Dans la mythologie, Cerbère est un chien monstrueux et terrifiant à têtes multiples ( 3 en général, 50 d'après Hésiode et 100 chez Horace),
avec une queue de dragon et un dos hérissé de têtes de serpent. Il est le fils de Typhon et d'Echidna, la vipère.
Cette créature démoniaque est le gardien quasi inflexiblede la porte des Enfers; il est posté près du Styx, le fleuve des Enfers.
Il interdit l'entrée des Enfers aux vivants et il est également présent pour empêcher les défunts de s'en échapper.
Cerbère symbolise la terreur de la mort chez ceux qui redoutent les Enfers.
Il incarne aussi les Enfers eux- mêmes et l'enfer intérieur à chaque être humain.
D'après les interprétations néoplatoniciennes, il serait le "génie du démon, l'esprit du mal".
En fait, il représente la maîtrise de ses propres forces. En réalité, il ne peut être dompté que sur Terre,
par un violent changement de milieu ou bien par des forces personnelles de nature spirituelle, dont l'allégorie est le chant de la lyre d'Orphée.
Pour le vaincre, on ne peut se fier qu'à soi.
De plus, on ne peut s'empêcher d'établir un lien entre cerbère et le monstre,
dont il est fait allusion dans le "jugement des morts" égyptien, faisant face à Osiris.
Dans la littérature, plusieurs héros arrivent à déjouer sa vigilance, voire à le vaincre.
~ Orphée: décidé à sortir des Enfers sa femme Eurydice, il parvient à charmer Cerbère en chantant et en jouant de la lyre.
~ Héraclès / Hercule: le dernier des douze travaux d'Héraclès est de ramener le terrible chien à Mycènes.
Il parvient à le capturer à mains nues. Mais, quand ils arrivent à Mycènes,
Cerbère contamine de sa salive empoisonnée des plantes. De ce fait,
Cerbère est rendu à sa tâche de gardien des Enfers quelques temps plus tard.
~ Psyché: psyché, envoyée par Aphrodite auprés de Perséphone, réussit à amadouer Cerbère en lui offrant un gâteau.
De plus, on constate que cette créature est souvent présente dans la mythologie.
~ Odyssée: l' Odyssée n'évoque cette créature qu'une seule fois, sans même la nommer.
Il s'agit du passage où Héraclès raconte à Ulysse sa tâche de ramener Cerbère à Mycènes, comme nous l'avons vu précédemment.
~ Hésiode: dans la Théogonie, décrit avec précision Cerbère en le présentant comme "un monstre effroyable,
dont il faut éviter même d'évoquer le nom". C'est un chien à 50 têtes qui dévore de la chair crue et à la voix de métal.
~ Pausanias: écrivain grec, est en désaccord total avec ce concept de chien gardien des Enfers.
En effet, selon lui, "après tout, le chien est un ami de l'homme".
~ Horace: Horace, dans ses Odes, aime se moquer de Cerbère.
Il se plaît à raconter les faiblesses de ce monstre.
Par exemple, Cerbère cède sous les caresses de Mercure et il lèche Bacchus.
Pourtant, il évoque également la terreur que provoque cette créature:
"une tête couverte de serpents", "une triple gueule d'où sort un souffle noir et une écume impure".