Stambruges est une section de la commune belge de Belœil située en Région wallonne dans la province de Hainaut.
C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
Situé au sud de Belœil et à l'est de Quevaucamps, c'est un village pittoresque aux maisons en pierre de sable et animé
de nombreuses festivités durant toute l'année dont la ducasse du mois de Mai.
L'arbre fétiche de Notre-Dame au Puits.
Il est connu pour son arbre fétiche de "l'Arcompuch" mais également pour ses sorcières dont voici la légende :
"Les sorcières et le jour du Sabbat".
Le jour du Sabbat à minuit, les sorcières, montées sur des manches à balai, se donnent rendez-vous au Rond à Sorcières pour
y danser des rondes et commercer avec le diable. C'était dans le bois de Stambruges, à la croisée de la route du Bosquet
et de la route du Nac.
Quand on passait au Rond à Sorcières, c'était rapidement avec des pensées de frayeur, d'autant plus qu'à l’apparition
de la brume, on y voyait parfois un homme coiffé d'un grand chapeau verdâtre à larges bords. C'était le diable en personne.
Elles passaient dans l'air en poussant des cris. Quand le vent sifflait, nos ancêtres disaient qu'on entendait la musique
que faisaient les sorciers et les sorcières se rendant au Sabbat dans la forêt. Ils criaient à nos ancêtres terrifies :
"Gages, Gages", et il fallait aussitôt leur jeter quelque chose.
Le Sabbat des Sorcières de Stambruges n'a rien de commun avec les célèbres Sabbats des Macralles de Vielsalm
ou des Sorcières d'Ellezelles ou encore les multiples Sabbats organisés ça et là dans nos contrées de légendes.
A l'appel de leur maître, elles se retrouvent dans le village. De lieu en lieu elles s'adonnent à des rites
secrets auxquels elles seules ont droit d'assister. Les malheureux qui s'y trouvent mêlés, volontairement
ou par mégarde, sont condamnés à garder le silence au risque de voir la colère du Diable se déchaîner sur eux.
Au cours de leurs pérégrinations, elles débauchent l'Autorité et pervertissent les braves gens. Les badaux
regrettent bien vite leur arrogance et leur témérité. Elles ont l'air bonhomme sous leurs chevelures ébouriffées !
Mais ne vous y trompez pas. Ce sont là de véritables démons et vous vous souviendrez longtemps de leur passage
si elles s'approchent de vous...
Une fois les sœurs réunies, elles se dirigent vers le bois où commence le Sabbat. On n'y juge personne, on parle
peu, on ne brûle aucune sorcière. Bien au contraire ! Celles-ci prennent un malin plaisir à défier les flammes
en lançant leur cri perçant. Les danses maléfiques et les envoûtements se succèdent au son de la trompette du Diable.
Quiconque ose troubler la cérémonie risque de s'en mordre les doigts. Car s'il est une chose que nos sorcières
détestent par dessus tout, c'est d'être dérangé durant leurs ébats. Il n'est d'ailleurs pas rare, les jours de
Sabbat, de trouver, à l'orée du bois, de pauvres hères peu prudents qui, par curiosité, se sont approchés trop
près et se sont laissés entraîner dans les joutes démoniaques. Leur mine défaite porte la marque du feu et
leur regard vide ne laisse aucun doute sur la punition infligée.
Les perruques sont confectionnées à l'aide d'herbes séchées spécialement récoltées dans les marais entourant
la "Mer de Sable". Cette récolte ne peut avoir lieu qu'une fois par an, entre mars et avril.
Chaque balai est réalisé dans un bois différent. Il s'agit traditionnellement des essences feuillues qui sont présentes dans la forêt de Stambruges.
Autour du cou, les sorcières portent le chapelet des incantations diaboliques. Les masques sont fabriqués en cuir.
Chaque sorcière dispose d'un masque différent qui lui recouvre presque tout le visage.
Le Diable les accompagne dans tous leurs déplacements.
Chaque balai est réalisé dans un bois différent. Il s'agit traditionnellement des essences feuillues
qui sont présentes dans la forêt de Stambruges. Autour du cou, les sorcières portent le chapelet
des incantations diaboliques. Les masques sont fabriqués en cuir. Chaque sorcière dispose d'un masque
différent qui lui recouvre presque tout le visage. Le Diable nous accompagne dans tous nos déplacements.
Chaque sorcière dispose d'une bourse en cuir sur laquelle est inscrit son nom. Le nom de la sorcière
est en fait le nom de l'arbre qu'elle représente.
La bourse contient le riz ensorcelé qui sera déposé dans le cou des spectateurs. Les sorcières de
Stambruges ne se déplacent qu'en sabot.
D’autres Sabbats de Sorcières célébrés en Wallonie :
- Sabbat des Macralles de Vielsam
- Les sorcières de Beselare
- Les sorcières de Warquignies
- Les Sorcières d'Ermeton
- Les Sorcières d'Ellezelles
* GOSSELIN, Antoine, ROLLAND, Jean • Stambruges, un peu du passé [Texte imprimé] • Paris : Delzenne-viseur, 1939
* Site officiel des sorcières de Stambruges [En ligne] • Stambruges : [s.n] 2009 • [Consulté le 14 août 2009] • Mise à jour régulière
• Disponible sur l'Internet: < http://www.stambruges.be/ >