
Découvrez la troublante histoire d'un diamant qui porta malheur à tous ses possesseurs.
Si l’on en croit la légende, le fabuleux diamant connu sous le nom de diamant de l’Espoir, qui ornait
jadis une idole indienne, aurait été dérobé par un prêtre hindou. On raconte que le pauvre prêtre
aurait été torturé et mis à mort pour son crime.
La pierre précieuse, censée porter malheur, réapparut en Europe en 1642 entre les mains d’un contrebandier
français du nom de Jean-Baptiste Tefernier. Il la vendit avec d’énormes bénéfices mais laissa son fils
prodigue dépenser le plus gros de sa fortune. Il devait finir déchiqueté par des chiens enragés aux
Indes, où il était parti reconstituer sa fortune.
La pierre entra ensuite en possession de Louis XIV qui la fit tailler à nouveau, la ramenant ainsi de
112,5 carats à 67,5 carats. Cette réduction ne lui ôta pas son sort maléfique. Nicolas Fouquet, qui l’avait
emprunté pour un dîner officiel, fut reconnu coupable de détournement de fonds et emprisonné à vie. Il mourut dans sa prison.
La princesse de Lamballe, qui portait souvent le diamant, tomba plus tard sous les coups d’une foule parisienne enragée.
Le roi lui-même mourut ruiné et politiquement affaibli, son royaume épuisé. Louis XVI et Marie-Antoinette qui héritèrent
ensuite du diamant finirent leurs jours sous le couperet de la guillotine.
En 1830, le bijou, désormais historique, fut acheté par un banquier londonien du nom de Henry Thomas Hope,
qui le paya 150 000 dollars. Il connut rapidement des revers de fortune et l’un de ses petits-fils devait
mourir ruiné. Un de ses derniers héritiers se débarrassa enfin du bijou en le vendant. Dès lors, pendant
seize ans, la pierre passa de main en main
Dans celles, entre autres, du Français Jacques Colet qui se suicida et du prince russe Ivan Kanitovitch
qui mourut assassiné. En 1908, le sultan turc Abdul Hamid paya 400 000 dollars pour l’Espoir qu’il s’empressa
d’offrir à sa concubine préférée, Subaya et fut lui-même renversé. Ce fut Simon Montharides qui en devint
ensuite propriétaire. Sa voiture se renversa, le tuant sur le coup en même temps que sa femme et sa petite fille.
Le diamant traversa ensuite l’Atlantique et tomba entre les mains du magnat de la finance Ned Mc Lean qui
l’acheta pour la somme dérisoire de 154 000 dollars. Son fils Vincent se tua peu de temps après dans
un accident de voiture et sa fille mourut d’une overdose. La femme de Mc Lean s’adonna à l’héroïne et
lui-même finit ses jours dans un asile. Il mourut en 1947, laissant le douteux héritage à ses petits-enfants,
dont la petite Evalyn, âgée de cinq ans.
Deux ans plus tard, la famille Mc Lean vendit le diamant à Harry Winston, un marchand de pierres précieuses.
Winston en fit don au Smithsonian Institute où il se trouve encore. Sa malédiction n’agit peut-être pas sur
les institutions comme sur les individus ou est peut-être venue d’éteindre avec Evalyn Mc Lean, l’un
des six petits-enfants de Mac Lean, que l’on trouva morte dans son appartement de Dallas le 13 décembre 1967.
Elle avait 25 ans et l’on n’a jamais su la cause réelle de son décès.

Pour plusieurs amateurs d'ésotérisme et de phénomènes paranormaux, La Barbade est le lieu « où les cercueils dansent ».
Cette histoire des plus insolites prend ses racines sur la côte sud de l'île, là où se trouve le cimetière Christ Church.
Ce cimetière contient le mystérieux tombeau de la famille Chase. Si, depuis près de 200 ans aucun humain n'y a été enterré,
c'est pour une bien étrange raison. Entre 1811 et 1820, des phénomènes inexplicables ont laissé la population de cette île stupéfaite.
Cette histoire provient d'une crypte très mystérieuse qui a marqué de façon définitive le folklore de La Barbade à tout jamais.
Cette fameuse crypte mesure un peu plus de 12 pieds sur 6 (3,60 m x 1,80 m environ). La seule et unique entrée de la crypte était
une énorme pierre de marbre bleu qui pesait environ 450 kg. Une fois fermée, la tombe était pratiquement impénétrable.
L'histoire commence au XVIIIe siècle lorsqu'une riche famille de planteurs, les Walronds, font tailler dans le roc corallien
du cimetière un caveau pour leur famille. Une dame du nom de Thomasina Goddard, morte en 1807, y fut enterrée.
L'année suivante cependant, ils cédèrent le tombeau à une autre famille de planteurs, la famille Chase. Cette année là,
la jeune Mary Ann Chase, âgée de deux ans, était morte d'une des maladies infantiles si fréquentes à l'époque.
Pendant les quatre années suivantes, le tombeau resta scellé. C'est le 6 juillet 1812 que la crypte fût ouverte de nouveau
pour y placer le cercueil de la petite Dorcas Chase, la soeur aînée de Mary Ann. La population murmurait que la jeune enfant
s'était laissée mourir de faim pour échapper à la tyrannie de son père, l'honorable Thomas Chase qui, semble t-il, ne méritait
pas du tout son titre honorifique. À peine un mois plus tard, ce dernier suivait sa fille dans la tombe.
Le jour de son enterrement, après avoir enlevé l'énorme dalle qui protégeait l'entrée du tombeau, les esclaves qui faisaient
office de fossoyeurs descendirent dans la crypte pour y placer le cercueil de Thomas Chase. Cependant, ils ressortirent en toute hâte.
Ils refusèrent obstinément de redescendre à l'intérieur, ce qui troubla la cérémonie. Le pasteur de Christ Church, le révérend
Thomas Orderson, entra dans la chambre funéraire pour voir ce qui avait bien pu terroriser les esclaves pour que ces derniers
préfèrent être punis plutôt que de redescendre faire leur devoir. Le révérend fut lui aussi saisi d'une peur panique.
Les deux imposants cercueils de plomb des fillettes Chase avaient été déplacés. Ils avaient été mis debout, la tête en bas.
Celui de Mrs. Goddard avait été posé sur le coté contre une des parois. On crut à une violation de sépulture de la part des
esclaves qui étaient agités depuis quelques temps. On remit donc les cercueils à leur place et plaça celui de Thomas Chase,
un cercueil de plomb énorme qui demandait 8 hommes pour le déplacer, dans la crypte. Ils replacèrent par la suite le lourd
bloc de marbre qui scellait la tombe.
Quatre années passèrent avant qu'un nouveau décès, celui du jeune Samuel Brewster Ames, permit d'ouvrir la mystérieuse
tombe de nouveau. C'était le 25 septembre 1816. Cette fois encore, on souleva l'énorme dalle de marbre pour ouvrir l'entrée
et le révérend fût le premier à y descendre. Une fois encore, quelqu'un ou quelque chose avait changé les cercueils de place.
Cependant, personne n'avait tenté d'ouvrir les cercueils: le vol n'était donc pas la cause de la violation de sépulture.
Le très lourd cercueil de Thomas Chase était dans le coin de la sépulture opposé à celui où il avait été placé quatre années
auparavant. Les autres avaient aussi été déplacés. C'était le désordre le plus total. Après que les esclaves aient tout replacé,
le pasteur et le secrétaire du gouverneur de l'île, le major Finch, examinèrent le caveau et n'y remarquèrent rien d'insolite.
Le mystère restait entier. Le corps du jeune Ames fut donc placé auprès des autres et ils refermèrent le tombeau une fois de
plus, le scellant de nouveau avec la lourde pierre de marbre. Ils démontèrent ensuite le chevalet qui servait à déplacer la
dalle et, à titre d'expérience, huit hommes de solide constitution tentèrent en vain de déplacer la dalle. Elle ne bougea d'un poil.
La famille rentra donc à la maison…
Huit semaines plus tard, l'occasion se présenta à nouveau d'ouvrir le tombeau. Le père de Samuel, avait été tué par des esclaves
durant une révolte. Le grand chevalet fut donc mis en place et, après d'énormes efforts d'une douzaine d'esclaves, l'entrée fût
de nouveau ouverte. Les phénomènes étranges qui s'étaient produit avaient beaucoup fait parler, donc il ne fallait pas se surprendre
qu'un nombre important de curieux s'étaient rassemblés pour voir si l'événement insolite s'était répété. Ils ne furent pas déçus.
Le révérend descendit en premier, accompagné du gouverneur de l'île et d'un magistrat. Avant même que leurs yeux se soient habitués
à la noirceur de la crypte, ils avaient déjà l'impression que quelque chose d'inusité s'était produit. Effectivement, 4 des
5 cercueils avaient été déplacés. Seul celui de Mrs. Goddard, un léger cercueil de bois en piètre état, n'avait pas changé de place.
Les autres, qui étaient tous en plomb (par le fait même très lourd) étaient dans le plus grand des désordres.
Le lendemain, les cercueils furent tous sortis de la crypte et des experts de l'époque inspectaient minutieusement la tombe.
Ils vérifièrent et revérifièrent chaque centimètre de la sépulture en espérant trouver une trace d'infraction ou une entrée.
Mais ils constatèrent qu'il n'existait vraiment aucun moyen d'accès autre que la porte principale. Pour accéder au caveau,
il aurait donc fallu ériger un chevalet, tentative qui ne serait pas passée inaperçue. Il n'y avait aucune infiltration d'eau
et il n'y avait eu aucune secousse sismique depuis la dernière ouverture du tombeau. Bref, ils ne découvrirent rien qui pouvait
laisser croire que quelqu'un avait pénétré clandestinement la tombe. Ils replacèrent donc les cercueils à leurs emplacements originaux
et cette fois, en plus de replacer l'imposante dalle, ils firent sceller cette dernière avec du ciment.
L'histoire devint de plus en plus populaire. Elle fit non seulement le tour de la Barbade, mais elle se répandit dans toutes
les Antilles, et même jusqu'en Floride et aux Bahamas. Des curieux affluèrent à la Barbade pour voir l'énigmatique caveau des Chase.
Des bateaux faisaient même des détours pour que leurs passagers puissent visiter le fameux cimetière. Les habitants de l'île, eux,
attendaient le prochain enterrement avec impatience.
Le 7 juillet 1819, c'était le tour de Thomasina Clarke, une amie de la famille, à y être la nouvelle occupante.
Des représentants officiels du gouvernement examinèrent avec soin le ciment qui avait servi à sceller la dalle.
Tout était en ordre. Cependant, les esclaves furent incapables d'enlever la dalle à leur premier essai. Des vérifications
furent faite pour s'assurer que tout le ciment avait été correctement enlevé, mais ils durent enfoncer des coins de bois à
coup de marteau pour bouger la dalle qui refusait de coopérer. Finalement, les esclaves réussirent à la soulever. Les témoins
comprirent rapidement pourquoi la dalle était si difficile à déplacer; le cercueil de Thomas Chase avait été coincé contre cette
dernière. Encore cette fois, les cercueils étaient sens dessus dessous. Une fois encore, ils furent sortis de la sépulture,
laquelle fut encore totalement inspectée. Encore cette fois, aucune trace d'infraction nulle part, aucun indice… absolument
rien qui pouvait expliquer les phénomènes insolites entourant la tombe. Tout fut remis à sa place et la tombe fut de nouveau scellée.
Cette fois par contre, on scella le tombeau avec toutes les précautions scientifiques possible. Du sable blanc très fin fut placé sur
la surface de la crypte et des sceaux de certains officiels furent imprimés dans le ciment qui scellait la tombe. Il était donc impossible
d'ouvrir ce dernier sans endommager les marques. On prit note de chaque détail; de la position exacte des cercueils jusqu'à
l'épaisseur du sable. On chargea même un membre de la police de venir vérifier l'état de la sépulture et de la dalle à chaque jour.
Inutile de dire que la popularité du caveau des Chases augmenta considérablement après cet incident. De partout, des gens venaient
pour voir cet insolite cimetière. C'était devenu l'objet de toutes les conversations et tout le monde était curieux de savoir
quand le caveau serait ouvert la prochaine fois… et dans quel état il serait.
Les mois passèrent et finalement, les autorités de la Barbade succombèrent à la tentation après que des témoins aient rapporté
des bruits insolites provenant de la sépulture. C'est le 20 avril 1820 que le gouverneur de la Barbade, Mr. Combermere et
plusieurs membres de son entourage ainsi que des différents professionnels inspectèrent religieusement le caveau avant de
l'ouvrir. Aucune marque étrange ou irrégulière n'était visible. Cette fois cependant, ce sont les cercueils des enfants qui
bloquaient le passage. Les officiels durent passer par-dessus pour inspecter le reste de la sépulture. Les lourds cercueils
de plomb semblaient avoir été projetés dans tous les sens. Seul celui de Mrs. Goddard n'avait pas bougé.
Le sable blanc était parfaitement intact. Le tombeau fut de nouveau totalement inspecté. Cette fois, on enfonça même des barres
de fer dans la couche rocheuse afin d'y déceler d'éventuels tunnels…
Absolument rien, encore une fois. Fatigué de toute cette histoire, le gouverneur fit enlever les cercueils du caveau Chase
et les fit inhumer ailleurs. Ce dernier a été laissé ouvert et n'a jamais plus servi à aucune inhumation depuis lors.
De nombreuses théories ont été avancées sur le sujet, mais le mystère reste entier. Semble t-il qu'il ait été impossible
que ces très lourds cercueils de plomb aient été déplacés de façon naturelle.
Sir Arthur Conan Doyle, le créateur du personnage de Sherlock Holmes, émit une hypothèse selon laquelle des forces surnaturelles
déplaçaient les cercueils parce qu'ils étaient faits de plomb; ce métal empêchait la décomposition rapide des corps.
Peut-être aussi que l'esprit de la jeune fille qui s'était suicidée ne voulait pas reposer éternellement à coté de son cruel
père qui l'avait tant fait souffrir… Qui sait ? Une chose est sûre cependant, ils n'ont pas reposé en paix…

Durante degli Alighieri, mieux connu sous le nom de Dante, est considéré comme étant l'un des grands poètes de l'histoire.
Peu de temps après sa mort, le 14 septembre 1321, ses proches s'aperçurent qu'il manquait une partie de son grand chef-d'oeuvre,
la Divine Comédie. Ses deux enfants fouillèrent en vain les appartements de Dante, et ne trouvèrent pas les précieux écrits.
Ils avaient cessé d'y croire lorsque, plusieurs jours plus tard, son fils Jacopo vu son père en rêve. Ce dernier lui
apparût dans sa chambre, enrobé d'une lueur surnaturelle.
Jacopo lui demanda alors si il avait achevé la Divine Comédie. De par un mouvement de tête, Dante répondu à
la positive et lui indiqua, dans son ancienne chambre, l'emplacement d'une cachette secrète.
Après avoir prit comme témoin un homme de loi qui avait été un bon ami de Dante, Jacopo et
son frère vint à l'endroit indiqué par l'apparition la nuit précédente.
Ils trouvèrent la cachette secrète dans le mur, à l'emplacement exact que Dante lui avait montré. A
l'intérieur ce trouvait de vieux papiers couverts de moisissure.
Avec grands soins et la précaution nécessaire, ils purent les nettoyer et finalement réaliser
qu'ils avaient bel et bien trouvé la partie manquante de la Divine Comédie. Ainsi, sans l'étrange
apparition de ce fantôme en rêve, l'un des plus grands poèmes de tout les temps serait demeurer incomplet.

Pour beaucoup de peuples primitifs le crâne était l'objet d'une terreur superstitieuse. Ils y voyaient le siège de l'âme.
Les chasseurs de tête conservaient le crâne de leurs ennemis comme de précieux trophées. Les guerriers scandinaves buvaient
dans des crânes, car ils pensaient qu'ainsi ils héritaient des vertus martiales de leurs adversaires.
Les crânes ont toujours joué un rôle important dans les pratiques des sorcières et des magiciens. Il y a eu un procès
célèbre au sujet des crânes, celui qui fut intenté en 1612 à Anne Chattox, qui commandait à toute une bande de sorcières du Lancashire.
Elle fut accusée d'avoir déterré trois crânes dans un cimetière pour s'en servir dans des rites démoniques. Évidemment, elle fut pendue.
Au XVIIe siècle, une jeune fille nommée Anne Griffiths, qui vivait à Burton Agnes Hall (le célèbre manoir où habitera plus tard Elizabeth I),
dans le Yorkshire, fut attaquée et sauvagement battue par des voleurs. Au moment où elle allait mourir,
elle exprima le désir singulier que sa tête soit ensevelie dans le manoir qu'elle aimait tant.
Mais son voeu ne fut pas respecté, et elle fut enterrée dans le cimetière du village. Peu de temps après les funérailles,
la maison se mit à retentir des gémissements affreux, de bruits étranges et sinistres, et les portes claquèrent toutes seules.
On déterra le crâne, on le scella dans un mur du manoir, et depuis lors Burton Agnes Hall connait la paix.
De toutes les histoires de crânes qui courent en Angleterre, la plus singulière est probablement celle du crâne hurleur de Bettiscombe Manor,
dans le Dorset. Ce château est le berceau de la famille Pinney. Au XVIIIe siècle, un Pinney parti pour les Indes occidentales et
en revint avec un serviteur noir. Ce serviteur mourut très rapidement, mais avant de mourir, il fit promettre à son maître
qu'il serait enterrer dans sa patrie, une île des Caraïbes appelée Nevis.
Le châtelin ne tint pas sa promesse et fit ensevelir
son serviteur dans le cimetière local. Aussitôt, des cris effroyables s'élevèrent de la tombe et terrifièrent le voisinage.
Il fallu exhumer et le rapporter dans la demeure pour obtenir un retour au calme.
Les occupants actuels du manoir, Mr et Mrs Pinney pensent maintenant que la dernière volonté du noir à été respectée et que toute
cette histoire est sortie de l'imagination d'un antiquaire du XIXe siècle, le juge J.S. Udal.
«Nous pensons, explique Mrs. Pinney, que le crâne a été découvert dans un tombeau celtique qui se trouvait derrière le manoir.
On le transporta au château entre 1690 et 1694 et il fut considéré comme talisman. En 1897, le juge Udal qui visitait
l'île de Nevis entendit parler d'un esclave qui était autrefois parti pour l'Angleterre.
A son retour, le juge Udal s'imagina que le crâne appartenait à cet esclave et il écrivit un article à ce sujet dans un bulletin local.»"
En fait, ce crâne, examiné par un spécialiste, se révéla être celui d'une petite fille décédée 2000 ans auparavant.
Mais la légende est tenace. Encore aujourd'hui, on dit que si on enlève le crâne il se met à hurler, et la personne
qui oserait le déplacer mourrait dans l'année.

De bien curieuses empreintes qui terrorisèrent un petit village au Pays de Galle. Ce curieux évènement se déroula aussi
dans d’autres régions de l’Angleterre mais aussi dans le monde entier tel que le Brésil par exemple mais aussi en Belgique.
L'affaire des empreintes des sabots du Diable ou du Diable du Devonshire est un événement non élucidé du milieu du XIXe
siècle en Angleterre. L'hiver 1854-1855 fut particulièrement rude dans toute l'Europe, le climat paralysant même de
nombreuses activités économiques. Après d'intenses chutes de neige dans la nuit du 7 au 8 février 1855, furent observées
de part et d'autre de l'estuaire de la rivière Exe d'étranges empreintes de pas.
Ce jour est resté gravé dans la mémoire des habitants des nombreux petits villages de la région du Devon.
Bien qu'aucune preuve concrète ne soit restée visible de cet évènement, plusieurs témoins ont toujours soutenu
cette version des faits, ce qui peut donner une bonne crédibilité à l'histoire.
Les marques de « sabots du diable » ont été nommées ainsi par les villageois stupéfaits qui ont vu apparaître
ces traces du jour un peu partout dans leurs villages. Ce matin là, ils découvrirent dans la neige d'innombrables
empreintes mystérieuses. L'énigmatique piste faisait le tour de 18 villages et se retrouvait sur plus de 160 kilomètres.
Ce qui rendait la piste vraiment mystérieuse, c'est que les traces de sabots étaient alignées en ligne droite, comme
si la créature qui avait laissée des marques derrière elle n'avait qu'une patte, ou marchait en bondissant un pied
devant l'autre. Les traces faisaient 7 cm de largeur et 10 cm de longueur. Les empreintes se répétaient à intervalles
réguliers et, n'avaient laissées aucun résidu de neige alentour, comme si elle avait été enlevée ou avait fondue.
À certains endroits les traces étaient si nettes qu'on aurait pu croire qu'elles avaient été imprimées ou encore
coupées grâce à un couteau.
Accompagnés de leurs chiens et de leurs armes, certains villageois décidèrent donc d'enquêter sur ce phénomène,
mais ce qu'ils trouvèrent ne fera que renforcer davantage le mystère. Ils sillonnèrent la campagne en tous sens,
visitant les fermes, reliant les villages de Bicton, Powdersham, Dawlish, Totnes, Torquay et quelques autres.
En effet, les traces ne semblaient que très peu être influencées par les contraintes du terrain. La mystérieuse
créature avait marchée sur les murs, sautée par dessus des maisons et traversée de murs par des fissures ou
marcher par dessus des charrettes remplies de foin. Le comble fut atteint lorsqu'on en découvrit à l'intérieur
d'une buse de drainage de 15 centimètres de diamètre, entrant et ressortant de l'autre coté comme si l'obstacle
n'avait pas existé...
Les traces traversaient un estuaire et se recroisaient aussi à certains endroits, rendant
presque impossible de savoir ce que pouvait bien chercher cette curieuse créature.
Les hypothèses furent très nombreuses, certains croyaient à une espèce de reptile, une outarde ou même un kangourou,
mais aucune de ces explications ne tient la route. D'autant plus que la distance parcourue est vraiment trop grande pour
qu'un homme puisse la parcourir en une seule nuit et nul n'est capable de sauter par dessus les murs ou de suivre
le curieux trajet qu'avait suivi la bête.
À cette époque, le ballon à air chaud motorisé venait seulement de faire son apparition en France en 1852. Il aurait
été impossible d'effectuer un tel parcour avec une telle précision. De plus, les moteurs étaient tellement bruyants
que la créature les aurait entendus.
D'ailleurs, il ne faut pas oublier que pour compliquer toute l'histoire, les témoins ont tous déclarés que les traces
ne semblaient pas avoir été faite par compression, mais plutôt comme si la neige avait été enlevée.
Il ne semble pas exister d'explication plausible à cette histoire, elle fait partie de ces récits donc la cause
restera pour toujours ignorée...

~ Le Times rapporte comme suit les constatations faites
« Une sensation considérable a été provoquée dans les villes de Topshm, Lympstone, Exmouth, Teignmout et Dawlish, au sud
du Devon, suite à la découverte d'un grand nombre de traces de pas d'un aspect fort étrange et mystérieux. Le superstitieux
va jusqu'à croire qu'elles sont la marque de Satan lui-même. Il semble que dans la nuit de jeudi dernier, il y a eu de très
fortes chutes de neige dans le voisinage d'Exeter et le sud du Devon. Le matin suivant, Les habitants des villes susmentionnées
ont été surpris de découvrir les traces de quelque animal étrange et mystérieux, doué du pouvoir d'ubiquité, puisque les empreintes
de pas étaient perceptibles dans toutes sortes de lieux inaccessibles - au sommet de maisons et de murs étroits, dans des
jardins et des cours clos par de hauts murs, aussi bien que dans des champs ouverts. Il y a à peine un jardin de Lympstone
où les empreintes de pas n'aient pas été observées. Les traces apparaissaient plutôt être celles d'un bipède que
d'un quadrupède, et les pas étaient en général de huit pieds l'un devant l'autre. Les impressions du pied ressemblaient
de près à celles d'une patte d'âne, et mesuraient entre un pouce et demi et deux pouces et demi de large. Ici et là,
la patte ayant causé l'empreinte apparaissait comme fourchue, mais en général, dans ces traces, le pied était continu
et, du fait que la neige en son centre demeurait intacte, ne montrant essentiellement que le bord extérieur du pied,
elle devait être convexe (réd. : "concave", s'agissant de la patte). La créature semble avoir approché les portes de
plusieurs maisons et s'être ensuite retirée, mais personne n'a été capable de découvrir le point d'attache ou de repos
de ce mystérieux visiteur. Dimanche passé, le Révérend M. Musgrave a fait allusion au sujet dans son sermon, et a suggéré
la possibilité que les empreintes de pas fussent celles d'un kangourou; mais cela peut difficilement avoir été le cas,
puisqu'elles furent trouvées de part et d'autre de l'estuaire de la rivière Exe ».
~ The Times, 16 février 1855
Certaines personnes suivirent les traces sur de grandes distances et dirent avoir constaté en outre qu'elles traversaient
des enclos fermés et même un hangar. Le Reverend Musgrave fit divers croquis des empreintes individuelles et de la manière
dont elles se suivaient, d'après nature, et avança d'autres hypothèses pour tenter d'en expliquer rationnellement l'origine.
Toutefois, l'événement, répertorié notamment par Rupert Gould dans son fameux ouvrage "Oddities: A Book of Unexplained Facts",
demeure à ce jour une énigme non résolue. Bien que relativement ancien et limité géographiquement, il est à ce titre encore
très présent dans les mémoires.
~ D’un spécialiste
Voici un extrait du site de Michael Lecomte, critique d'art reconverti en chercheur du paranormal. "Des Enigmes et Des Hommes"
est constitué de deux grands chapitres : les énigmes résolues, et les énigmes insolubles. Je l'ai choisi pour illustrer cette
rubrique consacrée aux témoins de phénomènes paranormaux parce qu'il comporte de nombreux aspects étranges, sont suffisamment
proches de notre époque pour qu'on puisse en retrouver la trace écrite, et concerne une observation collective.
1855 ~ Devon - Topsham est un bourg pittoresque situé au sud du Devon, non loin de la mer. Quelques unes de ses maisons ont
été construites avec les briques hollandaises qui lestaient autrefois les cales des navires, navires qui jouèrent un rôle
dans la Guerre d'Indépendance des Etats-Unis.
Il ne reste pas de souvenir urbain de l'événement qui nous occupe ici, pas même "l'allée de la chèvre", chemin appelé ainsi
simplement parce qu'il est étroit. Le fer à cheval cloué sur la porte du n° 11 de la rue Follett n'est qu'un banal porte-bonheur.
Le 8 février 1855 s'est pourtant passé à Topsham et dans la campagne proche un événement qui a occupé beaucoup de place
dans les colonnes des journaux et qui présente l'avantage d'avoir eu de très nombreux témoins.
Ce matin-là on découvrit en effet dans la neige d'étranges empreintes ayant vaguement la forme d'un sabot d'ongulé.
Chacune d'elles mesurait 10 cm de long sur 7 de large. L'animal qui les avait laissées semblait s'être tenu debout
sur ses pattes arrière. Ces empreintes étaient imprimées exactement l'une devant l'autre et sur une seule file à
intervalles réguliers. Mais surtout elles se suivaient le plus souvent en ligne droite, évoquant l'idée insolite
et absurde d'un funambule marchant sur un fil.
On pensa à des empreintes dégradées par un changement d'atmosphère. Mais la neige comportait également des traces parfaitement
définies laissées par des animaux domestiques ; et les empreintes les plus précises étaient justement celles du bizarre "ongulé".
Elles étaient d'ailleurs si nettes que, selon un témoin oculaire, elles semblaient avoir été imprimées à l'aide d'un "châssis mécanique".
On expliqua la progression en ligne droite par l'idée d'un reptile, on pensa à des blaireaux, à des grues, à des grenouilles,
à des rats jusqu'à des outardes et même à un kangourou. Mais aucun de ces animaux ne fournissait d'explication plausible.
Des groupes se formèrent, armés sommairement de fusils de chasse ou de bâtons et accompagnés de chiens. Ils sillonnèrent
la campagne en tous sens, visitant les fermes, reliant les villages de Bicton, Powdersham, Dawlish, Totnes, Torquay et quelques autres.
Ils ne trouvèrent pas d'explication mais découvrirent au contraire des faits incompréhensibles : la piste, qui mesurait
plus de cent miles, se recoupait à maints endroits à angle droit, franchissait un estuaire et semblait ignorer les obstacles.
Elle traversait un hangar par le trou d'un mur, se promenait sur une charrette ou sur des meules de foin enneigés. Surtout,
elle se jouait des murs séparant les jardins et les cours comme en passant à travers. On découvrit même qu'elle escaladait les toits des maisons.
De plus le dessin des empreintes était si précis que, pour reprendre l'expression d'un autre observateur, elles semblaient
"coupées au diamant ou faites à l'aide d'un tisonnier chaud". Le comble fut atteint lorsqu'on en découvrit à l'intérieur
d'une buse de drainage de 15 centimètres de diamètre, entrant et ressortant comme si de rien n'était...
Plusieurs citadins venus en curieux furent si impressionnés qu'ils découpèrent des blocs de neige afin de conserver
quelque temps les empreintes dans leur jardin.
Malgré l'importance que la guerre de Crimée prenait à l'époque dans les journaux ceux-ci couvrirent largement l'événement,
sauf le Times qui considérait l'affaire tout juste bonne "à impressionner des campagnards" (on peut toujours consulter
ces journaux, matériellement ou sur microfilms, à la Westminster Library).
Un journaliste qui habite Topsham de nos jours et que j'ai rencontré par hasard dans l'ancien petit port n'avait jamais
entendu parler de l'événement.
Quatre points permettront de souligner l'intérêt d'un tel cas
1 ~ Au moment des faits, il était impossible de faire une telle série d'empreintes dans la neige sans que les mystificateurs
éventuels ne laissent d'autres traces.
2 ~ Un être humain équipé des chaussures truquées ne pouvait avoir laissé ces traces car leur force de pénétration ne
correspondait pas au poids d'une personne adulte ni même à celui d'un enfant. Nul n'aurait d'ailleurs pu parcourir plus
de 100 miles en une nuit et encore moins sauter par dessus des dizaines de murs.
3 ~ En 1855, les seuls objets capable de se déplacer sans laisser de traces, donc sans prendre appui sur le sol,
étaient des ballons à air chaud ou à gaz. Mais un ballon libre ne peut se déplacer longtemps en ligne droite.
L'hypothèse d'un ballon dirigeable n'est pas plus plausible car on aurait forcément entendu le bruit du moteur.
Ces derniers en étaient d'ailleurs à leur tout début, le 1er essai d'un ballon à propulsion mécanique (mû par la vapeur)
ayant eu lieu à la fin de l'année 1852 à Paris.
4 ~ Les empreintes ne portaient pas les marques d'une compression mais semblaient avoir été effectuées par enlèvement de la neige.
Nous sommes donc obligés de constater qu'il s'est passé dans le Devon, au milieu du 19ème siècle, un événement ne dépendant
pas de l'intelligence ou de la volonté humaine.
Nous avons ici une démonstration difficilement contestable de la réalité du paranormal.
De plus, il semblerait que d'autres traces de ce genre ont étés observées à travers les âges :
~ Au Japon en l'an 929 où un moine bénédictin parlait d'empreintes monstrueuse laissées par des démons.
~ Prés de York en 1205.
~ En Ecosse.
~ Aux Iles Kerguelen en 1840, où aucun animal a sabots n'a été répertorié.
~ En Nouvelle-Zélande en 1886.
~ Dans le New Jersey (USA) en 1908.
~ En Hollande en 1913.
~ Belgique en 1945.
~ Au Brésil en 1954.
~ Sur les pentes de l'Etna en Sicile en 1970.
Mais aussi : en Galicie, où elles apparaissaient, parait-il, tous les ans à la suite de violentes tempêtes de neige.
La plus récente apparition d'empreintes date de 2000 dans une la ville de Deborah prés de Clevland (Ohio) aux USA.
Les événements furent semblables à ceux de 1855.
* BERLITZ, Charles. CREVIER, Richard ; trad. • Les phénomènes étranges du monde [Texte imprimé] • Monaco ; [Paris] : Éd. du Rocher-J.-P. Bertrand, 1996 • 469 p. • (Âge du Verseau) • ISBN 2-268-00818-5
* NAUD, Pascal • La malédiction du dimant de l'espoir [Ressource électronique]
* LECOMTE, Michaël • Des Enigmes et Des Hommes [Ressource électronique]
* PLANCY (de), Colin ; SIMON, Jacques Auguste • Dictionnaire des Sciences Occultes Tome 1 et 2 [Ressource électronique]
* Encyclopédie Universelle Larousse [Ressource électronique] • 2008
* Encyclopédie Universalis [Ressource électronique] • 2009