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L'Athamé

L’Athamé, à ne pas confondre avec la Bolline, est un couteau rituel, à double tranchant mais qui ne doit pas nécessairement être coupant. Il possède généralement un manche en bois noir, car la couleur sombre lui permet d’absorber l’énergie (qu’il restitue ensuite) et de l’emmagasiner selon les traditions païennes du moins.



~ Utilisation ~

Chez certains praticiens, l’Athamé est la Bolline, sont réduit à un seul et même instrument, c’est pourquoi l’on trouve parfois des couteaux rituels avec un manche blanc sur une face et noir de l’autre. Pour consacrer des objets, amulettes, etc., on le tient de la main droite. Pour bannir les énergies négatives, on le pointera de la main gauche.

Selon la tradition ésotérique, il doit être consacré avant usage. Normalement, il y a une distinction à faire entre la tradition ésotérique, où il ne sert pas à couper « physiquement » mais bien à dissiper les énergies, et la tradition Wicca où il sert à couper et trancher.

La consécration de l’Athamé varie selon les différentes écoles ésotériques. L’Athamé a de nombreuses utilisations ; délimite le cercle rituel, canaliser les énergies, graver des symboles, mélanger et/ou couper des ingrédients etc.

~ En Wicca ~

L’Athamé représente le principe du masculin, le Dieu cornu mais aussi l’air et le feu qui sont associés à l’Est lors de la délimitation du cercle magique.


Par Lindorie
Mis en ligne le 21/06/2009

La Lampe à Sel

Le sel de Gemme tient son origine de la période Paléolithique, lorsque la mer a commencé à se retirer, le sel s’est déposé en nombreuses couches, jusqu'à ce qu’il n’y ait plus d’eau. On l’extrait généralement en France, en Allemagne et en Pologne. On utilise d’ailleurs le sel de gemme lors des pratiques du Feng Shui et en Géobiologie.



~ Propriétés ~

Il a été prouvé scientifiquement que du au fonctionnement des appareils électriques, dans une maison d’un ménage moyen les ions positifs sont en augmentation par rapport aux ions négatifs. C’est là que les lampes de sel interviennent car elles ont une propriété antistatique et produisent des ions négatifs, ce qui une fois allumée, permet d’équilibrer les ions. Selon les teintes des lampes, qui peuvent varier du blanc à l’orange, on peut se référer à la thérapie des couleurs, et ainsi se relaxer en fonctions des différentes couleurs. Le blanc pour la méditation, l’orange pour la relaxation. Les lampes en sel de Gemme sont réputées pour exercer une action bienfaisante, qu’elles soient allumées ou éteintes. Elles sont une aide à la concentration, à la réduction du stress et de la fatigue, elles permettent également de se régénérer et de s’harmoniser.



~ Utilisation ~

Vous pouvez utiliser ces lampes partout, même sur votre autel, tant qu’elles ne se trouvent pas dans un endroit humide, étant donné que le sel absorbe l’humidité. En effet parfois des cristaux peuvent se former à la surface, il suffit de els frotter avec un simple chiffon.


Par Lindorie
Mis en ligne le 24/01/2009

Le Miroir


Le miroir a étendu ses pouvoirs bien au-delà des simples qualités de réflexion qui le définissent, comme peuvent en témoigner la magie, la littérature et la psychologie. Il a toujours occupé une place particulière dans les traditions du monde entier, de par sa capacité à montrer une image tridimensionnelle sur une surface aussi plane.

Mais les miroirs ont surtout la réputation d’être de puissants amplificateurs magiques. On les utilise dans certains rituels pour renvoyer l’énergie négative à son expéditeur. On les utilise également en divination, c’est que l’on appelle la « catoptromancie ». Il s'utilise comme une boule de cristal, mais il est recommandé de le choisir de forme concave, de dimension moyenne et de le renfermer après utilisation dans un morceau d'étoffe noire.

Aujourd'hui, il est toujours utilisé pour interroger les entités spirituelles sur le passé, le présent et l'avenir. Après forte concentration du médium, des images apparaissent à sa surface, mais il est souvent très difficile de les décrypter, et surtout, de les dater.

On retrouve encore le miroir dans d’autres pratiques comme en hermétisme, en alchimie ou en kabbale. Le miroir lumineux ou « Aspa qularianera », terme kabbalistique qui désigne le pouvoir de prescience et de vue à distance. Les mortels ordinaires, eux, ne possèdent que « l’Aspaqularia Della Nera », ou « Miroir non lumineux ».

En Afrique centrale, on confère au miroir des pouvoirs associés aux sorciers, fantômes, on en accroche d'ailleurs aux portes des maisons pour éloigner les mauvais esprits.



~ Historique ~

L’utilisation du miroir magique remonte à l’époque de la très Haute-Antiquité. On les appelait à cette période les « miroirs constellés » car ils étaient souvent gravés de figures d’étoiles sur leur revers.

L’Antiquité a connu une grande variété de miroirs magiques dont on retrouve les traces dans les écrits de l’Odyssée. Il a souvent été pour beaucoup de pratiquants un simple objet de divination anciennement appelée « Catoptromancie » dérivé du grec « katoptron », qui signifie « miroir » et de « mancein », qui veut dire « deviner ». De même, ceux qui peuvent lire l’avenir avec un miroir sont appelés « Spécularii ».

Dans beaucoup d’autres pays, le miroir était utilisé comme outil magique. Selon certains modes de pensées, il est considéré comme un condensateur fluidique de lumière astrale, dont on peut, via divers rituels, tenter d’en accroître le pouvoir.

Cet objet se retrouve encore dans de nombreuses mythologies. Par exemple, le dieu maya Tezcatlipoca ou « miroir fumant ». Il existait des miroirs d’obsidienne en rapport avec ce dieu. Tezcatlipoca est associé aux forces de destruction et du mal, dieu de la guerre et protecteur des guerriers. Il symbolise l’éternelle jeunesse et possédait également un don d’ubiquité et de voyance, il protège les prêtres aux pouvoirs divinatoires.

Chez les égyptiens, il était placé dans les tombes pour donner vitalité et force régénératrice aux défunts. Sur le papyrus magique de Paris, on y décrit une pratique magique sur un miroir d’électrum ou de bronze, où l’on doit faire couler de l’eau de pluie pour entrer en contact avec les forces célestes ainsi que de l’eau de source pour se relier au monde souterrain. Il reste à interpréter les parcours du liquide coulant sur la surface.

Dans la tradition Japonaise, le miroir est l’attribut de la déesse du soleil Amaterasu. Un miroir sacré appartenant au trésor impérial, tabou par définition. Il porte le nom de « Yamato-Kagami » et est conservé dans le sanctuaire d’Ise où il est protégé des simples mortels. Selon la tradition, il porterait l’équivalent de l’inscription hébraïque de la révélation divine : « Je suis celui qui suis ». Il est également considéré comme symbole de la pureté de l’âme, c'est-à-dire de l’esprit, sans souillure du « soi » sur la conscience.

En Chine, il est l’emblème de la reine, symbole lunaire et féminin et de fécondité. C’est pourquoi l’union du roi et de la reine devait s’effectuer lorsque la lune était pleine.

Dans le Taoïsme, le miroir est utilisé comme protection. En effet, il révèle la nature réelle des influences malfaisantes, il éloigne et donc protège. C’est pour cette raison que l’on trouve un miroir octogonal au dessus des portes de maisons.

Dans le monde musulman, on lui attribue des pouvoirs occultes, voir maléfiques. Selon la tradition, lors des fiançailles, en Perse par exemple, on accroche le « Ayin-Y-Bîbîmaryam » ou « miroir de Notre Dame Marie » au fond de la salle. Les fiancés doivent entrer par deux portes différentes et se regarder au travers du miroir, afin de se voir comme au Paradis, « dans la vérité du Paradis ». Cela permet d’acquérir la clairvoyance et d’éviter de se tromper.

Il serait possible d’illustrer l’utilisation du miroir magique dans l’histoire et la mythologie par d’autres nombreux exemples. Mais il faut retenir que selon les croyances, l’image elle-même n’est pas jugée puissante. Elle est exploitée comme symbole d’une composante de l’âme humaine.




Par Lindorie
Mis en ligne le 02/06/2010

Informations

~ Sources ~

* CHEVALIER, Jean. GHEERBRANT, Alain • Dictionnaire des symboles [Texte imprimé] : Mythes, rêves, coutumes, gestes, formes, figures, couleurs, nombres • Paris : Robert Laffont, 1997 • 1060p. • ISBN-13: 978-2221087169

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