH, dieu d'Israël, en face du dieu des Cananéens, Baal.

Sa biographie et celle de son successeur Élisée sont rapportées dans le Premier livre des Rois et le Deuxième livre des Rois (qui ne formaient qu'un seul et même livre à l'origine).

Il est fêté le 20 juillet par les catholiques et a laissé son nom à plusieurs montagnes dont la plus connue est le mont Saint-Elie en Alaska.

~ Selon les textes bibliques ~

~ Dans l’Ancien Testament

Élie serait né en -927 et mort en -850 avant J-C. L'histoire du prophète Élie est connue par ce que les exégètes ont appelé le "Cycle d'Élie". Il était un habitant du pays de Galaad et la tradition l'a fait connaître comme ayant une grande foi en YHWH.
On lui a attribué de nombreux miracles, dont même ceux de ressusciter les morts et de faire descendre le feu du ciel.

Dans le Premier Livre des Rois, Élie apparaît dans l'histoire pour avertir Achab, le roi d'Israël, de la survenue d'une sécheresse causée parce qu'il empêche la pluie de tomber. « Élie, le Thischbite, l'un des habitants de Galaad (IXe siècle av. J.-C.) dit à Achab : “L'Éternel est Vivant, le Dieu d'Israël, dont je suis le serviteur ! Il n'y aura ces années-ci ni rosée, ni pluie, sinon à ma parole”. »

Il part ensuite faire une retraite près d'un torrent affluent du Jourdain. Il boit l'eau du torrent et est ravitaillé en nourriture par des corbeaux. Au bout d'un certain temps le torrent se tarit.

Élie part vers Sidon où une veuve de la ville de Sarepta le reçoit et le nourrit. Un miracle a alors lieu, car les maigres provisions de la veuve ne s'épuisèrent pas jusqu'au retour de la pluie. Le fils de la veuve est tombé malade et est mort. Sur la prière d'Élie, celui-ci ressuscite.

La sécheresse annoncée précédemment par Élie devait durer plus de trois ans. Finalement, après avoir nourri et abreuvé miraculeusement son prophète, la troisième année de sécheresse, Dieu envoie Élie en mission auprès du roi Achab. Élie rencontre un serviteur du roi nommé Abdias. Celui-ci est terrifié car il a protégé des prophètes que le roi Achab voulait faire tuer. Sur l'ordre d'Élie et malgré ses craintes, Abdias rejoint le roi qui vient à la rencontre d'Élie.

Élie réprimande le roi pour avoir sacrifié au dieu Baal et laissé son épouse Jézabel dîner avec quatre cents prophètes d'Astarté. Le roi convoque le peuple et tous les prophètes sur le mont Carmel. Élie est seul face à quatre cent cinquante prophètes de Baal. Chaque camp choisit des taureaux pour en faire offrande à son dieu, mais sans y mettre le feu.
Les prêtres de Baal s'agitent mais en vain, le feu ne vient pas consumer leurs offrandes. Élie fait un autel et place les offrandes qu'il fait arroser d'eau par trois fois. Il fait alors une prière et le feu s'abat sur l'autel. Alors Élie donne l'ordre de se saisir des prêtres de Baal et il les égorge. Élie dit à Achab de retourner à Jizreel avant que la pluie ne l'arrête, et la pluie se met à tomber.

Jézabel a alors menacé Élie de lui ferait subir le même sort qu'il a fait subir aux prêtres de Baal. Élie s'enfuit vers Beer-Sheva dans le royaume de Juda pour s'y réfugier. Élie, complètement découragé par ce qui lui arrive et souhaitant mourir, s'endort au pied d'un genêt. Un ange le réveille et lui offre à manger, il mange et se rendort. L'ange revient et Élie peut marcher ainsi pendant quarante jours. Arrivé à la caverne de Horeb, Élie s'y réfugie. Par la suite, l'auteur biblique décrit des phénomènes atmosphériques, mais Dieu ne se trouve que dans le dernier, "un doux murmure". Dieu lui demande « Que fais-tu ici Élie ? ». Dieu donne l'ordre à Élie d'aller à Damas pour oindre le roi de Syrie Hazaël, oindre Jéhu comme roi d'Israël et oindre Élisée pour en faire son successeur.

Environ six ans plus tard, il met en garde Achab et Jézabel d'un risque de mort violente après que Jézabel ait manœuvré pour s'accaparer la vigne d'un certain Naboth dont elle provoqua la mort par lapidation en le livrant à la foule. Les royaumes d'Israël et de Juda s'allient pour faire la guerre à la Syrie. Au cours d'un combat, Achab est tué. Son fils Achazia lui succède et commet les mêmes fautes aux yeux d'Élie.

Achazia malade veut consulter l'oracle de Baal. Élie va à la rencontre des messagers du roi pour leur annoncer la mort prochaine du roi parce qu'il a préféré Baal au Dieu d'Israël.

Alors qu'il est en compagnie d'Élisée, Élie est enlevé au ciel par un char de feu et disparaît dans un tourbillon. Après sa disparition, Élisée lui succède.

Ce récit sur l'enlèvement d'Élie au ciel a inspiré la construction de certains scénarios eschatologiques sur son retour miraculeux sur Terre. Selon l'Ancien Testament, Élie reviendra avant le jugement dernier : « Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, avant que le jour de l'Éternel arrive. » La tradition juive attend donc le retour d'Élie. Il reste l'invité lors de la fête juive de la Pâque, où une porte ouverte et un siège inoccupé l'attendent toujours.

~ Dans le Nouveau Testament

Il est le prophète le plus fréquemment cité dans la seconde partie de la Bible. Dans l'Évangile de Jean, on rapporte que les pharisiens demandent à Jean le Baptiste ceci :
« Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es pas le Christ ni Élie, ni le prophète ? »
Cela démontre que ce passage est une incitation à la prière, montrant la force de celle-ci : « Élie était un homme de la même nature que nous ; il pria avec insistance pour qu'il ne plut point pendant trois ans. Puis il pria de nouveau et le ciel donna la pluie, et la terre produisit son fruit. »

Il est encore cité dans celui de Luc. Jean-Baptiste et Élie sont comparés pour leur costume fait de peaux de bêtes. Dans les trois évangiles synoptiques, on trouve une manifestation d'Élie en compagnie de Moïse et Jésus dans l'épisode dit de la « transfiguration » : « Et pendant que Jésus priait l'aspect de son visage changea, et son vêtement, d'une éclatante blancheur. Et voici que deux hommes s'entretenaient avec lui : c'étaient Moïse et Élie qui, apparus en gloire, parlaient de son départ, qu'il allait accomplir à Jérusalem. »

Dans les épîtres, il est également mentionné comme modèle inspiration pour la prière. L'apôtre Paul dit ceci d'Élie : « Ne savez-vous pas ce que l'écriture rapporte d'Élie, comment il adresse à Dieu cette plainte contre Israël ? »
L'épître de Jacques fait aussi référence à Élie pour parler du pouvoir de la prière: « Élie était un homme de la même nature que nous, il pria avec instance pour qu’il ne pleuve point, et il ne tomba point de pluie sur la terre pendant trois ans et six mois. Puis il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit.»


~ Selon le Coran ~

Le prophète Ilyas (Élie) apparaît dans le Coran de façon assez furtive. Il est simplement mentionné parmi « les hommes de bien » avec Zakaria (Zacharie), Yahya (Jean-Baptiste) et Isa (Jésus). Aucun détail n’est donné plus avant, mais sa présence parmi la famille d’Imran exprime le type de spiritualité qui lui est attaché : celle d’une figure ascétique, vouée au renoncement, d’une nature presque angélique.

Le passage coranique principal concernant Ilyas se trouve dans la sourate 37 : «Ilyas était parmi les Envoyés. Il dit à son peuple : Ne craignez-vous pas Dieu ? Adresserez-vous des prières à Baal, délaissant le meilleur des créateurs, Dieu, votre Seigneur et le Seigneur de vos ancêtres ? »

« Ils le traitèrent de menteur, et seront assignés au Jugement, exceptés les serviteurs sincères parmi eux. Nous avons perpétué sa trace dans les générations suivantes. Paix à Ilyas. Ainsi récompensons-nous les bienfaisants ; il est parmi nos serviteurs croyants. » (37, 123-130)

On retrouve dans ce récit une allusion claire à la lutte d’Ilyas contre les adorateurs de Baal. D’autres écrits mentionnent également d’autres détails de la vie d’Ilyas dont le Coran ne fait pas état, comme son choix de prendre comme disciple Élisée.

Des récits extracoraniques décrivent Ilyas au sein d’un milieu païen adorateur des idoles, et notamment d’une idole représentant une femme d’une grande beauté appelée Baal. Il cherche à convaincre un roi hésitant à se convertir au monothéisme et à la Loi de Moïse mais ces idolâtres refusent de l’écouter et le menacent ; il doit se cacher dans une grotte pendant dix ans ou dix nuits, selon les variantes.

Les païens sont alors punis par une sècheresse et une famine féroces, et leur conversion à la prédication d’ Ilyas permet à la pluie de tomber à nouveau. Une conversion massive a lieu ensuite, et les récalcitrants sont massacrés. Élisée, continuateur de sa mission prophétique, est enfin parfois identifié au fils de la veuve Sarepta.

Un récit cité par l’historien Ibn Kathîr raconte : « Lorsque les idolâtres le traitèrent de menteur et lui voulurent du mal, Dieu rappela Ilyas à Lui. Une monture couleur de feu lui fut envoyée, et il l’enfourcha. Dieu le couvrit de plumes et le vêtit de lumière. Il lui enleva le plaisir de manger et de voir, et il devint angélique et humain, céleste et terrestre à la fois… »



~ Selon d’autres courants religieux et sectaires ~

~ Chez les Samaritains

Les Samaritains sont une population vivant actuellement en Israël et en Cisjordanie. Pour eux, c'est le mont Garizim et non Jérusalem qui est le principal lieu saint de la religion hébraïque. Selon la deuxième de leurs sept chroniques, « c'est Élie qui causa le schisme en établissant à Silo un sanctuaire dans le but de remplacer le sanctuaire du mont Garizim ».

~ Chez les Mormons

Élie serait revenu conférer les clefs du pouvoir de scellement à Joseph Smith et à Oliver Cowdery. De son temps, Élie exerçait son ministère dans le royaume d'Israël.

Dans le livre des Mormons, le nom Élie est aussi porté par un prophète de l'époque d'Abraham. Appelé Ésaïas ou Élias, il vécut soi-disant du temps d'Abraham.




Par Grigán et Brolly
Mis en ligne le 14/04/2010

Élisée

Du au départ d'un de nos rédacteurs, cet article est à refaire. Toutes nos excuses pour ce désagrément, et merci de votre patience.


Par
Mis en ligne le 08/03/2009

Marie

~ Présentation ~

* La signification

Prénom hébraïque Miryam, c’est un prénom d’origine incertaine voulant signifier : « cher », « aimé ». On ne sait pas à quelle famille appartient Marie, mais il semblerait que comme sa cousine, Elisabeth, elle serait issue d’une famille de prêtres de la tribu de Lévi. Elle vivait à Nazareth et était promise à Joseph de la famille de David. Une nuit, l’Ange Gabriel lui annonça qu’elle serait enceinte par l’intervention de l’Esprit Saint d’un fils qui s’appellerait Jésus malgré le fait qu’elle soit vierge.

* L’annonce à Marie

Une nuit, l’Ange Gabriel lui annonça qu’elle serait enceinte par l’intervention de l’Esprit Saint d’un fils qui s’appellerait Jésus malgré le fait qu’elle soit vierge.

Par la suite, Marie, qui est devenue l’épouse de Joseph, est allée rendre visite à sa cousine, Elisabeth qui elle accoucha de Jean-Baptiste. Elle la reconnue comme la « mère bénie du Seigneur » et comme « Bienheureuse ». Elle resta durant trois mois avec cette dernière, puis, elle retourne à Nazareth.



Au moment d’enfanter, elle suivit Joseph à Bethléem, en Judée, pour le premier recensement, alors que Quirinus était le gouverneur de la Syrie. Elle accoucha et emmaillota dans une mangeoire l’enfant que Joseph nomma Jésus. Ils ont fuit par la suite en Egypte, pour échapper à Hérode, puis ils reviennent à Nazareth où ils élèveront leur fils. Marie apparaît succinctement dans la vie de Jésus, notamment lors de la présentation de Jésus au temple ou lors de la première initiative de son fils ou encore lors des noces de Cana et lors de la mort de Jésus. Lors de l’établissement de la première communauté après la résurrection de son fils, bien que discrète, elle a été tout de même présente.

~ Selon le Catholicisme et l’Orthodoxie ~

* Le 8 décembre 1854 par le Pape Pie IX dans sa bulle Ineffabilis Deus.

C’est le dogme selon lequel, Marie est immaculée conception, c'est-à-dire, qu’elle a été exemptée du péché originel.

* Le 1 Novembre 1950 par le Pape Pie XII dans le Munificentissimus Deus.

Marie, lors de sa mort, aurait été enlevé au ciel « corps et âme ». C’est le jour de l’Assomption ou Dormition.

~ Selon le Protestantisme ~

Marie reste une femme « humble » et qui pour eux aurait eut plusieurs autres enfants. Il dénonce le culte marial catholique.

* Les différents enfants de Marie

Jacques le Juste (ou appelé aussi Jacob, fils de Joseph et frère de Jésus), Premier Chef de l’église primitive chrétienne de Jérusalem mort par lapidation par Anan, Grand prêtre du Sanhédrin en 62. Ensuite vient Joset, Jude et Simon (qui est aussi pris comme un cousin) qui auraient remplacé Jacques à la tête de l’église. Il fut très proche de Céphas (Pierre) et de Paul et devinrent les trois personnages principaux de la naissance du christianisme.

Dans certains textes apocryphes, on cite l’existence de deux sœurs : Salomé et Miriam. D’autres ont pu exister mais nous trouvons aucune trace dans les textes canoniques et apocryphes.

~ Selon le Coran ~

Le Coran fond en une seule personne le personnage de Marie, mère de Jésus et de celui de Miryam, sœur de Moïse (Musa en arabe) et d’Aaron. Donc, cela peut porter à confusion. Elle est citée à de nombreuses reprises dans le Livre Sacré, tout comme son fils.

* La naissance de Marie

Sa mère qui était stérile, a eu une fille qui fut purifiée par Dieu, après avoir prié. Ainsi a été confirmé le dogme de l’Immaculée Conception.

* L’enfance de Marie

Elle a été bercée par les visions qu’elle a pu avoir de Dieu et la visite des anges la nourrissant.

* La naissance de Jésus

Il y a très peu de détails par rapport à la naissance de l’enfant, mais, on sait qu’elle partit avec Jésus. Durant cette période difficile, l’enfant lui donna « confort spirituel et matériel ». Lorsqu’elle retourna chez les siens ; elle fut victime de calomnies, l’enfant prit sa défense en parlant précoce.

* La virginité de Marie

Elle est affirmée par le Coran. Toutefois, il faut savoir que le Christ est appelé Isâ Ibn Maryam (Jésus, fils de Marie) ce qui ponctue le fait que c’est un prophète et non comme le Fils de Dieu.




~ Marie au centre d’œuvres artistiques et littéraires ~

Déjà citée dans les différents textes des religions monothéistes, Marie fut célébrée dans diverses œuvres. En musique, de nombreux compositeurs de classique lui dédièrent des hymnes, des concertos et des symphonies. Chaque église ou temple a, en sa possession, une ou plusieurs ou plusieurs peintures et sculptures dédiés à Marie.

En littérature, de grands écrivains et poètes écrivirent des textes élogieux à cette « Grande Dame ». Un des plus célèbres poèmes est de l’allemand Conrad de Wurzbourg. Ce poème est composé de quarante strophes et de dix-sept vers et dont chacune commençant par le titre « Ave Maria » :

« Ave Maria, Eau, feu, terre, air ne peuvent te louer selon tes mérites, ni selon ta gloire.
Tourne ta grâce vers tes pauvres serviteurs.
Colombe vivante, ta louange plane au-dessus de tous les cieux,
Comme l’aigle plane de tous les airs »
.



~ Prière à Marie ~

« Je vous salue Marie,
Pleine de grâce, le seigneur est avec vous,
Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni,
Sainte Marie, mère de Dieu, Priez pour nous pauvres pêcheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen. »


Par Grigán
Mis en ligne le 08/03/2009

Jésus


~ Présentation ~

Le nom Jésus vient de l’araméen Yehoshuah, qui a donné Joshua en grec, et qui signifie « Yahvé sauve » ; le terme Christ vient du grec christos, traduit de l’hébreu mashiakh, en français messie, « celui qui a été oint ». Le nom de Christ fut utilisé par les premiers apôtres qui considéraient Jésus comme le libérateur d’Israël attendu par les mouvements messianiques. Il fut plus tard accolé à celui de Jésus par l’Église afin d’affirmer dans le nom même, Jésus-Christ, qu’il était le messie annoncé par la tradition biblique.

L’existence de Yehoshuah est attestée par les historiens dont Flavius Josèphe. Cependant, il n’y a pas de certitude historique sur le déroulement de sa vie. Les sources principales le concernant, sont les Évangiles, écrits vraisemblablement à la fin du Ier siècle pour faciliter l’expansion du christianisme à travers le monde occidental, ainsi que les Épîtres de saint Paul et les Actes des Apôtres. Il existe cependant d’autres témoignages qui n’ont pas été reconnus par l’Église romaine.





~ Jésus selon les Évangiles ~

~ Sa naissance

Selon la Bible, Joseph et Marie, qui était sur le point d'accoucher, étaient venus se faire recenser à Bethléem sans trouver de place à l'auberge, seulement dans une étable. Jésus est donc né là. La Vierge Marie place son bébé dans une crèche (mangeoire à bestiaux). Le Jour de la Nativité est aussi appelé plus couramment Noël.

"En ces jours-là, parut un édit de l'empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre — ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. — Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d'origine. Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David. Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte. Or, pendant qu'ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune".

La naissance de Jésus est célébrée par les chrétiens d'Orient et d'Occident le 25 décembre lors des fêtes de Noël. Certaines Églises orthodoxes utilisent le calendrier Julien et donc pour elles, le 25 décembre tombe actuellement le 7 janvier.

~ Son enfance

Jésus grandit comme tous les autres enfants du monde. Il aime s'amuser avec les copeaux paternels et apprend rapidement à travailler le bois. Il a un caractère tranquille et est de bonne compagnie : enfant obéissant, il n'est en rien orgueilleux et ne connait pas la colère. Riche de patience, il reste fidèle à ses principes basés sur la sincérité des actes et des paroles.

Il ne va pas à l'école : c'est Marie qui lui explique les enseignements de Dieu en lisant avec lui les parchemins des prophètes. Jésus découvre aussi de nombreuses merveilles gràce à la Nature : il étudie la vie des animaux et des plantes, les signes météorologiques.

Tout ce qu'il voit est source de savoir à ses yeux. La ville de Nazareth est, à ce propos, un lieu idéal pour l'enfant car elle lui offre des spectacles naturels extraordinaires tels que :

. au Nord, les sommets enneigés du Liban,
. à l'Ouest, les vagues de la mer Méditerranée,
. au Sud, la plaine de Esdrelon qui s'étend à perte de vue et
. à l'Est, le mont Tabor qui glisse en douceur vers la Jordanie.

~ L’adolescence de Jésus

Adolescent, Jésus est un garçon à l'àme pure et doté de grande sensibilité et intelligence. A l'âge de douze ans, il perd de vue ses parents et rencontre des religieux de son peuple auxquels il transmet un message emblématique (à la grande surprise de tous) : il semble tout à coup envahi d'une érudition infinie. Ainsi apparait aux yeux du monde le prophète qu'il promet de devenir.

~ Début de son ministère public

Jésus est baptisé par Jean Baptiste dans les eaux de Jordanie. En sortant du fleuve, il voit le Ciel s'ouvrir, l'Esprit descendre à ses cotés (telle une colombe), une voix s'élève alors et dit : : "tu es mon fils, aujourd'hui je t'ai engendré". De nos jours, la fête conclue la période de Noel de l'année liturgique : cette occasion tombe le dimanche inclus entre le 7 et le 13 Janvier.

Ensuite, Jésus vit quarante jours dans le désert de Judée en résistant à toutes les tentations (la soif, la faim, la solitude) ainsi que à celles proposées par le Malin. De retour de son isolement, il annonce à ses douze apôtres le début de son ministère public qui fait suite à l'arrestation et à la décapitation de Jean-Baptiste et coïncide avec son trentième anniversaire.

Le premier événement de cette période de sa vie est la purification du Temple de Jérusalem. Durant cet épisode, Jésus chasse les marchands et les hommes d'affaire de l'enceinte de ce lieu sacré. Ensuite, durant trois années, il parcourt, avec ses disciples, la Palestine. Il guérit de nombreux infirmes et attire la foule vers lui. Il parle avec les samaritains et tous les personnes rejetées par l'ensemble de la population. Il s'entoure d'amis mais aussi de nombreux ennemis.

~ Les derniers jours

Après des années de prédication, Jésus entre à Jérusalem lors de la Paque juive. Il y est acclamé tel le Messie et cet événement est mentionné comme le Dimanche des Rameaux. C'est en cette occasion qu'il partage son ultime repas avec les apôtres : Jésus envoie deux d'entre eux (Pierre et Jean) en ville en leur disant qu'ils auraient rencontré, sur la route, un homme avec de l'eau et qu'ils devraient lui demander la permission de fêter Paque en sa demeure.

La requête ayant été acceptée et la table préparée, Jésus s'assoit en son centre : il a à sa droite Pierre, à sa gauche Jean et, près de lui, Judas. Lors du diner il annonce que l'un d'entre eux va le trahir puis prend un morceau de pain et le tend à Judas en lui disant : "Ce que tu dois faire, fais-le vite". Personne ne comprend le sens caché de ce geste. Judas se lève et quitte la table.

~ Le jugement et la crucifixion

Le récit des événements qui portent Jésus à la mort est univoque dans les quatre évangiles : suite au dernier repas, Jésus se rend dans une ferme sur le mont des Oliviers où il fait une halte de prière. Des gardes du temple, guidés par Judas, procèdent alors à son arrestation avant de l'emmener devant le plus haut fonctionnaire sacerdotal qui décide de sa condamnation à mort pour blasphème sous prétexte qu'il s'est comparé à Dieu.

A l'aube du jour suivant, Jésus est conduit auprès du préfet romain Ponce Pilate pour réclamer son exécution, ce dernier se raille de lui mais ne le juge pas coupable. La foule invoque cependant la crucifixion pour Jésus, pour éviter une émeute Pilate cède au bon vouloir du peuple se lavant les mains pour l'injustice commise : Jésus est reconnu coupable de crime de lèse majesté s'étant déclaré : "Roi des Juifs". Il est donc fouetté, bafoué par les soldats romains qui le couronnent d'épines puis lui font porter sa croix, tout comme les deux autres condamnés, jusqu'à une petite colline un peu au-delà des remparts de la ville. Arrivés à destination, Jésus est crucifié à la troisième heure (neuf heure du matin) et meurt à la neuvième heure (trois heure de l'après-midi).

~ La Résurrection

Alors que Marie-Madeleine et Marie, la mère de Jacques se rendaient sur la tombe pour embaumer le corps, elles trouvèrent le tombeau vide. L’Évangile selon saint Matthieu raconte qu’un ange apparut et fit rouler la pierre qui fermait la tombe. À l’intérieur, un jeune homme habillé de blanc, leur annonça la Résurrection du Christ. La Résurrection est une des doctrines fondamentales du christianisme : en ressuscitant, Jésus donnait à l’humanité l’espoir d’une vie après la mort dans le Royaume des Cieux.

Tous les Évangiles ajoutent, qu’après sa Résurrection, Jésus incita ses disciples à aller évangéliser le monde entier. Il leur dit : : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ». Les Actes des Apôtres racontent que l’Ascension eut lieu quarante jours après la Résurrection.




~ Jésus et Marie-Madeleine ~

La figure de Marie de Magdala occupe une place centrale dans les ouvrages féministes néo-gnostiques. Leurs auteurs tentent de réécrire l’histoire des débuts de l’Église en se fondant sur certains écrits gnostiques qui datent, au plus tôt, du IIIe siècle de l'ère chrétienne. Un certain nombre de textes apocryphes, notamment l’Évangile de Marie, ainsi que l'Évangile de Thomas et l’Évangile de Philippe, sont utilisés pour accréditer la thèse du mariage de Marie de Magdala et de Jésus de Nazareth, ainsi que l’importance primordiale accordée aux femmes.

Cette thématique a trouvé une fécondité dans le conspirationnisme contemporain. Marie-Madeleine aurait eu des enfants avec Jésus, mais l'Église catholique aurait étouffé ces faits par la force et la terreur et fait de Marie une prostituée pour condamner le désir charnel. C'est sous cet angle que la vie et le rôle de Marie de Magdala ont été récemment exploités dans des livres destinés au grand public comme La Révélation des Templiers de Picknett et Prince, sans valeur scientifique reconnue dans les milieux universitaires. Toute cette dimension sera reprise par le romancier Dan Brown pour son thriller ésotérique "Da Vinci Code". Il y fait de Marie-Madeleine le symbole de la féminité sacrée, en prétendant qu'elle était elle-même le Saint Graal :
« Le Graal est littéralement l’ancien symbole de la féminité et le Saint Graal représente le féminin sacré et la déesse, qui bien sûr a disparu de nos jours, car l’Église l’a éliminée. Autrefois, le pouvoir des femmes et leur capacité à donner la vie était quelque chose de sacré, mais cela constituait une menace pour la montée de l’Église majoritairement masculine. Par conséquent, le féminin sacré fut diabolisé et considéré comme hérésie. Ce n’est pas Dieu mais l’homme qui créa le concept de « péché originel », selon lequel Ève goûta la pomme et fut à l’origine de la chute de la race humaine. La femme qui fut sacrée, celle qui donnait la vie, fut transformée en ennemi ».

En dehors de la perspective mystique féministe évoquée ci-dessus, l'idée de dépeindre Marie de Magdala sous les trains d'une épouse a été exploitée dans la littérature dès le milieu du XXe siècle. Dans son roman de 1951 "La Dernière tentation du Christ", qui montre un Jésus succombant à la tentation d'une vie simple, l'écrivain grec Níkos Kazantzákis fait intervenir le thème de l'union amoureuse entre les deux personnages.




~ Selon les apocryphes ~

Les textes regroupés sous l’appellation d’Évangiles apocryphes apportent au personnage de Jésus des éclairages différents, correspondant aux intentions de ceux qui les ont écrits et transmis à la postérité. Ceux qui cherchaient à exalter la ferveur des croyants développèrent un enseignement qui prit la forme d’une collection de scènes édifiantes. Ainsi le Protoévangile de Jacques (IIe siècle), consacré à la vie de Marie, depuis sa conception jusqu’à la naissance de son fils, offre une mise en scène de la noblesse et de la pureté des sentiments de la famille de Jésus. Il en va de même pour l’Histoire de Joseph le charpentier (IVe siècle), dans laquelle la mort de Joseph est l’occasion de représenter la lutte de Jésus contre les puissances du Mal.

Lorsqu’ils étaient destinés à convertir, les apocryphes multipliaient les miracles. Ainsi l’Évangile de Pierre (v. 130) décrit de façon grandiose la sortie de Jésus hors du tombeau. De même, l’Évangile du pseudo-Thomas (v. 400), qui s’adressait aux païens, rapporte comment l’Enfant Jésus faisait s’envoler des oiseaux d’argile, comment il pouvait frapper de cécité ceux qui lui avaient déplu, guérir les blessures, ou ressusciter les morts. Mais on retrouve également dans ce texte, comme dans l’Évangile de Thomas (IIe siècle), des préoccupations plus secrètes, qui les rattachent aux sectes gnostiques. D’autres Évangiles dites apocryphes parlent de Jésus, de son message et de ses épreuves tels que celui de Marie-Madeleine, de Philippe et de Barthélémy. Et celui de Judas qui fut retrouvé, il y a peu de temps. Celui-ci nous décrit Jésus comme un être voulant se séparer de son « enveloppe » humaine pour retrouver son identité divine. Pour cela, il confie à son disciple favori, le rôle le plus ingrat de le dénoncer et ainsi le livrer aux autorités religieuses. La mort est vue comme une délivrance, selon l’Évangile de Judas.

Il existe, à l’heure actuelle, de nombreux textes apocryphes et dont plus d’une quarante Évangiles. Elles sont toutes rejetées par l’Église Chrétienne et n’acceptent que les 4 Évangiles qui composent le Nouveau Testament. Les Évangiles apocryphes sont réunis, pour la plupart, dans deux Pléiades.




~ Selon la Théologie Chrétienne ~

La vie et les enseignements de Jésus furent l’objet de nombreuses controverses et interprétations dans l’histoire du christianisme. Au cours des premiers temps de l’Église, il fut nécessaire d’harmoniser les croyances concernant Jésus et son rôle. La nature du Christ devint alors le sujet d’une discipline appelée : : « la christologie ».




~ Selon la Torah ~

Le judaïsme, la religion de Jésus lui-même, n'a pas désormais de point de vue spécifique ou particulier sur le Jésus et très peu de textes dans le judaïsme se réfère directement ou parle de Jésus. Un des principes les plus importants de la religion juive est la croyance en un Dieu et seulement un Dieu sans aucun intermédiaire. La croyance en Jésus en tant que Divinité, partie de Divinité ou fils de Dieu est donc incompatible avec le judaïsme et en rupture avec l'hébraïsme qui le précédait. Il est impossible pour un Juif d'accepter Jésus comme une divinité, un médiateur ou un sauveur, ou même comme un prophète, sans trahir les fondements du judaïsme. Les Juifs ont rejeté catégoriquement les revendications que Jésus répond aux prophéties messianiques de la Bible hébraïque, ainsi que les revendications dogmatiques le concernant émises par les pères de l'Église, c'est-à-dire qu'il est né d'une vierge, qu'il est le fils de Dieu, qu'il fait partie d'une Trinité divine et qu'il a ressuscité après sa mort.

Pour cette raison, les questions apparentées, telles que l'existence historique de Jésus et les autres sujets concernant sa vie sont de même considérés comme hors de propos dans le judaïsme.

La Pensée juive considère que la venue du Messie sera associée avec une série d'évènements spécifiques qui ne se sont pas encore produits. Ceux-ci comprennent le retour de l’ensemble des Juifs, dispersés dans le monde, en Terre d'Israël, la reconstruction du Temple et une ère de paix.




~ Selon le Coran ~

Dans l’Islam, Jésus est considéré comme un prophète et non comme le Fils de Dieu. Le Coran présente sa conception et sa naissance dans la sourate XIX, dite de Marie, selon laquelle l’esprit de Dieu, Gabriel, annonça à Marie la naissance d’un fils. Dans la religion musulmane, il se nomme Isâ, fils de Myriam (Jésus, fils de Marie).

Jésus fait partie des prophètes de la famille de 'Îmran avec sa mère, son cousin Yahyâ (Jean-Baptiste) et le père de celui-ci, Zacharie. Cette même famille dont est issu Moïse, Aaron et Myriam. La religion musulmane accorde une grande importance à Jésus et Marie tandis que Jésus, tourné vers la beauté du monde, apparait par ailleurs souvent avec son cousin Jean-Baptiste, ascète radical, avec lequel il forme une façon de gémellité spirituelle permanente. Yahyâ vivait dans des endroits arides et se nourrissait que d’insectes et de miel pour ainsi purifier son corps et son âme.

L'insistance marquée sur la filiation à Marie est un clair rejet de la filiation divine de Jésus; néanmoins, la tradition musulmane souligne le caractère miraculeux de sa naissance virginale sans père connu, Joseph étant considéré comme un cousin de Marie. Selon la tradition musulmane, Jésus est en effet créé par l'impératif divin, et conçu par un souffle divin intemporel insufflé en Marie, le même souffle qui anime Adam et transmet la révélation à Mahomet.

Dans le Coran, Jésus apparait comme un prophète, annonciateur de Mahomet, qui prêche le monothéisme pur, accomplit des miracles, opère des guérisons, ressuscite les morts et connait les secrets du cœur. Jésus confirme la Torah, dont il atténue les prescriptions légales, tandis que son Écriture, est présentée comme une guidance et une lumière que les chrétiens auraient négligée. Un célèbre écrivain, Ibn Arabi, lui confère le titre de sceau de la sainteté, : "le plus grand témoin par le cœur", tandis que Mahomet est le sceau des prophètes, : : "le plus grand témoin par la langue". Sa prédication auprès des juifs aurait été un échec et il est suivi des seuls apôtres. Les juifs auraient alors voulu le punir en le crucifiant mais Dieu ne l'a pas permis et lui aurait alors substitué un sosie avant de le rappeler à lui. Néanmoins la fin terrestre de Jésus reste obscure, aucun passage ne signifiant clairement ce qu'il en est advenu.
La représentation de Jésus dans Coran lui confère également une dimension eschatologique : son retour sur terre, en tant que musulman, est le signe de la fin du monde et du Jugement dernier tandis que beaucoup de hadiths le présentent comme le principal compagnon du Mahdi, Sauveur de la fin des temps.

En conclusion, on retrouve dans le Coran quatre négations catégoriques concernant Jésus, par crainte d'associationnisme : il n'est ni Dieu, ni son fils, ni le troisième d'une triade pas plus qu'il n'a été crucifié car cela aurait été indigne d'un prophète de son importance.
Enfin, une minorité musulmane résidant dans les montagnes du Pakistan, les Ahmadis vouent à Jésus un culte tout comme aux saints de l'Islam autour d'un tombeau qu'elle dit être celui de Jésus. Le lieu de culte est situé à Shrinagar. Ce courant développe une christologie particulière selon laquelle Jésus est un prophète de Dieu qui aurait été déposé de la croix en état de coma et non mort et, une fois soigné, serait venu finir sa vie au Pakistan jusqu'à 80 ans. Cette doctrine est celle de l'évanouissement.




~ Selon d’autres sources spirituelles ~

Dans l’Hindouisme, Jésus est parfois considéré comme le dixième avatar de Vishnu, dans l'un des innombrables petits courants et dans une place qui est habituellement dévolue par la grande majorité des écoles à Krishna.



Par Colette et Grigán
Mis en ligne le 17/09/2009

Jean Baptiste

~ Présentation ~

Jean le Baptiste, saint Jean Baptiste ou Iaokanann, personnage du Nouveau Testament, fut prédicateur en Palestine au temps de Jésus-Christ. Dans le christianisme, c'est le prophète qui a annoncé la venue de Jésus-Christ, qui l'a baptisé sur les bords du Jourdain, après l'avoir désigné comme « l'agneau de Dieu », et lui avoir donné ses propres disciples. La vie de Jean-Baptiste est connue à travers les Évangiles, les Actes des Apôtres. Le Jean-Baptiste de l'historien juif Flavius Josèphe a une biographie différente de celle des Évangiles.



~ La Naissance de Jean-Baptiste Selon Luc ~

Luc est le seul à évoquer la naissance de Jean:

« Mais l'ange lui dit : Ne crains point, Zacharie, car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t'enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. Il sera pour toi un sujet de joie et d'allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance. Car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin, ni liqueur enivrante, et il sera rempli de l'Esprit Saint dès le sein de sa mère ; il ramènera plusieurs des fils d'Israël au Seigneur, leur Dieu ; il marchera devant Dieu avec l'esprit et la puissance d'Élie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé.(…) Le huitième jour, ils vinrent pour circoncire l'enfant, et ils l'appelaient Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole, et dit : Non, il sera appelé Jean. (Luc 1.13-60) ».



~ Hagiographie ~

L’Église fête sa nativité, aussi bien en Orient qu'en Occident le 24 juin, au moment du solstice d'été. Parmi les nombreux rites qui sont associés à cette fête, certains semblent venir directement des anciennes grandes fêtes celtes du solstice d'été, lorsque cette nuit était réputée surnaturelle, et les feux cérémoniels. La pratique des feux de la Saint-Jean reste très vivace dans de nombreuses villes et villages du monde occidental. Sa mort est célébrée le 29 août aussi bien en Orient qu'en Occident : c'est sa Décollation (ou décapitation). On fête aussi plusieurs anniversaires de l'invention (la découverte) de son chef (son crâne). La fête de la Nativité de saint Jean Baptiste est aussi la fête nationale des Québécois depuis 1834 lors de la création de la Société Saint-Jean-Baptiste. Jean le Baptiste a été décrété patron des Québécois en 1908 par le pape Pie X. En 1977, la fête de la Saint-Jean devint la fête nationale du Québec, incluant les Québécois de toutes origines. La fête de la Saint-Jean-Baptiste est aussi une fête maçonnique importante à travers le monde.

Il était le fils du prêtre Zacharie et d'Élisabeth, une cousine de Marie, la mère de Jésus. Comme celle de Jésus, la naissance de Jean est annoncée à Zacharie par l'archange Gabriel, qui lui dit que son fils à naître, Jean, sera rempli de l'Esprit Saint et aura la puissance d'Élie. Cependant le couple étant stérile, Zacharie douta des propos de l'archange qui le punit en le rendant muet et sourd. Ce n'est qu'à la naissance de l'enfant, après que Zacharie eut écrit sur une tablette « Jean est son nom » qu'il retrouva la parole et l'ouïe. Jean mena une vie d'ascèse « caché dans le désert », se nourrissant frugalement de « sauterelles et de miel sauvage » (Matthieu III:4), et pratiquant le jeûne. La description que fait l'archange de la vie de Jean est celle d'un nazir, comme attesté dans Luc 1:13-15. En l'an 27, il s'installe sur les bords du Jourdain, où il commence à pratiquer le « baptême de repentir pour la rémission des péchés » par immersion dans l'eau et prophétisé par Isaïe. Il réunit autour de lui de nombreux disciples, leur annonçant la venue du Messie : « Moi, je vous baptise avec de l'eau, pour vous amener à la repentance, mais vient celui plus fort que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et le feu » (Matthieu III:11). Selon Matthieu (III:13-17), Jésus vint voir Jean pour être lui aussi baptisé. Jean lui dit « C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi », et Jésus lui répondit : « Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste ». Jean baptise donc Jésus et au sortir de l'eau tous virent l'Esprit Saint « descendre comme une colombe et venir sur lui », et une voix venue des cieux dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection ». Jean Baptiste demanda alors à ses disciples de suivre Jésus.



~ La mort de Jean le Baptiste ~

Quelque temps après, la colère d'Hérode Antipas, tétrarque de Galilée et de Péré, s'abattit sur Jean Baptiste, lequel lui reprochait son mariage avec la femme (Hérodiade) de son demi-frère Hérode Philippe.

Selon Marc (VI:14-29), Hérode, excédé, fait arrêter Jean et « le fait lier en prison ». La femme Hérodiade voulait faire tuer Jean mais Hérode Antipas le protégeait, car il le « connaissait pour un homme juste et saint » et « l'écoutait avec plaisir ».

Cependant lors de la fête donnée pour son anniversaire, Salomé, la fille d'Hérodiade, dansa tant que le gouverneur et tous ses convives furent subjugués, et il lui dit : « Demande-moi ce que tu voudras… ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fut-ce la moitié de mon royaume ». Salomé demanda pour sa mère la tête de Jean Baptiste présentée sur un plateau. Hérode fort attristé, envoya cependant un garde décapiter Jean dans sa prison, placer sa tête sur un plateau et la présenter à Salomé, qui l'offrit à sa mère Hérodiade.

Cette tête serait celle arrivée miraculeusement et conservée à Saint-Jean-d'Angély, dans la province française de la Saintonge, aujourd'hui en Charente-Maritime. Une relique rapportée en 1206 de la 4e croisade est présentée à la cathédrale Notre-Dame d'Amiens comme le crâne de saint Jean Baptiste, que la Grande mosquée des Omeyyades à Damas prétend également abriter.



~ Jean-Baptiste dans le Coran ~

Les prières du prophète Zacharie étaient exaucées et il fut béni par Dieu d'un beau, juste et vertueux fils, Yahya (Jean). Pour remercier Dieu, Zakaria jeûna pendant trois jours (il ne parla pas un mot). Dieu conféra à cet enfant la sagesse et la connaissance et le désigna Prophète et Messager de Dieu. Dès l’enfance, le prophète Yahya adorait et glorifiait Dieu. Parmi ses qualités mentionnées dans le Coran, il y a le fait qu’il était toujours bon envers ses parents et ne leur parlait jamais méchamment.

Il inculquait aux gens les principes religieux et les poussaient à s’éloigner du péché. Il remplissait ses devoirs de prophète avec beaucoup de sérieux et n’hésitait pas à dire franchement ce qu’il pensait quand une mauvaise action avait été commise. Il fut parmi les prophètes qui furent ressuscités lors du voyage nocturne du prophète Mahomet.



~ Les Mandéens, baptistes d’Iran et d’Irak ~

De la communauté qui s'est formée autour de Jean Baptiste, est née une religion ultra-minoritaire qui le reconnaît comme seul prophète et considère Jésus-Christ puis Mahomet comme des usurpateurs. Cette religion a pour obligation de vivre auprès des fleuves pour pouvoir baptiser les fidèles. C'est en partie à cause de cette particularité qu'elle est restée confidentielle, et qu'elle ne subsiste que dans quelques régions d'Iran et d'Irak.


Par Grigán
Mis en ligne le 09/03/2009

Marie-Madeleine

"Sœur, nous savons que le Sauveur te préférait aux autres femmes, rapporte-nous les paroles du Sauveur dont tu te souviens, et que tu as comprises et pas nous, et surtout celles que nous n’avons pas entendues", demande Pierre à Marie-Madeleine.


Marie-Madeleine

~ Présentation ~

Trois femmes sont à l'origine du personnage de Marie Madeleine : ~ Marie de Béthanie, sœur de Marthe et de Lazare le ressuscité. ~ Marie de Magdala, dite "la magdaléenne", qui donna son nom au personnage de Madeleine. Magdala, une ville située près de Tibériade (aujourd'hui en Israël). C’est aussi le nom de la ville où elle était née. C'était une ville florissante grâce à ses pêcheries et à son artisanat, selon Flavius Josèphe. ~ Enfin, la pécheresse anonyme, propre à Luc.

Les premiers textes à citer ces trois femmes sont les évangiles canoniques et ils sont des quatre principaux évangélistes qui ont composés, en grande partie, le Nouveau Testament. Mais nous nous pencherons plus sur celle dite « la magdaléenne » car selon les Écritures canoniques et apocryphes, elle était plus proche de Jésus que les autres citées plus haut.

Selon la tradition chrétienne, Marie-Madeleine serait née en l' an 3 de notre ère et aurait été la fille de l'archiprêtre Syrus le Yaïrite, prêtre de David. Son père officiait dans la synagogue de Capharnaüm. Eucharie, sa mère, aurait appartenu à la lignée royale d'Israël mais non davidique. Elle est, selon le Nouveau Testament, une disciple de Jésus de Nazareth.



~ Son existence ~

Selon les différentes évangiles, Jésus la délivra de démons et lui apparut après sa résurrection, après sa veille au pied de la Croix. Partout, elle apparaît comme une grande dame reconnaissante et fidèle qui a parcouru les routes de Palestine avec Jésus et ses disciples. Elle sera la première femme qui diffusera l'Évangile à la demande même de Jésus.

L'évangéliste Matthieu nous signale la présence de Marie Madeleine au Calvaire. Avec d'autres femmes, elle avait suivi Jésus depuis la Galilée et elle le servait. On la retrouve aussi au tombeau lors de l'ensevelissement et même au matin de Pâques. Marc, lui aussi, nous la présente au Calvaire et au tombeau. Par contre, Luc l'identifie avec plus de précision. Il semble nous dire que si elle suivait Jésus, c'est parce qu'il l'avait guérie. Et puis on la retrouve aussi au tombeau. Jean semble bien la connaître. Il signale sa présence au pied de la croix, en compagnie de Marie, mère de Jésus et s'intéresse particulièrement à elle dans la scène du tombeau. Elle rencontrera Jésus ressuscité.

Dans la tradition catholique mentionne son tombeau à Éphèse : « Dans cette ville repose Marie-Madeleine, n'ayant au-dessus d'elle aucune toiture » (In Gloria Martyrium, ch. 29, P.L., t. 71, c. 731). La dépouille présumée de Marie-Madeleine reposait probablement dans l'atrium précédant un sanctuaire, tradition typiquement éphésienne. Grégoire de Tours ne précise pas où se trouve ce sanctuaire.

La tradition juive faisait de la femme un être indigne, impur, inférieur, dangereux - un aspect qui perdure à notre époque encore en de nombreux domaines. Le groupe des apôtres est nommément constitué d’hommes ; les femmes y sont simplement présentes comme des suiveuses. Jésus ne craignait cependant pas de déranger "l’ordre" établi en louant Marie de Béthanie, assise à ses pieds et écoutant son enseignement sans s’activer dans la maison. Pareillement, on le voit au contact de femmes adultères, de prostituées ou de pauvres vieilles affectées de maux divers.

Marie-Madeleine dérange donc à double titre : elle est femme, et elle fut l’aimée de Jésus qui lui dispensa un enseignement dont les autres ne bénéficièrent pas. Après son ascension, Il demeura même en contact avec elle. Dans le Codex de Berlin, lorsqu’elle est accusée d’affabuler, par les disciples jaloux à propos de sa vision, elle fond en larmes : son récit, qui constitue un authentique enseignement spirituel, n’a pu être reçu par ces hommes aveuglés par leur prééminence, leur soif de pouvoir, et qui s’imposent en tant que continuateurs de l’ordre ancien.

Nous le constatons : selon la conception de ces hommes, une femme ne saurait être considérée digne d’être initiée, à plus forte raison de manière directe et à titre individuel. L’intervention de Matthieu met bien en relief la préférence marquée de Jésus envers Marie-Madeleine, que personne ne songe ensuite à contester. Ce lien seul est insupportable et critiqué par les apôtres, qui ont même demandé à Jésus qui d’entre eux siégerait assis à sa droite et à sa gauche dans le Royaume des Cieux... Le Codex de Berlin met en évidence les dissensions et la soif de puissance des disciples. Malgré le témoignage de vie de Jésus, ils continuent de rivaliser entre eux et prolongent la loi ancienne.

La tradition provençale raconte que Marie-Madeleine, après avoir accosté aux Saintes-Maries-de-la-Mer et avoir évangélisé la région, vécut toute la fin de sa vie en prière dans la grotte aujourd'hui sanctuaire de Sainte-Baume (Massif de la Sainte-Baume).

Le titre de « Sponsa Christi », ou « Épouse du Christ », est donné à l'Église et non pas à la disciple Marie-Madeleine.



~ Écrits et représentations de Marie-Madeleine ~

Le Codex de Berlin, découvert en Egypte, fut rédigé en copte vers la fin du 2e siècle de notre ère. Il inclut l’Evangile de Marie, un court écrit dont quelques passages manquent. Il contient cependant d’étonnantes révélations sur le cercle des disciples de Jésus et leur travail spirituel. La figure de Marie-Madeleine, qui relate les faits, se dresse avec force et révèle la clarté d’une femme aux prises avec la suprématie masculine. Il s'agit d'un texte gnostique comprenant un dialogue entre le Christ et Marie de Magdala, celle-ci le restituant aux apôtres, suivi de dialogues entre Marie et eux. Évangile qui fut et qui est toujours considérée comme hérétique par l’Église.

L’Evangile de Marie se situe donc dans la droite ligne des textes gnostiques des premiers siècles ; il peut se lire à différents niveaux et parle ainsi à tous ceux qui s’ouvrent à son message.

Dans l'art sacré, Marie-Madeleine est très souvent représentée dénudée, avec les cheveux longs et dénoués, comme les prostituées de Palestine. De nombreux peintres en firent leur personnage principal dans de nombreux tableaux.



~ L’aimée de Jésus ~

Un texte apocryphe rapporte que l’on vit Jésus embrasser publiquement Marie-Madeleine sur la bouche. Ce fait embarrassant fut soigneusement occulté, car il impliquait une profonde remise en question de l’être de Jésus tel qu’il fut présenté durant des siècles. Le Codex de Berlin vient très à propos éclairer cet aspect.

En effet, le premier questionnement émis par Marie-Madeleine porte sur la matière : "Sera-t-elle donc sauvée ou non ?"Un dialogue s’ensuit, où prennent part les disciples de la vision, portant sur le Désir et le péché. Jésus évoque alors le périple de l’âme qui voyage à travers les sphères du désir, de l’ignorance, des appétits charnels, de la mort, de la science et de la colère. Ce passage comporte une analogie frappante avec les écrits de la Pistis Sophia. L’âme rencontre tour à tour ses anciens persécuteurs qui s’étonnent de sa liberté, car elle ne se laisse plus arrêter par eux. Elle leur répond : "dans le monde, j’ai été délivrée du monde ; et libérée jusqu’à obtenir l’image d’un ordre supérieur". Il est donc question ici de deux ordres : l’un, inférieur, gouverné par les pulsions de domination, la mort et un intellect exacerbé, sans sagesse, qui reflète l’ignorance de la réalité ; l’autre, véritable, supérieur, fait de silence, d’harmonie et d’éternité. La première tâche à accomplir sur la voie de l’accession à l’autre Nature est la libération du joug du désir - un aspect majeur dans la doctrine du Bouddha.

Il est significatif que Marie-Madeleine soit la porte-parole de cet enseignement. Du fait de sa liaison étroite avec Jésus, le Sauveur, elle est rendue digne d’évoquer le point central du travail de détachement des appétits charnels. Par charnels, il faut aussi et surtout entendre tout ce qui relie à l’ancienne nature sans pour autant relever de la matière brute : les passions intellectuelles en font pleinement partie. Alors l’âme libre peut-elle évoluer au milieu de la nature limitée et mortelle, sans subir aucun dommage. Si l’on assimile le personnage de Marie-Madeleine à l’âme terrestre qui acquiert, par sa liaison avec l’Esprit, une nature pure et libre, alors on comprend le message extraordinaire qu’elle est amenée à transmettre aux hommes. Et le baiser de Jésus prend tout son sens : Son Souffle - le Pneuma, l’Esprit - vient s’incarner dans Magdala - la Terre -, pour la libérer. Alors, vraiment, Marie-Madeleine accède à l’état de Marie, la Mère, la Substance Primordiale d’où jaillit la Vie. Et si cet enseignement est donné aux hommes qui en font la demande, c’est que tous peuvent avoir part à ce merveilleux processus.

Les ténèbres de l’ignorance sont définitivement chassées par la connaissance, la Co-Naissance authentique. C’est l’aspect féminin, récepteur et engendreur, présent en chacun et représenté par l’âme, qui permet la descente de l’Esprit dans la nature terrestre, pour lui rendre toute sa dignité.

"Bienheureuse es-tu parce que tu n’es pas troublées par ma vue ! Car à tel pouvoir de compréhension correspond telle vision", s’exclame le Sauveur à l’attention de Marie.



~ Ode à Marie-Madeleine ~

O toi qui répandais ton parfum en offrande Aux pieds du Fils de l'Homme et lui baisais les mains, Sèche tes pleurs, ma mie, car c'est toi la plus grande Et tes adorateurs te le diront demain.

Myriam de Magdala, ô Marie-Madeleine, Toi qui es à jamais la rose sur la croix, Ne pleure plus : le temps abolira ta peine, Il reviendra bientôt celui en qui tu crois.

Toi, qu'hypocritement les Pères de l'Eglise Ont tenté de salir en te faisant passer Pour la Prostituée, repentie, mais soumise, Alors que tu étais la Femme révélée,

Tu sais bien maintenant que d'autres t'ont comprise : Si Pierre t'a trahie, Jacques t'a honorée, Qui, du terreau sacré que l'Esprit fertilise, A fait jaillir pour toi des Temples révérés.

C'est ainsi, couronnant la sublime colline, Que Vézelay, rêveur, phare de l'Occident, Dresse vers l'avenir sa flèche sibylline Et murmure ton nom au ciel des quatre vents.

Lequel de nous saura dévoiler tes mystères Afin d'illuminer toute l'humanité Qui espère un beau jour contempler sur la terre Le triomphe annoncé de ta féminité ?

Et moi, le plus fervent de tes nombreux fidèles, Sur le chemin connu des druides autrefois, Je veux t'accompagner jusques à Compostelle Où s'unissent enfin la Raison et la Foi.



~ Quelques théories ~

La personne de Marie-Madeleine dépasse le simple cadre historique et c’est sans doute la raison des mystérieuses interrogations qui ne cessent de passionner les hommes depuis plus de 2000 ans. La légende indique qu’après l’ascension de Jésus, les 3 Marie firent voile jusqu’aux Saintes Marie de la Mer, où elles débarquèrent en terre d’Occident. La Mer, ou la Mère ... Ce triple aspect des Marie évoque un être unifié selon le corps, l’âme et l’Esprit. Ensemble, il est dit qu’elles œuvrèrent à apporter l’enseignement de l’Amour aux Occidentaux. Cette légende a pris corps dans le mythe du Graal, dont il est significatif de trouver trace tant en Orient qu’en Occident. La Coupe est emplie de la Liqueur Divine pour opérer la transmutation, suivie de la transfiguration. La liaison de la Terre et de l’Esprit s’opère par une Ame purifiée, neuve, nouvelle. Les 7 démons anciens des convoitises ont disparu pour laisser place à un être libre, dispensateur de l’Amour qui ne connaît aucune entrave.

La théorie faisant de Marie-Madeleine l’incarnation du « féminin sacré » est un thème récurrent des ouvrages féministes néo-gnostiques. Leurs auteurs essaient de réécrire l’histoire des débuts de l’Église en se fondant sur des écrits gnostiques qui datent, au plus tôt, du IIIe siècle de l'ère chrétienne. Un certain nombre de textes apocryphes, notamment l’Évangile de Marie, l'Évangile selon Thomas et l’Évangile selon Philippe, sont utilisés pour accréditer la thèse du mariage de Marie Madeleine et de Jésus ainsi que l’importance primordiale accordée aux femmes par l'Évangile.

Certaines théories affirment que Marie-Madeleine aurait été la femme du Christ et eu des enfants avec lui. L'Église aurait étouffé ces faits par la force et la terreur et œuvré pour cacher la vérité, non seulement en occultant le rôle majeur joué par Marie Madeleine dans la transmission de l’enseignement de Jésus, mais encore en effaçant le mariage du Christ et de sa « disciple préférée ». Elle en aurait ensuite fait une prostituée pour condamner le désir charnel.

"La nature entière, toutes les créations et les créatures vivent les unes dans les autres, mais elles se dissoudront toutes à nouveau pour revenir chacune à leur origine propre, car la matière composée ne peut se dissoudre qu’en ses propres éléments. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende".


Par Grigán
Mis en ligne le 25/07/2009

Mahomet

~ Présentation ~

Mahomet (ou Mohamed ou Mohammed ou Muhammad) est né en 570 à La Mecque, dans le Hedjaz, région occidentale de l'Arabie et est décédé en 632 à Médine, entouré par sa famille et ses fidèles compagnons. Il est le Prophète de l'Islam et chef religieux, politique et militaire arabe. Il est également le maître spirituel de l'Islam et selon le Coran, le dernier prophète. Le prophète de l'Islam est appelé en arabe Mohamed, qui veut dire : "celui qui est louangé".

Confessant la foi monothéiste d'Ibrahim (Abraham), le Prophète de l'Islam prêche aux tribus arabes polythéistes une conversion à un Dieu unique, Allah, qui leur délivre sa parole par son intermédiaire. Son message a contribué à l'unification de la péninsule Arabique. Homme remarquable, issu d'une communauté en marge des grandes sociétés de l'époque, il a su faire une synthèse idéologique capable de s'imposer de l'Atlantique au Pacifique.



~ Biographie ~

~ Naissance et enfance

Les événements de sa petite enfance auront sur sa destinée une importance capitale: ils marqueront la morale sociale du Coran, qui défend inlassablement les veuves et les orphelins, interdit le mariage entre deux personnes placées chez une même nourrice, comme si elles étaient frère et sœur. Cet interdit provient du code bédouin qui fait des frères de lait des frères de sang.

Son père, Abd Allah, appartenait au clan des Bani Hachem, qui était une fraction de la puissante tribu des Quraychites (originaire de La Mecque); cette dernière était alors en perte de statut social. Orphelin de père à la naissance, et sa mère, Amina, se trouvant dans une situation précaire, l'enfant est mis en nourrice dans une tribu bédouine, où il va demeurer jusqu'à l'âge de six ans. Sa mère meurt peu de temps après l'avoir récupéré.

Le jeune Mahomet est élevé par son grand-père paternel et chef de clan, Abd al-Muttalib. Puis, à la mort de celui-ci, par son oncle, Abu Talib, un riche marchand mecquois devenu chef du clan des Hachem. Il est aussi le chef du clan responsable de la Kaaba, cube contenant la Pierre Noire (météorite offerte par l'Archange Gabriel à Abraham et Ismaël, selon la tradition coranique) autour duquel tournent encore aujourd'hui les pèlerins de La Mecque. Il emmène souvent Mahomet avec lui lors de ses voyages à travers le désert; il lui fait découvrir la Syrie

~ Jeunesse

Mahomet est pauvre et doit travailler. Une riche commerçante veuve, Khadija, en fait son homme de confiance, et quelques temps plus tard, lui propose le mariage vers 595. Elle a quarante ans et lui vingt-cinq. Mahomet n'aura pas d'autres femmes du vivant de Khadija. Après sa mort, il aura d'autres épouses, dont la jeune Aïcha. Ils ont quatre filles, mais tous les fils meurent très jeunes. N'ayant pas de descendance mâle, il adoptera un cousin Ali, fils d'Abu Talib, qui épousera l'une de ses filles, Fatima (toute la descendance prophétique, historiquement si décisive, proviendra de cette union familiale) et un esclave.

Mahomet, intelligent, mesuré, équilibré et très réaliste, devient un notable riche et considéré.

~ Mort

Après avoir réorganisé l'administration et assis l'influence de l'islam à La Mecque, il retourne à Médine, où il meurt le 8 juin 632 âgé de soixante-trois ans après une courte maladie. Il est enterré dans son appartement mitoyen de la « mosquée prophétique ». Un agrandissement de la mosquée de Médine sous la dynastie omeyyade se fait autour de son tombeau, dorénavant à l'intérieur de la mosquée, isolé par un triple mur.

Après sa mort, ses disciples continuent de se transmettre oralement et sous forme d'écrits les paroles de Mahomet, avant qu'elles ne soient rassemblées définitivement en un seul livre, le Coran, par le troisième calife Uthman moins de vingt ans après la disparition de Mahomet.



~ Le Parcours et les Révélations ~

~ A La Mecque

Mahomet a quarante ans lorsqu’il reçoit sa première révélation. Pendant une retraite solitaire dans une grotte sur la montagne de Harra, aux alentours de La Mecque, il a une vision de l’archange Gabriel et ressent une telle douleur qu’il croit en mourir. Il reçoit l’ordre de « réciter » (iqra), et ne sait quoi dire. Il finit par réciter ce qui est devenu le début de la sourate XCVI (chapitre 96) du Coran :
"Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé tout ; qui a créé l’homme de sang coagulé. Lis, car ton Seigneur est le plus généreux. Il t’a appris l’usage de la plume ; Il apprit à l’homme ce que l’homme ne savait pas".

Une longue période s’écoule entre cette première révélation et les suivantes, qui se succèdent jusqu’à la mort du prophète.

L’ordre selon lequel ces révélations lui sont inspirées permet de comprendre comment s’est développé l’enseignement de Mahomet. En effet, lorsqu’elles sont toutes réunies après sa mort pour former le Coran, elles ne sont pas organisées selon l’ordre chronologique : les compilateurs les assemblent dans le sens qu’ils pensent correspondre à la chronologie de la vie du prophète. Les exégètes musulmans réussissent ensuite à établir la relation entre les sourates du Coran et la vie de Mahomet, et l’on sait maintenant que les premières révélations, courtes et formulées dans un langage vif et imagé, avertissent l’homme qu’il sera jugé par Dieu pour ses actes et sévèrement puni pour n’avoir pas rectifié sa conduite.
Avec le temps et au fur et à mesure que l’autorité de Mahomet s’impose sur la première communauté de musulmans fondée par lui à Médine, les révélations s’allongent, perdant de leur caractère d’urgence et portant davantage sur les solutions aux problèmes pratiques auxquels sont confrontés le prophète et ses disciples.

La tradition rapporte un épisode miraculeux qui lui serait arrivé à l’âge de six ans et qui présente, selon certains exégètes modernes, des traits identiques avec les légendes qu’on retrouve dans la vie d’autres prophètes. Deux anges sont venus, ont ouvert sa poitrine, en ont extirpé le cœur qu’ils ont soigneusement nettoyé avant de le remettre à sa place, le lavant ainsi de toute souillure et l’emplissant de foi et de piété. Une autre aventure extraordinaire attribuée à Mahomet raconte que, pendant son sommeil, il aurait été emporté de sa résidence mecquoise jusqu’au trône de Dieu, dans les cieux.
Ce célèbre récit est celui de la Visite nocturne (Isra), qui a donné lieu à de nombreuses allégories, notamment dans l’islam mystique (soufi).

Les diverses sources sur la vie des premiers disciples de Mahomet à La Mecque ne s’accordent que sur le fait que ces derniers ne sont ni nombreux ni puissants, et qu’ils sont farouchement combattus par la majorité des Mecquois, qui les accusent de détrôner la religion de leurs ancêtres.

Un des épisodes rapporté par des sources traditionnelles et généralement considéré par les musulmans comme une pure invention concerne ce que certains exégètes modernes ont appelé les « versets sataniques » (expression inconnue des récits traditionnels). Désespéré de ne pouvoir rallier à lui les Mecquois, Mahomet aurait été tenté par Satan pour proclamer comme révélation divine des versets pervers, qui reconnaissent dans l’islam trois déesses du panthéon des Mecquois comme des intermédiaires entre les hommes et Dieu. En apprenant cette nouvelle, les Mecquois se réjouissent et embrassent la nouvelle religion.
Plus tard, l’archange Gabriel apparaît à Mahomet ; il lui apprend que ces révélations lui ont été inspirées par Satan et lui dicte les véritables versets divins que l’on trouve aujourd’hui dans le Coran (sourate LIII), dans lesquels ces déesses sont démystifiées et présentées comme n’étant « que des noms », sans aucune puissance ni réalité. Lorsque ces versets rectifiés sont annoncés aux Mecquois, ces derniers abandonnent l’islam et reviennent à leur paganisme

~ A Medine

À La Mecque, l’opposition à Mahomet est si forte qu’un grand nombre de ses disciples doit se réfugier en Abyssinie, chez les chrétiens éthiopiens, de l’autre côté de la mer Rouge. N’ayant pas réussi à trouver d’appui dans la ville de Taïef, le prophète quitte La Mecque et trouve refuge, avec ses disciples, dans la petite oasis de Yathrib, à 350 kilomètres au nord de La Mecque. Cet événement, qui date de l’an 622, est appelé l’Hégire (l’« émigration »). Il inaugure l’établissement de la première communauté musulmane (umma) à Yathrib, qui prend le nom de Médine, et marque plus tard le début du calendrier musulman de l’ère de l’Hégire. Mahomet aurait été invité par les habitants de Yathrib pour servir de médiateur entre les différentes factions de la ville, qui se combattent par les armes. C’est la seule explication plausible à la notoriété qu’il acquiert si vite auprès de la population. Sa communauté comprend au départ des païens, des musulmans et un grand nombre des juifs vivant dans la région. Plus tard, la communauté n’est plus composée que de musulmans, mais tous ses membres n’ont pas adopté l’islam par conviction. On appelle ces derniers les hypocrites ou les douteurs (munafiqun). Les tribus juives, qui ont été au départ acceptées au sein de la communauté, en sont chassées ou décimées sur l’ordre du prophète au fur et à mesure que leurs relations avec les musulmans se détériorent. Ils sont accusés de soutenir les ennemis de Mahomet.

Ses succès militaires représentent l’une des principales raisons de l’autorité grandissante du prophète à Médine. L’attaque qu’il lance sur les caravanes qoraychites à Badr, en 624, lui assure une victoire écrasante sur ses ennemis mecquois, pourtant numériquement supérieurs. L’année suivante, il engage une nouvelle bataille contre les Qoraychites à Ohod (625), qui se termine par la déroute des musulmans. Il réussit à repousser définitivement ses ennemis mecquois en 627, en creusant un fossé autour de Médine, qui empêche ces derniers de pénétrer dans la ville.
Son prestige s’en trouve renforcé au point que les tribus des régions avoisinantes commencent à sceller des alliances avec lui et à se convertir à la nouvelle religion. En 628, il peut conclure avec les Mecquois le traité de Hudaibiya, par lequel il parvient, au prix de certaines concessions, à conférer à sa communauté un statut équivalent à celui des Mecquois.
En 630, il réussit même à s’emparer de La Mecque sans coup férir. Les Mecquois, qui se sont opposés à lui depuis longtemps, finissent par se convertir à l’islam. Le temple de la Kaaba, qui est devenu le centre de l’islam, est dès lors accessible à tous les musulmans.

Après la conquête de La Mecque, l’autorité et le prestige de Mahomet se répandent dans toute l’Arabie, et les forces musulmanes parviennent jusqu’au sud de la Syrie. En 632, le prophète fait le voyage de Médine à La Mecque pour accomplir son dernier pèlerinage (hajj), appelé depuis Visite d’adieu. Il meurt peu après son retour à Médine et est enterré dans sa maison. Une mosquée est élevée au-dessus de son tombeau. Elle est considérée aujourd’hui comme l’une des plus importantes mosquées de l’islam.



~ Mahomet chef d'État ou de la Oumma ~

Mahomet invite ses compatriotes arabes à renoncer aux divinités coutumières pour ne plus adorer que le Dieu unique (Allah en arabe).

Meneur d'hommes efficace, il soumet à son autorité la péninsule arabe en une dizaine d'années. Après sa mort, en 632, ses successeurs ou remplaçants (califes en arabe) entraînent leurs troupes à la conquête du Moyen-Orient et de la rive sud de la mer Méditerranée.

Toutes les paroles de Dieu sorties de la bouche de Mahomet sont retranscrites dans un recueil qui fait désormais autorité parmi les croyants de la nouvelle religion : le Coran, d'après un mot arabe qui veut dire « Récite ». Les croyants eux-mêmes se disent musulmans, d'après un mot arabe qui veut dire « soumis » (à Dieu). Le mot islam, qui désigne leur religion, a la même origine.



~ Annonce de la venue du prophète selon les croyances islamiques ~

Les exégètes musulmans tels qu'Ibn Kathir ou Al-Qurtubi rapportent dans l'interprétation du Coran que les prophètes antérieurs auraient pris l'engagement de reconnaître Mahomet s'il était envoyé de leur vivant et de l'annoncer à leurs fidèles. Les exégètes rapportent également que Mahomet serait annoncé dans les anciens livres. Cette croyance islamique de l'annonce de Mahomet par les prophètes antérieurs a été le lieu de recherches musulmanes de telles prophéties dans les livres saints des autres "religions révélées".

Cet article traite de cette lecture musulmane particulière de certains passages des textes sacrés des grandes religions, selon les autorités du monde islamique tel que Rahmatullah al Hindi, Muhammad Hamidullah ou Ahmed Deedat... Il s'agit donc d'une interprétation mystique et religieuse particulière des anciennes prophéties propre au monde musulman, à laquelle toutes les Sirah (biographies de Mahomet) font systématiquement allusion, à commencer par ibn Ishaq et ibn Hicham.

Selon les croyances islamiques, les anciens attendaient un certain prophète en dehors des messies. On retrouve également cette croyance chez des érudits chrétiens, mais, selon les croyances chrétiennes, ce prophète ne s'est pas manifesté en Mahomet plus qu'en Yayha (Jean-Baptiste). La découverte des manuscrits de la mer Morte a permis de vérifier que la communauté essénienne de Qumran aussi attendait deux Messies et un prophète au temps d’Isa (Jésus). La croyance de l'Annonce de Mahomet par les anciens prophètes est un domaine très peu connu par les non musulmans, il a pourtant une place considérable dans la croyance islamique et est comparable à l'Annonciation d’Isa par Gabriel à Marie selon les croyances chrétiennes ou encore au Messie dans le judaïsme.

Le Coran affirme que la venue de Mahomet comme prophète de l'islam pour toute l'humanité aurait été annoncée dans la Torah et dans l'Évangile. Plusieurs passages de la Bible sont donc interprétés en ce sens.
« Et quand Jésus fils de Marie dit : “ô Enfants d’Israël, je suis vraiment le Messager de Dieu envoyé à vous, confirmateur de ce qui, dans la Torah, est antérieur à moi, et annonciateur d’un Messager à venir après moi, dont le nom sera “Ahmad”. Puis quand celui-ci vint à eux avec des preuves évidentes, ils dirent : “C’est là une magie manifeste” » (Sourate As-Saff 61.6).

Le terme ahmadu utilisé dans le Coran peut aussi se traduire simplement très louangé, dont le nom sera très louangé.
« Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu'ils trouvent écrit mentionné chez eux dans la Torah et l'Évangile. Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises, et leur ôte le fardeau et les jougs qui étaient sur eux. Ceux qui croiront en lui, le soutiendront, lui porteront secours et suivront la lumière descendue avec lui; ceux-là seront les gagnants etc. » (Cor. VII, Al-A'raf : 157).



~ La perception moderne ~

De nombreux exégètes modernes reconnaissent la véracité des faits rapportés par la tradition sur la vie de Mahomet, mais émettent des réserves sur les éléments miraculeux et surnaturels qui y sont rattachés. Tentant d’expliquer la vie et les activités de Mahomet par des facteurs économiques, politiques, sociologiques et psychologiques, un certain nombre de chercheurs ont souligné le rôle des routes commerciales de l’ouest de l’Arabie dans le développement des conditions sociales favorables à l’émergence d’une nouvelle religion, ainsi que dans la pénétration des influences juives et chrétiennes dans cette région.

Aussi continuent-ils de rassembler tous les événements attestés et les conditions sociales qui prévalaient au début du VIIe siècle, afin de reconstituer les faits de la vie de Mahomet en tant que personnage historique


Par Grigán & Brolly
Mis en ligne le 31/08/2009

Informations

~ Sources ~

* DOROTTE, Jacques • Enquête sur Jésus de Nazareth [Texte imprimé] : l'énigme de sa vie cachée • Saint-Jean-de-Braye : Dangles, 2005 • 187 p. • (Horizons spirituels, ISSN 0397-4197) • Bibliographie • ISBN 2-7033-0616-4

* DOUSSE, Michel • Marie la musulmane [Texte imprimé] • Paris : Albin Michel, 2005 • 267 p. • (L'Islam des Lumières) • ISBN 2-226-15903-7

* DUQUESNE, Jacques • Jésus [Texte imprimé] • Paris: J'ai lu, 1996 • 331p. • (Littérature Générale) • ISBN 978-2290041604

* DUQUESNE, Jacques • Le Dieu de Jésus [Texte imprimé] • Paris: J'ai lu, 1997 • 192p. • (Littérature Générale) • ISBN 978-2253146070

* DUQUESNE, Jacques • Marie [Texte imprimé] • Paris: Plon, 2004 • 311 p. • (Littérature Générale) • ISBN 2-259-19793-0

* KHALIDI, Tarif • Un musulman nommé Jésus [Texte imprimé] • Paris: Albin Michel, 2003 • 262 p. • (L'Islam des Lumières) • ISBN 2-226-14265-7

* LELOUP, Jean-Yves • L'évangile de Marie [Texte imprimé] • Paris: Albin Michel, 2000 • 225 p. • (Spiritualités vivantes) • ISBN 2-226-11731-8

* LELOUP, Jean-Yves • L'évangile de Philippe [Texte imprimé] • Paris: Albin Michel, 2003 • 206 p. • (Spiritualités vivantes) • ISBN 2-226-13812-9

* LELOUP, Jean-Yves • L'évangile de Thomas [Texte imprimé] • Paris: Albin Michel, 1986 • 254 p. • (Spiritualités vivantes) • ISBN 2-226-02716-5

* "Dictionnaire du Coran" , sous la direction de Mohammad Ali Amir-Moezzi.
* "Dictionnaire de toutes les Religions du Monde" , J-P Migne (ebook)
* "Encyclopédie Universelle Larousse"
* "Encyclopédie Universelle de toutes les religions du Monde"
* "Jacques, frère de Jésus", Pierre-Antoine Bernheim, Albin Michel – Spiritualités Vivantes.
* "L’Évangile de Marie", Jean-Yves Leloup, Albin Michel – Spiritualités Vivantes.
* "L’Évangile de Thomas", Jean-Yves Leloup, Albin Michel – Spiritualités Vivantes.
* "L’Évangile de Philippe", Jean-Yves Leloup, Albin Michel – Spiritualités Vivantes.
* "Jésus, Illustre et Inconnu", Jérome Prieur et Gérard Mordillat, Albin Michel – Spiritualités Vivantes.
* "Vie de Jésus", Ernest Renan, Editions Folio.
* "Jésus parlait araméen", Éric Edelmann, Editions Pocket.
* "Marie-Madeleine, un amour infini", Jacqueline Kelen, Albin Michel – Espaces Libres.
* "Mahomet", Salah Stétié, Albin Michel – Spiritualités Vivantes.
* "La pensée arabe ", Henri Sérouya, Presses Universitaires de France.
* "Les Livres Saints : La Bible, Le Coran et La Torah"
* "Microsoft Encarta 2007"



~ Illustrations ~

* Illustration du plafond de la chapelle Sixtine à Rome par Michel Ange.
* Peinture d'Adam et Eve, 1526, par Lucas Cranach l'Ancien, Huile sur bois, 117 cm x 8O cm , Courtauld Institute of Art à l'Université de Londres.
* Peinture d'Adam et Eve chassés du Paradis, 1912, par Marc Chagall, 47 cm x 70 cm.
* Peinture de Marie-Madeleine : "La Pénitence de Marie Madeleine", 1635, par Guido Reni.

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