
Romsée (en wallon « Roumzêye ») est une section de la commune de Fléron située en Région wallonne dans la province de Liège.
C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977. En 1976, avant la fusion, Romsée comptait 4 014 habitants.
L'activité agricole était typique du plateau de Herve : élevage bovin dans un paysage bocager avec de nombreuses haies vives et
des arbres fruitiers à haute tige (pommiers, poiriers, pruniers).
Entre Romsée et Chaudfontaine, au hameau de Bouny, devant les vestiges de l’église abattue ; en contrebas de la route, à la halte des bus.
Détail piquant : la place de la Pierre du Diable est à présent dénommée « Place Staline ».
C’est une table de poudingue, de forme vaguement pentagonale, épaisse d’une quarantaine de centimètres. Elle mesure 1m40 dans sa plus grande
largeur et est portée par quatre pierres, hautes de 50 à 85 cm. Les quatre ouvertures que ces supports déterminent sont dirigées avec précision
vers les quatre points cardinaux.
D’autres tables de pierre étaient autrefois apparentes, dont seul un vestige se remarque dans le tertre, à gauche du dolmen. Ceci fait supposer
l’existence en cet endroit d’un ensemble mégalithique ou d’une allée couverte.
On aurait autrefois adoré le diable sur cette pierre, qui se serait brisée quand on y aurait venu prêcher l’Evangile. Un des morceaux de
la grande pierre aurait roulé jusqu’au bord du ruisseau, y servant de pont. Pour purifier l’endroit, on y aurait bâti l’église, récemment rasée,
et planté un tilleul.
Cette légende n’est sans doute pas sans rapport avec le site voisin de la basilique de Chèvremont, également accusé de rites sataniques,
ainsi qu’avec les sept colonnes ou chapelles jalonnant le chemin qui y monte.

Theux est une ville située en province de Liège, entre Verviers et Spa, c’est une commune rurale accueillante
et réputée pour ses luttes historiques.
Theux est une commune aux couleurs de la nature, un profil simple rempli de richesses. Entité avec un passé, de nombreuses légendes,
des bois, des prés, des étangs, des villages, une culture, ses nombreux sites touristiques : un monde à part entière baigné dans les fêtes folkloriques.
La ville de Theux s’étale au creux d’un élargissement de la vallée de la Hoëgne dominée par le château de Franchimont.
Il y a très longtemps, un être monstrueux, la Bête, hantait la forêt de Staneux, c’était une sorte de centaure, corps de cheval et
buste de femme qui, friand de chair humaine faisaient la chasse aux habitants qui se hasardaient dans le bois.
Pour s’en débarrasser, un cordonnier indiqua la manière de procéder. Comme la Bête aimait imiter les actes des hommes, il se façonna
une paire de bottes à sa mesure et une autre beaucoup plus grande à l’usage de la Bête, il donna à celle-ci des tiges rigides et enduisit
l’intérieur de poix (colle de cordonnier).
Ceci fait, il se mit en route vers le repaire du monstre accompagné de tous les pollinois valides, à l’exception d’un jeune marié
qui refusa de participer à l’expédition. Bientôt la Bête apparu, on déposa à terre les grandes bottes tandis que le cordonnier enfilait les petites.
Aussitôt la Bête entre, elle aussi, ses pattes dans les celles qu’on lui présentait. Aussitôt tous les hommes entourèrent
la Bête qui ne pouvait ni se défendre, ni s’enfuir et réussirent à la mettre à mort.
Le retour avec la dépouille fut triomphal mais la population jugea très mal l’attitude du jeune marié qui fut condamné
pour sa couardise à être plongé dans l’eau glaciale de la Hoëgne du haut du vieux pont.
Cette légende est la plus ancienne et la plus connue des légendes franchimontoises, un écrit de 1476 signale que
« les gens de Polleur avaient le droit au bois du Staneux et en jouissaient pour avoir tué une beste dite la beste de
Staneux qui doir avoir été de la figure du Sagittaire... ».
Liège, en wallon liégeois Lîdje, est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne. Elle est aussi le chef-lieu de la province de Liège.
De 972 à 1795 elle était la capitale de l'État autonome de la Principauté de Liège.
Au 1er mai 2009, elle compte 194 054 habitants. Son agglomération est peuplée d'environ 600 000 habitants et est
la capitale économique officielle de la Région wallonne. Par le nombre d'habitants, c'est la troisième agglomération de Belgique
après Bruxelles et Anvers et la quatrième ville après Anvers, Gand et Charleroi.
Tchantchès (traduction wallonne de «François») vient au monde à Liège, en août 760.
Il apparaît de façon miraculeuse entre deux pavés du quartier d’Outremeuse, en braillant une chanson à boire:
« Allons, la Mère Gaspard, encore un verre, il n’est pas tard »...
A sa naissance, le bébé Tchantchès déteste l’eau, et le couple qui le recueille le sèvre au pèkèt, alcool local à base de genièvre.
A son baptême, la sage-femme lui cogne accidentellement la tête sur le rebord des fonts baptismaux, ce qui explique son nez
difforme et rougeâtre.
A cause de son visage enlaidi, le gamin reste longtemps à l’écart de la foule. A l’âge de dix ans, il fait « Saint-Mâcrawe »,
c'est-à-dire qu'il accepte d'être promené dans tout le quartier, barbouillé de suie, sur une chaise à porteurs escortée de
nombreux enfants. Il attire la sympathie populaire, à tel point qu'il est élu prince du « Djus d'la Mouse » (nom wallon d'Outremeuse).
Il oublie sa laideur et sait se faire aimer par sa bonté d’âme et ses espiègleries.
Un jour, alors qu’il se promène le long de la Meuse, il a l’occasion de rencontrer le chevalier Roland, neveu de Charlemagne.
Une amitié profonde naît entre les deux jeunes gens, et Tchantchès est introduit à la cour.
D'ailleurs, au théâtre des marionnettes, Tchantchès est étroitement mêlé à tous les épisodes de la vie de Charlemagne et de son entourage.
Il participe, par exemple, en 778, à la fameuse bataille de Roncevaux, défilé des Pyrénées où l'arrière-garde de l'armée
française se fait attaquer par des milliers de Sarrasins.
Ce récit du célèbre combat est adapté des textes de l’auteur Max DEFLEUR :
« Tchantchès reste ébahi devant la hauteur des Pyrénées (...), mais il s'étonne surtout que la peau des Sarrasins soit si noire.
Il dit à Roland: « A mon avis, y z'ont fait Saint- Mâcrawe au D'Jus d'la Mouse, et y z'ont oublié de s'frotter la figure » !
Tout en parlant, il s'équipe. En guise de bouclier, il revêt son sarrau bleu; pour heaume, il se coiffe de sa casquette de soie noire.
Les trompettes sonnent; les barons et les chevaliers endossent leurs amures et enfourchent leurs destriers (...).
Et commence la fameuse bataille de Roncevaux. Roland, toujours sous le coup de sa discussion avec Olivier, frappe comme un
diable. A son côté, Tchantchès, lui aussi, fait rage. Il crache dans ses mains et donne des coups de tête dans l'estomac à
une cadence rapide. Ni cuirasse, ni cotte de mailles, ne résistent à ce terrible bélier. Il a déjà avalé deux bonnes lampées
de pèkèt pour se mettre en forme et expédier trois cent mille Sarrasins dans l'autre monde.
L'ennemi fuit l'endroit de la bataille où se trouve Tchantchès, et celui-ci, n'ayant plus rien à faire, commence à s'ennuyer
et baîlle bruyamment. Roland lui dit: « Tu t'ennuies, mon ami. Va te coucher. Je ferai bien sans toi; je vais voir ce qui se
passe là-bas, sur l'aile gauche »...
Tchantchès obéit. Quelques instants plus tard, il ronfle. Depuis combien de temps dort-il lorsqu'il entend le cor ? Il a l'intuition
d'un désastre. D'un bond, il est sur pieds... et trouve Charlemagne devant le cadavre de son preux compagnon.
Sa tristesse est immense. Il enlève sa casquette et s'arrache des poignées de cheveux. Puis il prononce cette courte oraison funèbre:
« Sire Empereur, votre neveu a reçu sa daye, mais nous l'revengerons » !
Ainsi sera fait. Tchantchès accompagne Charlemagne au siège de Saragosse, et ce sera lui qui, le premier, franchira les murailles de la ville ».
Inconsolable d’avoir dormi à la bataille de Roncevaux, Tchantchès quitte le palais de Charlemagne (Aix-la-Chapelle) et revient
vivre dans son quartier d'Outremeuse à Liège. Il s’éteint à l’âge de quarante ans, après une franche ripaille,
échappant ainsi à la vieillesse.
Il reste, dans la tradition locale, le prototype du vrai Liégeois, mauvaise tête, esprit frondeur, grand gosier, ennemi du faste
et des cérémonies, farouchement indépendant, mais cœur d’or, et prompt à s’enflammer pour toutes les nobles causes.
Alors qu'on lui attribue beaucoup de défauts, Tchantchès n'est pas un coureur de jupons, même s'il aime secourir les femmes en danger.
Il n'est pas marié, car pour lui « Li marièdje n'est fêt qu'po lès sots » (Le mariage n'est fait que pour les sots).
Il a néanmoins une « binamée crapaude » appelée Nanèsse (Agnès en français). Elle est pleine de bon sens et de bonté,
courageuse, sévère mais aimante.
Les effigies géantes de Tchantchès et Nanèsse font bien sûr partie du cortège folklorique des fêtes du 15 août
en Outremeuse (Liège).
* Informations recueillis au syndicat d'initiative de la Province de Liège.
* Informations recueillis au syndicat d'initiative de Theux.
* Site internet de Tchantchès [En ligne] • Liège : ville de Liège, 2010 • [Consulté le 1er mars 2010] • Mise à jour régulière
• Disponible sur l'Internet: < http://www.tchantches.be/ >
* Site de la ville de Liège [En ligne] • Liège : ville de Liège, 2010 • [Consulté le 1er mars 2010] • Mise à jour régulière
• Disponible sur l'Internet: < http://www.liege.be// >
* Contes et Légendes de Belgique racontés aux enfants [Texte Imprimé] : et aux grands qui les ont oubliés / BURINI, Elodie; Illustratrice • Fléron: Jourdan-le-clercq ed. , 2004 • 186p. : ill. • (Le patrimoine de nos enfants ) • ISBN 2-930359-08-0
* DEFLEUR, Max. DEY, Clifton, ill. • Contes et légendes de Wallonie [Texte imprimé] • Paris : Nathan, 1962 • 256 p. : ill. • ASIN: B0014XEFRQ
* WARSAGE, Rodolphe (de). BOSLY, Jean. ELSDORF, Michel • La Légende de Tchantchès [Texte imprimé] : et l’histoire des marionnettes liégeoises • Liège : Noir Dessins Productions, [s.d] • 160 p. • EAN: 9782873512057
* ELSDORF, Michel • Le Livre d'Or des Légendes de Belgique [Texte imprimé] • Liège : Noir Dessins Productions, [s.d] • 180 p. • EAN : 9782873512071