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La décapitation de l'oie

~ La commune et sa région ~

Bernissart

Bernissart (en picard « Bernissåt ») est une commune de la Région wallonne dans la province de Hainaut.

Cette commune est en position frontalière, sa voisine immédiatement située à l'Ouest étant Condé-sur-l'Escaut. En fait, une partie du village de Bernissart est situé en France, composant un hameau rattaché à la commune de Condé-sur-l'Escaut. Cette situation créa des péripéties en 1905 lors de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, car les habitants de ce hameau, allant à la messe en Belgique, en étaient empêchés par les douaniers français.

Aujourd'hui, il existe à Bernissart un musée de géologie, le musée de l'Iguanodon, rassemblant une impressionnante collection de minéraux et de fossiles. En minéralogie, il semble s'approcher de l'exhaustivité. Sur la place de Bernissart, à côté de l’église, il subsiste, dilué dans le patrimoine local, de légers vestiges d’un ancien château. Durant des siècles, des hommes comme Guillaume de Failly, le Comte Louis de Millendonck, le Maréchal de Villars, Philippe Alexandre-Emmanuel de Croÿ ont manifesté des bouffées de sympathie salvatrice pour ce vieux manoir.

L’entité de Bernissart est composé de plusieurs villages : Blaton, Harchies, Pommerœul et de Ville-Pommerœul.

La décapitation de l'oie

~ La légende ~

Les festivités se déroulent début juillet.

Une tradition séculaire est la décapitation de l'Oie par la société des Hussards d'Harchies depuis 1816, elle-même héritière de la société Saint Eloi fondée en 1760.

Elle commémore une veille légende. Un conflit opposant les Seigneurs d'Harchies et de Pommeroeul, tourna en faveur de celui d'Harchies.

Et c'est une oie, qui fut le symbole de la rente que le Seigneur de Pommeroeul devait à celui d'Harchies.

Lors de la cérémonie, les Hussards "décapitent" d'un coup de sabre et les yeux bandés une oie, préalablement tuée.










Par Grigán
Mis en ligne le 01/12/2010

La Procession des Pénitents

Lessines

~ La commune et sa région ~

Lessines (en wallon "Lissene") est une ville située en Région wallonne dans la province de Hainaut.
Lieu touristique par excellence, terre d’art et de culture, contrée de folklore et de gastronomie, Lessines se situe en Wallonie Picarde à un jet de pierre de la frontière linguistique. Lessines, c’est aussi ses sept petits villages possédant leur légende et leur identité.

Les villages de la commune de Lessines sont Bois-de-Lessines, Deux-Acren, Ghoy, Ogy, Ollignies, Papignies et Wannebecq.

Quelques personnalités lessinoises
~ René Magritte, peintre surréaliste, est né à Lessines.
~ Jean-Claude Drouot, comédien, est natif de Deux-Acren, né le 17 décembre 1938 (son rôle le plus célèbre est Thierry la Fronde).
~ Claude Criquielion, cycliste, Champion du monde sur route, est natif de Deux-Acren.



~ La procession des pénitents ~

La Procession des Pénitents

~ Historique

Depuis plus de 500 ans, le Vendredi saint, la ville de Lessines porte le Christ au tombeau au cours de la procession des pénitents.

Si le plus ancien document de la Ville rapporte déjà l'existence « d'une mise au tombeau » du Christ en 1475, la manifestation a sans doute pris naissance dans le cadre des « Mystères » du Moyen Age.
Ce spectacle populaire tenant à la fois du théâtre et de la liturgie se déroulait sur le parvis des églises lors des grandes fêtes.

En l'an 1600, il avait encore lieu à l'intérieur de l'église où il avait pris part au sein de l'office religieux du Vendredi-Saint. Ce n'est qu'en 1670 que l'on décida « d'emmener Notre Seigneur de par la ville ».

Tout commence par l'office religieux célébré dans l'église Saint Pierre où le Christ gisant a pris place à l'endroit même où est déposé le cercueil lors de toutes funérailles. Après l'office traditionnel, à la tombée de la nuit, tout est éteint en ville. Les lessinois vont porter le Christ vers sa dernière demeure, une tradition unique dans tout le Nord de l'Europe, s'apparentant non à un chemin de croix mais à ces traditions du Vendredi-Saint de tout le bassin méditerranéen… et pourtant nous sommes bien en Belgique.

En tête, prennent place les pénitents frappant les tambours voilés de crêpe, tambours rappelant ceux qui accompagnaient le « condamné à mort » jusqu'à l'échafaud, les crécelles alternent avec leur crépitement marquant la peur et l'éloignement de celui qui est rejeté comme le pestiféré ou le lépreux. La longue marche des pénitents est précédée de la croix et de tous les symboles de la souffrance du Christ : lance, marteau, clous, fouet,… Vêtus de la bure, symbole de pénitence et coiffé de la cagoule marquant l'anonymat de la pénitence, les pénitents portent des torches médiévales éclairant le convoi funèbre. Le Christ gisant est porté à bras d'homme et est suivi des « deuillantes », ces dames qui accompagnaient les funérailles. Des jeunes filles portent aussi la statue de Notre-Dame des Sept Douleurs. Enfin, le clergé et les fidèles venus en masse murmurent chants et prières.

Démarche authentique de piété et respect de la tradition, tels sont les éléments essentiels de cette procession de la mise au tombeau qui se termine dans l'église Saint Pierre où le Christ est déposé à nouveau dans sa dernière demeure terrestre jusqu'au prochain Vendredi-Saint.

~ Ordre de la procession

A l'issue de l'office, les pénitents entrent dans l'église et en font le tour intérieur en partant vers la droite, passent devant le chœur et continuent vers la gauche pour revenir au fond de l'église.

Les groupes déjà en place dans l'église s'écartent pour laisser le passage libre.

~ Un groupe de tambour
~ Premier groupe de crécelles
~ La croix entourée de deux lanternes
~ Un premier groupe de pénitents
~ Le christ entouré de 4 lanternes et des acolytes avec encensoirs
~ Les chantres
~ Un deuxième groupe de pénitents
~ Un groupe de tambour
~ Deuxième groupe de crécelles
~ Les deuillantes en capes noires
~ Notre-Dame des sept douleurs entourée de 4 lanternes
~ Les deuillantes
~ Les chantres
~ Le clergé
~ La foule


Par Grigán
Mis en ligne le 11/06/2010

Informations

~ Sources ~

* DELMELLE, Joseph • Guide du Folklore Permanent en Belgique [Texte imprimé] • Bruxelles : Rossel Editions, 1974

* Site de l'entité de Lessines [En ligne] • Lessines : [s.n] 2010 • [Consulté le 1er juin 2010] • Mise à jour régulière
• Disponible sur l'Internet: < http://www.lessines.be/ >

* Site de l'entité de Bernissart [En ligne] • Bernissart : [s.n] 2010 • [Consulté le 1er novembre 2010] • Mise à jour régulière
• Disponible sur l'Internet: < http://www.bernissart.be/index.htm >

* Site du Patrimoine Immatériel en Wallonie [En ligne] • [Consulté le 10 novembre 2010] • Mise à jour régulière
• Disponible sur l'Internet: < http://www.infopim.be/ >

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