Dans les trois religions monothéistes, les archanges sont une catégorie d'anges. Ils constituent l'un des neuf chœurs des anges. Les archanges sont les avant-derniers, juste avant les anges eux-mêmes (comme l'indique le préfixe arch qui signifie supérieur). Le mot archange vient du grec arkhángelos composé de arkh- « le plus puissant, le premier » et de ángelos « messager ».
Les archanges connus par leurs noms sont:
~ Michel, chef de la milice céleste,
~ Gabriel, messager céleste, qui apparaît dans le judaïsme, puis dans le christianisme et dans l'islam (Djibril),
~ Raphaël protecteur des voyageurs.

Il existe deux expressions pour désigner un archange:
~ « l'archange saint Michel », comme dans la phrase « L'archange saint Michel a terrassé le dragon.»
~ « saint Michel archange », comme dans la phrase « Saint Michel archange, priez pour nous.»
Cette dernière expression étant une forme honorifique où l'on insiste sur le rang d'archange.
Grégoire le Grand (vers 540-604), pape et docteur de l'Église, précise dans ses Homélies sur l'Évangile (34, 8-9) le rôle des archanges par rapport aux anges :
Qu'il y ait des anges, beaucoup de pages de la Sainte Écriture l'attestent... Mais il faut savoir que le mot « ange » désigne leur fonction :
être des messagers. Et on appelle « archanges » ceux qui annoncent les plus grands évènements. C'est ainsi que l'archange Gabriel a été envoyé à la Vierge Marie ;
pour ce ministère, pour annoncer le plus grand de tous les évènements, il s'imposait d'envoyer un ange du plus haut rang...
Pareillement, lorsqu'il s'agit de déployer une puissance extraordinaire, c'est Michel qui est envoyé.
En effet, son action comme son nom, qui veut dire : « Qui est comme Dieu ? », font comprendre aux hommes
que nul ne peut faire ce qu'il appartient à Dieu seul de réaliser. L'antique ennemi Le diable, qui a désiré par
orgueil de se faire semblable à Dieu, disait : « J'escaladerai les cieux ; au-dessus des étoiles j'érigerai mon trône ;
je serai semblable au Très Haut » (Is 14,13). Mais l'Apocalypse nous dit qu'à la fin des temps, lorsqu'il sera laissé à
sa propre force, avant d'être éliminé par le supplice final, il devra combattre contre l'archange Michel :
« Il y eut un combat dans le ciel :
Michel et ses anges combattirent contre le Dragon. Et le Dragon lui aussi combattait avec ses anges ; mais il n'eut pas le dessus ;
il fut précipité en bas » (Ap 12,7).
À la Vierge Marie, c'est donc Gabriel, dont le nom signifie « Force de Dieu », qui a été envoyé ;
ne venait-il pas annoncer celui qui a voulu se manifester dans une condition humble, pour triompher de l'orgueil du démon ?
C'est donc par la « Force de Dieu » que devait être annoncé celui qui venait comme
« le Dieu des armées, le vaillant des combats »
(Ps 23,8). Quant à l'archange Raphaël, son nom signifie « Dieu guérit ».
En effet, c'est lui qui a délivré des ténèbres les yeux de Tobie, les touchant comme un médecin venu d'en haut (Tb 11,17).
Celui qui a été envoyé pour soigner le juste en son infirmité mérite bien d'être appelé « Dieu guérit ».
Cependant, il faut noter que dans les Saintes Ecritures aucun "archange" n'est mentionné en dehors de Michel et ce toujours au singulier
(1 thessaloniciens 4,16 et Jude 9); cela tant à montrer qu'il n'y en a qu'un seul. De plus en vertu de l'autorité attribué à cet archange
(terme signifiant 'ange en chef'), d'aucuns pensent que Michel n'est autre que Jésus Christ dans sa gloire celeste
(comparer avec Apocalypse 12,7; 19,14-16; 1pierre 3,22...).
Selon la religion et la tradition, il est parfois fait mention d'autres archanges. L'Apocalypse (8,2) parle de « sept anges qui se tiennent devant Dieu ». La tradition orthodoxe fait aussi mention de sept archanges. Les noms qui reviennent le plus couramment sont : Uriel, Selaphiel, Jegudiel et Barachiel. La tradition juive compte encore plus d'archanges et ajoute : Zadkiel, Jophiel, Haniel et Chamuel. Seuls Michel, Gabriel et Raphaël ont révélé leurs noms.

Le Livre d'Hénoch nomme les quatre autres : Uriel, Raguel, Saraqiel et Ramiel (ou Remiel). On trouve aussi pour eux : Barachiel, Jéhudiel, Ouriel et Sealtiel.
Samaël (nom d'origine de Satan/Lucifer) est parfois aussi considéré comme un archange.
Azraël, traditionnellement connu comme l'ange de la mort est considéré comme un archange dans la tradition coranique.
La distinction entre ange et archange n'est pas toujours clairement précisée.
Le suffixe ël relatif à Dieu est toujours utilisé pour désigner un ange ou un archange.
~ Michel.
~ Gabriel.
~ Métatron.
~ Uriel.
~ Camaël.
~ Raphaël.
~ Jophiel.
~ Tsadkiel.
~ Yophiel.
Azraël est le nom de l'ange de la mort dans les traditions bibliques et coraniques mais semble avoir plus le statut d’Archange.
Azraël est décrit comme un serviteur de Dieu (Allah).
Dans le mythe du jugement dernier musulman, dont l'archange Israfel annoncera le jour de la résurrection des morts en soufflant dans le cor,
Azraël sera le dernier survivant de toutes les créatures (anges, démons, humains, ...), après avoir tué Djibril (Gabriel), Mikaël (Michel) et
Israfel (Raphaël). Dieu lui otera son âme en lui ordonannt de mourir, puisque pour les musulmans, l'ordre de Dieu se manifeste par le Verbe.
Après la mort d'Azraël, Dieu reste unique.
Le prophète de l'islam, Mahomet, a dit que la douleur ressentie par Azraël lors de sa mort est suffisante pour tuer toutes les créatures qu'Allah a créées.
Dans le récit de son voyage au septième ciel, Mahomet décrit le véritable visage d'Azraël : il a des pattes se trouvant dans la septième terre et sa tête
est sous le trône de Dieu située au septième ciel. Il est créé à partir de la fureur de Dieu. Cette dernière affirmation est sans doute issue de l'imagination
populaire. Car tout ce qui a été décrit par le prophète de l'islam en ce qui concerne Azrael est qu'il ote les âmes des créatures selon un ordre divin.
Concernant les méthodes qu'Azraël utilise pour extraire l'âme elles peuvent être différentes, certaines sont décrites dans le Coran
(Sourate An-Naziâat), elles sont adaptées à la personne selon que celle-ci aura été ou non malfaisante durant sa vie.
Le prophète Mahomet dit que cet archange est entouré de plusieurs anges qui l'aident à extraire les âmes
(des humains, des animaux ou mêmes les âmes des anges eux-mêmes et des démons).
Il y a un grand arbre dont les feuilles comportent les noms de tous les humains;
lorsque la date de la mort de quelqu'un approche sa feuille devient jaune et tombe,
Azraël comprend alors que c'est un homme mort. Quand l'heure de la mort arrive les anges
commencent à extraire l'âme à partir des nerfs et de sa chair en commençant par les pieds
puis en remontant vers l'abdomen; ils accordent un peu de repos au mourant puis recommencent
pour que l'âme vienne jusqu'à la poitrine et puis à la gorge ; à ce moment-là le mourant commence
à ronfler (on dit que c'est le ronflement de la mort), alors le mourant commence à voir ce qui se passe
dans l'autre monde ( «Tu restais indifférent à cela. Et bien, Nous ôtons ton voile; ta vue est perçante aujourd'hui.»
Sourate Qaf-Versets 22 ), puisqu'il ne peut plus parler et ainsi révéler ce qui se passe.
Il ne peut que grimacer (sourire, sourciller, être effrayé s'il est malfaisant).
L’Archange Barachiel est "la bénédiction de Dieu". Il combat l'esprit de la paresse, de l'indifférence
et de la tiédeur religieuse. C'est par notre zèle pour le bien, et en nous attachant le plus possible à réaliser
notre sanctification personnelle, que nous pouvons écarter ce vice. Le zèle pour le bien est nécessaire pour la béatitude,
car le "Royaume des Cieux est l'objet de violence, et ce sont les violents qui s'en emparent" (Matthieu 11, 12).
Ailleurs, Jésus dit encore : "Ce ne sont pas ceux qui me diront : Seigneur, Seigneur ! Qui entreront dans le Royaume des Cieux,
mais celui qui fera la volonté de mon Père qui est dans les Cieux" (Mattieu 7,21).
Les âmes tièdes sont, aux yeux du Seigneur, pires que les âmes froides. Il dit encore : "Ainsi, puisque tu es tiède,
et ni chaud ni froid, je vais te vomir de ma bouche" (Apocalypse 3, 16). On doit l'invoquer pour les prêtres,
afin qu'il y ait beaucoup de saints prêtres, "car tout est attaché à la bénédiction de Dieu" (Psaumes 127,1).
Il tient dans sa main droite le rituel, symbole de la bénédiction du Seigneur, car "c'est la bénédiction du Seigneur qui procure la richesse" (Proverbes 10,22).
« St Barachiel archange, viens avec tes anges nous tirer de notre torpeur !
Aide-nous à faire le bien et à croître dans l'amour de Dieu et de Marie. Amen ». (Prière)

L'Archange Gabriel est un ange de grande importance dans la tradition juive, chrétienne et musulmane.
Il est l'un des quatre principaux archanges qui apparaissent le plus souvent dans le judaïsme et le christianisme, les autres étant Michel, Raphaël et Uriel.
Gabriel est le messager céleste qui apparaît pour révéler la volonté de Dieu.
Dans l'Ancien Testament, Gabriel interprète la vision du mouton et du bouc qu'a eue le prophète (Livre de Daniel, VIII, 15-26)
et explique la prédiction des 70 semaines (ou 490 ans) pour la durée de l'exil de Jérusalem (Livre de Daniel, IX, 21-27).
Dans le Nouveau Testament, il annonce à Zacharie la naissance de Jean-Baptiste (Évangile selon saint Luc, I, 19 et 26), et
à Marie qu'elle sera la mère de Jésus (Évangile selon saint Luc, I, 26-31).
Dans le Coran (II, 91), Gabriel est l'esprit qui révéla les Écritures saintes au prophète Mahomet.
Gabriel est le prince du feu, l'esprit qui commande au tonnerre et fait mûrir les fruits.
C'est un linguiste accompli qui a enseigné à Joseph les 70 langues parlées à Babel.
En art, il est généralement représenté portant un lis, la fleur de Marie, lors de l'Annonciation, ou la trompette par laquelle il annoncera le second avènement.
L’Archange Jehudiel est "la louange de Dieu". Il combat l'esprit de jalousie et de l'envie qui, en succombant à la jalousie,
se révolta de voir la préférence que Dieu accordait à Marie, sur toute autre créature, puisque c'est par Elle
que devait se produire l'Incarnation de la deuxième Personne Divine. Sa jalousie l'entraîna jusqu'à la haine
des décrets de Dieu. Dans plusieurs exorcismes, le démon s'est fait connaître comme étant l'adversaire privilégié de Jehudiel.
Le vice de la jalousie nous fait envier le bien du voisin. Jadis, dans l'Ancien Testament, les frères de Joseph,
poussés par la jalousie, ont voulu l'assassiner parce qu'il était le fils préféré de Jacob. C'est la jalousie
qui aveugla et empêcha les Pharisiens de reconnaître la sainteté et la puissance surnaturelle du Fils de Dieu.
Leur jalousie se transforma en haine du Seigneur et les amena à Le livrer à mort. Avec l'amour de Dieu, de ses commandements,
et notre bienveillance envers notre prochain, en l'acceptant et en le reconnaissant comme tel, nous triomphons de la jalousie,
de la haine et du fanatisme.
L'Archange Jehudiel est notre meilleur guide et notre plus grand bienfaiteur. Son acceptation inconditionnelle
des décrets divins et son zèle à exécuter les ordres du Très-Haut scellèrent son alliance éternelle avec Dieu.
Ainsi glorifie-t-il Dieu depuis toute éternité et personnifie-t-il, dans la charité, la vivante louange de Dieu.
Le peuple élu a brisé et rejeté l'ancienne alliance. Dans le Nouveau Testament, nous sommes tous appelés
à recevoir la couronne, celle que Jehudiel tient dans sa main droite, symbole de la récompense de ceux qui auront été
fidèles à Dieu et de ceux qui auront adoré Dieu. Comme St Paul l'écrit à Timothée : "Désormais m'est réservée la couronne de justice.
Le Seigneur me la remettra en ce jour-là, Lui le Juste Juge, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront attendu sa venue avec amour" (2 Timothée 4, 8).
« St Jehudiel Archange, toi, l'ange puissant et le redoutable adversaire de Belzébuth, viens à notre aide avec toutes tes légions d'anges !
Accompagne-nous dans le combat contre les terribles attaques de l'Enfer, qui menacent d'anéantir l'Eglise.
Eloigne toute jalousie de nos cœurs et fais en sorte que chacun de nous, par l'accomplissement de la volonté divine,
devienne une vivante louange à la gloire de Dieu. Amen ». (Prière de protection contre les forces du Mal).
Métatron est un des nombreux archanges. Il est l’« Ange de la Face » qui précédait les Israélites dans le désert.
C’est lui qui est leur guide et leur protecteur, qui est chargé d’écrire au Livre de Vie leurs mérites et
leurs démérites, mais aussi les méfaits commis contre eux et d’en tirer vengeance. A la fin des temps,
il les défendra contre les assauts de leurs ennemis et intercédera pour eux au jour du Jugement.
Il est écrit (Exode XXIV-I) : « Il (Dieu) parla à Moïse en ces termes : Monte vers Dieu ». « Pourquoi,
objecte le Thalmud, le texte ne dit-il pas : Monte vers moi ? » Et il répond : « C’est Metatron qui transmet
cet ordre à Moïse, Metatron dont le nom est comme celui de son Maître". C’est de lui qu’il est écrit :
« Mon Nom est en lui », car la voix de Dieu s’incorpore en lui, se manifeste par lui. Ce que Dieu parle, il l’écrit.
C’est pourquoi il est appelé « Le Grand Scribe ». Il fait le plan de l’Univers selon la Parole, il est le Grand Architecte
de l’Univers, le Démiurge supérieur. Il est le « Second Verbe ».
Il est l’Adolescent éternellement jeune. Il est le Vice-Dieu, qui a sept et septante noms comme le Tout-Puissant,
participant à sa Majesté. Mais il n’est rien par lui-même, n’étant glorifié que de la Gloire de Dieu.
II ne doit pas être adoré. Il n’a pas le pouvoir de remettre les péchés, et s’il est intermédiaire, instrument,
il n’est en aucune façon Médiateur, ne peut en aucun sens être considéré comme tel.
C’est en lui et par lui que se manifeste la toute-puissance de l’Ancien des Ages, et c’est pourquoi
il est appelé Shaddai (Puissant) et Makom (Dieu). Il est la Couronne, aspect visible, limite si l’on peut dire,
de la Gloire. Il est l’Horos gnostique, la Limite, le Gardien, le Surveillant des frontières, qui est Sheth.
Car Sheth est le premier homme qui, rentré dans le Paradis terrestre, parvint dans le Paradis céleste et
s’éleva jusqu’à la fonction de Metatron. Après lui Henoch y parvint, puis cinq autres. Ce sont les sept bergers
dont parle le prophète Michée (V, 4 et 5). Ils sont Métatron et Il est le Pôle. Metatron n’est pas le Juge, mais il est chargé de peser.
Métatron est la figure centrale de la théophanie dite « Le Char céleste ». C’est lui qui est sur le Trône.
« O mon fidèle serviteur, dit le Père qui est par-delà les plus hauts des cieux, appelle tous les anges et tous les saints,
puis prends place sur le char des Séraphins et ordonne aux Chérubins d’avancer » (Testament d’Abraham).

Michel, saint, dans la Bible, ange gardien d'Israël, chef des anges et l'un des sept archanges.
En hébreu, Michel signifie « qui est comme Dieu ». Nombreux sont les penseurs juifs qui ont vu dans Michel
l'image de Dieu et de son Messie.
Les Esséniens le considéraient comme un grand prêtre céleste. Appelé saint Michel dans les Églises chrétiennes, il est l'un des sept archanges
dont il est question dans le judaïsme, le christianisme et l'islam.
Michel est supposé être le chef des anges (Daniel X, 13-21 ; XII, 1) et
l'ange gardien d'Israël. Dans l'Apocalypse de Jean (XII, 7), Michel et ses anges combattent le dragon, appelé aussi Satan, et celui-ci est chassé du
ciel avec ses mauvais anges. Le Livre d'Hénoch fait de Michel celui qui soutient l'univers. Dans le Talmud, ses relations avec les autres anges sont comparées à
celle du grand prêtre avec Israël sur Terre ; il est considéré comme le législateur direct qui s'adresse à Moïse sur le mont Sinaï (Actes des Apôtres, VII, 38).
Dans l'art chrétien, Michel apparaît tenant une balance ou une bannière et brandissant son épée contre le dragon.
À partir de 1970, la fête de Michel, la Saint-Michel, fut associée à celle des archanges Gabriel et Raphaël et célébrée le 29 septembre.
Dans la tradition catholique, Michel est le patron des pâtissiers et des parachutistes.

L’Archange Raphaël est un des trois archanges, avec Michel et Gabriel, dont le nom figure dans la Bible
et dont l’adoration a été autorisée par le pape Zacharie lors du concile de Rome (745).
Tous trois sont fêtés le 29 septembre.
Raphaël apparaît dans le Livre de Tobie ; il est envoyé par Dieu pour accompagner Tobias, fils de l’aveugle Tobie,
tout au long du voyage que Tobias accomplit aux côtés de son père pour trouver un remède à sa cécité.
Raphaël se présente comme un des sept anges « qui se tiennent devant la gloire du Seigneur et pénètrent en sa présence »
(Livre de Tobie, XII, 15).
C’est sur ce passage de la Bible qu’est fondé dans la religion chrétienne le culte des archanges :
trois dont le nom est connu et quatre qui ne sont pas nommés dans les textes bibliques, mais qui le sont dans les traditions rabbinique et orthodoxe.
En hébreu Repha’el, le nom de Raphaël signifie « Dieu guérit ».
C’est lui qui enseigne à Tobias les vertus d’un poisson dont le fiel soigne les maladies des yeux ;
il lui apprend aussi que le cœur et le foie ont le pouvoir de chasser les démons.
Ainsi Tobias guérit-il son père Tobie atteint de cécité et épouse-t-il la jeune Sara,
harcelée par un démon. Raphaël est donc l’ange médecin ou guérisseur ; il est parfois représenté avec un pot à onguent qui symbolise sa fonction.
Mais c’est aussi le prototype de l’ange gardien, en tant qu’envoyé de Dieu pour accompagner Tobias.
À ce titre, il est parfois représenté avec un bourdon de pèlerin.
Selon le Livre d’Hénoch, il est particulièrement préposé aux esprits humains.
Uriel est le nom donné à un ange et qui signifie « Lumière de Dieu » en Hébreu.
Pas une fois la Bible ne fait mention d'un ange du nom d'Uriel.
Pourtant au début du christianisme, on assisté à l'émergence d'un culte dédié à Uriel
sans qu'on sache précisément d'où il venait. L'Eglise l'a très rapidement interdit.
En effet en absence de certitudes scripturales, trop grand était le risque de rendre
un culte non pas à un ange mais à un démon.
Par contre Uriel est mentionné à plusieurs reprises dans le Livre d'Hénoch, ainsi que dans
L'apocalypse d'Esdras, qui ne font pas partie des Écritures canoniques. Dans le livre d'Hénoch,
il est dit d'Uriel: « Uriel est l'ange que le Seigneur de gloire a préposé à toutes les étoiles
qui brillent dans le ciel et éclairent la Terre. »
Uriel est l'ange qui apporte à l'Humanité la connaissance et la compréhension du Divin.
C'est le plus radieux, le plus lumineux des anges, et on le représente souvent descendant
du Ciel sur un chariot fabuleux tiré par de fougueux chevaux blancs.
Il est connu pour être le Prince de Lumière et l'interprète des prophéties.
Ange du repentir, il nous aide à comprendre les lois du Karma, qui en résumé, impliquent que nous récoltons ce que nous avons semé.
Uriel nous explique la miséricorde divine et nous fait prendre conscience que Dieu chérit chacun de nous.
Uriel a la réputation d'être l'Ange le plus intelligent. On le voit souvent brandissant dans sa main ouverte la flamme de la connaissance,
à laquelle les hommes peuvent avoir accès.
Dans l'Islam, on le nomme Azrael ou l'archange de la mort.
~ Agrippa von Nettesheim le mentionne à quelques reprises dans sa Philosophie Occulte;
Pour Agrippa, Uriel est un des quatre anges résidant aux points cardinaux du ciel, avec
Michaël, Raphaël, Gabriel. A noter qu'il s'agit bien des points cardinaux du ciel et non des points cardinaux terrestres.
Ce sont donc les points marquant le début des saisons. En astrologie, les signes débutant les saisons sont qualifiés de cardinaux.
Les quatre anges d'Agrippa gouvernent donc les saisons. Ayant constaté que certains noms d'anges correspondaient aux noms de personnages
bibliques particulièrement vertueux, ainsi Jérémiel viendrait de Jérémie, Zachariel de Zacharie, Uriel de Urie, etc.,
Agrippa conclut que les anciens vénéraient l'ange, génie, ou le bon daemon de ces hommes. De même les noms de personnages
particulièrement méprisables devenaient des noms de mauvais démons.
~ Selon le rabbin kabbaliste Abraham-Ben-Diot, tous les patriarches, les prophètes et les
sages philosophes ont tous eu des anges qui leur étaient familiers. Uriel, dit-il, a été l'ange d'Esdras.
~ Selon le cabaliste Lenain, Uriel est un des princes, ou anges, gouvernés par Schebtaïel lequel
domine sur le troisième ciel et sur les intelligences du troisième ordre, qui gouverne la sphère de Saturne.
~ Pour l'anthroposophe Rudolf Steiner, Uriel est un des quatre archanges associés aux saisons.
Il est associé à l'été.
L’Archange Zeadkiel ou Sealtiel est "la prière de Dieu" en français. Il combat l'esprit de l'intempérance et de l'ivrognerie.
L'intempérance conduit à tous les vices et à tous les crimes. Le Sauveur nous adresse cette exhortation avec ces paroles
de l'Ecriture : "Tenez-vous sur vos gardes : que vos cœurs ne s'alourdissent pas dans la débauche, l'ivrognerie,
et les soucis matériels, et que ce jour-là ne tombe pas sur vous à l'improviste" (Luc 21, 34).
Les vertus de tempérance et d'abstinence nous permettent de combattre ce vice. Elles éclairent notre intelligence,
affermissent notre volonté, nous procurent d'autres vertus, ainsi que le pardon des offenses, la réalisation de nos prières,
des grâces extraordinaires et pour finir la récompense éternelle.
Dans les pays de mission, des régions entières ont été libérées de ce vice de l'ivrognerie, grâce à son intercession.
Un missionnaire est parvenu à ce résultat dans les régions où il a fait connaître ce grand archange et imploré son aide.
En tant que porteur et distributeur des grâces divines, il tient dans sa main droite une corbeille de fleurs, symbole
de la joie, de la vie en Dieu. Jésus a dit à Soeur Josepha Menendez : "La joie en Dieu est la clef
de toutes les grâces" (d'après le livre "Un appel à l'Amour").
« St Sealtiel archange, viens à notre secours avec tes anges !
Apprends-nous à prier comme le Seigneur a prié et comme il nous l'a enseigné. Amen » (Prière).
* "Dictionnaire des Gnostiques et des principaux Initiés" , par André Wautier. (Ebook)
* "Le Grand Livre des Invocations et des Exhortations" , de Haziel, aux Éditions Bussière
* "Encarta Encyclopédie 2007".
* "Les Livres Saints : La Bible, La Torah et Le Coran".
* "Dictionnaire des Anges", Gustav Davidson, aux Éditions le Jardin des Livres.
* "Encyclopédie des anges", véritable histoire et origines des anges, Émilie Bonvin, aux Éditions Exclusif.
* "Enquête sur l'existence des Anges Gardiens" , Pierre Jovanovic aux Éditions le Jardin des livres.
* "Les anges, nos puissants médiateurs, et leurs inestimables missions pour le monde", Heinrich Kreuzer, Œuvres Mariales.
* "Un appel à l'Amour" , Sœur Josepha Menendez, (Ebook).