
Voici les 40 principales catégories de démons :
Démons succubes ou sorcières, qui furent mères des Huns. Elles prenaient toutes sortes de formes, mais ne pouvaient changer de sexe.
Divinités infernales qui, dans la mythologie grecques, s'opposent aux bienfaisantes Devas.
Démons mal définis qui tiendraient à la fois des esprits familiers et des incubes. Jean Cassien, cité par Pierre Le Loyer, dit qu'ils sont tantôt les honorant, tantôt se haussant, tantôt s'humiliant. Et ces Babuces ne seraient-ils pas simplement les démons familiers des maisons, ou ceux qui se laissent inclure dans les chiffres et les anneaux, voire les démons incubes des sorcières.
Divinités grecques dont l'origine exacte demeure inconnue, que les démonologues ne manquèrent pas, cependant, de transformer en entités infernales : " ce qui est certain, écrit l'abbé Migne en 1846, c'est que les Cabires sont des démons qui présidaient autrefois à une sorte de sabbat. Ces orgies, qu'on appelait fêtes des Cabires, ne se célébraient que la nuit : l'initié, après des épreuves effrayantes, était ceint d'une ceinture de pourpre, couronné de branches d'olivier et placé sur un trône illuminé, pour représenter le maître du sabbat, pendant qu'on exécutait autour de lui des danses plus ou moins infâmes".
Nom donné dans l'antiquité aux esprits malfaisants, par oppositions aux Eudémons. Les cacodémons pouvaient se rapprocher des mauvais Anges et les Eudémons, des anges gardiens.
Terme dérivé du verbe latin calcare : fouler et du moyen-néerlandais mare : fantôme nocturne. Le cauchemar prend l'aspect d'un rêve désagréable comportant des sensations d’oppression, voire d'étouffement. A. Paré, qui le désigne aussi sous le nom de chauche-poulet, attribue avec justesse sa venue à des excès de nourritures et de boissons. Ses contemporains cependant y décelaient la venue d'incubes ou de succubes selon le sexe du dormeur. Vers 1218, G de Tilbury prétendait que les sorcières avaient le pouvoir d'envoyer des cauchemars aux personnes qui leur déplaisaient. Pour sa part, R.P Delrio y décelait l'action (auprès des femmes) de Belzébuth qu'il désigne comme un démon dépuceleur. On venait, paraît-il, à bout des cauchemars en inondant la couche d'eau bénite, en récitant le Pater et l'Ave Maria, en utilisant des Agnus Dei. Mais le remède pouvait parfois s'avérer pire que le mal : un valet de ferme est torturé chaque nuit, rapporte H.Stalpaert par d'affreux étouffements qui le rendent incapable du moindre mouvement et même d'un appel au secours. Dès le lever du jour, son mal disparaît comme par enchantement. Le malheureux, certain d'être la victime d'un cauchemar, n'ose en parler à personne. Le fermier, inquiet de voir son ouvrier devenir aussi maigre et jaune en discute avec sa femme qui semble n'y rien comprendre non plus. Un matin, cependant, épuisé, le valet confie ses craintes à sa patronne et lui demande que faire pour se délivrer de ce mal. La fermière réfléchit et répond ensuite par un singulier conseil : pour capturer le cauchemar, le valet doit, la nuit suivante, en se couchant, poser un couteau à cran d'arrêt ouvert sur sa poitrine, le tranchant contre la peau. Intrigué par un tel conseil, le valet s'exécute mai, prudemment, tourne la lame vers l'extérieur avant de s'endormir profondément. Le lendemain matin, la fermière elle-même était fixée à la pointe du couteau sans pouvoir s'en détacher.
D'abord synonyme de cauchemar, le chauche-poulet fut rapidement attribué à un démon incube qui oppressait les dormeurs et n'hésitait pas à dévirginiser les filles. Martin Delrio les regardait comme des suppôts de Satan et les qualifiait d'incubus morbus, capables d'étouffer les dormeuses en leur faisant l'amour. Avec beaucoup de bon sens, Paré remarque que le chauche-poulet résulte fréquemment d'un excès de nourriture et de boisson et recommande, pour l'éviter, les excès de " viandes vaporeuses et de vins forts " : " La cause est le plus souvent pour avoir bu et mangé par viandes trop vaporeuses qui ont causé une crudité, desquelles se sont élevées au cerveau grosses vapeurs qui remplissent ses ventricules à raison de quoi la faculté animale qui fait sentir et mouvoir est empêchée de reluire par les nerfs, donc s'ensuit une suffocation imaginaire, par la liaison qui se fait tant au diaphragme qu'aux poumons et aux autres parties qui servent à la respiration. Et alors la voix est empêchée, tellement que si peu qui leur en demeure, c'est en geignant et balbutiant et requérant aide et secours, s'ils pouvaient parler. "
Déjà connus des Grecs, les Cobales, qui fréquentent mines et carrières, sont des démons plutôt doux et paisibles qui, à la manière de leurs confrères domestiques, ne cherchent qu'à aider les travailleurs qui recourent à leurs service. D'aucun, nous dit Pierre le Loyer, les appellent " bonhommets de neige " car ils se montrent le plus souvent nains, de basse stature et vieux. Ils ont troussés et vêtus de près, sont mi-nus, la manche de la chemise retroussée sur l'épaule, et un tablier en cuir ceint sur les hanches. Cette sorte de démons est assez plaisante car tantôt on peut les voir rire, tantôt se gaudir, tantôt sauter de joie, et faire mille tours de singes. A cette heure, vous les verrez bêcher des veines d'or et d'argent, amasser ce qu'ils auront bêché, et le mettre en des corbeilles et autres vaisseaux préparés à cet effet, tourner la corde et la poulie, afin d'avertir ceux d'en haut de tirer le métal. Et fort rarement, voit-on qu'ils offensent les ouvriers, s'ils ne sont grandement provoqués de brocards, injures et risées dont ils sont impatients tout outre. Alors là jetteront de la terre et des petits cailloux aux yeux des pionniers et parfois les blesseront.
Démons de petites tailles et danseurs acharnés que l'on risque de rencontrer autour des monuments mégalithiques du Finistère. Il faut fuir leur invite car ils vous laissent exténués et peuvent, de surcroît, s'en prendre à la pudeur des jeunes filles.
Déesses vampires de l'Himalaya, souvent représentées sous les traits de danseuses à tête de lion, elles sont censées déchaîner les tempêtes.
Démons gigantesques et redoutables, souvent confondus avec les djinns des contes orientaux, les dives, munis de griffes énormes, de longues cornes et d'une queue interminable, sont particulièrement méchants, mais les hommes, parfois, en arrivent à bout et les tuent. Certains prétendent qu'ils gouvernent le monde préadamite pendant 7000 ans, de concert avec les djinns.
Les djinns sont des créatures divines au pouvoir maléfique citée dans le Coran, communément redoutée par les hommes, et dont la figure fait partie intégrante des récits populaires du Proche-Orient.
Esprits féminins et aquatiques qui, à l'instar de la Vouivre, s'efforcent d'attirer les femmes et les enfants vers leurs repaires en se muant en bijoux ou en coupes d'or. On pourrait, paraît-il, les voir en se frottant les yeux au préalable avec de la graisse de serpent.
Variété de démons familiers qui, en Scandinavie notamment, prennent soin des chevaux, entretiennent le feu du foyer et avertissent des dangers tous ceux qui les accueillent aimablement.
Esprits souterrains assez proches des sylphes, les duergars sont connus grâce au pasteur luthérien Einard Gudmund qui les considérait, début XVIIIe, comme des créatures de Dieu ayant un corps et une âme capable de raison, sujets à la mort, recherchant fréquemment un commerce amoureux avec les humains et soucieux d'acquérir les bénéfices du baptême : " Dans le district d'Haga, en Islande, écrit-il, vivait un gentilhomme qui eut une intrigue avec une femme des mondes souterrains. Le génie femelle devint enceinte et arracha à son amant la promesse solennelle qu'il ferait baptiser le fruit de leur amour. Au temps fixé, la mère se rendit au cimetière qui était près de l'église et sur le mur duquel elle plaça une coupe d'or et une étole, présents qu'elle destinait au prêtre qui devait baptiser son enfant, ainsi qu'on a l'habitude d'en offrir en de telles occasions, puis elle se tint à l'écart . Lorsque le prêtre sortit de l'église, il s'enquit de ce que signifiaient ses présents et, s'adressant ensuite au père, lui demanda s'il reconnaissait être le père de l'enfant. Mais le gentilhomme, sans doute honteux de cette liaison, nia la paternité. Le prêtre lui demanda alors s'il désirait que ce petit fut baptisé mais il lui répondit que non, dans la crainte qu'on ne l'en crût père et le baptême n'eut pas lieu. Aussitôt, la mère arriva en colère, enleva son enfant ainsi que la coupe d'or, laissant seulement l'étole dont on conserve encore des fragments dans le presbytère d'Haga, mais elle affligea au père et à sa postérité, jusqu'à la neuvième génération, d'une maladie fort singulière dont beaucoup de ses descendants sont encore atteints aujourd'hui. "
1- Curieuse variétés de démons méridiens du sexe féminin dont le pied gauche, selon Suidas, se terminait par un sabot d'âne ou un morceau d'airain.
2- Démons à la forme terrifiante envoyés par Hécate pour effrayer les sceptiques.
3- Démons déguisés en habit de veuve qui, dans l'ancienne Russie, se plaisaient à casser les bras et les jambes des moissonneurs.
4- Créatures mythiques proche des spectres et des vampires.
Appolonyus de Tyane délivra notamment Menippos de Lycie, un superbe athlète de 25 ans,
de la présence d'une empuse qui l'attirait par de savantes caresses, dans le but de le dévorer ensuite.
Sous la menace du magicien, écrit Philostrate, dans sa Vie d'Appolonius, " elle finit par reconnaître
qu'elle était une empuse qui avait voulu gorger Menippos de plaisir pour se nourrir ensuite de son corps ;
qu'elle avait coutume de se nourrir ainsi des corps des beaux jeunes hommes parce qu'ils ont le sang très pur."
Le farfadet ou parfois le fadet ou follet (ou esprit follet) est une petite créature légendaire du folklore français, souvent espiègle. Le farfadet est présent dans le folklore du sud-ouest de la France, la Vendée et le Poitou
Divinités infernales dites Dirae chez les romains. Filles de la Nuit et de l'Achéron, chargées de punir les crimes des hommes aussi bien en Enfer que sur Terre. Elles étaient au nombre de 3 : Tisiphone, Alecto, Mégère, représentées avec des yeux flamboyants, des cheveux entrelacés de serpents, tenant chacun une torche d'une main, et un poignard de l'autre. A Ces trois sœurs, les Grecs avaient donnés le nom d'Erinyes, mais on les désignait le plus souvent par antiphrase sous celui d'Eunémides (les bienveillantes).
Le gnome est une créature légendaire du folklore européen,
caractérisée par une très petite taille, et une vie souterraine.
Le mot « gnome » est dérivé du néo-latin gnomus.
Ce terme est souvent présenté comme descendant du grec ancien gnosis
(« connaissance »), mais pourrait plus vraisemblablement
descendre de genomos (« habitant souterrain »).
Au XVIe siècle, Paracelse inclut les gnomes à sa liste d’élémentaires,
en tant qu’élémentaire de la terre. Il les décrit hauts de deux empans (env. 40 cm), et très taciturnes
Lutins qui, à l'instar des démons familiers, se cachent dans les recoins des maisons mais se font connaître afin qu'on les nourrisse de mets délicats et variés. On dit que la manufacture des Gobelins doit son nom à quelques follets qui, dans l'origine, venaient travailler avec les ouvriers et leur apprendre à faire de beaux tapis.
Trois sœurs monstres : Méduse, Euryale et Sthéno qui, dans l'Antiquité grecque, habitaient au-delà de l'Océan à la frontière de la Nuit. Images d'épouvante dont la plus redoutable, Méduse, transformait en pierre les hommes qui la regardaient. Persée en triompha et offrit sa tête aux cheveux de serpents à Athéna qui, la plaçant sur son bouclier, en fit l'Egide. Les Grecs modernes voient dans les Gorgones des déesses redoutables.
Dans les superstitions orientales, sorcières ou vampires suçant le sang des vivants ou déterrant de nuit des cadavres pour dévorer leur cœur. On rencontre fréquemment des allusions aux goules dans les poèmes d'Horace et dans les Mille et Une Nuit.
Créatures monstrueuses au corps de vautour munies d'ailes membraneuses, d'un bec crochu et de griffes acérées, répandant autour d'elles une odeur infecte, qui hantaient les abords des îles Strophates et que Virgile devait placer à l'entrée des Enfers pour y symboliser la mort et le néant.
Parallèlement aux myriades de démons invisibles qui infestent l'air que nous respirons, il existerait, à en croire le Dictionnaire de Bayle, " des êtres pensants qui étendent leur empire aussi bien que leurs connaissances sur notre monde. Et comme on ne peut nier l'existence sur terre d'êtres méchants qui font le mal et s'en réjouissent, il serait ridicule si on osait qu'il y ait, outre ceux-là qui ont des corps, plusieurs autres qu'on ne voit pas et qui sont encore plus malins et plus habiles que l'homme. " La plupart des écrits de Lovecraft vont dans le même sens, et l'imagination des auteurs de BD (peut-être guidées à leur insu) les pousse à peupler les espaces intersidéraux de créatures aussi étranges que redoutables.
Démons domestiques qui, au XVIIe, hantaient, d'après Hopkins, le domicile des sorcières les plus convaincues ; En 1644, à Manningtree (Essex), il obtint de l'une d'entre elles l'aveu qu'elle entretenait d'étranges créatures à savoir : un écureuil, un lévrier ayant une tête de bœuf, deux lapins noirs et des imps aux noms de " Elemanzer, Pyewacket, Peckin the crow, Grizzel, Greedigut, etc. ce qu'aucun mortel ne pourrait inventer ". Une sculpture célèbre de la Cathédrale de Lincoln représente un imps.
Incube vient du latin incubus qui signifie « celui qui couche au dessus ».
Mais on le surnomme aussi souvent l'amant démon.L'incube, quant a lui, est beaucoup moins sympathique.
Il ne prend pas la peine de changer de forme afin de moins effrayer les jeunes filles visées et
reste alors sous la forme d'un démon. Une créature affreuse.
Au cours de l'histoire, l'incube a été assimile aux esprits provoquant les cauchemars.
En Grèce ancienne, petites créatures ailées et malfaisantes qu'on identifie aux maladies, à la vieillesse et à la mort. Sorties de l'urne de Pandore, on les rapprochera des Moires, les Parques latines.
Ce sont les enfants de l’union d’un incube ou d’un succube avec un humain.
Entités malfaisantes, invisibles mais présentes, surtout la nuit, qui se mettent au service des sorciers et des
envoûteurs pour tourmenter les vivants et s'emparer des débris d'ongles, poils ou cheveux qu'ils oublient trop
souvent de détruire. On les compare ou on les confond par erreur avec les succubes car certaines larves viennent
épuiser les hommes qui leur plaisent. A.Osmont prétend que leur présence est à l'origine de nombreuses maladies :
" peut-être des microbes dont on fait tant d'état sont-ils des créations de ces animaux monstrueux. Cela se peut
et c'est à ces larves du bas astral que les magistes anciens attribuaient aussi la création spontanée des poux et
autres vermines." Pour R. Schlaeblé, les larves ne sont pas à proprement parler des microbes car elles n'ont pas
de formes. Principes vitaux inconscients, elles flottent dans l'espace et cherchent à se
manifester : " Elles s'attachent à ce qu'elles rencontrent, plus spécialement attirées par
ce qui contient des organes nutritifs, rendant fous ceux auxquels elles se collent : de
nombreux cas de folie sont observés parmi les buveurs de sang des abattoirs, et les Juifs
instruits ne mangent que de la viande exsangue. " En dehors du sang, elles cherchent aussi
à se fixer dans le sperme de l'homme et sont attirées par les pollutions nocturnes et par l'onanisme.
Pour de Guaïta, la présence de larves relève tout simplement d'une hallucination comparable
à celle qui incite les gens superstitieux à rencontrer des fantômes, dans un état voisin de
l'extase somnambulique : " Dans les larves, on peut voir des rudiments de médiateur plastique, aussi
dépourvus d'âmes conscientes que de corps matériels , mais susceptibles par condensation de devenir visibles,
tangibles, même. Elles affectent alors la forme des êtres qu'elles approchent. L'occultisme peut leur donner à
volonté l'apparence d'un objet quelconque, pourvu qu'il détermine mentalement la nature de l'objet désigné et
qu'il en burine avec force les contours dans son imagination. "
Enfin, J. Bois regarde Satan comme le prince des larves, comme leur communauté, comme "
l'énorme et incohérent vouloir qui fermente dans le pêché du monde. En lui se mordent et
se déchirent antique et modernes sophismes, perfides cogitations, sinistres efforts, rêveries
malfaisantes, gestes dépravés, gâchant la Lumière depuis qu'il existe un homme. Il est cela,
le Diable, et rien d'autre. Il est cette nuit, cette guerre, cette vulgarité, cette puanteur.
Autour de la terre serpent, aux écailles du phosphore, il enroule tristement sa bestialité qui,
aux yeux des voyants, médiums et poètes, se coagule et se dissout en grotesques chimères, en
fauves qui grondent et bavent, en monstres obscènes et infirmes, en insectes , falots et
stercoraires, en tortillements de fuligineuse menace. "
On se protège des larves en les repoussant avec des pointes (clous, poignards, épées.)
et en brûlant des parfums à base de camphre, jusquiame, mandragore ou pavot.
Démons sylvestres appartenant au panthéon slave, dont l'extérieur rappelle celui des faunes et de satyres du paganisme gréco-romain. Capables de se rapetisser au niveau des herbages ou de dresser à la hauteur des arbres, les léchies se plaisent à égarer les voyageurs et à les diriger vers les cavernes où ils les chatouillent jusqu'à ce que mort s'ensuive.
Esprit élémentaire d'origine hindoue qui cherche à faciliter les opérations maléfiques des µ sorciers en soulevant des poids considérables, en vampirisant certains individus et en pratiquant la lévitation. Les madans, déjà connus des Chaldéo-Assyriens sont très musclés, très poilus et très gloutons. Ces esprits hyperdoués se rapprocheraient des yétis mystérieux autant que redoutables.
Au sens étymologique : jeunes filles, puis divinités des sources, des bois et des montagnes, dans le panthéon gréco-latin, capables, d'après un calcul d'Hésiode, repris par Fontenelle, de vivre 9720 années, et d'avoir des rapports sexuels avec les humains. " Dieu permet que les nymphes, non seulement, soient vues de certains hommes, mais encore entretiennent des relations avec eux et en aient des enfants. Ces enfants sont de race humaine parce que leur père, étant homme et descendant d'Adam, leur donne une âme qui les rend semblables à lui".
Créatures mythiques proches des goules et des vampires, dont les pieds,
à l’instar de ceux des empuses, se terminent par un sabot d’âne.
Nées de l’invention fertile de Lucien de Samosate, les onoscèles,
à l’en croire, ne redoutent que la racine de mauve qui les fige sur place et
les contraint à avouer leurs crimes. Le soir, écrit-il à la première personne
dans son Histoire véritable, « nous arrivons à une île peu considérable, toute peuplée de femmes,
du moins paraissant telles, et parlant la langue grecque ; elles approchent de nous , nous tendent
la main et nous embrassent ; elles étaient parées comme des courtisanes, toutes jeunes et jolies, vêtues
de tuniques qui descendaient jusqu’aux talons. L’île s’appelle Calabuse et la ville Hydamardie.
Chacune de ses femmes ayant pris soin de nous, le conduisit chez elle et lui donna l’hospitalité.
Pour ma part, j’hésitai, ne pressentant rien de bon ; et un regard attentif me fit voir les ossements
et les crânes d’un grand nombre d’hommes. J’allais crier, appeler à l’aide mes compagnons et courir aux
armes, mais je préférai n’en rien faire. Seulement, je saisis ma racine de mauve, et je la supplie de me
dérober aux dangers dont je suis menacé. Un instant après, tandis que mon hôtesse s’occupait de me servir,
je vois que ses jambes ne sont pas celles d’une femme, mais qu’elle a le pied d’un âne. Je tire mon épée,
je saisis mon hôtesse, je la lie et je lui fais tout avouer. Elle résiste mais elle finit par me dire qu’elles
sont des femmes marines nommées onoscèles, et qu’elles dévorent les étrangers qui abordent chez elles.»
Nous les enivrons, ajoute-t-elle, nous les faisons coucher avec nous et nous les égorgeons pendant leur sommeil.
A ces mots, je laisse là cette femme toute enchaînée, je monte sur le toit, je crie de toutes mes forces pour appeler mes compagnons.
Quand ils sont tous arrivés, je leur dis ce qu’il en est, je leur montre les ossements et les conduits auprès de ma prisonnière ;
mais elle se change en eau et disparaît ; De mon côté, je plonge mon épée dans cet eau, à tout hasard, et il en sort du sang ».
Esprits élémentaires qui, d’après Montfaucon de Villars, « sont composées des plus subtiles parties de la sphère du Feu, conglogées et organisées par l’action du feu universel.ainsi appelé parce qu’il est le principe de tous les mouvements de la nature. Les sylphes, de même, sont composés des plus purs atomes de l’air ; les nymphes des plus déliées parties de l’eau et les gnomes des plus subtiles parties de la terre. » Le même auteur ajoute que les salamandres servent les sages, sans rechercher pour autant leur compagnie, et que la durée de leur existence est particulièrement élevée. « Leurs filles et leurs femmes se font voir rarement ; elles sont pourtant belles, plus belles que les femmes des autres esprits, puisqu’elles sont d’un élément plus pur. » On ne saurait donc les confondre avec les succubes ou les incubes, mais de leurs rapports avec les humains des enfants peuvent naître, tel Romulus, issu des amours d’un salamandre et de la belle Sylvia, qui se prétendit à tort enceinte du dieu Mars. Telle est l’opinion des cabalistes qui, par ailleurs, assurent que pour soumettre les Salamandres (et les autres esprits), il suffit, grâce à l’emploi de miroirs concaves, d’attirer les rayons du soleil dans un globe de verre. Il se forme alors « une poudre solaire qui se purifie d’elle-même et qui, avalée, est souverainement propre à exalter le feu qui est en nous. » Et, par voie de conséquence, à commander aux génies ignés.
Demi-dieux souvent munis de pieds de boucs qui, dans l’Antiquité gréco-romaine, étaient censés poursuivre de leurs assiduités les nymphes, les bergères et les filles égarées au voisinage des forêts, leur habitacle ordinaire. Pan, disait-on, était le chef des satyres, mais on rencontrait déjà leur trace dans l’Ancien Testament, sous le nom de « seirim » , les démons velus. Les textes hébraïques du Lévitique et du Deutéronome font formellement interdiction aux enfants d’Israël d’offrir des sacrifices aux boucs et de se prostituer à eux. A leur tour, les théologiens du Moyen-Age assimilèrent les satyres à des démons alors que Saint Jérôme s’était contenté de les considérer comme des monstres nés des rapports bestiaux entre les hommes et les chèvres. De son côté, Saint Antoine, dont l’hagiographie et l’iconographie chrétienne firent un personnage de tout premier plan, n’avait pas rencontré de satyres, mais un hippocentaure, en allant rendre visite à St Paul. On n’en voulut rien démordre et on alla jusqu’à assimiler ce compagnon de rencontre à un incube. Au XVIIe, encore, F.Hédelin dans son traité Des satyres brutes, monstres et démons, considère que les satyres, démunis d’une âme spirituelle et immortelle, ne sont ni des êtres raisonnables assimilables aux hommes, ni des singes, ni des hybrides, mais bel et bien des démons, qui jadis assistaient, sous le nom de bacchanales, au sabbat du mont Parnasse : « Ils paraissaient en groupe, certains d’entre eux portant des cymbales, et d’autres, des tambours, leur voix était humaine et distinctement articulée, et on ne savait de quel endroit de la montagne ils pouvaient venir ; car jamais on ne reconnut qu’il y eut de tels habitants sur cette montagne. Mais était-ce autre chose que des démons qui venaient assister aux cérémonies et hommages qui lui étaient rendus par les magiciens sous ombre de religion, prenant cette forme de satyres, comme l’on dit qu’ils font encore aujourd’hui aux assemblées nocturnes des sorciers, que l’on nomme sabbats, se rendant complaisants à leurs danses et à leur turpitudes ?.Qui ne sait que les sabbats ne sont rien qu’un amas de meurtriers, empoisonneurs et gens éhontés, qui s’abandonnent aux abominations des succubes et incubes ? Et qui n’a lu Tite-Live que la confrérie de Bacchus était l’officier de toute corruptèle, et la boutique d’où sortaient les meurtres, les empoisonnements, les faussetés, et violemment dénaturés de tout sexe et de tout âge ? »
Très jolies créatures tenant des succubes et des goules qui, au Tibet, s’abandonnent lascivement aux voyageurs égarés, les torturent et finissent par les dévorer.
Lutins que l’on trouve tout particulièrement dans les Vosges où ils apparaissent hauts comme des nourrissons mais doués d’une force prodigieuse. Malicieux jusqu’à la méchanceté, effrontés et vindicatifs, les Sotrès sont capables d’aller jusqu’au rapt d’enfant dans les familles qui les méprisent ou leur résistent. En général, ils aiment à faire le ménage à aider les travailleurs de la terre et à soigner le bétail, mais ils peuvent voler les œufs, la monnaie qui traîne ou dérober des outils.
Sachez tout d'abord que Succube signifie « qui se couche en dessous » .
Le succube est un démon qui prend l'apparence d'une femme afin d'avoir une plus grande facilite pour approcher.
Selon le rabbin Eliar, Adam aurait reçu la visite de plusieurs diablesses
qui engendrèrent des démons, des fantômes, des esprits, des lamies (les lamies
sont les démons des Anciens. On pourrait les qualifier de monstres femelles a
queue de serpent qui dévorant les enfants) et de lémures (les lémures sont les âmes des morts).
On dit que Lilith est leur reine à toutes et qu'elles descendent toutes d'elle et de son union avec Samaël.
Esprits composés, à l’instar des gnomes, des nymphes et des salamandres, des plus purs atomes de l’air,
les Sylphes, nous apprends Montfaucon de Villars, se complaisent dans l’entourage des gens instruits et
se révèlent comme des amateurs de problèmes scientifiques. Leurs femmes et leurs filles, les sylphides,
ont l’allure et la robustesse des amazones, mais on ne saurait les confondre avec des succubes. « Une belle
sylphide, rapporte Collin de Plancy, se fit aimer d’un Espagnol, vécut 3 ans avec lui, en eut trois beaux enfants et puis, mourut.
On ne prétendra pas sans doute que ce fut un diable ; car selon quelle physique le diable peut-il s’organiser en corps de femme,
concevoir, enfanter et allaiter ? ».
A l’instigation du kabbaliste Zédéchias, des sylphes apparurent aux hommes au IXe,
sur des navires aériens « d’une structure admirable, dont
la flotte volante volait au gré des zéphyrs ».
Le peuple crut d’abord que c ‘étaient des sorciers qui s’étaient
emparés de l’air pour y exciter des orages et pour faire grêler les moissons.
Et comme ce spectacle se renouvela plusieurs fois, tant sous Pépin que sous Charlemagne
et Louis le pieu, les savants, théologiens et jurisconsultes furent bientôt de l’avis du peuple.
Les empereurs le crurent aussi et cette ridicule chimère alla si avant que le sage Charlemagne et,
après lui, Louis le Pieux, imposèrent de graves peines à tous ces prétendus tyrans de l’air.
Les Sylphes semblent, aujourd’hui, devoir se déplacer en soucoupes volantes.
Sylvanus (Sylvain) est un dieu de la Rome antique.
C'est un genius loci tutélaire des forêts.
Il tient apparemment son origine de Selvans, de la mythologie étrusque.
Dans le De agri cultura de Caton l'Ancien, on fait une offrande à Mars Sylvanus pour la santé du bétail.
On assimile le dieu celte Sucellos à Sylvanus. Par contre, il ne semble pas y avoir de connexion avec le compagnon des satyres Silène.
D'ordinaire le dieu Sylvanus est représenté tenant une serpe, avec une couronne de lierre ou de pin, son arbre favori.
Quelquefois la branche de pin qui forme sa couronne est remplacée par une de cyprès, à cause de sa tendresse pour le jeune
Cyparisse qui, selon certains auteurs, fut métamorphosé en cyprès, ou parce qu'il a le premier appris à cultiver cet arbre en Italie.
Les Sylvains sont aussi un peuple sylvestre "assimilé" aux Alfars de la mythologie germanique ou bien au Drusii celtique voire aux faunes.
Les Sylvains demeuraient de préférence dans les vergers et les bois. Leur père était, paraît-il,
un fils de Faunus, peut-être était-il le même dieu que le dieu Pan des Grecs. Saint Augustin,
théologiens chrétiens évoque les sylvains dans la "Somme Théologique de Saint Thomas, au chapitre des anges,
question 51, art. III : "Beaucoup assurent avoir expérimenté, ou avoir entendu dire par ceux qui l'avaient
expérimenté, que les Sylvains et les faunes (ceux que le vulgaire appelle Incubes) se sont souvent présentés
à des femmes et ont consommé l'union avec elles ; aussi bien, vouloir le nier serait de l'impudence."
* PLANCY (de), Colin • La cour infernale selon Jean Wier tirée du dictionnaire infernal [Ressource électronique]
* LAVEY, Anton Szandor • La Bible Satanique [Ressource électronique]
* INTROVIGNE, Massimo • Enquête sur le satanisme [Ressource électronique]
* PLANCY (de), Colin ; SIMON, Jacques Auguste • Dictionnaire des Sciences Occultes Tome 1 et 2 [Ressource électronique]
* "La Tentation de Saint-Antoine", par Mathias GRUNEWALD.